dimanche 18 décembre 2016

« La rancoeur permanente »




* * * * NOUVEAU Dimanche, 18 décembre 2016. Le Pape François vient de fêter ses 80 ans et plus rien ne tourne rond dans l’Eglise.

Parce que ce Pape “anticonformiste” qui s’est cru autorisé à lancer un programme irréfléchi de réformes pastorales et doctrinales - les deux étant liés - se retrouve désormais, et ce malgré l’image joviale qu’il a sans cesse voulu donner de lui, dans une situation dont il a perdu le contrôle.

François, qui a avoué lui-même n'être ni théologien ni passionné de liturgie, avait un temps pensé que pour faire passer son programme, il lui suffirait de “faire simple” devant les médias, de louer le Cardinal Kasper, de publier deux exhortations - l’une passablement vide, l’autre problématique - de lancer des critiques acides à la tête des cardinaux de la Curie, des prêtres et des fidèles trop comme ceci et pas assez comme cela.

Il avait oublié que l’Eglise universelle n’est en rien comparable à un presbytère argentin et qu’un pape - ou un “évêque de Rome”, pour reprendre les termes de sa carte de visite, ne peut changer ni les Saintes Ecritures, ni la doctrine ni la Tradition, mais doit s’y soumettre. Comme d’ailleurs tout simple curé argentin.

François (qui, décidément, donne l’impression d’avoir des comptes personnels à régler avec l’Eglise, ce qui expliquerait sa rancœur permanente) paie aujourd’hui le prix fort d’une popularité qu’il a voulu se construire afin de pouvoir opérer des changements structurels et pastoraux qui, par ricochet, pourraient métamorphoser la foi de l’Eglise en une piété façon protestante. Le prix fort ? Selon le Professeur Roberto de Mattei, il pourrait être celui du renoncement à sa charge de Vicaire du Christ, au pontificat suprême. Une telle abdication permettrait à François de passer pour un grand réformateur incompris, pour une sorte de martyr de la rigidité des structures contre lesquelles il a bataillé.

Une autre hypothèse - toujours selon Roberto Mattei - est celle d’une correction fraternelle de la part des cardinaux qui, une fois rendue publique, équivaudrait à une constatation d’erreurs doctrinales graves.

Le silence qu’oppose le Pape François à ceux qui lui demandent de clarifier certaines de ses affirmations ne laisse-t-il pas entrevoir que les mois à venir pourraient voir arriver sinon la fin de ce pontificat du moins sa mise en cause ?

SOURCE : PRO LITURGIA sous l'onglet ACTUALITÉS en date du 18 décembre 2016