jeudi 28 avril 2016

Le Cardinal Pie de Poitiers
et la Royauté Sociale du Christ



par le Père Denis Fahey
SOURCE : Catholic Family News









Le Cardinal Pie de Poitiers (1815-1880), l'un des grands défenseurs de la Royauté du Christ au cours du 19ème siècle, a demandé aux Catholiques encore et encore de ne jamais abandonner leur lutte pour les droits de Dieu, de ne jamais se résigner à la déchéance du Christ Roi .

Parlant de la mission de l'Église pour les nations du monde, le Cardinal a déclaré : « Remarquez les dernières paroles adressées par Notre-Seigneur à ses Apôtres avant de monter au ciel : « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez à toutes les nations ». Notez que notre Seigneur Jésus-Christ ne dit pas à tous les hommes, ni à tous les individus, ni à toutes les familles, mais à toutes les nations. Il ne dit pas seulement : Baptisez les enfants, enseignez le catéchisme, bénissez les mariages, administrez les sacrements, donnez la sépulture religieuse aux morts. Bien sûr, la mission qu’Il confère aux Apôtres comprend tout cela, mais ça comprend plus que cela, car ça a un caractère public et social. Jésus-Christ est le Roi des Peuples et des Nations ». [1]

Encore une fois, en commentant les trois premières demandes du Notre Père, « Que Ton nom soit sanctifié, que Ton Règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », Il insiste que tous exigent le Règne Social public de Dieu par la reconnaissance de Notre Seigneur Jésus-Christ que le Père a envoyé. Le Nom de Dieu n’est pas sanctifié comme il se doit s’Il n’est pas sanctifié publiquement et socialement. Le Royaume de Notre Seigneur est destiné à venir, non seulement dans les âmes individuelles et dans le Ciel, mais sur terre, par la soumission des États et des Nations à Sa Gouvernance. La Volonté de Dieu n’est pas faite sur la terre comme au Ciel si les sociétés organisées ici-bas ne reconnaissent pas leurs devoirs envers Dieu par Notre Seigneur Jésus-Christ. « Le Catholique, » a-t-il continué à dire, « n’est pas un être qui s'enferme dans un oratoire à partir duquel le tumulte du monde lui est soigneusement exclu, et qu’il est occupé exclusivement à sauver sa propre âme et ne prend aucun intérêt dans le façon dont le monde évolue ... Quand Notre Seigneur a enseigné à ses Apôtres le Notre Père, Il a établi clairement qu’aucun de Ses disciples ne pourraient accomplir le premier acte de religion, qui est la prière, sans se mettre en relation avec tout ce qui peut avancer ou retarder, favoriser ou entraver le Règne de Dieu sur terre et il doit le faire en proportion de ses réalisations intellectuelles et dans la mesure de l'horizon qui lui est ouvert devant lui ... Tant que ce monde dure, ne consentons pas à limiter le Règne de Dieu au Ciel ou même au Ciel et à l'intérieur de nos âmes. « Que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ». Le détrônement de Dieu sur la terre est un crime auquel nous ne devrions jamais nous résigner. Ne cessons pas de protester contre celui-ci ». [2]

Cela est particulièrement nécessaire de nos jours lorsque les propositions sont faites pour remédier aux maux économiques et financiers tout en laissant de côté la reconnaissance ordonnée des droits de Dieu et du programme de notre Seigneur. « Il n’y aurait aujourd'hui ni de socialisme, ni de Communisme », écrivait le Pape Pie XI, « si les dirigeants des Nations n’avaient pas dédaigné les enseignements et les avertissements maternels de l'Église. Sur la base du Libéralisme et de la Laïcité, ils voulaient construire d'autres édifices sociaux qui, puissants et imposants comme ils semblaient au premier abord, ont trop vite révélé la faiblesse de leurs fondations et qui aujourd'hui se délitent un après l'autre devant nos yeux puisque tout ce qui n’est pas fondé sur la pierre angulaire qu’est Jésus-Christ doit s’effondrer ». [3]

notes :

1. La Royauté du Christ selon le cardinal Pie de Poitiers, pp. 24, 25.
2. La Royauté du Christ selon le cardinal Pie de Poitiers, pp. 26, 92.
3. Lettre encyclique, Divini Redemptoris, sur le communisme athée.