mercredi 26 juillet 2017

Rumeurs au Vatican

Le Pape François viserait à mettre fin
à la permission de dire la Messe en Latin




Par John-Henry Westen

SOURCE : Life Site News
Mercredi 26 juillet, 2017 - 11:38 am EST



ROME, 26 juillet 2017 (LifeSiteNews) - Des sources à l'intérieur du Vatican suggèrent que le Pape François vise à mettre fin à l'autorisation universelle du Pape Benoît XVI pour que les prêtres puissent dire la Messe Latine Traditionnelle (MLT), également connue sous le nom de Forme Extraordinaire de la Messe. Le plan d'action serait en harmonie avec le dédain répété à plusieurs reprises par le Pape François pour la MLT, en particulier chez les jeunes, il n'y a pas eu de discussion ouverte à ce jour.

Des sources à Rome ont déclaré à Life Site News la semaine dernière que des prélats libéraux à l'intérieur de la Congrégation pour la Doctrine de Foi ont été entendus en train de discuter un plan attribué au Pape pour éliminer le célèbre document du Pape Benoît XVI, qui donnait aux prêtres la liberté de célébrer l'ancien rite de la Messe.

Les traditionalistes Catholiques viennent de célébrer le dixième anniversaire du document, Summorum Pontificum. Le Pape Benoît XVI l'a publié en 2007, en donnant à tous les prêtres du Rite Latin l'autorisation d'offrir la MLT sans demander l'autorisation de leurs Évêques, annulant ainsi une restriction imposée aux prêtres après le Concile Vatican II.

Le motu proprio a outragé les Évêques libéraux car il les a dépouillés du pouvoir d'interdire la MLT comme plusieurs l'avaient fait. Auparavant, les prêtres avaient besoin de la permission de leur l'Évêque pour célébrer la MLT.

De plus, Summorum Pontificum déclarait que partout où un groupe de fidèles demande la MLT, les prêtres de paroisse devraient volontiers accepter leur demande.

Les plans qui ont été entendus sont presque identiques aux commentaires d'un liturgiste Italien important dans une interview publiée par La Croix en France plus tôt ce mois-ci. Andrea Grillo, professeur laïc à l’Athénée Pontifical de Saint Anselme à Rome, consodéré par La Croix comme « proche du Pape », est intimement familier à Summorum Pontificum. En réalité, Grillo a publié un livre contre Summorum Pontificum avant que le document papal ne soit même publié.

Grillo a déclaré à La Croix que François envisageait d'abolir Summorum Pontificum. Selon Grillo, une fois que le Vatican érige la Société de Saint Pie X en Prélature Personnelle, le Rite Romain ne sera conservé que dans cette structure. « Mais [François] ne le fera pas tant que Benoît XVI est vivant ».

Le plan, tel qu’il a été décrit à Life Site News, impliquait un accord avec la Société de Saint-Pie X et, avec cet accord en place, séquestrait les Catholiques voués à la MLT à la SSPX. Pour la plupart, cela leur enlèverait l'accès à la MLT car il n'y aurait pas assez de prêtres SSPX pour servir les Catholiques voulant la MLT dans le monde entier.

De plus, la source de Life Site News a suggéré que le plan pourrait expliquer une lettre du 20 mai 2017 du Préfet récemment limogé de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Gerhard Müller. Même si le Cardinal Müller voulait que la SSPX soit entièrement réconciliée pour aider à lutter contre les Modernistes dans l'Église, la lettre du 20 mai semblait saborder un accord entre le Pape François et la SSPX qui les verrait obtenir une Prélature Personnelle. La lettre comprend des dispositions longtemps connues pour être totalement inacceptables par la SSPX, annulant ainsi une entente possible que le leader de la SSPX, l'Évêque Bernard Fellay croyait être imminente.

La source Life Site News a suggéré que la lettre du 20 mai de Muller a peut-être été écrite parce qu'il connaissait les plans de François et il a voulu éviter que se réalise le plan d'enterrer Summorum Pontificum avec le Pape Benoît. « La lettre était dirigée pas tant contre Fellay mais contre l'accord » a poursuivi notre source. « Le Pape François était très fâché que le document soit venu du Cardinal Muller et certains disent que c'est pourquoi il a pris la décision de le renvoyer ».