mercredi 6 janvier 2016

Marie devant la mort de Jésus sur la Croix
Douleur extrême mais y avait-il du soulagement aussi ?





Quand une maman ou un papa voit leur bébé né depuis 2 jours seulement respirer en relevant démesurément sa cage thoracique et la rabaisser ensuite de fatigue parce qu'il fait cela à chaque respiration, les parents, le voyant, souffrent autant que le bébé.

Une telle condition chez le bébé est due au fait que la membrane myéline, cette membrane qui entoure les poumons pour que le foetus ne respire pas dans le sein de la mère, ne s'est pas rupturée à l'accouchement. Ses poumons ne se gonflent donc pas, une fois né.

Les parents peuvent même se dire : « Je voudrais être à sa place ». Et s'ils sont croyants, ils peuvent facilement s'imaginer Jésus respirer de la même manière sur la Croix à cause de l'extension continue de ses bras.

Les parents, à observer leur bébé bleuir avec l'écoulement des heures, ne sont plus capables de voir cette souffrance.

Lorsque le médecin leur apprend qu'il est décédé et qu'on a eu le temps de le baptiser, les parents vivent deux sentiments contradictoires qui les rendent un peu hébétés : une profonde tristesse certes mais aussi, en même temps, un soulagement pour leur bébé. Ils sont hébétés parce que la norme sociale oblige d'être seulement triste lors d'une mort alors qu'ils vivent simultanément un soulagement...

N'est-ce pas ce que Marie a vécu après avoir observé Jésus sur la Croix pendant trois heures à dégouliner de sang et à respirer si difficilement ? Oui, elle était triste mais aussi soulagée tellement elle épousait les souffrances de son Fils au point d'en avoir les stigmates invisibles. On ne mentionne jamais ce soulagement de Marie dans les groupes de prière parce que ce serait mal vu à cause de la fameuse normale sociale qui habite la majorité des gens.

On néglige aussi un autre aspect de Marie : parce qu'elle était sans péché, elle possédait tous les dons que le Père avait donné à nos Premiers Parents dont celui de la science infuse. .

Une petite preuve de science infuse : Anne, qui était la fille de Penouel, de la tribu d'Asser, celle-là même qui était au Temple avec Siméon lors de la Présentation de Jésus au Temple connaissait Marie bien avant sa venue au Temple pour présenter Jésus. En effet, Anne avait été la tutrice de Marie au couvent des jeunes filles du Temple à partir de son arrivée à l'âge de trois ans jusqu'à sa sortie à l'âge de 14 ans. .

Anne enseignait donc Marie l'Ancien Testament. Pour Anne, certains passages ne lui étaient pas compréhensibles mais Marie venait toujours à sa rescousse pour les lui interpréter. Anne était littéralement abasourdi de l'intelligence biblique de Marie.

Compte tenu de sa compréhension parfaite des Écritures, Marie savait déjà, à l'annonce de Gabriel, que le Sauveur qui naîtrait d'Elle mourrait sur une Croix, qu'on ne déchirait pas sa tunique, qu'il aurait l'air d'un lépreux portant tous les péchés du monde... etc... Elle savait tout cela quand elle était enceinte... Elle savait qu'il ressusciterait après trois jours. Toutes ces informations étaient déjà consignées chez tous les prophètes précédant Jésus. Marie les connaissait tous.

À meilleure preuve qu'Elle savait que Jésus ressusciterait après trois jours , Valtorta rapporte que Marie a piqué une crise ( sa seule crise ) lorsque l'embaumement de Jésus dans le Tombeau eût été terminé. Joseph d'Arimathie pressait tout le monde de regagner leurs quartiers parce que l'heure du sabbat sonnerait bientôt. Marie voulait rester avec Jésus et elle ne voulait pas quitter le Tombeau. Les belles normes sociales indiquaient aux autres que cela ne se faisaient pas, qu'il fallait que Marie quitte elle aussi. Elle tenait mordicus à rester et elle leur dit : « Vous n'avez donc pas de Foi ! Ne savez-vous pas qu'Il va ressusciter dans trois jours ? Moi, je reste pour L'attendre... ».

Personne n'est arrivé à la persuader de partir sauf Marie-Madeleine qui l'a convaincue en alléguant que les Apôtres seraient complètement désorientés suite à la Mort de Jésus et qu'il fallait qu'Elle soit présente pour les fortifier.

On constate donc que Maman Marie connaissait à l'avance le sort de Jésus sans toutefois connaître le moment précis où ça se réaliserait. Et, à Sa Mort au pied de la Croix, Elle savait aussi qu'Elle Le reverrait trois jours plus tard.

Sans négliger la tristesse et la douleur qui ont certes envahi Marie, n'est-ce pas une raison suffisante de penser qu'Elle pouvait sentir un certain soulagement de la Mort de Jésus quand Elle l'a vu cesser de souffrir après trois heures de tortures à rendre quiconque fou à Le voir et qu'Elle était certaine de Le revoir 72 heures plus tard... bien en vie...

Le bébé ayant eu un problème respiratoire à la naissance est mon fils aîné : il s'appelle François.