jeudi 13 juillet 2017

Le Pape Benoît a un ami athée, aussi
Et il n'est pas ami de François




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 12 juillet 2017

L'indispensable Life Site News vient de signaler la nouvelle explosive que Marcello Pera, « un philosophe athée ami de Benoît XVI a fortement critiqué le Pape François, accusant le Saint-Père de ne pas prêcher l'Évangile, mais de faire de la politique, de fomenter un schisme et de publier des déclarations laïques visant à détruire l'Occident ».

Un regard sur l'entretien original en langue italienne de Pera à Il Mattino (ma traduction) révèle un bombardement après l'autre. Pera, le co-auteur avec le Cardinal Ratzinger du célèbre livre « Sans racines », dit du Pape Bergoglio que « sa vision politique, sociale et sur les migrants est celle du justicialisme péroniste [un terme pour la philosophie politique péroniste du populisme et du nationalisme]; elle n'a rien à voir avec la tradition occidentale des libertés politiques et avec sa matrice chrétienne ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

« En substance, » poursuit Pera « il suggère à nos États de se suicider, il appelle l'Europe à ne plus être elle-même : le Pape reflète tous les préjugés du latino-américain envers l'Amérique du Nord, envers le marché, les libertés, le capitalisme ».

Maintenant, le marché, les notions modernes de liberté et de capitalisme méritent certainement une critique Catholique approfondie qu'elles ont reçue dans les encycliques sociales des grands Papes avant Vatican II. Mais la critique que le Pape Bergoglio offre, comme l'observe Pera, n'est pas celle du Magistère, enracinée dans la loi de l'Évangile. Il dit plutôt : « Ce n'est pas l'Évangile, mais seulement de la politique. François a peu ou pas d'intérêt pour le Christianisme en tant que Doctrine, par l'aspect théologique ... Ses affirmations semblent fondées sur l'Écriture, en réalité, elles sont fortement sécularistes.

Et puis cette évaluation du pontificat Bergoglien, dévastatrice parce qu'elle provient d'un observateur extérieur qui voit la réalité de notre situation, même sans la Foi : « Un schisme caché est en cours dans le monde Catholique et il est poursuivi par Bergoglio avec opiniâtreté et détermination»

En observant ce qui a longtemps été évident du point de vue de Fatima, mais dont la reconnaissance par un athée est tout à fait remarquable, Pera déclare qu'avec le Pape Bergoglio « le Concile du Vatican a finalement explosé dans tout son radicalisme révolutionnaire ... Cet aggiornamento du Christianisme a laïcisé l'Église, a déclenché un changement qui était très profond, même si, étant susceptible de conduire à un schisme, il fut maintenu sous contrôle dans les années suivantes ». Seulement relativement parlant !

Mais maintenant, avec le Pape Bergoglio, Pera conclut : « Les droits de l'homme, tous, sans exception, sont devenus la référence idéale et la boussole pour l'Église, pour les droits de Dieu et de la Tradition, il n'y a pratiquement plus de place ». Je me souviens ici de la protestation du Pape Léon XIII dans son encyclique Tametsi Futura Prospicientibus (Perspectives du futur ) :« Le monde a assez entendu parler de ce qu'on appelle les « Droits de l'homme ». Laissons-le entendre quelque chose sur les Droits de Dieu ».

Que même un athée se sente obligé de donner cette évaluation du pontificat Bergoglien devrait indiquer à l'observateur Catholique équitable que quelque chose a été terriblement erroné avec cette papauté. Le Pape Bergoglio n'est pas le premier Évêque que l'Église a dû supporter. Mais il est certainement raisonnable de conclure que, comme cela se présente maintenant, ses écarts par rapport au chemin de la Tradition sont dans une catégorie propre en eux-mêmes. Et cette situation sui generis suggèrerait une intervention unique du Ciel lui-même pour mettre un terme à cette catastrophe continue.