lundi 26 février 2018

Le Cardinal Sarah sur la profanation
de la Sainte Eucharistie

« Jean-Paul II, peu importe comment il était faible,
s'agenouillait toujours devant le Saint-Sacrement »
( Quelqu'un d'autre ne le fait jamais )





par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Centre de Fatima
Le 26 février 2018


Un article chez Life Site News.com rapporte la bonne nouvelle que le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, a écrit la préface d'un nouveau livre de Don Federico Bortoli intitulé « La distribution de la Communion dans la main : une enquête historique, juridique et pastorale : « [La distribuzione della comunione sulla mano. Profili storici, giuridici e pastorali].

La préface est encore plus explosive que les détails du livre sur l'histoire de cet abus horrible du Saint-Sacrement. Après avoir observé la manière respectueuse avec laquelle les voyants de Fatima, agenouillés, ont reçu la Sainte Communion de l'Ange de la Paix au printemps 1916, le Cardinal Sarah note que l'abus de recevoir debout la Communion dans la main, qui fut introduit après Vatican II, reflète rien moins que « l'attaque diabolique la plus insidieuse ... essayant d'éteindre la Foi dans l'Eucharistie, en semant des erreurs et en favorisant une manière inadaptée de la recevoir ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Cette attaque sur le Saint-Sacrement, observe le Cardinal, se poursuit aujourd'hui :

« Vraiment la guerre entre Michel et ses Anges, d'un côté, et Lucifer de l'autre, continue dans le cœur des fidèles : la cible de Satan est le Sacrifice de la Messe et la Présence Réelle de Jésus dans l'Hostie consacrée. Cette tentative de vol suit deux voies : la première est la réduction du concept de la « Présence Réelle ». Beaucoup de théologiens persistent à se moquer ou à rabrouer le terme « Transsubstantiation » malgré les références constantes du Magistère (...) »

La Communion dans la main « implique sans aucun doute une grande dispersion de fragments. Au contraire, une attention aux moindres miettes, un souci de purifier les vases sacrés, ne touchant pas l'Hostie avec des mains moites, tout devient une Profession de Foi dans la Présence Réelle de Jésus, même dans les plus petites parties des espèces consacrées ... L'attention portée aux fragments nous fait perdre de vue le Dogme ».

Le Cardinal Sarah demande :

« Pourquoi insistons-nous pour recevoir la Communion debout et dans la main ? Pourquoi cette attitude de manque de soumission aux signes de Dieu ? Que nul prêtre n'ose imposer son autorité dans cette affaire en refusant ou en maltraitant ceux qui veulent recevoir la Communion à genoux et sur la langue.

À cet égard, le Cardinal note l'exemple de Jean-Paul II qui :

« malgré son épuisement et étant sans force (...) s'est toujours agenouillé devant le Saint Sacrement. Il était incapable de s'agenouiller et de se lever seul. Il avait besoin que les autres lui plient les genoux et l’aident à se lever. Jusqu'à ses derniers jours, il voulait nous offrir un grand témoignage de révérence pour le Saint-Sacrement ». ( Ce qui n'est pas une défense contre les mauvais traitements du Saint-Sacrement lors des Messes Pontificales de la « Journée Mondiale de la Jeunesse » sous le Pontificat de Jean Paul II).

En revanche, on ne peut que penser à l'exemple du Pape actuel, qui refuse ostensiblement de faire une génuflexion devant le Saint Sacrement pendant la Messe ou de s'agenouiller devant le Sacrement pendant l'Adoration Eucharistique, même lorsque tout le monde le fait, même à Fatima.

L'excuse que François a de la difficulté à s'agenouiller est totalement démentie par des contre-exemples tels que le fait de s’agenouiller devant les Charismatiques, de baiser les pieds des Musulmans, de vénérer un sanctuaire Anglican ou de se confesser spontanément devant les caméras ( s’agenouillant sans difficulté sur un prie-dieu en bois dur et puis se levant facilement tout seul ).

La préface du Cardinal Sarah demande également :

« Pourquoi sommes-nous si fiers et insensibles aux signes que Dieu lui-même nous offre pour notre croissance spirituelle et notre relation intime avec Lui ? Pourquoi ne nous agenouillons-nous pas pour recevoir la Sainte Communion à la suite de tant d’exemples des Saints ? Est-ce vraiment si humiliant de s'incliner et de rester agenouillé devant le Seigneur Jésus-Christ ? »

Le Pape François ne peut-il pas savoir que ces remarques ont dû être écrites avec lui en vue ?

En octobre de l'année dernière, à la suite de la publication du livre Magnum Principium de François, qui semble donner aux Évêques une plus grande latitude pour « traduire » — c'est-à-dire manigancer — les textes sacrés, le Cardinal Sarah a publié une lettre sur les traductions liturgiques locales sous Liturgiam Authenticum de Benoît XVI, qui, après près de quarante ans de fausses traductions affligeant l'Église, a finalement ordonné la correction d'erreurs aussi graves que « pour vous et pour tous » lorsque Notre Seigneur a dit « pour vous et pour la multitude » concernant les grâces salvifiques de l'Eucharistie appliquées aux individus.

Sarah a été rapidement réprimandé personnellement par François dans une lettre ouverte qui exigeait essentiellement qu'il publie une rétractation de son commentaire sur tous les sites Web qui l'avaient présenté. Il semble que le Cardinal travaille toujours sur la rétractation. Espérons qu'il ne finira pas avant que ce pontificat calamiteux ne soit terminé.

Et prions pour que le prochain Pape possède la compréhension du Cardinal Sarah sur la dignité infinie du Saint Sacrement et la nécessité de repousser les attaques du diable contre lui à notre époque en rétablissant le respect dû à sa réception dans la Sainte Communion, devant le Tabernacle où Notre Seigneur repose, et dans l'exposition du Saint Sacrement.