mardi 4 octobre 2016

Des non Catholiques
plus Catholiques que le Pape !


TITRE ORIGINAL :
Mise à jour sur les « folies œcuméniques »
François snobé par les Orthodoxes en Géorgie
Un développement ironique




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 3 octobre 2016

Au moment d’écrire cette chronique, François est dans la République démocratique de Géorgie, située entre les mers Noire et Caspienne. Pourquoi ce dernier voyage du Pape était nécessaire est loin d'être évident bien que ce soit le cas de la quasi-totalité des voyages pontificaux qui ont été entrepris depuis le Concile Vatican II. Le Pape jet-setter est encore une autre des nouveautés sans valeur qui ont dissipé l'énergie et les ressources de l'Église au cours des 50 dernières années.

C’était censé être une autre fiesta œcuménique inutile dans un stade de sport de la capitale Géorgienne de Tbilissi, avec l'Église Orthodoxe Géorgienne envoyant des Évêques comme délégués à la Messe papale. Mais aucun d'entre eux ne se sont montrés et seulement 3.000 participants étaient présents dans un stade qui peut accueillir 27.000. Qu'est-il arrivé ?


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Eh bien, comme le rapporte l'agence de presse UPI, il semble que les Orthodoxe de Géorgie ne veulent rien savoir des spectacles œcuméniques qui simulent une unité qui, en réalité, n'existe pas : « Les dirigeants de l'Église Orthodoxe Géorgienne devaient envoyer des délégués à la cérémonie, mais aucun des Évêques de l'Église Orthodoxe n’ont assisté. Le porte-parole du Vatican, Greg Burke, a dit que les règles Orthodoxes ont éloigné les Évêques. Dans un communiqué publié sur le site de l'Église Orthodoxe, l'Église dit à ses disciples qu'ils ne pouvaient pas participer à la Messe ».

Quelle ironie. Il fut un temps, pas si longtemps — en fait il y a moins de soixante ans — c’étaient les règles Catholiques qui interdisaient la participation Catholique dans les liturgies d'autres religions. Le Pape Pie XI, seulement 34 ans avant que Vatican II n’ait ouvert la voie au chaos dans l'Église, a précisé la raison de cette discipline pérenne de l'Église :

On comprend donc, Vénérables Frères, pourquoi ce Siège Apostolique n'a jamais autorisé ses fidèles à prendre part aux congrès des non-catholiques: il n'est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu'en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu'ils ont eu jadis le malheur de s'en séparer.

Le retour à l'unique véritable Eglise, disons-Nous, bien visible à tous les regards, et qui, par la volonté de son Fondateur, doit rester perpétuellement telle qu'il l'a instituée lui-même pour le salut de tous. Car jamais au cours des siècles, l'Epouse mystique du Christ n'a été souillée, et elle ne pourra jamais l'être, au témoignage de saint Cyprien: " L'Epouse du Christ ne peut commettre un adultère: elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu'une seule demeure; par sa chaste pudeur, elle garde l'inviolabilité d'un seul foyer ».

Rappelez-vous, Pie XI parlait simplement des assemblées œcuméniques impliquant les Catholiques et les Protestants. L'idée de la participation des Catholiques dans les cérémonies religieuses conjointes avec les Protestants ou d'autres non-Catholiques a été explicitement interdite par la loi de l'Église sous le Code de droit Canonique alors en vigueur en 1917: « Il n'est pas permis aux fidèles d'assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques ». (Canon 1258,1) La seule exception était « la présence passive ou simplement matérielle aux cérémonies d'un culte hétérodoxe peut être tolérée pour un motif d'honneur à rendre ou d'obligation de politesse. Ce motif doit être sérieux et, en cas de doute, soumis à l'appréciation de l'Ordinaire. Il est ainsi permis de prendre part aux funérailles et au mariage des non-catholiques, ainsi qu'aux solennités analogues, mais pourvu que tout danger de perversion et de scandale soit écarté ». (Canon 1258,2)

Aujourd'hui, après un demi-siècle d’« oecuménisme », l'Église est infestée d’une succession sans fin de liturgies communes « œcuméniques » que les Papes pré-conciliaires n’auraient pas pu avoir envisagé dans leurs pires cauchemars. Portant cette folie à un nouveau niveau, François se prépare à voyager en Suède plus tard ce mois-ci pour participer à une liturgie commune avec les faux Évêques Luthériens pour « commémorer » la rébellion protestante et la vie du moine maniaque de Wittenberg ( note : i.e. Luther ), qui a tout commencé !

Donnez le crédit à la hiérarchie Orthodoxe de Géorgie pour quelque chose qui a disparu de la hiérarchie Catholique au milieu de la pire crise que l'Église Catholique n'ait jamais subie : une préoccupation zélée pour l'intégrité de leur religion qu'ils ne permettront pas qu’elle soit corrompue par la participation dans une liturgie Catholique — une liturgie que les Orthodoxes, ironie du sort, voit comme une horreur libéralisée.

Que peut-on dire quand des Évêques Orthodoxes schismatiques ont plus d'inquiétude quant à l'intégrité de leur secte schismatique que les dirigeants de la seule véritable Église ont de l'intégrité de la seule vraie religion ? On peut dire que c'est précisément la crise que le Troisième Secret intégral prédit sans doute : la « désorientation diabolique » dans l'Église en commençant par le haut.

Et tout cela aurait pu être évité si la Russie avait été correctement consacrée au Cœur Immaculé de Marie. Mais maintenant, semble-t-il, c’est le Ciel qui devra apporter la Consécration à la dure : un châtiment de l'Église et du monde, comme on le voit dans la vision apocalyptique énigmatique que le Vatican voudrait nous faire croire que c’est le Troisième Secret dans son intégralité, que le Cardinal Sodano corrompu a « interprété » comme rien de plus qu'une représentation des événements du 20e siècle. Vrai.