mercredi 12 octobre 2016

L’Évêque Conley versus L’Évêque Conley
Mais qu'est-ce qui se passe ici ?





par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 28 septembre 2016

En octobre 2014, Mgr James D. Conley du Nebraska a déclaré cela au sujet des prochaines élections de 2016 :

« Chaque fois que possible, les Catholiques ont une obligation de voter — en particulier lorsque des questions critiques sont en jeu. Aujourd'hui, dans notre pays, des questions critiques sont en jeu .... L’avortement demeure notre honte nationale. Notre incapacité à protéger l'enfant à naître est un échec de la plus haute importance. Le droit à la vie est un droit humain fondamental ».

Bravo Évêque Conley !


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Au cours des deux dernières années, cependant, Conley a subi une transformation étrange qui reflète aussi un développement similaire chez d'autres prélats américains tel que l'Archevêque Charles Chaput ( « il n’y pas un problème unique qui est isolé des autres »). Conley et ses confrères prétendent être mystifiés — juste mystifiés ! — à propos de quel candidat mérite le vote Catholique dans cette élection.

Ainsi, après avoir déclaré que « l’avortement est un mal grave, inadmissible et intolérable, et nous ne pouvons pas endosser cela dans l'isoloir » comme Conley l'a lui-même dit en 2014, le Conley de 2016 procède inexplicablement à réfléchir comme suit maintenant :

« ... Lorsque nous votons, nous devons examiner attentivement les spécificités de chaque parti dans la course. La partisanerie aveugle peut être dangereuse et nous devons regarder au-delà la rhétorique politique et de l'alarmisme des médias pour faire des discernements prudents ».

« Dans chaque course, nous avons besoin de discerner s’il y a un candidat qui peut faire progresser la dignité humaine, le droit à la vie et le bien commun. Quand il y en a un, nous devrions nous sentir libres de voter pour ce candidat — qu’il soit membre d'un grand parti ou non. Dans des circonstances exceptionnelles, certains Catholiques peuvent décider, en bonne conscience, qu’il n'y a pas de candidat approprié pour une fonction particulière et peuvent s'abstenir de voter dans cette élection particulière ».

« .... Choisir de ne pas voter pour « le candidat A » n’est pas pareil que voter activement pour le « Candidat B ». Aucun Catholique ne devrait se sentir obligé de voter pour un candidat juste pour empêcher l'élection d'un autre ».

« En bonne conscience, certains Catholiques peuvent choisir de voter pour un candidat qui, avec un certain degré de probabilité, serait le plus susceptible de faire du bien et le moins de préjudice sur les questions fondamentales : la vie, la famille, la liberté de conscience et la liberté de religion. Ou, en bonne conscience, certains pourraient choisir le candidat qui représente le mieux la vision Chrétienne de la société quelle que soit la probabilité de gagner. Ou, en bonne conscience, certains pourraient choisir de ne pas voter pour un candidat du tout dans une fonction particulière ».

« En conscience, les fidèles Catholiques ... feront différents jugements sur ces questions, et en viendront à des conclusions différentes — cela reflète le fait que le Seigneur nous a donné une intelligence et une volonté libres ».

Ce n’est qu'un argument à peine voilé pour favoriser l’abstention à cette élection ou pour voter pour un candidat tiers inutile. C'est-à dire que c’est un argument à peine voilé pour favoriser l'élection d'Hillary Clinton. Ou, après tout, pas si voilé que cela : « Aucun Catholique ne devrait se sentir obligé de voter pour un candidat juste pour empêcher l'élection d'un autre ».

Vraiment ? Mais d'où Conley tire ce nouveau principe de « conscience », étant donné que les Catholiques ont le devoir d'atténuer les dommages au bien Catholique en votant précisément pour un candidat afin qu'un pire ne soit pas élu. Voilà pourquoi le Pape Pie XII a déclaré que les Catholiques doivent, sous peine de péché mortel, voter dans les élections italiennes de 1946 et 1948 afin de prévenir le Parti Communiste d'obtenir une majorité au Parlement italien. Ça implique nécessairement de voter pour les candidats moins-que-parfaits afin de bloquer l'élection tout à fait inacceptable des Communistes.

Maintenant, d'une part, il y a Donald J. Trump :

  • Il a promis de nommer des Juges conservateurs à la Cour Suprême, il a même fourni une liste de 20 juges conservateurs pour que nous puissions les examiner.

  • Son colistier, Mike Pence, a fait le vœu que Roe v Ce. Wade ( cause jugée en Cour Suprême qui permet depuis l’avortement légal aux USA) finira sur le « tas de cendres de l'histoire » si lui et Trump sont élus.

  • Il a juré de défendre l'amendement Hyde, qui interdit le financement fédéral de l'avortement.

  • Il a promis de demander l'abrogation de l’amendement Johnson, qui bâillonne les organisations religieuses de donner leurs opinions sur les élections, taisant ainsi la voix de la religion en politique. Il a même déclaré : « Je crois que c’est la seule façon que j’irai au ciel ».

  • Il a mis en place un comité consultatif Catholique de 34 leaders Catholiques, parmi lesquels il y a les militants pro-vie les plus importants dans le monde.

  • Il a juré de couper les budgets à Planned Parenthood jusqu'à ce que cette organisation cesse de fournir des avortements.

  • Aucun candidat républicain n'a jamais pris de tels engagements spécifiques et sans ambiguïté envers la causer primordiale pro-vie.

    D'autre part, Hillary Clinton promet de faire adopter des subventions fédérales pour l'avortement à la demande, jusqu'à l’accouchement et de paqueter la Cour Suprême avec trois, et peut-être jusqu'à cinq, idéologues enragés pro-mort et pro-homosexuels qui tyranniseront l’Amérique pour des décennies à venir.

    Pourtant, face à ces faits si déterminants, et oubliant que les Catholiques ont une responsabilité morale grave de voter pour les candidats qui sont prêts à faire la promotion des lois fondées sur la loi naturelle et contre ceux qui promeuvent les lois contraires à la loi naturelle, l’Évêque Conley se frotte le menton et dit rhétoriquement : « Humm ! c’est un choix très difficile ici ! »

    Excusez-moi ? Qu'est-il arrivé à la Déclaration de 2014 de Conley à savoir que « Notre incapacité à protéger l'enfant à naître est un échec de la plus haute importance » et que « Le droit à la vie est un droit humain fondamental » ? Apparemment, Conley a soudainement décidé que l'ampleur de l'assassinat de masse des enfants à naître n’est pas si élevé après tout et que le droit à la vie n’est peut-être pas plus fondamental que d'autres droits tels que le droit l'imaginaire à « l'immigration » sans restrictions .

    OK. Qu'est-ce qui se passe vraiment ici ? De quoi en retourne-t-il ? Pourquoi Mgr Conley et d'autres prélats Américains couchent-ils clairement avec Hillary Clinton ? Le redoutable Chris Manion du journal Daily Caller estime que les 80 millions $ du gouvernement fédéral que les Évêques reçoivent pour leurs services rendus à chaque année en faveur de l'immigration et d'autres projets pourraient être bien éliminés par Trump, ça fait partie de l'explication. Il écrit :

    « Le Cardinal Timothy Dolan de New York, le président de la Conférence des Évêques à l'époque, a effectivement admis au Wall Street Journal que les Évêques avaient souffert d’une « laryngite » en ce qui concerne l'enseignement de l'Église sur le mariage, la famille et la morale sexuelle — depuis les années 1960 !

    Drôle de coïncidence, c'est lorsque les fonds fédéraux ont commencé à couler.

    Voir l'analyse détaillée de l'avocate Élizabeth Yore
    sur les fonds versés aux Évêques Américains ici

    Aujourd'hui, une grande tranche de ce financement — des dizaines de millions par an au moins — va vers les agences de l'Église qui s’occupent des étrangers illégaux en tant que contractuels pour le gouvernement fédéral.

    Curieusement, alors que nos Évêques ont été clairs dans la condamnation de Donald Trump (comme Hillary, Dolan avertit sombrement tout le monde de son « nativisme »), (Théorie selon laquelle l'espace et le temps sont donnés dans les sensations elles-mêmes et non acquis par expérience ), ils ont été étrangement silencieux en isoler le dossier pro-avortement de son adversaire.

    C’est vraiment ainsi et je suppose que c'est une bonne partie de la réponse. Mais la plus grande partie de cet article, je crois, est ce que le Troisième Secret de Fatima prédit et ce dont nous sommes témoins aujourd'hui : l’apostasie dans l'Église qui commence au sommet.

    Seulement cela peut expliquer pourquoi François est constamment à exiger l'ouverture des frontières, la protection de l'environnement, l'immigration illimitée et l'abolition universelle de la peine de mort, tout en évitant curieusement de ne jamais exiger l'abolition universelle de l'assassinat de masse, financé par l'État et subventionné par l'État, des enfants innocents dans le sein de leurs propres mères. C'est un ordre très inhabituel des priorités pour un Pontife Romain. Quoi d’autre que la « désorientation diabolique », pour citer Lucie de Fatima, peut l’expliquer ?

    Puisse Notre-Dame, patronne des Amériques, intercéder pour nous de façon miraculeuse dans cette élection ! Car il est clair que nous ne pouvons pas nous attendre d'aide ni du Vatican ou l'une ou de la généralité tout à fait sans valeur des Évêques Américains qui nous conduiraient à l'abattage en échange d'un plat de lentilles fédéral.