vendredi 23 décembre 2016

C'est le temps de Noël encore
Mais le diable doit avoir ses « droits » au Premier Amendement.




par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 22 décembre 2016

Sous le régime Américain du Premier Amendement sur la liberté, l'État ne peut prendre aucune mesure pour défendre la vérité contre l'erreur en matière de religion ou de moralité. La notion idiote moderne de la liberté consiste à ce que tout le monde « a le droit d'avoir tort », même le droit de prôner le meurtre des enfants dans le sein de la mère ou le « mariage » entre des membres du même sexe.

Ah, mais pas quand il s'agit d'argent ! L'absurdité de notre régime de liberté d'expression est démontrée par un exemple simple : quelqu'un qui raconte des mensonges sur la valeur d'un produit commercial, incitant les gens à se départir de leurs quelques dollars, peut être soumis à des sanctions civiles et même pénales pour fraude à la consommation incluant l’emprisonnement.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Mais quelqu'un qui raconte des mensonges à propos de Dieu et de Sa Loi, incitant les gens à abandonner la Foi et la morale avec des conséquences éternelles infiniment pires que toute perte d'argent, a un « droit constitutionnel » absolu de le faire.

Pire, c'est celui qui entrave la promulgation d'erreurs qui sont mortelles à l'âme qui fait face aux peines de la loi, y compris l'emprisonnement.

Nulle part ce régime absurde est plus odieux que lors du temps de Noël. À Boca Raton, en Floride, par exemple, une station de télévision locale rapporte qu'entre un arbre de Noël et une crèche, qui font partie d'un « affichage des Fêtes » sur un bien public, un adorateur de Satan a érigé un « grand écran pentagramme affichant : « En Satan, nous avons confiance », « Célébrez le Solstice d'Hiver » et « Acclamez Satan, pas les Dieux ».

L'auteur de cette atrocité est Preston Smith, un professeur des écoles publiques de Palm Beach qui font partie du système d'éducation publique qui fonctionne comme un vaste séminaire de conformité qui manufacture des employés modèles obéissants qui répètent mécaniquement les slogans de la modernité politique : « Tout le monde a le droit d'avoir tort » et « ce qui est vrai pour vous n'est pas nécessairement vrai pour les autres ».

Et sous notre régime de « liberté d'expression » débridée, il n'y a rien que l'on puisse faire à propos de l'affichage satanique sur les biens publics à Boca Raton ou ailleurs. Comme l'a indiqué clairement la Cour suprême dans l'arrêt Lynch c. Donnelly (1984), l'exposition d'une scène de la Nativité sur un bien public ne peut être tolérée que si elle fait partie d'un « affichage des Fêtes » ainsi que d'autres symboles des Fêtes tels que des rennes en plastique, ou (dans ce cas) un affichage satanique appelant à la célébration du Solstice d'Hiver. Ces expositions mixtes, a conclu la Cour, ont un « but séculier » qui ne viole pas l'interdiction du Premier Amendement concernant « l'établissement » par le gouvernement de la religion.

Dans un cas ultérieur, cependant, le comté de Allegheny c. l'Union Américaine des Libertés Civiles (1989), la Cour a jugé inacceptable une crèche à l'intérieur du palais de justice du comté avec une bannière qui lit « Gloire à Dieu pour la naissance de Jésus-Christ », il y manquait un renne en plastique qui est requis et d'autres symboles neutralisants tels qu'un arbre de Noël ou une Menora. Mais la Cour, en caressant son menton collectif, décida qu'une exposition devant le palais de justice comportant une Ménora, un sapin de Noël et un panneau célébrant la Liberté était suffisamment séculier pour être acceptable constitutionnellement.

En bref, l'État ne peut favoriser le Christ sur Satan au temps de Noël. Il ne peut pas non plus permettre une exposition de Noël qui pourrait réellement transmettre le message que le Christ est le Dieu incarné et le Sauveur de ceux qui croient en Lui ou que Satan est l'incarnation du mal dont on doit renoncer les œuvres. Dieu et le diable ont les mêmes « droits » en vertu du Premier Amendement.

Bien sûr, nous connaissons le résultat final de cette folie : quand le bien et le mal sont placés sur un pied d'égalité devant la loi, le mal prévaudra dans la société civile. C'est ce que Léon XIII a averti en 1888 dans son encyclique historique sur la vraie nature de la liberté humaine :

« Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d'écrire, rien ne demeure sacré et inviolable, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands principes naturels que l'on doit considérer comme un noble patrimoine commun à toute l'humanité. Ainsi, la vérité est peu à peu envahie par les ténèbres, et l'on voit, ce qui arrive souvent, s'établir avec facilité la domination des erreurs les plus pernicieuses et les plus diverses ».

Le Pape Léon a décrit la situation même dans laquelle se trouve aujourd'hui l'Occident autrefois Chrétien : le mal a triomphé alors que la vérité est dénoncée et même criminalisée comme étant un « discours de haine ». Et nos dirigeants politiques et même nos religieux agissent comme des « meneurs de claques sans esprit » pour cette même folie qui détruit notre civilisation et mène à l'éternel naufrage d'innombrables âmes.

La Mère de Dieu a tout prévu cela. C'est pourquoi elle est venue à Fatima pour assurer la Conversion de la Russie et le Triomphe de Son Cœur Immaculé. Cependant, à l'approche du centenaire de Son apparition marquante sur la terre, nous ne pouvons que redouter les conséquences imminentes de l'échec de la direction de l'Église à répondre à Ses demandes urgentes.