jeudi 10 août 2017

Nous venons de vivre le premier signe...

Une nouvelle Gestapo se lève :
la purge Chrétienne des médias sociaux




Écrit par Michael Matt
Éditorialiste en chef chez The Remmant

Le 8 août 2017
SOURCE : The Remnant




Il y a donc de bonnes nouvelles et des mauvaises. D'abord la mauvaise : le mois dernier et, sans aucun avertissement, plusieurs groupes Catholiques ont trouvé leurs pages Facebook soudainement et inexplicablement retirées du géant des médias sociaux. Il s'agissait, entre autres, de la page de Father Rocky avec 3,5 millions de J’aime, Catholic et Fier avec 6 millions de J’aime, Jesus et Mary avec 1,7 million de J’aime et Holy Mary Mother of G avec 200 k de J’aime.

La bonne nouvelle : suite à une protestation généralisée, Facebook a restauré la totalité ou la plupart des pages purgées quelques jours plus tard. Nos amis chez ChurchPOP.com expliquent comment cela s'est passé :

« ChurchPOP a précédemment rapporté que des dizaines de pages majeures de Facebook, en anglais, en espagnol et en portugais, ont été soudainement retirées de Facebook hier matin sans explication, ce qui a suscité de graves inquiétudes pour leurs propriétaires. L'incident a suscité l'indignation chez les Catholiques du monde entier qui exigeaient que les pages soient restaurées et qu'une explication soit donnée. Hier soir, toutes les pages ont été restaurées sans explication. Ce matin, ACI Prensa, une de nos agences affiliées d'information Catholiques en Amérique latine, a reçu la première explication de Facebook pour l'incident : « Les pages ont été restaurées. L'incident a été causé accidentellement par un mécanisme de détection de spams sur la plate-forme. Nous nous excusons sincèrement pour tout inconvénient que cela a causé ». Alors que nous sommes heureux que les pages aient été restaurées, ChurchPOP reste sceptique sur cette l'explication officielle car il semble que seules les pages Catholiques ont été affectées dans le monde entier, ce qui semble peu probable si le problème était un bogue de logiciel.

ChurchPOP n'est certainement pas la seule organisation qui reste sceptique. Nous, chez The Remnant, prévoyons une telle purge de Facebook depuis un certain temps. Et alors que nous sommes satisfaits d'apprendre que la pression exercée par le public dans ce cas a incité évidemment Facebook à repenser sa politique (ou au moins à ajuster les ... hum ... les niveaux de sensibilité de ses détecteurs automatiques de spams), c’est écrit, semble-t-il, sur le mur (sans jeu de mots). Après tout, au fur et à mesure que les médias sociaux commencent à éclipser même les médias grand public en pouvoir et en influence, il est raisonnable de penser que sauver le monde des paroles méchantes et des soi-disant « propos haineux » deviendrait un emploi à plein temps.

Selon un rapport récent chez TheBlaze.com, Facebook a annoncé un nouveau plan ambitieux pour faire exactement cela :

« Facebook engagera des milliers d'employés pour aider les réseaux sociaux à s'efforcer d'éliminer ce qu'ils considèrent comme des « propos haineux » à partir des profils des utilisateurs. Notre définition actuelle de discours haineux est tout ce qui attaque directement les gens en fonction de leurs « caractéristiques protégées » — race, origine ethnique, origine nationale, affiliation religieuse, orientation sexuelle, sexe, genre, identité de genre ou handicap grave ou maladie » a écrit dans une publication sur le blog Richard Allan, vice-président de la politique publique pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique pour le compte de Facebook ».

« Caractéristiques protégées » ? Vraiment ? Donc, le monde entier est devenu un grand jardin d'enfants où « l'enseignant » doit prendre des mesures draconiennes pour s'assurer que les jeunes peaux sensibles du monde ne se sentent que très peu offensées par n'importe qui ou quelque chose à tout moment. Ici, dans notre Meilleur des mondes, des bâtons et des pierres peuvent briser nos os, mais les noms vous enverront en prison !

Et ce n'est pas seulement Facebook. Selon un exposé multipartite sur Breitbart.com, le moteur de recherche omniprésent et omniscient Google est également entré en action. En plus de fournir une surveillance 24/7 sur à peu près tous les êtres humains sur la planète, il s'assure maintenant que ses propres employés ne pensent que des pensées approuvées par Google :

« Google a été ébranlé par la publication d'un manifeste interne qui présentait un grand biais politique au sein de l'entreprise. Dans des entretiens exclusifs avec Breitbart News, plus d'employés de Google parlent maintenant. Le manifeste de 10 pages, qui a été reçu par une réaction immédiate, a décrit un climat de peur dans l'entreprise, dans lequel les employés qui ont contesté les récits de la Gauche en vigueur sur la diversité ont été confrontés à des menaces immédiates à leur carrière ».

La police de la pensée à la rescousse. Merci à Google !

À une époque marquée par l'acceptation obligatoire et la tolérance de toute obscénité sous le soleil, il n'y a plus qu'un péché mortel : les « propos haineux » dont la définition amorphe représente une menace beaucoup plus grande pour les libertés civiles des fidèles Catholiques que pour les haineux réels. Les stars pornographiques omniprésentes, les anarchistes, les néo-nazis — tous s'affilient aussi à Facebook, et pourtant — c’est drôle ! — ils ne semblent pas être soumis aux mêmes niveaux de contrôle et de censure que les Chrétiens.

À peine surprenant, je suppose, compte tenu des décennies consacrées par les conseillers politiques d’extrême gauche en politiques publiques pour refondre la Bible comme étant des « propos haineux » et dénoncer les dogmes Catholiques (comme « extra ecclesiam nulla salus » [ ˙Hors de l’Église, point de salut ] ) comme la preuve irréfutable d’un sens de suprématie religieuse dangereuse menaçant le bien commun tout comme la suprématie de la race était sous les Nationaux-Socialistes dans les années 1930.

Ainsi, si un site Web Catholique en 2017 s'empare de la défense du mariage, par exemple, en tant qu'institution créée par Dieu dans le but de la procréation et de l'éducation des enfants (et donc réservée exclusivement à un homme et à une femme), ce dit site naturellement « hait » les homosexuels et par inadvertance ou autrement, fomente la violence contre les « champions de la liberté » qui rejettent la définition Chrétienne du mariage.

Si le même site défend le dogme infailliblement défini qu’il n'y a pas de Salut en dehors de l'Église, bien évidemment, cela indique de la haine envers les non-Catholiques, une certaine tendance à l'antisémitisme, à l'Islamophobie et toute une sérieuse attitude fasciste. De censurer le Christianisme ici dans notre monde post-Chrétien sert donc à défendre l'humanité contre les préjugés et la haine. Peu importe que l'Église n'a jamais vacillé dans sa stricte interdiction — sous peine de péché mortel, pas moins ! — de la haine de toute sorte contre quiconque et tout le monde, surtout ceux qui ont été élevés dans des familles non Catholiques qui n'ont jamais connu le Christ et qui n'ont jamais pris une décision consciente de Le rejeter.