mercredi 19 octobre 2016

« Les pauvres », les « opprimés »
Sont-ce des airs connus pour vous ?

Le nouveau Grand Patron
de la Société des Jésuites

SOURCE : Rorate Caeli



Préambule

Le site Rorate Caeli, entouré d'amis dans le monde entier, a été contacté par une source Vénézuélienne, désireuse de dire au monde ce à quoi il faut exactement s’attendre du nouveau Supérieur Général de la Compagnie de Jésus ( la même Société religieuse que le Pape), le P. Arturo Sosa Abascal. Cette source se base sur son expérience dans sa terre natale maintenant détruite par le Socialisme amené, dans une grande mesure, par des « Catholiques » Marxistes.

En réalité, la situation actuelle au Venezuela, nommément la faim généralisée et le désespoir, est exactement ce que la Théologie de la Libération semble être en pratique. Et Sosa a sa grande part dans cela.



Une brève note sur le Père Arturo Sosa

d'Antonio Frances
(nom de plume)

Cher ami,

J'ai connu le père Arturo Sosa Abascal depuis longtemps. Malheureusement, ce que j'ai vu en lui n’est pas conforme à l'enseignement du Christ.

Tout d'abord, il a fait du Marxisme des lentilles au travers desquelles il voit tout y compris le Magistère Catholique (qu’il appelle simplement la « Foi Chrétienne »). Avec beaucoup d'autres Jésuites au Venezuela, il a travaillé pendant des décennies dans le but de construire des « communautés « Chrétiennes » de base » ( « comunidades cristianas de base ») engagées à construire des sociétés socialistes en Amérique Latine et au Venezuela. Ce sont des communautés qui vivent le Marxisme et le Christianisme non pas comme les philosophes, les penseurs, les théologiens de l'Europe l’entendent. (Ici, il semble oublier la Chine en passant), Mais à leur façon.

Une fois que les Jésuites eurent achevé ce travail, le Père Sosa a ensuite agi de telle sorte que la théologie a dû être reconstruite avec cet engagement de la « base » comme principe directeur parce que, comme l’a enseigné Marx, la pratique est le lieu de naissance de la théorie et la théorie est ensuite élaborée afin de guider la pratique. Il affirme que l'Évangile est la norme du Chrétien mais qu’elle est dans un tel état qu’elle ne peut pas inspirer les engagements de base et les outils de compréhension parce que ceux-ci sont historiquement conditionnés. Ainsi, l'expérience de l’« exploitation » décide de l'orientation fondamentale de la base et, c’est de ce point de vue qu’ils doivent aborder l '« Évangile ».

La Foi Chrétienne ne signifie rien d'autre que d'être capable d’approcher « l'autre », c’est-à-dire « les pauvres », les « opprimés » qui deviennent le « point de vue ». Ainsi, la Foi est arbitrée par d'autres groupes d'hommes. L'homme de Foi a une approche scientifique de la réalité et il doit choisir quelle approche scientifique il adopte. La Foi sera arbitrée par cette option. En ce moment de l'histoire, par conséquent, l’arbitrage correct est celui du Marxisme parce que le Marxisme est l'approche scientifique libératrice parce qu'il est la meilleure façon de démasquer les puissants et de guider la lutte des pauvres.

Après cela, le Père Sosa a suivi le chemin classique de la Théologie Marxiste de Libération : il rejette la transcendance du Règne du Christ, propose un salut politique, adopte le matérialisme et même l'athéisme et, aussi, il part du principe que le Christianisme doit libérer le peuple politiquement comme Moïse a fait avec Israël. (Voir cet article ici).

Le Père Sosa a vécu sa vie en conformité avec ces fondations « théoriques ». À l’Université Catholique Andrés Bello (UCAB), les étudiants ne pouvaient pas le voir portant des signes de son sacerdoce. Il a donné des entretiens aux côtés de González Fausz afin de déraciner le culte de Dieu des étudiants (dépenser de l'argent pour le culte de Dieu serait une erreur : la meilleure tradition « Chrétienne » depuis Jean Chrysostome est juste de prendre soin des pauvres). Son travail en tant que rédacteur en chef de la revue SIC et en tant que Directeur du Centre Gumilla a bien servi à détruire la Foi de beaucoup de jeunes personnes, y compris un très bon ami à moi. (Le lecteur peut voir ses écrits ici ).

En 1989, il y a eu un grand soulèvement populaire à Caracas en raison du travail d'un Ministre libéral de l'Économie. Il fut connu plus tard que Fidel Castro était derrière lui. Les « communautés de base » des Jésuites ont travaillé très activement et la radio en charge d’elles relevait la plupart du temps des Jésuites, la radio « Foi et Joie » ( “Fe y alegría” ) a joué un rôle actif subversif. Ainsi, ils sont devenus co-responsables de la mort de 2 000 personnes.

Plus tard, les Jésuites ont travaillé activement à l'avènement de la révolution Chaviste ( re : le Président Hugo Chavez ). Il y a eu des Jésuites qui se sont opposés à Chavez, c’est vrai. Certains très fortement. Or, en avril 2002, lorsque Chavez était hors de son bureau pour quelques jours, les gens ont entendu le Père Sosa proclamer que les communautés « Chrétiennes » de base défendraient la Révolution à la mort, que la « droite » [ ?] verrait la force de la Révolution ...

Cet homme a travaillé très fort toute sa vie pour réinterpréter le Christianisme à partir d'un point de vue Marxiste ; il a fait non seulement un travail « théorique » mais du travail révolutionnaire actif. C’est cet homme que les Jésuites ont maintenant élu comme leur Général. Peut-être le momentum révolutionnaire croissant en Colombie, vérifié par la population elle-même lors du référendum qui n’a pas voté les demandes Marxistes qui auraient été insérées dans leur propre Constitution — et pour lesquelles leur Président a remporté, sans surprise, le prix Nobel de la Paix— exige cela. Mais on reste encore perplexe : après quoi courent les révolutionnaires, encore ? Au Venezuela, ils ont systématiquement détruit l'infrastructure productive, l'agriculture, l'industrie, l'administration publique, les tribunaux, les hôpitaux, les écoles et même l'industrie de l'énergie qui supporte le pays ; ils ont tué des milliers de personnes, le pays est au bord d’une famine désastreuse jamais vue à ce point dans les Amériques. Après quoi courent-ils ? Probablement la seule explication est la destruction totale du monde de Dieu afin de construire un « Nouveau Monde » dans l'histoire. Que Dieu nous protège du milieu révolutionnaire. Que Dieu convertisse les cœurs et ouvre les yeux de son peuple. Et, surtout, que le Christ protège son Église.