jeudi 6 octobre 2016

François proclame un nouveau péché :
le « péché contre l’oecuménisme » !






par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 5 octobre 2016

Au cours de son voyage en Géorgie, un séminariste a demandé à François : « Comment les Catholiques Georgiens peuvent promouvoir de meilleures relations avec les Orthodoxes ». Sa réponse montre pourquoi la nouveauté de l’« oecuménisme » a presque totalement affaibli l'Église Militante :


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

« Laissons aux théologiens l’étude des choses qui sont abstraites. Que dois-je faire avec un ami qui est Orthodoxe ? ... Soyez ouverts, soyez un ami .... Vous ne devez jamais faire du prosélytisme ( note : prosélytisme= zèle ardent pour recruter des adeptes, pour tenter d'imposer ses idées. ) avec les Orthodoxes. Ils sont nos frères et sœurs, des disciples de Jésus-Christ, mais les situations historiques complexes nous ont rendus comme ça ... L’amitié. Marchez ensemble, prier les uns pour les autres et faites des œuvres de charité ensemble lorsque vous le pouvez. Ceci est l’œcuménisme ».

Donc, l'oecuménisme signifie « être un ami » et faire de bonnes œuvres ensemble avec des non-Catholiques, y compris les Orthodoxes schismatiques. Tout le reste est juste une doctrine « abstraite » sur laquelle les théologiens peuvent ergoter alors que l’« oecuménisme » continue à avancer sans relâche pour aller nulle part.

Mais la primauté du Pape en tant que Chef de l'Église universelle que les Orthodoxes rejettent, n’est pas une abstraction. C’est la volonté du même Dieu qui a fondé l'Église sur le Roc de Pierre.

Le Dogme Catholique sur l'indissolubilité absolue du mariage, pour lequel les Orthodoxe ont conçu des exceptions pharisiennes commodes, en permettant des deuxièmes et même des troisièmes « mariages » n’est pas une abstraction. C’est la Volonté du Christ qui concerne une réalité ontologique découlant d'une union sacramentelle.

La Doctrine Catholique sur le Purgatoire, que rejettent les Orthodoxes, n’est pas une abstraction. C’est une vérité révélée à propos d'une étape de l'existence après la mort que l'Église Catholique a infailliblement enseignée à travers tous les siècles.

Le Dogme Catholique sur le Péché Originel qui implique la faute héritée d'Adam, que rejettent les Orthodoxes, estimant que seule la peine de mort est héritée, n’est pas une abstraction. C’est une vérité au sujet de la condition déchue de l'homme et de son besoin de rédemption.

Le Dogme Catholique de l'Immaculée Conception, que rejettent les Orthodoxes parce qu'ils rejettent aussi l'enseignement Catholique sur le péché originel, n’est pas une abstraction. C’est une vérité révélée à propos de la condition unique de la Bienheureuse Vierge Marie au sein de toute l'humanité.

Enfin, le mal du schisme et de la nécessité du « retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui en sont séparés » pour leur salut, n’est pas une abstraction. C’est une vérité de la Foi sur laquelle le destin éternel des âmes dépend.

Notre Seigneur lui-même a déclaré : « Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous rendra libres ». C’est la Vérité qui nous sauve et non l’oecuménisme, l'amitié ou même les bonnes œuvres. Car c’est en entendant la Vérité et à y consentant que l'on reçoit la grâce de la justification. Ainsi le Pape Saint Pie X requerrait des séminaristes Catholiques, des théologiens et du clergé de faire le Serment contre le Modernisme qui déclare :

« Je tiens très certainement et professe sincèrement que la foi n'est pas un sentiment religieux aveugle qui émerge des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l'inclination de la volonté moralement informée, mais qu'elle est un véritable assentiment de l'intelligence à la Vérité reçue du dehors, de l'écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l'autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur ».

Mais le Serment contre le Modernisme a été abandonné après Vatican II en même temps que l'opposition de l'Église au Modernisme lui-même.

Aujourd'hui, au nom de l'œcuménisme — un terme dernier cri dépourvu de sens concret — les vérités de notre religion ont été remplacées par des sentiments tandis que la Doctrine est mise de côté, même par le Pape, comme une simple abstraction pour des théologiens qu’ils peuvent débattre à loisir.

Comme François a déclaré en Géorgie : « Il y a un très grave péché contre l’oecuménisme : le prosélytisme. Nous ne devrions jamais faire de prosélytisme auprès des Orthodoxes ! » Un péché contre l’« oecuménisme » ? Comment une nouveauté inconnue de façon si absolue dans la vie de l'Église avant 1962, qui a émergé d'un mouvement Protestant condamné par Pie XI en 1928, est maintenant traitée comme si elle était un article de Foi Divine et Catholique ? Telle est la crise que l'Église subit maintenant, une crise sans pareille qu’elle n'avait jamais connue auparavant.