vendredi 4 août 2017

La Colombie et le Venezuela brûlent
Est-ce que le Vatican dorlote les Communistes ?




Par : Domingo Caro
Contributeur chez One Peter Five

Le 2 août 2017
SOURCE : One Peter Five

Note de la rédaction : l’article qui suit provient de Domingo Caro, un contributeur bien versé en politique et dans l'Église en Amérique du Sud.

La Colombie a été terrorisée et transformée en un pays de trafic de drogue par la subversion Communiste depuis des décennies. La pire force à cet égard a un nom : les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombie (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) ou les FARC. Après que le Président Uribe (2002-2010) les eut frappés fort, ils ont décidé de changer leur stratégie et de protéger leur pouvoir par des élections comme Hugo Chávez l'a fait lui-même dans le Venezuela voisin.

Le Président Colombien Juan Manuel Santos a joué un rôle actif dans cette stratégie. L'année dernière, il a signé un accord de « paix » avec les FARC et a proposé un référendum pour l'approuver. La campagne pour son approbation a été implacable ; tous les sondages ont été manipulés pour montrer un soutien énorme. Le Pape s'est impliqué en faveur de l'accord, promu par lui et Raúl Castro, mais le Peuple Colombien a refusé d'être trompé et a voté « non ».

L'intervention du Pape François a été sévèrement critiquée avec des raisons de poids par les Catholiques hispano-américains. Le blog El Quijote Siglo XXI a souligné ce qui suit : l'accord de 297 pages était la capitulation de la Colombie à une forme de Communisme conçu par Raúl Castro. Dans ces pages, l'État s'engage à imposer dans l'éducation des enfants et dans diverses politiques l'idéologie du genre [1], à accorder un salaire pendant des années aux membres de la guérilla, à pardonner les crimes abominables contre l'humanité commis par les FARC, à permettre aux FARC de posséder des stations de radio pour promouvoir le « socialisme du XXIe siècle », à avoir des sièges au Congrès et à conserver l'argent tiré du trafic de drogue.

Lorsque l'accord a été signé, le Cardinal Pietro Parolin a déclaré : « Le Saint Père a suivi avec attention les efforts des années passées dans la recherche de la réconciliation ainsi que de l'harmonie et il a encouragé de tels efforts sans prendre part aux solutions concrètes [. ] » Mais François a dépassé cela. Il a déclaré : « Je promets que lorsque cet accord sera approuvé et protégé par le référendum, je visiterai la Colombie pour enseigner la paix ». Il était tellement sûr que le Peuple Colombien approuverait l'accord lors du référendum !

Le Pape avait des raisons d'être sûr. Il avait influencé fortement en utilisant son autorité pontificale pour son approbation et la question référendaire proposée était trompeuse : « Soutenez-vous l'Accord Final pour la fin du conflit armé et la construction d'une paix stable et durable ? » François ne participait-il pas à une fraude, à une tentative d’attirer un Peuple Catholique à approuver sa propre destruction ?

L'histoire ne se termine pas ici. Les gens n'ont pas été trompés par la propagande et les sourires enjôleurs du Pape. Santos a cependant poursuivi avec l'application de l'accord ainsi que Raúl Castro, les FARC et François. Le 1er septembre prochain, les FARC deviendront un parti politique et, le 6 septembre prochain, François va bénir la « réconciliation » et la « harmonie » qui en découlent. La Conférence des Évêques a promu cette visite et a donc accepté la bénédiction papale sur la tromperie faite au Peuple Colombien.

Telle a été la ligne diplomatique du Vatican en Colombie sous le Cardinal Parolin et le Pape François.

Dans le Venezuela voisin, le Vatican a suivi exactement la même ligne. Les Chrétiens des deux pays sont confus. Mais au Venezuela, où la perversité de cette ligne diplomatique est plus visible à cause du génocide dont souffrent les gens — une catastrophe que François et Parolin ont ignorée — la confusion s'exprime de manière visible.

Même José Luis Rodríguez, un célèbre chanteur populaire, a jeté un défi au Pape : « Le silence du Pape est étonnant et le rend complice des décès récents et des décès à venir dans ce régime de trafic de drogue. Qu'est-ce qui ne va pas avec vous, Bergoglio ? » Aussi : « Le Pape est plus proche de la Gauche Communiste que du Christ. Définissez-vous, Bergoglio ! »

Le Vatican a plus critiqué l'opposition que le gouvernement. Le Pape François n'a jamais condamné la répression tyrannique au Venezuela ; au lieu de cela, il a toujours appelé « le gouvernement et tous les membres de la société Vénézuélienne à éviter toute nouvelle forme de violence et à rechercher des solutions négociées ». Il a donc ignoré l'oppression à laquelle le gouvernement Communiste a soumis le Peuple et a ignoré la doctrine classique du droit d’un peuple à se défendre contre la tyrannie. Le Pape François et le Vatican ont promu le « dialogue » et les « négociations » avec une tyrannie totalitaire qui, elle-même, a utilisé l'autorité du Vatican pour gagner du temps pour surmonter plusieurs crises (en 2014 et en 2016).

Est-ce que Le Pape François ne sait pas que la tyrannie a plein pouvoir et opprime le peuple sans défense ?

Dans la crise récente, celle qui a débuté en avril, le Vatican a suivi la même voie. J'ai déjà cité une déclaration publique faite par François en avril. Dans son message de Pâques, il a insisté sur la même ligne d’idée. Et il existe des preuves indubitables que le Cardinal Parolin est directement responsable (comme il l’était en 2014 et 2016) pour le cours désastreux suivi au cours du dernier mois par les dirigeants de l'opposition, associés dans une organisation appelée MUD (Mesa de l'Unidad Democrática --- la Table Ronde l'Unité Démocratique). Ces dirigeants ont essayé de parvenir à une « solution négociée » avec l'apparente conviction que le soutien du Cardinal Parolin ferait bouger les responsables de la tyrannie Vénézuélienne de négocier avec eux. Cela apparaît clairement dans une lettre envoyée par l'un de ces politiciens du MUD, Julio Borges, Président du Congrès Vénézuélien, aux responsables du gouvernement Vénézuélien. Borges parle du dialogue que le Cardinal Parolin a proposé dans une récente lettre du Vatican. Les responsables du Vatican et les dirigeants de l'opposition ne savent-ils pas que les tyrannies Communistes n'abandonnent pas le pouvoir par la persuasion [2] ?

Le 28 juillet, le directeur exécutif de Human Rights Watch, José Miguel Vivanco, a donné quelques déclarations à la Presse Chilienne qu’il vaut la peine de contraster avec l'attitude du Vatican :

« La crise au Venezuela n'est pas le résultat du manque de dialogue. ... Ce n'est pas le résultat de la polarisation et d’un conflit potentiel entre deux forces équivalentes qui exigent la médiation. ... La crise est due à un passé dictatorial d'un régime qui commet des violations extrêmement graves et massives des Droits de l'Homme avec une impunité totale et qui ne rend aucun compte à personne ».

« Nous sommes confrontés à une dictature, à une tyrannie qui concentre tout le pouvoir et qui s'accroche au pouvoir. Dans ce contexte, le Président du Chili refuse de nommer les choses telles qu'elles sont et déclare que ce régime a été élu démocratiquement, un tel régime qui est incompatible avec la position du Chili dans l'Organisation des États Américains [.] ... »

« La question la plus grave est qu'on suggère un dialogue entre le gouvernement et l'opposition. C'est une grave erreur et, en ce moment, un chef d'État bien informé de la situation du Venezuela ne devrait pas faire une telle grave erreur. ... »

« Le 30 juillet, le régime tentera de se protéger avec un peu de vernis (ils ne peuvent pas obtenir plus que cela) d'un exercice populaire démocratique mais avec une structure clairement fasciste qui rendra encore plus difficile une solution démocratique, négociée et raisonnable à court terme à cette situation dans laquelle le Peuple Vénézuélien est absolument sans défense ».

Il semble donc que nous soyons arrivés à la situation dans laquelle un chanteur populaire et le directeur exécutif de Human Rights Watch sont une autorité morale plus crédible que le Vatican du Pape François et Parolin. Pas étonnant que les Catholiques Colombiens soient bouleversés, disant que le Pape François n'est pas le bienvenu et que lui et les Évêques qui l'appuient sont en dehors de l'Église Catholique.

Récemment, un très respecté Catholique, Don José Galat ( voir cette histoire plus complète ici ) , fondateur d'une chaîne de télévision (Teleamiga) et Président d'une université (de la Gran Colombie), a diffusé un ensemble d'émissions de télévision dans lesquelles il montre ce qu'il comprend des écarts du Pape François de la Foi Catholique concernant le Sacrifice de la Messe (qui a été appelé par François un « mémorial ») et du respect des Commandements ( voir un épisode d’une de ces émissions ici d’une durée de 1 minute ). Les Évêques de Colombie ont réagi en interdisant aux prêtres d'apparaître sur la chaîne de Galat. À ce stade, une station de radio a interviewé Galat agressivement, l'appelant « fier » et schismatique. Sa réaction a dépassé ses positions antérieures plus réfléchies et il a déclaré que François n'était pas le Pape parce que son élection était non valide — et que même s'il était Pape, il est un hérétique. La réaction des Évêques fut instantanée : ils déclarèrent immédiatement que Don José Galat est excommunié latae sententiae. Est-ce que les Évêques ont réagi avec une vitesse aussi exemplaire lorsque les enseignements centraux de notre Foi sont refusés et les principes centraux de la morale Catholique sont remis en question par les prêtres, les religieux et les laïcs !

Don José Galat a, je pense, dépassé ce que les canonistes pensent être juste au sujet de l'élection papale. Cependant, est-ce que l'on peut vraiment être surpris qu'un bon Catholique qui aime la Vérité Divine et le Peuple de Dieu soit en colère et affirme maintenant que le Pape François n'est pas le bienvenu en Colombie ?

Le schisme fermente dans l'Église, et non pas l'harmonie et la paix. Comment ne pourrait-il pas se développer lorsque le Vatican montre une telle partialité envers les pires ennemis des Catholiques — pas moins que les Communistes bien connus, les FARC et Raúl Castro inclus ?

[1] Voir l'Accord de Paix Final, Préambule, p. 3; Sections 2.2.4; 2.3.5; 3.4.1; 3.4.2; 4.2.1.1; 4.2.1.4; 5, p. 126; 5.1.1.1; 5.1.1.1.2; 5.1.1.1.4; 5.1.2.I; 5.2; 6; Et le Protocole relatif au suivi et à la vérification de l'application de l'accord, p. 233, 31 juillet 2017)

[2] On croit que, dans l'Union soviétique, les Communistes ont abandonné le pouvoir pacifiquement. Mais c'est faux. Il y a eu un coup d'état contre Yeltsin qui a échoué. Cet échec est ce qui a conduit les Communistes hors du pouvoir pendant un moment en Russie.