vendredi 8 janvier 2016

L'abandon de la Grande Mission



par Christopher A. Ferrara
SOURCE :Fatima Network Perspectives
Le 7 janvier 2016

Il y a près de 2000 ans, Notre Seigneur a lancé l'Église sur sa mission de salut par ces paroles connues comme la Grande Mission :

« Allez donc auprès des gens de toutes les nations et faites d'eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé... (Matthieu 28 : 18-20)

La Grande Mission était accompagnée par l’avertissement divin suivant : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné ». (Marc 16 : 15-16)


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Il faudrait être dans le coma pour ne pas voir cela aujourd'hui ; suite au Concile Vatican II, la Grande Mission et son avertissement divin qui y est afférent ont brusquement été remplacés par quelque chose comme ceci :

« Allez dans le monde entier et dialoguez avec toutes les nations, apprenant à apprécier les valeurs de toutes les religions. Celui qui ne croit pas sera respecté ».

Juste après avoir reçu la Grande Mission, le Premier Pape a dit à une foule de ses compatriotes Juifs dont 3 000 se sont convertis sur place :

« Tout le peuple d'Israël doit donc le savoir avec certitude : ce Jésus que vous avez cloué sur la croix, c'est lui que Dieu a fait Seigneur et Messie ! ... Changez de comportement a et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Vous recevrez alors le don de Dieu, le Saint-Esprit... » (Actes 2 :38)

Aujourd'hui, la déclaration franche de Pierre sur le fait que le Peuple Juif a besoin de foi et du baptême pour son salut pas moins que toute autre race d'hommes, a soudainement été remplacée par quelque chose comme ceci :

« Que toute la Maison d'Israël sache de façon bien certaine que vous n’avez pas besoin de changer de comportement ni d’être baptisés pour le pardon de vos péchés car vous recevrez le Saint-Esprit en vertu de l'Ancienne Alliance qui n'a jamais été révoquée ».

Qu'est-il arrivé ? Ce qui est arrivé, c’est que le Concile a introduit dans l'Église trois nouveautés absolues qui n’ont absolument aucun fondement dans la Tradition et qui étaient complètement inconnues avant 1962 dans l'Église : le « dialogue », le « dialogue œcuménique » et le « dialogue interreligieux ». Le résultat de la circulation de ces nouveautés — comme des virus dans le Corps du Christ —a été la paralysie de son activité missionnaire et l'abandon de facto de sa Grande Mission.

Ce que nous voyons maintenant en vigueur dans l'élément humain de l'Église, c’est précisément ce qui a été identifié par Pie XI dans son encyclique Mortalium Animos, qui, en 1928, a condamné le « mouvement œcuménique » naissant parce qu’il faisait la promotion de la « fausse opinion qui considère toutes les religions être plus ou moins bonnes et louables puisqu’elles manifestent et signifient de différentes façons ce sentiment qui est inné en chacun de nous et par lequel nous sommes amenés vers Dieu et à une reconnaissance obéissante de Sa Règle ».

Nulle part cette évolution catastrophique n’est plus apparente que dans cette vidéo épouvantable présentant la prière de l'intention pour le mois de janvier du Pape François, dans laquelle le Bouddhisme, le Judaïsme, l'Islam et le Catholicisme sont placés sur un pied d'égalité et François déclare que parmi les religions du monde : « Nous avons une seule certitude pour tous : nous sommes tous des enfants de Dieu ». Cette proclamation caractérisée par son indifférentisme est suivie par cette image révélatrice :

Lorsque le Vicaire du Christ déclare au monde qu’« il n'y a qu'une certitude » pour toutes les religions, à savoir simplement que nous sommes tous des enfants de Dieu, il abandonne effectivement la Révélation Divine, réduisant la Divinité du Christ et la nécessité d'une adhésion à Son Évangile et à l’appartenance à Son Église comme étant l'une des nombreuses opinions religieuses parmi la race des hommes.

Voilà exactement la conséquence que Pie XI a averti que les hommes d’église suivraient si, au nom de « l'œcuménisme », ils consentiraient à l'erreur que toutes les religions sont « plus ou moins bonnes et louables ». Voici ce qu’écrivait Pie XI :

« Non seulement ceux qui soutiennent cette opinion sont-ils en erreur et trompés, mais aussi en déformant la notion de la vraie religion, ils la rejettent et, peu à peu, ils se tourneront vers le naturalisme et l'athéisme, comme on l'appelle ; de cela, il s’ensuit clairement que celui qui soutient ceux qui proclament ces théories et qui tente de les réaliser, a tout à fait abandonné la religion divinement révélée.

C’est clair que nous sommes au milieu de l'apostasie prédite dans tout le Troisième Secret intégral — une apostasie qui, comme le Cardinal Ciappi l’avait avertie : elle « commence au sommet ».

Notre-Dame de Fatima, intercédez pour nous !