samedi 22 juillet 2017

L'oe cucu ménisme à l'oeuvre

Le site Web des Jésuites désigne le Père Sosa comme le Premier Supérieur Général
à « se baptiser lui-même comme Bouddhiste »




Par : Steve Skojec
Éditorialiste en chef de One Peter Five

Le 20 juillet 2017
SOURCE : One Peter Five





« Il est interdit d'assister aux rites sacrés des infidèles et des hérétiques d'une manière que vous pourriez être jugés en communion avec eux ».

- Saint Liguori, Theologia Moralis, Lib.5, Tract. 1, Chap. 3.

Je ne sais même pas par où commencer.

Merci au tuyau d'un lecteur ce matin, je me suis dirigé vers le site officiel de la Conférence des Jésuites Provinciaux en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

Rendu là, j’ai fait quelques aperçus tout autour. J'ai suivi le lien vers leur page Facebook. Elle est colorée. Colorée d'une manière qui véhicule son propre trouble peut-être ces temps-ci :


Site WEB officiel de la Conférence des Jésuites Provinciaux
en Amérique Latine et dans les Caraïbes

L'article spécifique dont je fus alerté était celui-ci à propos du Père toujours controversé, Arturo Sosa, le nouveau Supérieur Général des Jésuites, qui a récemment participé à une conférence au Cambodge « entre les Bouddhistes et les Chrétiens qui travaillent pour la paix ».

Il a donné une homélie, selon l'article, sur les thèmes de la diversité, de la peur de la différence, de la « construction de murs » qui résulte de la peur et de la violence.

Puis j'ai visité un temple Bouddhiste où il s’est adressé à 80 moines rassemblés comme suit :

« Merci beaucoup pour votre temps et la sagesse que vous avez partagée aujourd'hui ».

« J'ai appris beaucoup de choses de vous et vous m’avez donné beaucoup de choses à réfléchir et à prier. Il est réconfortant de voir à quel point nous sommes unis dans notre désir de promouvoir la paix et la réconciliation dans notre monde. En outre, il est réconfortant de voir comment nous partageons la conviction que le chemin de la paix commence à partir de l'intérieur, de la transformation profonde de la personne intérieure, de la croissance dans le détachement et la bonté ».

« Je suis reconnaissant de ce que mes frères Jésuites font pour promouvoir le dialogue avec le Bouddhisme ici au Cambodge, au niveau des échanges académiques, de la prière ensemble ou dans le standard de vie commun et de l'action commune au service des pauvres. Je vous remercie pour le témoignage significatif et inspirant sur la façon dont vous vivez notre mission Jésuite de réconciliation ».

« Parmi les nombreuses choses que j'ai apprises du Pape François, une consiste dans son insistance sur l'importance de créer une culture de la rencontre. J'utilise cette phrase tout le temps. Il considère que, dans notre monde divisé, où certains veulent construire des murs, ce que nous devons faire est de promouvoir la rencontre, sans crainte et avec respect, des gens qui rencontrent des gens, en s’écoutant attentivement et avec respect les uns les autres, construisant ainsi des relations et des amitiés ».

« Merci pour cette rencontre lors de cet événement de cet après-midi qui m'a enrichi et j'espère qu'elle portera ses fruits en service ».

C’était une adresse entièrement banale. Aseptisée. Aucune mention de Jésus-Christ. Aucune indication de la volonté du Père Sosa d’amener des âmes à la plénitude de la Vérité comme tant de ses ancêtres de la Compagnie de Jésus qui étaient connus pour ça. Quand j'ai fini de passer à travers cette lecture, en fait, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Saint François Xavier, l'apôtre en Asie. L'un des premiers Jésuites, il travailla sans relâche en Inde, en Malaisie, au Japon et, s’il n'était pas tombé malade avant d'atteindre le continent, il serait aussi devenu missionnaire en Chine. L'Encyclopédie Catholique dit de Saint François-Xavier :

C’est vraiment un sujet d'émerveillement qu'un homme dans le court espace de dix ans (6 mai 1542 - 2 décembre 1552) a pu visiter tant de pays, traversé tant de mers, prêché l'Évangile à tant de nations et converti tant d'infidèles. Le zèle apostolique unique qui l'animait et les prodigieux miracles effectués que Dieu a prodigués à travers lui expliquent cette merveille qui n'a pas d'égale ailleurs. La liste des principaux miracles se trouve dans la Bulle de canonisation. Saint François Xavier est considéré comme le plus grand missionnaire depuis le temps des Apôtres et le zèle dont il a fait preuve, les miracles merveilleux qu’il a opérés et le grand nombre d'âmes qu’il a apportées à la lumière de la vraie Foi, lui donne droit à cette distinction.

Ce que les Jésuites de 2017 nous présentent au lieu dans l'exemple de leur dirigeant, le Père Sosa, est l'image suivante, avec une légende bizarre qui apparaît lorsque l'on tient la souris sur la photo :

Si vous ne pouvez pas lire la légende, il est dit : « Le Père Sosa est officiellement le premier Supérieur des Jésuites dans un Baptême Bouddhiste ». Ceci est une traduction automatique approximative de la légende écrite dans le code de la page qui se lit en espagnol comme suit : «Padre Sosa es oficialmente el primer Superior Jesuita en bautizarse budista ». Plus clairement énoncé : « Le Père Sosa est officiellement le premier Supérieur des Jésuites à se baptiser lui-même Bouddhiste ».

Maintenant, je ne sais pas ce que signifie « Se baptiser soi-même Bouddhiste ». Probablement parce qu'on ne se baptise pas. Ça signifierait n’importe quoi, finalement. Les Bouddhistes ne se baptisent pas. Les Bouddhistes ne croient même pas vraiment en Dieu. Comme Carl Olson et Anthony Clark ont expliqué dans cet article sur le Catholicisme et le Bouddhisme publié chez Ignatius Insight :

Il est parfois dit que le Bouddhisme est athéiste. Pourtant, le Bouddhisme n'est pas intéressé par la question de Dieu, il est donc plus exact de le décrire comme agnostique. Le Bouddhisme « fonctionne » que Dieu existe ou non. Un Bouddhiste permet aux autres de croire en un Dieu ou des dieux, mais ces croyances ne sont que des moyens pratiques pour parvenir à la fin ultime qui n'a rien à voir avec un Dieu ou des dieux. « Dieu n’est ni affirmé ni nié par le Bouddhisme » écrit Merton dans « Mystics and Zen Masters » [ Les Mystiques et les Maîtres Zen ], « dans la mesure où les Bouddhistes considèrent que ces affirmations et ces dénégations être dualistes, sans pertinence à l'objet principal du Bouddhisme, qui est l'émancipation de toutes les formes de pensée dualiste ».

C’était l'enseignement commun de l'Église avant les jours exaltants de la manie de l'œcuménisme et du dialogue inter-religieux qui ont suivi le Deuxième Concile du Vatican alors que les Catholiques évitaient la majorité des prières œcuméniques et, bien sûr, les rencontres interreligieuses.

Dans l'excellent texte catéchétique, « Ma foi Catholique : un manuel de religion », nous lisons :

« Comment un Catholique pèche contre la Foi ? »

« Un Catholique pèche contre la Foi par l'infidélité, l'apostasie, l'hérésie, indifférent à leur égard, et en prenant part à des cultes non Catholiques ».

« Nous pouvons perdre notre Foi ;

  • (a) en n’apprenant pas bien les doctrines de l'Église ;

  • (b) en doutant volontairement des vérités qui ont été révélées à l'Église ;

  • (c) en lisant des livres et en faisant d'autres lectures contre notre religion ;

  • (d) en participant à des assemblées de personnes qui sont opposées à notre religion ;

  • et (e) en négligeant la pratique de notre religion.

Et plus loin :

« Les personnes qui ne croient pas dans le Christianisme comme une religion divinement révélée, qu’elles aient été baptisées ou non, sont communément appelées « infidèles ». L’infidélité consiste dans le refus de croire en tout ce qui ne peut pas être perçu par les sens ou la compréhension ».

« Mais n’est-il pas tout à fait raisonnable d'avoir foi en Dieu Tout-Puissant qui en connaît beaucoup plus que nous ne pouvons jamais espérer connaître et qui peut faire des choses au-delà de notre compréhension ? Il est nécessaire que nous servions Dieu dans la façon qu’Il le requiert, pas la façon dont il nous plaît de le faire. Pour cette raison, nous devons pratiquer la religion révélée par Dieu et éviter de faire nos propres religions selon nos innombrables fantaisies. Les Bouddhistes, les Musulmans, les Hindous, les Juifs, les Païens sont infidèles. Et comme cela a été expliqué, les Chrétiens peuvent aussi devenir infidèles.

[...]

« Pourquoi un Catholique pèche contre la Foi en prenant part à un culte non-Catholique ? »

« Un Catholique pèche contre la Foi en prenant part à un culte non-Catholique parce qu'il professe ainsi une croyance en une religion qu’il sait être est fausse ».

« 1.) C’est mal d'assister à des cérémonies Protestantes ou Juives même si nous n’y participons pas activement parce que ces cérémonies sont destinées à honorer Dieu d'une manière dont Il ne souhaite pas être honoré. S’Il a institué Sa propre l'Église, Il doit souhaiter être honoré selon le culte de cette église. En outre, nous donnons aussi le mauvais exemple et nous nous exposons au danger de perdre notre Foi ».

« Si nécessaire, pour des obligations sociales, un Catholique peut être présent à un mariage non-Catholique ou des funérailles, mais il ne doit pas participer au culte. En aucun cas, il peut assister à d'autres cultes des églises non Catholiques tels que l'installation de leurs ministres, leurs sermons, etc. ».

Maintenant, regardez à nouveau l'image ci-dessus. Est-ce que le Père Sosa semble « prendre part à culte non Catholique » ?

Il le fait, c’est certain.

Et maintenant, les membres de son propre Ordre ne voient rien de mal à dire qu’il « s’est baptisé lui-même Bouddhiste ».

Ceux d'entre vous qui êtes des lecteurs assidus depuis un bon moment serez sans doute en mesure d’identifier d'autres exemples, comme celle la plus notoire dans un passé pas trop lointain peut-être que l'on appelle les réunions de prière « œcuméniques » d’ Assise sous le leadership du Pape Jean-Paul II. Les convertis récents et ceux qui sont venus récemment pour étudier les enseignements traditionnels ne peuvent pas être au courant de ces choses de l'Église. Pour des raisons d'espace et de ma propre santé mentale, je ne commencerai pas à détailler la liste ici. À le faire, ça s'étendrait sur beaucoup de pages.

Ce genre de chose doit s'arrêter. Comme je l'ai déjà écrit, en tant que Catholiques, nous ne pouvons pas être indifférents à l'indifférentisme. Et bien que nous soyons tentés de dire : « C’est quoi l'affaire ? Ça se produit tout le temps maintenant ! », nous devrions résister à cette tentation. C'est toujours une grosse affaire. C’est une grosse affaire au point que nous sommes devenus si cyniques que nous n’en sourcillons même plus de nos jours.

En des moments comme ceux-ci, de façon réfléchie, j’en viens à l'Acte de Consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus (Pape Pie XI), que j'ai déjà partagé avec vous :

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous, et afin de vous être plus fermement unis, voici que chacun d’entre nous se consacre spontanément à votre Sacré Cœur.

Beaucoup ne vous ont jamais connu, beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres et ramenez-les tous à votre Sacré Cœur.

Seigneur, soyez le roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.

Soyez le roi de ceux qui vivent dans l’erreur ou que la discorde a séparés de vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur.

[Soyez le roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie ou de l’islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.

Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de Rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.]

Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix. Faites que d’un pôle du monde à l’autre une seule voix retentisse : « Loué soit le divin Cœur qui nous a acquis le salut! A lui, honneur et gloire dans tous les siècles des siècles! »

Ainsi soit-il.

Et priez pour le Père Sosa. Il dirige l'Ordre profondément troublé dont notre propre Pape est membre.