mercredi 12 octobre 2016

Le silence, l'ambiguïté et la dissidence
des prêtres et des Évêques Catholiques
est en train de détruire la famille



SOURCE : Life Site News

10 octobre 2016 (HLI) — J'ai voyagé dans plus de 60 pays au cours des six dernières années depuis que j’ai rejoint la famille de Human Life International. D'après les commentaires que j'ai reçus suite à plusieurs dizaines de conférences et des centaines de discussion que j’ai eues dans des paroisses, j'estime à environ 90% ceux qui n'ont jamais entendu une homélie sur le mal de la contraception et encore moins une seule parole au sujet de ses effets abortifs — et rien au sujet du crime violent de l'avortement.

Mon récent voyage de mission en Irlande ne fait que renforcer cette réalité. Presque chaque personne à qui je parlais au cours de nos conférences m'a dit qu'ils n'avaient jamais entendu parler de ces sujets de la part de leurs Évêques et de leurs prêtres. « Nous recevons peu ou pas d'orientation », et ils se demandent pourquoi les familles sont éclatées et que les enfants perdent la Foi.

Je crois que la principale menace affectant l'institution sacrée du Saint Mariage et qui érode le respect de la vie humaine est le mal de la contraception et la mentalité qui découle de son acceptation. La contraception est une attaque directe au plan de Dieu pour la vie conjugale. C’est un cancer !

La contraception rejette la dignité de la sexualité humaine et de son rôle dans la vie conjugale. Le silence ou l'ambiguïté de ceux à qui est confié le rôle d’enseigner les fidèles —les accompagnant sur le chemin étroit — est un acte de négligence scandaleuse et d'indifférence envers le peuple de Dieu. Pire sont ceux qui, par voie de dissidence, trompent délibérément les fidèles à croire que la contraception est une option possible.

Notre Seigneur nous dit de juger les choses à leur fruit. Que voyons-nous ? Une évaluation honnête de quelque population que ce soit qui a accepté la contraception ne peut pas ignorer les conséquences indéniables : un faible taux de natalité et une vie familiale malsaine. Nous avons l'avortement, le divorce, les unions légales de même sexe, la cohabitation, l'éclatement des familles, des programmes pervers d'éducation sexuelle pour les enfants, la maltraitance des enfants, le trafic sexuel, la pornographie, l'impudeur et la promiscuité. Le Père Paul Marx appelait cela le grand « fouillis sexuel ». Bien sûr, tous sont des symptômes d’un problème de base — la dissidence concernant la vérité sur la personne humaine et du don de la sexualité. Ce cancer qui détruit nos familles continuera sa destruction jusqu'à ce que nous l’éradiquions.

L'une des principales stratégies de Human Life International est de travailler avec des séminaristes, des prêtres et des Évêques pour promouvoir l'ensemble du message pro-vie et les aider à l’intégrer dans tous les aspects de leurs soins pastoraux. Malheureusement, j’ai été beaucoup trop souvent témoin de la déconnexion entre la pastorale et l'Évangile de la Vie. Toute tentative de former nos dirigeants spirituels qui n'intègrent pas complètement l'enseignement Catholique sur la morale sexuelle et le Saint Mariage est un exercice futile. Notre fondateur, le Père Paul Marx, déclare de façon assez poignante :

« Alors que nous avons besoin d'un grand nombre de groupes pro-vie pour passer au sabre le monstre anti-vie, c’est extrêmement futile, voire grossièrement myope de négliger la principale source de mise à mort des bébés qui est la contraception ».

Il n'y a pas si longtemps, les Chrétiens dans le monde entier partageaient un terrain d'entente sur la question de la contraception et le rôle principal de l'intimité sexuelle entre le mari et la femme.

« Nous donnons un avertissement franc et massif contre l'utilisation de moyens artificiels pour éviter la conception ainsi que les graves dangers — physiques, moraux et religieux — ainsi encourus et contre les maux qui, avec l’étendue de leur utilisation, menacent la race. En opposition à l'enseignement qui, au nom de la science et de la religion, encourage les gens mariés dans la culture délibérée de l'union sexuelle comme une fin en soi, nous confirmons fermement ce qui doit toujours être considéré comme les considérations qui gouvernent le mariage Chrétien. Le premier est le principal objectif pour lequel le mariage existe — à savoir la continuité de la race par le don et le patrimoine des enfants ; le second est l'importance primordiale dans la vie conjugale de la maîtrise de soi délibérée et réfléchie. Nous désirons porter louange solennellement sur ce que nous avons dit au peuple Chrétien et à tous ceux qui l’entendront. (Communion Anglicane, Conférence de Lambeth, 1920) ».

Pourtant, même comme vérité sur le mariage et sur son ouverture à la vie qui a été ainsi proclamée, nous commencions déjà à voir la montée des menaces. En 1916, quatre ans après la première Conférence Eugénique de Londres, Margaret Sanger a fondé la Ligue du Contrôle des naissances, qui devint plus tard Planned Parenthood. En 1921, Marie Stopes a fondé la première clinique de contrôle des naissances en Grande-Bretagne. Les deux femmes ont été les principales influences derrière l’union de l'eugénisme et du développement de la technologie contraceptive, qui a évolué inévitablement dans le mouvement du contrôle de la population, mouvement qui, contrairement à ce que beaucoup ont dit, poursuit son assaut sur les faibles et sur les marginalisés à ce jour.

Au moment de la Conférence de Lambeth de la Communion Anglicane en 1930, la culture avait déjà été ensemencée avec de la dissidence et du mépris pour le but du mariage et la sexualité humaine. La même Conférence a rejeté plus tard sa propre théologie biblique sur le mariage et a formulé un « nouvel » enseignement permettant l'utilisation de la contraception pour les couples mariés. Bien que la résolution #15 ait tenté de maintenir l'enseignement de 1920, en déclarant que la méthode primaire et indéniable de limiter ou d'éviter la parentalité était l'abstinence de l'acte conjugal, elle donnait la permission d’utiliser la contraception aux couples mariés.

Nous savons comment tout cela a tourné.

Le Pape Pie XI, le 31 décembre 1930, a donné la réponse de l'Église Catholique à cette menace flagrante et à ce rejet radical de siècles d'enseignement Chrétien parfaitement clair :

« Mais aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre nature devienne conforme à la nature et honnête. Puisque l'acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants, ceux qui, en l'accomplissant, s'appliquent délibérément à lui enlever sa force et son efficacité, agissent contre la nature ; ils font une chose honteuse et intrinsèquement déshonnête ». (Casti Connubii, n. 47)

« En conséquence, comme certains, s'écartant manifestement de la Doctrine Chrétienne telle qu'elle a été transmise depuis le commencement, et toujours fidèlement gardée, ont jugé bon récemment de prêcher d'une façon retentissante, sur ces pratiques, une autre doctrine, l'Église Catholique, investie par Dieu même de la mission d'enseigner et de défendre l'intégrité des mœurs et l'honnêteté, l'Église Catholique, debout au milieu de ces ruines morales, afin de garder la chasteté du lien nuptial à l'abri de cette honteuse déchéance, se montrant ainsi l'envoyée de Dieu, élève bien haut la voix par Notre bouche, et elle promulgue de nouveau : que tout usage du mariage, quel qu'il soit, dans l'exercice duquel l'acte est privé, par l'artifice des hommes, de sa puissance naturelle de procréer la vie, offense la Loi de Dieu et la loi naturelle, et que ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d'une faute grave ». (N. 48)

Devenir « une seule chair » implique le don de soi, sans réserve ni exception, tout comme le Christ n’a rien retenu de Lui-Même pour Son Épouse, l'Église, en mourant sur la Croix pour Elle. Toute interruption intentionnelle de la nature procréatrice des relations conjugales des conjoints implique égoïstement une retenue des uns des autres et d’eux-mêmes envers Dieu, qui est leur partenaire dans l'amour sacramentel. Comme le Pape Paul VI bienheureux a expliqué :

« L'Église ... enseigne que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité ». (Humanae Vitae, n. 12)

En fin de compte, l'autorité de l'enseignement est confiée au Collège des Évêques sous la direction du Pontife Romain, le « centre de l'unité et la tête de l'ensemble de l'Épiscopat », le successeur de l'Apôtre Pierre à qui est confié le soin des âmes. (Lumen Gentium, n. 22) Lorsque les Évêques enseignent sur les questions de Foi et de morale dans leur rôle apostolique, ils parlent au nom du Christ et les fidèles, pour leur part, doivent accepter leurs enseignements et adhérer avec un assentiment religieux.

Dans son rôle comme Évêque de Rome, le Souverain Pontife, le Bienheureux Paul VI, au mépris de l'opinion populaire — laïque et ecclésiale — a réaffirmé l’enseignement de l'Église dans son encyclique historique, Humanae Vitae et nous a avertis de ce qui arriverait si l’enseignement de l'Église sur la réglementation des naissances était ignorée. (Voir n. 17)

Le Pape Saint Jean-Paul II nous a donné Familiaris Consortio et Evangelium Vitae, qui ont réitéré l’enseignement de l'Église sur les questions du mariage, de la famille et de la vie. Il était intrépide dans son rôle de Pierre, d’enseignant et de gardien de la Doctrine Sacrée. Il a déclaré que la contraception et l'avortement sont les fruits d'un même arbre.

« La culture qui pousse à l'avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l'enseignement de l'Église sur la contraception ». (Evangelium Vitae, n. 13)

L'autorité de l'enseignement est un don et une responsabilité incroyable. Lorsqu’exercée avec courage et clarté, elle peut libérer les gens et les unir dans la vérité. Lorsqu’exercée faiblement et de façon ambiguë, la confusion est créée, causant potentiellement des dommages considérables et irréparables aux fidèles. Le plus longtemps que ça se produira, plus la Foi semblera être une question d'opinion ; et le concept de la Vérité Absolue sera alors de en plus abandonnée.

La course présidentielle Américaine actuelle est un autre exemple. Les candidats qui prétendent être Catholiques affichent une dissidence sur le sujet de la contraception, de l'avortement, de l'euthanasie, de l'homosexualité et pourtant personne en situation de leadership les rappelle à l’ordre ou corrige publiquement leurs déclarations ou positions donnant par conséquent l'impression que ce qu’ils proposent est acceptable et admissible.

Si nous voulons réparer les dommages et guérir l'infection affectant nos familles et nos sociétés, nous devons alors redresser la famille à son vrai statut. Redressons la famille à son vrai statut et nous pourrons faire des progrès réels contre les fléaux connexes de la contraception, de l'avortement, du divorce, de l'euthanasie et de l'homosexualité. Redressons la famille à son vrai statut et nous allons voir nos sociétés prospérer et notre Église progresser.

Nous ne pouvons pas continuer à ignorer le cancer de la contraception et les fruits qu’elle engendre. Nos familles, nos enfants et notre avenir en dépendent !