mercredi 14 février 2018

Alors que la trahison des Catholiques Chinois se poursuit,
ce n'est pas le moment pour de la fausse obéissance



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Centre de Fatima
Le 14 février 2018


Personne ne l'a dit mieux que Helen Raleigh, une commentatrice américano-asiatique dans The Federalist : « En ce mercredi des Cendres, des millions de fidèles Catholiques en Chine Continentale ont une raison supplémentaire de prier pour la Miséricorde de Dieu : leur leader terrestre, le Pape François, les a trahis ».

Et maintenant la trahison est sur le point d'être confirmée. Guo Xijin, 59 ans, l'un des deux Évêques Catholiques légitimes de l'Église « clandestine » en Chine à qui le Vatican a demandé de démissionner en faveur des Évêques marionnettes illicitement consacrés de l'Association Patriotique Catholique (APC) créée par les Communistes, vient de déclarer qu'il obéira à l'ordre d'abandonner son troupeau. Comme l'a rapporté le New York Times : « Dans sa première interview depuis la nouvelle de l'accord conclu le mois dernier, Mgr Guo a dit que, si on lui présentait un document authentique vérifiable du Vatican, « alors nous devons obéir à la décision de Rome ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Personne ne l'a dit mieux que Helen Raleigh, une commentatrice américano-asiatique dans The Federalist : « En ce mercredi des Cendres, des millions de fidèles Catholiques en Chine Continentale ont une raison supplémentaire de prier pour la Miséricorde de Dieu : leur leader terrestre, le Pape François, les a trahis ».

Et maintenant la trahison est sur le point d'être confirmée. Guo Xijin, 59 ans, l'un des deux Évêques Catholiques légitimes de l'Église « clandestine » en Chine à qui le Vatican a demandé de démissionner en faveur des Évêques marionnettes illicitement consacrés de l'Association Patriotique Catholique (APC) créée par les Communistes, vient de déclarer qu'il obéira à l'ordre d'abandonner son troupeau. Comme l'a rapporté le New York Times : « Dans sa première interview depuis la nouvelle de l'accord conclu le mois dernier, Mgr Guo a dit que, si on lui présentait un document authentique vérifiable du Vatican, « alors nous devons obéir à la décision de Rome ».

Dans le cadre de cette vente de feu de la Fiancée du Christ aux gangsters Communistes, sept « Évêques » excommuniés de l’APC seront reconnus par Rome. Raleigh note avec dégoût : « Deux de ces sept hommes auraient des petites amies et auraient des enfants. Plus important encore, tous les sept hommes confient leur loyauté au gouvernement Communiste Chinois avant leur Foi en Dieu ».

Mais, selon Mgr Guo, « nous devons obéir ». En vérité, l'Évêque ne doit pas obéir. Car le Pape n'a pas le pouvoir de commander ce qui est immoral et destructeur de l'Église, et quand un Pape tente de le faire, il faut lui résister. Comme le dit Saint Robert Bellarmine, Docteur de l'Église :

« Par conséquent, tout comme il est légitime de résister à un Pontife qui envahit un corps, il est donc légitime de lui résister s’il envahit des âmes ou en trouble l’état, et bien plus s'il essayait de détruire l'Église. Je dis qu'il est légal de lui résister, en ne faisant pas ce qu'il commande et en le bloquant de peur qu'il ne fasse sa volonté ... [De Controversiis : Sur le Pontife Romain, trans. Ryan Grant (Mediatrix Press : 2015), Livre II, Chapitre 29, p. 303.] »

Comme l'a déclaré le Pape Benoît XVI dans son homélie du 7 mai 2005 : « Le Pape n'est pas un monarque absolu dont les pensées et les désirs sont la loi. Au contraire : le ministère du Pape est une garantie d'obéissance au Christ et à sa Parole ».

Un exemple historique de ce que Mgr Guo devrait faire, souvent cité par le Père Gruner, est celui de Mgr Robert Grosseteste (1175-1253), prélat anglais médiéval qui a résisté aux nombreux abus de pouvoir commis par ou pour le compte du Pape Innocent IV, y compris la demande d'Innocent IV de faire de son neveu jeune et totalement incompétent un Évêque. Ce fut une affaire relativement mineure par rapport à la trahison qui se déroule actuellement en Chine où le Pape François est sur le point d'exiger, non pas qu'un de ses parents, mais plutôt des marionnettes Communistes illicitement consacrées soient installées comme Évêques à la place des Successeurs légitimes des Apôtres. Mais la résistance de principe de Grosseteste est néanmoins illustrative des justes limites de la puissance papale.

Comme le souligne à juste titre l'Encyclopédie Catholique, Mgr Grosseteste « n'a jamais nié l'autorité du Pape en tant que Vicaire du Christ et Chef de l'Église. Ce qu'il soutenait, c'est que le pouvoir du Saint-Siège était « pour l'édification et non pour la destruction » [2 Cor. 10 : 8], que les commandements du Pape ne pourraient jamais transgresser les limites établies par la Loi de Dieu, et qu'il était de son devoir, en tant qu'Évêque, de résister à un ordre qui était « pour une destruction manifeste ». Dans un tel cas, « par respect et obéissance filiale, je désobéis, je résiste et je me rebelle ».

Ce que François est sur le point d'ordonner en Chine est précisément la « destruction manifeste » de l'Église visible dans cette nation et, plus ironiquement, une destruction manifeste de son propre pouvoir légitime sur l'Église. Comme le dit Raleigh :

« Le Pape François semble n'avoir aucun problème à subordonner son autorité à un gouvernement Communiste répressif .... Il est clair que le Pape François n'est pas le Pape Jean-Paul II. Alors que le Pape Jean-Paul II a rejoint Margaret Thatcher et le Président Reagan pour vaincre le Communisme, le Pape François est prêt à capituler face à des régimes autoritaires oppressifs comme Cuba et la Chine au nom de l'ouverture. Ce faisant, il accorde seulement une légitimité et allonge la ligne de sauvetage à ces régimes tout en n'offrant pas de secours aux personnes opprimées sous ces régimes. Comment une Église Catholique sous la direction du Pape François peut-elle encore prétendre qu'elle est la championne des opprimés ? »

Ce n'est pas le moment de la fausse obéissance. La véritable obéissance au Pape, en effet, la défense de son office contre l'empiétement des puissances mondaines exige que les Évêques Catholiques légitimes de la Chine disent simplement « NON » à la négociation du Vatican avec le diable.

Le fléau de la fausse obéissance aux commandements injustes — ou la fausse apparence des commandements, tels que l'interdiction « imaginaire » de la Messe Latine Traditionnelle par Paul VI — a conduit à la dévastation de l'Église par une nouveauté ruineuse après l'autre au cours des cinquante dernières années. Maintenant, il est probable que le dicton « nous devons obéir » — quoi qu'il arrive — prévaudra également en Chine, nous rapprochant ainsi du châtiment divin qui semble de plus en plus être le seul moyen de mettre fin à cette folie.