lundi 18 avril 2016

Mémo à l'équipe de blanchiment d'Amoris Laetitia :
vous pouvez arrêter maintenant.




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 18 avril 2016

Est-ce que Amoris Laetitia atteint ce qui était évidemment l'objectif de François tout au long : l'admission des adultères publics — les divorcés « remariés » — à la Sainte Communion dans « certains cas » (signification « en fin de compte dans tous les cas ») ? Bien sûr, qu’il l’atteint.

Le Cardinal Christoph Schönborn, co-présentateur trié sur le volet par François, célèbre pour son orientation « amicalement gay » et « pro-divorce », se réjouissait lors de la conférence de presse pour présenter ce document « catastrophique » au monde : « Ma grande joie résultant de ce document réside dans le fait qu'il défait de façon cohérente cette division artificielle, superficielle et claire entre le « normal » et l’« irrégulier » — ce qui signifie la distinction « superficielle » entre les unions licites et celles sexuellement immorales, entre le mariage Chrétien d'une part et les relations impliquant l'adultère et la fornication de l'autre.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Sur la question spécifique de la Sainte Communion pour les adultères publics, Schönborn a poursuivi en disant que c’était déjà évident à partir du langage de la Note Catastrophique #351 :

Le Pape François réitère la nécessité de discerner soigneusement la situation, dans le respect de l’encyclique Familiaris Consortio de Saint Jean Paul II (84) ( §298). « Le discernement doit aider à trouver les chemins possibles de réponse à Dieu et de croissance au milieu des limitations. En croyant que tout est blanc ou noir, nous fermons parfois le chemin de la grâce et de la croissance, et nous décourageons des cheminements de sanctifications qui rendent gloire à Dieu » (§ 305) ....

Dans le sens de cette « via caritatis » (§ 306), le Pape affirme, d'une manière humble et simple, dans une note (#351) que l'aide des Sacrements peut également être donnée « dans certains cas ». Mais pour cette fin, il ne nous offre pas d’études de cas ou de recettes, mais nous rappelle simplement deux de ses phrases célèbres à la place : «Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » : [Exhort. ap. Evangelii gaudium (24novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038.] Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » ...

Notez plus haut la phrase « dans le respect de l’encyclique Familiaris Consortio de Saint Jean Paul II (84) ». Ainsi, la fraude qui perdure depuis des années, alors que François et Schönborn dissimulent le fait que dans le paragraphe pris en référence de Familiaris Consortio, Jean-Paul II rejette spécifiquement toute possibilité d'un « discernement » qui permettrait à des adultères publics objectifs de recevoir le Sacrement — ni dans « certains cas » ni dans quelque cas que ce soit. Mais cela remonte au temps où les choses étaient « noir et blanc » alors que, sous François, ils sont devenus tellement gris.

Et maintenant, nous savons par François lui-même qu’il a carrément contredit son prédécesseur et l'ensemble de la Tradition. Au cours de la conférence de presse en vol sur son retour du voyage en Grèce, on lui a demandé si, contrairement à ceux qui disent que « rien n'a changé », l’Exhortation Amoris Laetitia autorise « de nouvelles possibilités concrètes pour les divorcés remariés qui n'existaient pas avant la publication de . cette exhortation ». Rythmant la réponse avec sa main et hochant la tête pour l'emphase, François a répondu : « Je peux dire oui. Point. » (“Io posso dire sì. Punto.”)

Assez incroyablement, il a également recommandé à tout le monde de lire la présentation de Schönborn dans laquelle il affirme que « Votre question aura une réponse ». Je dis « assez incroyablement » parce que la réponse de Schönborn était : « Le Pape affirme, d'une manière humble et simple, dans une note (#351) que l'aide des Sacrements peut également être donnée dans « certains cas » ». C'est-à-dire que François — à la manière d'un politicien rusé — nous a donné des réponses évasives en passant la balle en même temps : lisez ce que mon assistant Schönborn a dit afin de savoir ce que je disais dans mon propre document !

Est-ce pour de vrai ? En effet, ça l’est. Et maintenant, un peu de conseils non sollicités à tous les « normalistes » qui sont toujours à essayer désespérément de blanchir ce document catastrophique (à propos duquel on écrira beaucoup plus sur ces pages plus tard) : posez vos pinceaux. Ça ne blanchira pas. François fait des fous de vous tous.