vendredi 10 août 2012

La vraie fin, c'est la mort, paraît-il

Comment peuvent-ils le savoir, ceux qui amènent cette proposition ? Puisque tous les morts sont justement rendus à leur fin, ils ne peuvent certes pas revenir leur en parler.

Et les tenants de cette proposition demandent à ceux qui croient le contraire d’où ils tiennent , eux, leur proposition à savoir qu’il y a de la vie après la mort.

Généralement, les partisans de la vie après la mort invoquent qu’ils connaissent Quelqu’un qui est revenu de la mort pour nous parler de l'Au-Delà. Balivernes pour ceux qui croient que la vraie fin, c’est la mort. Et pourquoi balivernes ? Parce que ça se serait présumément passé il y a deux mille ans et qu’il n’y avait aucun journaliste du quotidien Le Monde sur place pour authentifier l’événement. Même raison de rejet de leur part envers tous ceux et celles qui auraient vécu de nos jours des expériences de vie après la mort : il n’y avait pas de journalistes ni de scientifiques pour observer minutieusement leurs voyages extra corporels. Balivernes encore, selon eux.

Mais revenons aux croyants de la mort comme étant la fin ultime. C’est sûrement une triste fatalité pour eux qu’un enfant de trois ans, pur et innocent, meure aujourd’hui de faim en Afrique. « Mais que voulez-vous, il n’y a pas de justice terrestre; cet enfant est bien malgré lui voué à la décomposition, un point c’est tout ».

Et si un goujat super riche abuse de tout le monde et vit jusqu’à 80-90 ans avant de mourir et qu’il commence à décomposer sans avoir subi aucune punition ici-bas pour la vie dissolue qu’il a menée ? Bien oui, on l’a dit, il n’y a pas de justice terrestre : l’innocence d’un enfant de trois ans versus la corruption de ce pervers, les deux ont le même sort : le trou où ils se décomposent.

Tellement triste de voir mourir ton enfant sans savoir qu’il y a une vie pour lui après sa mort ! Tellement triste pour le parent qui croit que le sort de son enfant, c’est un trou où il va se décomposer, un point c’est tout. Que c’est triste ! Et ce parent en deuil vit un deuil sans espoir. Il a immensément aimé son enfant, il vit un deuil immense. Mais de quelle nature est ce deuil ? Je ne veux pas parler de l’intensité de son deuil, je veux parler de sa nature : c’est un deuil comparable à la mort de ton bon chien que tu as affectionné pendant 20 ans. Le parent en deuil n’a pas plus d’espoir pour son enfant que pour son chien : les deux sont dans un trou.

Parlons des valeurs personnelles de cette personne qui croit que la mort est la fin ultime.

Que doit se dire cette personne si elle est futée ? Réponse : « Mieux vaut jouir à plein de la vie avant d’en arriver au trou moi aussi ».

Et dans la mesure qu’elles respectent les lois qui, si enfreintes, pourraient la mener au trou plus rapidement et aussi dans la mesure où elle agit pour ne pas brûler indûment sa santé afin de jouir le plus longtemps possible, eh bien que le diable soit aux vaches ! Bien quoi ? Pourquoi s’en priver ? « N’avons-nous pas juste une vie à vivre ? Alors jouissons, oui, jouissons.»

Et profitons de tout ce qui est légal, pourquoi pas les Clubs d’échangistes si tu en as l’âge ? Ou toute autre chose de même nature…

La personne qui croit que la mort est la fin ultime ne s’impose pas volontairement des restrictions. Pourquoi le ferait-elle ? Elle ne serait pas logique avec sa propre proposition.

Ah ! le respect humain, me direz-vous ? Mais pourquoi avoir du respect humain si on sait où on s’en va ? Le seul respect humain que l’on s’impose est celui de maintenir son image personnelle à un haut niveau afin qu’elle puisse leur permettre de jouir plus, toujours plus.

Pourquoi en serait-il autrement ? Oui, certaines de ces gens agissent autrement mais elles ne sont pas logiques avec leur propre conviction.

Plusieurs en sont arrivés à croire cette proposition concernant la mort comme fin ultime à cause d’événements ou de personnes qu’ils ont rencontrés dans leur vie.

Les évènements qu’ils ont vécus avec ces personnes ont été si traumatisants qu’ils ont perdu foi dans une Vraie Justice qui ne réside que l’Autre Bord. Et ces personnes sont encore plus désorientées parce qu’ils savent qu’il n’y a pas de justice terrestre. Belle vie, n’est-ce pas ? quand tu sais qu’il n’y a pas de justice nulle part. Tout ce qui existe, c’est le trou qui s’en vient.

Ils n’ont pas compris que les événements difficiles qu'ils ont vécus n’étaient pas au-dessus de leur force. Si ça avait été le cas, ils ne seraient pas en train de lire ce papier présentement. Ils seraient déjà dans le trou. Pas compris non plus que l’on taille une haie pour qu’elle fleurisse davantage. La taille, ce sont les épreuves de la vie. Leur intérieur est plus riche à cause des événements qu’ils ont vécus justement. Mais à cause de leur conception de la mort comme fin ultime de l'homme, la richesse intérieure qu'ils possèdent est une richesse inerte: ils l'utilisent pour jouir non pas pour servir leurs frères et soeurs dans le besoin.

Ça fait toujours tendance que d'épouser une telle valeur dans le monde que l'on vit. L'inverse n'est pas vraie: en effet, s'enquérir s'il y a quelque chose de l'Autre Côté oblige à se demander ce qu'il y a et à se conformer aux trouvailles que l'on peut y faire. Et ces trouvailles invitent à délaisser une autre valeur qui leur est chère: jouir, jouir, jouir parce qu'on a juste une vie à vivre, paraît-il.

Mais à quoi bon ? Si on ne croit qu’au trou… on ne peut certes pas croire en Dieu. On l'a dit: il n’y avait pas de journaliste du quotidien Le Monde pour couvrir l’événement nous prouvant l'Au-Delà.

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Dieu dit à Moïse :

Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement dans l'erreur. »

Marc.