mardi 21 août 2012

Pourquoi la souffrance ?

Pas un sujet facile à aborder pour moi qui est si nul dans ces choses. Voici tout de même mes réflexions. Quelques énoncés tout d'abord:

  • Dieu n'a jamais désiré la souffrance chez l'être humain.

  • Si Adam et Ève n'avaient pas transgressé la demande de Dieu de ne pas manger du fruit de l'arbre qui était au centre du jardin de l'Éden...

    Adam et Ève ne seraient jamais morts..

    Leur passage de la Terre au Ciel aurait été effectué sous forme de dormition comme Marie elle-même l'a expérimentée (dogme de l'Assomption)

    Ils n'auraient jamais été malades

    Adam n'aurait pas eu à travailler à la sueur de son front

    Ève n'aurait jamais eu de douleurs en enfantant

On constate donc que la souffrance a débuté dès la transgression d'Adam et Éve. La désobéissance envers Dieu, la haute, le péché, tous des synonymes, ont amené la souffrance. Et ils ont souffert eux aussi.

Cette souffrance s'est perpétuée dans les générations qui ont suivi. En effet, pour que Caïn tue Abel, il y avait de la souffrance dans toute cette situation.

S'il y a eu transgression de la part de nos premiers parents, c'est qu'il y a un être qui les a tentés à transgresser. C'est le même qui n'arrête pas de nous tenter. Voyez à qui on a affaire: à un être maléfique qui a plusieurs milliers d'années d'expérience. Pensez-vous être capable de lutter contre lui sans l'aide de Dieu ?

Vous pourriez alléguer que Dieu n'avait pas à imposer la limite qu'il a définie. Donnons un exemple: si vous permettez tout à votre conjoint sans aucune restriction à respecter, pensez-vous que c'est de l'amour qu'il éprouve pour vous ? Une restriction est, entre autre chose, un gage que l'autre vous aime s'il respecte votre interdiction. Or, Dieu est Amour, Il désirait vérifier l'amour qu'Adam et Ève avaient pour Lui.

Donc, la souffrance est venue de nos premiers parents sous l'instigation du Trompeur/Séducteur. Partout où ce dernier réussit à influencer, il en résulte rapidement de la douleur, de la souffrance, la mort à la vie divine très pure, à la grâce.

-------------------- ATTENTION MAINTENANT DE NE PAS JUGER ------------------

Si Satan cause la souffrance, Dieu pourrait l'empêcher avec Sa Toute Puissance. Mais pourquoi alors la permet-Il ? Réponse: Dieu est Amour; Il fait ou permet tout dans une perspective d'amour même, si à nos petits yeux humains, ça peut sembler parfois la catastrophe. Voici donc quelques raisons pourquoi Dieu permet la souffrance:

  • une personne est atteinte d'une maladie à cause de ses manquements envers Dieu dans le passé ou, même, à cause des manquements de ses aïeux qui n'ont pas réussi à racheter leurs manquements de leur vivant...

    Dans ce cas, Dieu permet la souffrance en espérant que la personne affectée ne s'endurcisse pas dans sa souffrance mais bien plutôt qu'elle devienne humble et Lui demande son secours. En somme, Le Père souhaite que l'affliction vécue par Son Enfant lui facilite son retour sur Ses Genoux.

    « Tirer d'un mal un bien » s'applique bien ici. C'est un moyen utilisé par Dieu.

  • autre raison possible : Dieu est un Grand Jardinier Parfait. Dans le jardin de notre coeur, il existe de l'ivraie, certaines plantes poussent croches. Dieu ne touchera aux belles plantes que nous avons, Il les fera grandir mais il se peut qu'il sarcle, bêche, arrache et redresse en plusieurs endroits de notre coeur. Ces opérations ne se font pas sans souffrance. N'êtes-vous pas les premiers à dire longtemps après une expérience douloureuse que vous avez appris de celle-ci finalement ?
  • Un cas plus rare: celui des saints...

    Pour faire comprendre, imaginez un groupe de militaires qui se rendent en otages à l'ennemi afin de faire libérer la population locale.

    Dieu propose à ses saints de souffrir volontairement comme des otages au profit de ceux qui L'ignorent complètement ou même qui L'haïssent.

    Ça nous est tellement facile de nos jours de considérer l'interdépendance des éléments dans les plans écologiques: les gaz à effet de serre ont de effets sur le climats qui ont des effets sur les récoltes qui ont des effets sur les prix des aliments.

    Mais il faut admettre, parce que vrai, que les mêmes interdépendances existent au niveau de l'esprit, au niveau spirituel. Souffrir pour les autres leur bénéficient. Les saints comprennent ce concept.

    Dieu n'est pas Amour à Lui Seul... Il a institué une communauté d'amour de tous les saints qu'ils soient au Ciel ou ici sur terre. Cette communauté prie avec amour et intercède auprès de Dieu pour l'ensemble du monde.

    Il ne faudrait pas oublier que Dieu est à la fois Amour, Miséricorde et Justice. Parfois les êtres humains sont tellement obstinés à Lui tenir tête qu'Il ne peut y avoir qu'une grande communauté de priants et de souffrants qui peuvent arriver à faire atténuer Sa Justice afin qu'Il essaie à nouveau d'attirer les récalcitrants sur Son Coeur.

Conclusion: on ne sait guère les motifs de souffrance chez quelqu'un
Les raisons sont multiples et connues seules de Dieu

MON FARDEAU EST LÉGER ET MON JOUG FACILE À PORTER

Par cette phrase, on voit bien que les amis de Jésus ne sont pas épargnés de la souffrance. À quoi sert donc d'être son ami ? La réponse réside dans cette même phrase:

  • Comme Jésus demeure en nous, qu'il est notre Ami, on se confie à Lui; on lui parle de nos épreuves... Et en bon Ami, il nous aide à supporter nos épreuves, nos souffrances... NOTRE FARDEAU EST LÉGER... PLUS LÉGER QUE SI NOUS AVIONS À LE PORTER SEUL.
  • Il en va de même de toutes les contraintes que nous rencontrons dans notre vie. Les commandements qu'il nous demande de respecter, ça aussi c'est un joug quand on se compare aux non-croyants qui se permettent à peu près tout. Mais notre Ami nous affirme que son joug est plus facile à porter par rapport à ceux qui ne se donnent aucune restriction. Car même si ces derniers ne nous l'affichent pas ou font montre d'un grand bonheur, leur joug, leur souffrance est plus forte que la nôtre parce qu'ils n'ont pas notre Ami justement pour les aider.

    Jésus sait que son petit chemin étroit est préférable à tout autre grand chemin qui mène tôt au tard à la perdition.