lundi 7 août 2017

Le Cardinal Parolin tente-t-il
de rapiécer un désastre Bergoglien ?


Pape François et Evo Morales, Président socialiste de Bolivie.
(Le Pape a amené le Crucifix du marteau et de la faucille avec lui au Vatican.)

par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 7 août 2017

Le toujours provocateur Antonio Socci vient de publier une chronique dans laquelle il détaille ce qu'il croit être des efforts par des éléments de la Curie Romaine pour défendre l'Église contre ce qu'il qualifie « de calamité, de désastre et de fléau » du pontificat actuel. Le chef de cette « autodéfense de l'Église », selon Socci, est le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Vatican.

Socci se réfère tout d'abord à la « lourde défaite » que le Pape François a souffert dans son soutien inexplicable à la dictature socialiste ruineuse de Nicolás Maduro, le « despote rouge » du Venezuela qui a, à lui seul, réduit une nation riche à la ruine, provoquant l'effondrement de l'économie, la famine généralisée, les émeutes dans les rues et les tentatives de coup d'état.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

François, écrit Socci, « était proche de Maduro (il est toujours « tendre » avec tous les tyrans rouges, de Fidel Castro aux Chinois, tout en diabolisant Trump et les leaders démocratiques). François, note Socci, a même organisé une séance de photos pour la presse au Vatican en faveur de Maduro en juillet 2013 au cours de laquelle il a béni Maduro sur le front. Mais le Cardinal Parolin, face à la catastrophe Vénézuélienne, s'est joint aux Évêques du Venezuela dans une déclaration qui « répudie le despote rouge Maduro ». La déclaration contre Maduro, observe Socci, fait partie d'un effort « pour rapiécer les dommages incalculables causés par Bergoglio et sa cour ».

Socci cite l'exemple des déclarations de Parolin en juillet dernier sur la « vague d'immigration » en Italie, déclarations considérées comme « une correction sinon une répudiation de Monseigneur Galantino, donc implicitement de Bergoglio, qui a fait de l'immigration un dogme de la Foi ... et aussi du martelage obsessionnel Bergoglien d’accueillir tout le monde ... qui a poussé le [gouvernement] à abaisser toutes ses défenses et à permettre au pays d'être submergé par une invasion ».

Parolin a dû appliquer cependant « un patch colossal » à une « gaffe internationale » découlant du « dernier entretien surréaliste avec [Eugenio] Scalfari » le 8 juillet à La Repubblica ( le journal de gauche préféré du Pape et le seul qu'il lit ). À cet égard, « parmi d'autres énormités », François a déclaré : « Je crains qu'il y ait certaines alliances assez dangereuses entre des pouvoirs qui ont une vision déformée du monde : l'Amérique et la Russie ... Poutine et Assad dans la guerre en Syrie ».

La notion selon laquelle une alliance entre les États-Unis et la Russie en Syrie est dangereuse alors qu’un conflit entre les deux puissances serait souhaitable, n'est pas seulement bizarre, mais c’est susceptible d'aggraver les relations Américano-Russes déjà empoisonnées par le Congrès des États-Unis au service de l'affirmation hystérique que la Russie « a piraté notre démocratie » et « a fait collusion » avec la campagne Trump lors de l'élection de 2016, qui est précisément la ligne d’action d'Obama, de Clinton et de la faction américano-belliciste. D'une manière des plus ironique, la remarque imprudente de François se prête à un conflit entre les États-Unis et la Russie qui pourrait se terminer par une catastrophe mondiale malgré ses demandes constantes de paix dans le monde (mais certainement pas la paix du Christ sous la Royauté Sociale du Christ).

« Il n'y a pas une personne de bon sens », écrit Socci, « qui ne regarde pas avec faveur des discussions pacifiques entre les deux grandes puissances ». Ceci est tout à fait différent de la question de la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé et de sa conversion consécutive, à l’égard de quoi l'état actuel du flux dans cette nation, avec un renouveau religieux apparent à un certain niveau (même si l'avortement est encore légal) semble impliquer une préparation à distance pour le tournant historique de la réunification de la Russie avec Rome.

En tant que patch pour la bêtise de Bergoglienne, le Cardinal Parolin a publié une déclaration, citée par Socci, qui note le rôle historique de l'Europe de l'Est « dans la civilisation, la culture et la Foi Chrétienne », et rappelle l'appel de Jean-Paul II non pas pour une politique purement politique d’« Expansion Occidentale », mais plutôt pour la réunification de toute l'Europe sous ses racines Chrétiennes, qui est certainement conforme au Message de Fatima, même si la politique échouée d'Ostpolitik du Vatican [la politique de l'Est, appelant à un accommodement avec les régimes communistes ] ne l’est pas.

Socci écrit que Parolin est, semble-t-il, également impliqué à « mettre les freins sur les « projets révolutionnaires » de la cour Bergoglienne sur la liturgie (la liberté de la Messe [Latine] est sur un terrain fragile sur lequel il existe un risque d'éruption d’un schisme ) ».

Socci conclut avec cette observation : « L'activisme de Parolin récolte un consensus toujours plus grand parmi ceux qui sont déconcertés par le travail de démolition de Bergoglio. Mais combien de temps cette situation peut-elle continuer ? »

Combien plus longtemps ? Seul Dieu connaît la réponse définitive qui viendra le jour où la Russie sera consacrée au Cœur Immaculé de Marie.