jeudi 28 avril 2016

Une sommité en philosophie Catholique

Laetitia Amoris « divisera l'Église »



Par Maike Hickson
Le 28 Avril, 2016
SOURCE : One Peter Five

Aujourd'hui, le 28 avril, une interview exclusive avec un philosophe Catholique important bien connu a été publiée en Allemagne. Les déclarations importantes du Professeur Robert Spaemann pourraient bien indiquer que le vent tourne maintenant contre la « Révolution François ».

Spaemann — qui est un ami personnel du Benoît XVI Émérite — a dit à propos de Amoris Laetitia qu'il y a des façons d'interpréter le document qui sont contre l'enseignement continu de l'Église. Et il continue :

« Toutefois, l'article 305 — pris ensemble avec la note 351 où il est dit que les fidèles « au milieu d'une situation objective de péché » et « en raison de circonstances atténuantes » peuvent être admis aux Sacrements — est en contradiction directe avec le paragraphe 84 du document Familiaris consortio de Jean-Paul II ».

Spaemann explique un peu plus loin ce point :

« Il [Jean-Paul II] formule très clairement au paragraphe 84 que les divorcés remariés ont à s'abstenir de relations sexuelles si elles veulent aller à la Sainte Communion. Un changement dans la pratique de la dispensation des Sacrements ne serait donc pas « la poursuite du développement de Familiaris Consortio », comme a dit le Cardinal Kasper, mais une violation de son enseignement anthropologique et théologique essentiel sur le mariage et la sexualité humaine. L'Église n'a pas le pouvoir —sans une conversion préalable — d’entériner avec l'aide des Sacrements des relations sexuelles désordonnées et, partant, d’aller de l'avant avec la Miséricorde de Dieu. Indépendamment de la façon dont ces situations ont été évaluées en termes humains et moraux — la porte est fermée ici tout comme le cas des femmes prêtres ».

Le philosophe Catholique critique également la notion de mariage tel qu’il est présenté dans Amoris Laetitia quand il dit que la vie Chrétienne n’est « pas un événement pédagogique où l'on se déplace lentement vers le mariage comme un idéal, comme Amoris Laetitia semble le proposer dans plusieurs passages ». Toute violation des Lois de Dieu dans ce domaine est, à ses yeux, une « violation de la Sainteté de Dieu » qui exige une « conversion ». En admettant ces pécheurs habituels aux Sacrements, on pourrait « porter atteinte à la Miséricorde de Dieu ».

Robert Spaemann souligne également qu'il est « absolument justifié » que tant de critiques se concentrent maintenant sur les parties les plus troublantes du document. Il dit :

« On ne peut pas s’attendre, lorsque vous traitez avec un document du magistère pontifical, que les gens se réjouissent d’un beau texte puis qu’ils ignorent les phrases décisives qui changent l'enseignement de l'Eglise. Il y a en effet une seule et claire décision à prendre : oui ou non. Il n'y a pas de troisième possibilité entre donner la Sainte Communion ou non ».

Speamann questionne aussi la demande du Pape de ne pas juger les gens dans les domaines de la conduite morale. Bien sûr, dit l'Allemand, nous ne jugeons pas les consciences individuelles de personne. « Mais quand il en vient à des relations sexuelles » continue-t-il « qui sont en contradiction objective avec l'ordre de la vie Chrétienne, je voudrais savoir du Pape après quelle période de temps et dans quelles conditions un tel comportement objectivement peccamineux devient une conduite qui est agréable à Dieu ».

Lorsqu'on lui a demandé s'il se trouve dans Amoris Laetitia une violation avec l'enseignement traditionnel de l'Église, Spaemann a répondu : « Il est clair pour toute personne qui réfléchit et qui connaît les textes qui sont importants dans ce contexte qu’il y a une violation ».

Le philosophe allemand rejette l '« éthique de situation » qui se trouve dans Amoris Laetitia. Il montre que les conséquences de ce document sont « l'insécurité et de confusion ». Il connaît des prêtres qui disent qu'il y a l'impression générale que toute personne qui vit dans une « situation irrégulière » ne sera désormais plus exclue des Sacrements —et ce, « sans conversion ».

Spaemann indique aussi que le Pape est maintenant en train de favoriser un schisme au sein de l'Eglise :

« Le chaos a été transformé en un principe — avec un trait de plume. Le Pape aurait dû savoir qu’il diviserait l'Église avec une telle étape et qu’il la conduirait dans la direction d'un schisme — un schisme qui n’aura pas lieu à la périphérie, mais au cœur de l'Église. Que Dieu nous aide à éviter cela ».

Il finit avec force son entrevue avec les mots consécutifs suivants :

« Chaque Cardinal pris individuellement ainsi que chaque Évêque et chaque Prêtre sont maintenant appelés à préserver son champ d'autorité dans l'Ordre Sacramentel Catholique et de le confesser publiquement. Si le Pape ne veut pas faire une correction, il appartiendra à un autre pontificat de mettre officiellement les choses en ordre.

Nous pourrions avoir atteint le point de basculement maintenant dans l'Église ».

Que beaucoup suivent la voix courageuse du Professeur Spaemann.