vendredi 31 juillet 2015

L'humilité de Notre Maman Marie

Trois anecdotes

Trois anecdotes sur l'humilité de Maman Marie. C'est tiré de Marie d'Agreda (La Cité Céleste). Prenez garde le Nul sans Lui prend son allure de conteur maintenant. Oups ! le mot « conteur » n'existe plus dans le dictionnaire québécois : je vais faire mon « Fred Pellerin » (grand conteur Québécois). Ça, c'est mieux dit.

Toujours est-elle...

Quelques années avant la naissance de Jésus, les grands Docteurs et Scribes du Temple de Jérusalem, après avoir scruté les Écritures et le ciel, savaient que la venue du Messie était imminente. En vertu du principe qu'un secret est « une chose que l'on dit à une personne à la fois », ils avaient confié leur pensée à quelques personnes qui, elles-mêmes, en vertu du même principe, l'avaient confiée à quelque personnes.

Bref, tout Israël savait ce que le Temple pensait de la venue imminente du Messie.

Dans les familles, on en parlait beaucoup. Les mères disaient à leurs filles de se garder pures ( comme de nos jours ) pour devenir Mère du Messie et, quant aux filles, elles se réfugiaient dans leurs petites chambres pour y rêver encore plus profondément.

Dans tout Israël, il y avait une jeune fille de 14 ans qui faisait exception : elle ne s'estimait pas assez digne d'être la Mère du Messie. Elle connaissait bien cette nouvelle puisqu'elle était au Couvent des Jeunes Filles du Temple à Jérusalem. Elle y était depuis l'âge de trois ans ; ses parents étaient venus la reconduire et ne s'étaient jamais plus revus ensuite. Sa mère, en effet, avancée en âge, avait fait une promesse à Dieu au Temple : « Si j'ai un enfant à mon âge, Seigneur, je te Le consacrerai ( consacrer = mettre à part pour Dieu ) ».

Cette dame âgée s'appelait Anne. La jeune fille du Temple s'appelait Marie. Elle faisait l'admiration de ses tuteurs et professeurs mais, en contrepartie, elle a beaucoup souffert de l'envie et de la jalousie de ses camarades. De nos jours, on appelle cela de l'« intimidation », terme qui n'existait pas à l'époque mais qui se pratiquait tout autant qu'aujourd'hui. Toujours est-elle que Marie n'aspirait dans ses plus grands rêves qu'à devenir la servante du Messie « si jamais Il la considérait assez digne pour cela ».

Certains pourraient dire que cette histoire est une fabulation mais les Écritures nous le confirment indirectement. Marie avait fait, en effet, voeu de virginité. Ce voeu était habituellement formalisé au Temple selon les coutumes religieuses du temps. Comme elle vivait au temple, il faut croire qu'elle n'a pas fait ce voeu seule dans sa chambre.

Pour que Marie décide de devenir Vierge, elle avait donc accepté de ne jamais devenir mère. En toute logique, elle avait aussi renoncé à devenir la Mère du Messie contrairement à toutes les jeunes filles qui étaient réfugiées dans leurs petites chambres pour y rêver.

Voilà pour une première leçon d'humilité.



Mais il n'y avait pas que les habitants d'Israël qui placotaient de la Venue du Messie. Il y avait un « deux de pique » qui avait écouté toutes les rumeurs, les potins, les ragots. Il sentait sa paix menacée par une telle venue. Il voulait tuer tout ça dans l'oeuf. C'est son tempérament.

Il disposa donc tous ses démons dans tous les coins du pays et les enjoignit de surveiller étroitement les femmes enceintes.

Un jour, un démon survint auprès de satan en toute hâte : « Maître, une jeune femme vient d'accoucher dans une étable à Bethléem ».

Après y avoir accordé très peu de réflexion, satan lui dit : « Bien non, bien non, espèce de con. Le Messie ne naîtra pas dans une étable. Affaire-toi plutôt à surveiller les maisons de riches et les palais ».

L'humilité nous fait passer sous le radar de satan, voilà la deuxième leçon d'humilité.



Saviez-vous que, pour décrire sa petitesse dans ses prières devant Dieu, Marie s'associait à un « vermisseau » ?