jeudi 21 avril 2016

Mais qui se soucie de l’âme immortelle du Pape ?


Écrit par Hilary White
ex-correspondante à Rome
Le 19 avril 2016
SOURCE : The Remnant






Priez-vous pour lui ? Priez-vous pour lui ?

L'autre jour, quelque chose a craqué en moi, et j’ai inscrit un message sur le Twitter du Pape [ @pontifex ]. C’était un appel pour que le Saint-Père, le Vicaire du Christ, se repente de ses blasphèmes.

Je vais commencer à faire cela tous les jours. Il y a un cri qui s’est intensifié de plus en plus dans mon esprit depuis un certain temps et c’est un cri qui a finalement débordé. Nous avons été soumis pendant trois ans à ce Pape nous disant qu’il se croit lui-même être au-dessus de la Loi du Christ, qu’il a l'écoute spéciale de « l'Esprit » pour tenter de renverser la Loi du Christ. Il a suggéré un « conflit » entre les Commandements et même une opposition entre les Personnes mêmes de la Sainte et Indivisible Trinité.

Pendant toute la semaine dernière, nous l’avons vu à nouveau insulter des gens comme le Cardinal Burke, le Cardinal Müller, le Cardinal Brandmüller et tous ceux qui pourraient s’opposer à ses plans en raison de leur amour de la vérité, du Christ et de son Église, en les traitant de « cœurs fermés, durs, imbéciles » et de « docteurs de la Loi » qui « résistent à l'Esprit ». Ceci, tout simplement parce qu'ils croient que le Christ était digne de confiance.

C’en était trop.

Les gens dans un état psychologique désespéré vont parfois émettre des « appels à l'aide » déguisés en actions qui défient la raison. La nature de la maladie psychiatrique est souvent à l’effet que la personne n'est pas que pleinement consciente de son état, mais l'instinct de survie peut être assez fort que, dans le comportement et les paroles de cette personne, ces signaux peuvent être lus par ceux qui ont assez de patience et d'acuité. Je commence à me demander si une analogie à ce « cri à l'aide » pourrait expliquer l'augmentation de plus en plus audacieuse des déclarations scandaleuses de François ; peut-être est-ce une sorte de signal. Quelque part là-dessous, y-a-t-il un homme qui veut être confronté et corrigé ... sauvé de quoi que ce soit qui a de l’emprise sur lui ? Est-il possible de penser à ses expressions les plus courantes de cette façon ?

Combien de fois avons-nous entendu François déprécier les tentatives de prélats et de laïcs orthodoxes qui le rappelaient à son devoir de défendre le Dépôt de la Foi ? Ces « docteurs de la Loi » semblent être parmi ses cibles favorites qui — bonne nouvelle ! — doit signifier qu'ils sont entendus. Mais pas pris en compte bien sûr, mais, au moins, il semble être conscient qu'il y a une opposition croissante. Au moins, cela.

On en a vécu une autre la semaine dernière lors d'une homélie à la Casa Santa Martha au cours de laquelle François s’affiche comme un prophète du Saint-Esprit, comme quelqu'un qui a entendu les paroles de l’« l'Esprit » et qui, sans aucun doute, a « l'humilité et l'ambition » de suivre là où l’« Esprit » le conduit, même s’il s’agit de diriger toute l'Église — 1,2 milliards d’âmes — loin des vraies Paroles consignées par Notre Seigneur Jésus-Christ, la Deuxième Personne de la Sainte Trinité.

Dans son homélie, « La docilité à l'Esprit Saint est une source de joie », François affirme que c’est tout simplement le Saint-Esprit qui le conduit à essayer de détacher l'Église de son adhésion à Jésus-Christ. Que cette direction est la vraie « croissance » de l'Église du Christ. Il suggère, en substance sinon en paroles, un conflit et une opposition entre le Christ et le Saint-Esprit : un blasphème monstrueux.

« C’est Lui qui fait les choses, c’est l’Esprit qui fait naître et croître l’Église »a-t-il dit. «Dans les jours précédents, l’Église nous a proposés le drame de la résistance à l’Esprit : les cœurs fermés, durs, imbéciles, qui résistent à l’Esprit. Nous avons vu les choses : la guérison de l’estropié faite par Pierre et Jean à la porte du Temple, les paroles et les choses grandes que faisait Étienne…mais elles sont restés fermés à ces signes de l’Esprit et ont fait de la résistance à l’Esprit. Ils cherchaient à «justifier cette résistance avec une soi-disante fidélité à la loi, c’est-à-dire à la lecture de la loi ».

« L’Église nous propose le contraire : « non pas la résistance à l’Esprit, mais la docilité à l’Esprit, qui est justement l’attitude du chrétien »

« C’est cette docilité à l’Esprit qui fait que l’Esprit peut agir et avancer pour construire l’Église ».

Je pense qu'il serait intéressant d’analyser ceci, point par point. Une semaine après avoir publié son Exhortation Apostolique « Amoris Laetitzia », François excorie ceux qui « résistent » à l’« l'Esprit ». Que veut-il dire par cela et qu’est-ce que cela signifie dans un sens objectif ?

1) « Dans les jours précédents, l’Église nous a proposés le drame de la résistance à l’Esprit ... c’est l’Esprit qui fait naître et croître l’Église ».

Il est clair que le Pape est agacé par la réaction à son Exhortation et il considère clairement que les propositions qu’elle contient font partie de la Volonté Divine de faire « croître l'Église » et la « faire avancer ». Mais je vais poser une question : se peut-il que le Saint Esprit veuille vraiment quelque chose qui est opposé aux Commandements de Jésus-Christ ?

2) «... les cœurs fermés, durs, imbéciles, qui résistent à l’Esprit... »

Il cite la réaction des dirigeants du Temple juif à l’occasion de la guérison par Pierre et Jean d'un homme boiteux de naissance. Pierre dit : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ». Et, évidemment, l'homme boiteux s’est levé et a marché... Pierre a fait suivre ce miracle d’un sermon et une foule de gens ont été « tous remplis de crainte et d'étonnement » par le miracle et les paroles.

Le sermon parlait de quoi ? C’était à propos de comment les Juifs ont refusé d'accepter Jésus « que vous avez livré » pour être crucifié par Pilate.

«Vous avez rejeté celui qui était saint et juste et vous avez préféré demander qu'on vous accorde la libération d'un criminel. Ainsi, vous avez fait mourir le Maître de la Vie. Mais Dieu l'a ramené d'entre les morts et nous en sommes témoins ». Pierre a carrément remis la guérison de l'homme boiteux entre les mains de ce même Jésus, le Maître de la Vie et le Fils de Dieu. Il a excusé les Juifs pour leur déicide parce qu'ils ont agi « par ignorance » mais il les appelle maintenant à « changer donc de comportement et à se tourner vers Dieu, pour qu'Il efface vos péchés » par Celui-là même qu’ils avaient tué.

En d'autres termes, Pierre dit aux Juifs que tout cela est à propos de Jésus, Jésus qui est le « Maître de la Vie » et qui donne la guérison et le pardon des péchés à ceux qui se repentent. Environ cinq mille personnes ont entendu, vu et cru.

3) « ... mais ils étaient fermés à ces signes de l'Esprit et ont résisté à l'Esprit ... »

Naturellement, « ils », qui signifie les « prêtres, le capitaine du temple et les Sadducéens » ne supporteront pas cela et ils arrêtent Pierre et Jean, et demandent à savoir « Par quel pouvoir ou au nom de qui avez-vous effectué cette guérison ? »

« Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : « Chefs du peuple et anciens : on nous interroge aujourd'hui à propos du bien fait à un infirme, on nous demande comment cet homme a été guéri. Eh bien, il faut que vous le sachiez, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : si cet homme se présente devant vous en bonne santé, c'est par le pouvoir du nom de Jésus-Christ de Nazareth, celui que vous avez cloué sur la croix et que Dieu a ramené d'entre les morts. Jésus est celui dont l'Écriture affirme : « La pierre que vous, les bâtisseurs, avez rejetée est devenue la pierre principale. »

Le salut ne s'obtient qu'en lui »
.

Donc, il est clair que le miracle qui a été fait par Pierre, par la puissance du Saint-Esprit, est venu directement à partir de l’invocation du nom du Christ Lui-Même. Il y a une unité entre le Saint-Esprit et Jésus-Christ, le Maître de la Vie, qui ne peut être brisée.

4) « Ils cherchaient à justifier cette résistance avec une soi-disante fidélité à la loi, c’est-à-dire à la lecture de la loi ...»

« Ils », les prêtres et les sadducéens, prétend François, résistaient à l'Esprit et à ce que l'Esprit a voulu faire, à travers le prétexte de leur « fidélité à la Loi, c’est-à-dire de suivre à la lettre la Loi. » Il implique que le désir que nous avons d’adhérer à la Nouvelle Loi de Jésus-Christ, le Maître de la Vie, pour qui et par qui toutes choses ont été faites, est de même nature.

Sauf que ce n'est pas le cas. Ils adhéraient à l'Ancienne Loi, la Loi de Moïse, et ils s’opposaient aux disciples du Christ pour ces motifs. Mais l'Ancienne Loi a été accomplie dans le Christ et Lui seul — pas le Pape — qui avait le pouvoir de changer ces préceptes. Pierre était Pape à l'époque et il a obéi aux Commandements du Christ et était « rempli de l'Esprit Saint ».

Le Christ avait dit aux Juifs que ce ne fut que pour une concession, accordée en raison de la « dureté de leur cœur », que Moïse a permis « un bref de divorce », mais, de par sa propre autorité divine, Jésus a dit que ce ne fut pas le cas « dès le début, », c’est-à-dire depuis le temps d'Adam et Ève. Le mariage est donc élevé par Dieu Lui-même au niveau d'un Sacrement et est rendu indissoluble par tout acte de l'homme. L'adhésion à cette Nouvelle Loi de Jésus-Christ ne nous fait pas ressembler à ceux qui, dans le Temple ce jour-là, « ont résisté à l'Esprit ». C’est parce que le Saint-Esprit ne peut pas contredire la Volonté du Christ. La Volonté du Saint-Esprit et la Volonté de Jésus-Christ ne sont pas opposées. Pas à ce moment-là. Pas maintenant. Et pas jamais.

Maintenant, dans l’Exhortation du Pape François, nous pouvons voir une divergence sérieuse pour le dire avec douceur. L'Exhortation, (et nous en avons eu une confirmation hier dans sa conférence de pression en vol (retour de Grèce)), ouvre la porte à un changement dans les « praxis » de l'Église qui refusaient la Sainte Communion aux Catholiques « divorcés et remariés » et à d'autres dans des situations « irrégulières ». En d'autres termes, son document suit la tendance dans l'Église depuis les années 1960, tendance qui elle-même suit le monde séculier dans le chaos et la folie de l'âme dévorée par la Révolution sexuelle. Son but est d’amoindrir la gravité du péché sexuel et de la profanation du Saint-Sacrement. Finalement il transforme cette notion mortelle du péché à une simple « irrégularité ».

D'autres ont examiné les détails sur ce que le document contient mais, hier, le Pape lui-même a catégoriquement confirmé qu'il contient des « possibilités » qui n'existaient pas auparavant pour les personnes dans ces situations.

Le but de l'Exhortation était, pour le mettre dans les termes les plus simples possibles, d'abroger les Commandements de Jésus-Christ et de mettre en place une Nouvelle « Nouvelle Loi » à propos de laquelle le Pape a affirmé dans son homélie de jeudi à Santa Martha, qu’elle est guidée par un « Esprit » opposé à Christ.

Dans la conférence de presse dans l'avion, François a dit au journaliste de se rapporter aux remarques d'introduction du Cardinal Schonborn sur l'Exhortation. Or, Schonborn a explicitement appelé à un « développement de la Doctrine » en ignorant le fait qu’un tel développement ne peut jamais contredire l’enseignement existant, ne jamais transformer un « non » Divin en un « oui » ecclésial.

L'Église, qui suit vraiment la « logique de l'Évangile » et l'avertissement de Saint Paul, à savoir que de « manger et boire indignement » l'Eucharistie est de manger et de boire son propre « jugement » à la damnation éternelle. Qu’en recevant l'Eucharistie, loin d'être un « puissant remède » pour les personnes en état de péché mortel, ça ne fait qu'ajouter à la gravité de leur état, cumulant le péché de profanation sur leur péché existant contre le sixième commandement.

Jésus-Christ, le Maître de la Vie, la Deuxième Personne de la Sainte Trinité, a dit en termes absolument clairs que le divorce est un fantasme et que l'homme ou la femme « divorcé(e) » qui cherche à épouser quelqu'un d'autre commet le péché mortel de l'adultère. Le Saint-Esprit n’est pas maintenant, n’a jamais été et ne peut jamais s’opposer à ces réalités.

Et dire qu’Il pourrait s’y opposer est un blasphème. Affirmer, de plus, que « l'Esprit » dit à François que lui, le Pape, a le pouvoir d'abroger les Paroles de Jésus-Christ, le Maître de la Vie et la Deuxième Personne de la Sainte Trinité, est un blasphème.

Ce Pape, apparemment endurci dans sa mauvaise idéologie, est un blasphémateur d’habitude et, je vais oser le dire, étant donné sa croyance apparemment inébranlable que ces affirmations sont vraies et opposées à l'enseignement de l'Église, qu’il est un hérétique aveugle, quelqu'un qui se croit lui-même être au-dessus de la Loi de Dieu et qu’en effet, il a le pouvoir de la renverser à volonté.

Demandez-vous un moment quel « esprit » est le plus intéressé à abroger la Loi du Christ. Quel esprit est opposé au Christ ? Ce n’est pas le Saint-Esprit. ( C’est intéressant et ça a été commenté auparavant, qu'en plus de ne jamais faire apparemment de génuflexions devant le Saint Sacrement, François suit l'étrange l'habitude des hommes d’église à tendance libérale de référer le plus souvent à « l'Esprit » au lieu de préciser lequel. Dans le rapport de Radio Vatican portant sur cette homélie, une recherche révèle qu’il a parlé 22 fois de « l'Esprit » dans ses remarques directement citées. Il a spécifié le « Saint-Esprit » deux fois.)

Le Pape François a décidé que « l'Esprit » lui a dit à lui et à ses disciples que ces Paroles de Jésus-Christ sont nulles. Que les Paroles et les Commandements du Maître de la Vie ne sont plus valables. Ils sont dépassés. Ils sont durs et impitoyables, sans miséricorde. Par conséquent, quiconque veut encore adhérer à l'enseignement et aux Commandements de Jésus-Christ « résistent à l'Esprit ». Et il exige de façon blasphématoire que nous soyons « dociles » à cette monstruosité.

Est-il possible que ce Pape ne croit pas que Jésus est le centre de la Foi Catholique ? Il semble certainement ne pas L'aimer beaucoup. Il a accusé Notre-Seigneur en d'autres occasions de commettre des péchés, de mentir, de bouleverser Sa Mère et Son Père Adoptif. Il ne semble certainement pas aimer les Paroles et les Actions très spécifiques de Jésus qui s’opposent à ce que lui, le Pape, veut faire.

Il semble bien que le Pape est simplement un membre d'un certain camp de prélats qui se sentent ainsi à propos de notre Seigneur. Qui ne l'aiment juste pas beaucoup et qui croient que Jésus était juste un peu trop « dur » et que ses préceptes sont pour le s« héroïques » seulement. Nous, les gens ordinaires, avons besoin d'une miséricorde plus facile, d’une miséricorde peu exigeante ressemblant plus comme à celle du monde, le même monde qui a tout simplement abandonné le mariage et le Christ.

Cela a été exprimé d'emblée par l'un de ses Cardinaux triés sur le volet des propres mains de François, José Luis Lacunza Maestrojuán de Panama, qui fut enregistré comme ayant dit au 2 ème Synode que l'Église a besoin d'une miséricorde ressemblant plus à celle de Moïse qu’à celle de Jésus. Cette déclaration m’avait fait murmurer « blasphème » sur l'Internet.

« Moïse s’est approché du peuple et a cédé » a-t-on rapporté des propos de Lacunza. « De même aujourd'hui, la« dureté de coeurs s’oppose au plan de Dieu [de permettre le divorce]. Est-ce que Pierre ne peut pas être miséricordieux comme Moïse ? »

Certes, il n'y a aucune trace que cette affirmation horrifiante, faite juste en face du Pape, ait été corrigée ou réprimandée de quelque façon.

Comment devons-nous réagir maintenant que ce sentiment anti-Jésus, cette opinion « anti-Christ », soit ouvertement exprimé par le Pape lui-même ? Comme c’est choquant de constater que personne n'a été choqué ! La chose qui devrait vraiment brûler dans nos cœurs est que son assemblée de fidèles est juste restée assise là. Le Vicaire du Christ a blasphémé la Sainte Trinité ! Sous vos yeux !

Y a-t-il un Catholique de gauche qui entendrait ces paroles et qui se tiendrait debout et lui dirait : « Saint-Père, c’est un blasphème ! C'est une hérésie ! Vous ne devez pas commettre un tel péché horrible ». Est-ce que personne ne prend soin de son âme ? Est-ce que personne n’aura une pensée pour la terrible condition qui l'attend dans la prochaine vie ? Ou qui l’appelera à se repentir et à éviter cette condition ?

Je vais le faire. J'espère et je prie, pour l'amour de son âme et pour l'amour du Christ et j’espère que d'autres aussi le feront..