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mercredi 20 janvier 2016

Le Cardinal Sarah et notre apostasie silencieuse


par : Père Gerald E. Murray

SOURCE : Life Site News


19 janvier 2016 (The Catholic Thing) - Le livre « Dieu ou Rien », un vaste interview avec le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, par le journaliste français Nicolas Diat, est l'une des choses les plus rafraîchissantes publiées de mémoire récente. Je ne peux pas faire l'éloge de ce livre assez. Il exhale la sagesse, la perspicacité et une foi profonde d'un véritable serviteur dévoué à l’Église. C’est un témoignage prophétique à la Vérité. Sarah va à la racine de ce qui est en difficulté dans le monde aujourd'hui et propose le remède immuable à l'Église : la foi en Dieu tel que révélé par son Fils Jésus Christ. En cours de route, il réprimande également les autres ecclésiastiques et les fidèles pour les fois où leur abandon à l'esprit du monde a apporté beaucoup de tort à l'Église.

On a demandé au Pape Saint Pie X après son élection quel serait le programme de son pontificat. Il a pointé le Crucifix et a dit : « C’est mon programme ». Dans la même veine, interrogé sur la situation actuelle : « Est-ce une crise de l'Église ou est-ce un crise de Dieu ? », Sarah répond : « Contrairement à ce que nous pouvons penser, la plus grande difficulté des hommes n’est pas de croire à ce que l'Église enseigne au niveau moral ; la chose la plus difficile pour le monde postmoderne est de croire en Dieu et en son Fils Unique ».

La racine du problème dans la société occidentale — et dans l'Église — se résume à ceci : les niveaux d'incrédulité en Dieu et en Sa Révélation. Ça part de l'incrédulité de l'athéisme ( théorique et pratique ) à l'agnosticisme ( souvent le fruit de l'ignorance, de la paresse ou de la cécité spirituelle ) jusqu’à faire du tri dans le Catholicisme. Lorsque nous ne parvenons pas à adhérer sans réserve au Christ et à Son enseignement, nous sommes laissés à nous-mêmes — et ce n’est pas une pensée heureuse.

Sarah déclare : « Si le lien entre Dieu et les Chrétiens est affaibli, l'Église devient une structure simplement humaine, une seule société parmi d'autres. Avec cela, l'Église devient sans importance ; Elle fait alors partie du monde et est corrompue au point de perdre sa nature originelle. En effet, sans Dieu, nous créons une Église à notre propre image, pour nos petits besoins, pour nos goûts et nos dégoûts. Les modes prennent le dessus sur l'Église et l'illusion du sacré devient périssable, une sorte de médication périmée ».

Considérez les choses remarquables telles que la louange récente de Feu David Bowie par L'Osservatore Romano. Cela fait suite à l’éloge funèbre de Michael Jackson plus tôt et à l'utilisation récente de la Basilique Saint-Pierre comme écran de projection pour différentes images profanes. Plus significatif encore, la foi a été banalisée par la campagne relative à l’admission à la Sainte Communion des divorcés remariés. La simple répétition des Paroles du Seigneur : « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère » (Luc 16-18) est rejetée comme étant sévère, peu charitable, et morose.

La réception de la Sainte Communion par ceux vivant dans un deuxième mariage invalide est considérée par les innovateurs comme une question de justice — un remède pour les avoir exclus injustement de la communauté des fidèles, les exposant à une honte injustifiée et les frustrant de leur désir louable d'être nourris par le Seigneur. Les innovateurs stigmatisent en dérision plus de 2000 ans d'enseignement Catholique comme étant une lecture des Paroles du Seigneur qui soit dépassée, rigoriste et fondamentaliste. Une telle intransigeance empêche prétendument l'Église de mener à bien « l'intention réelle » du Seigneur : à savoir que tout le monde qui veut recevoir la Sainte Communion est invité à participer au Banquet de Son Corps et de Son Sang.

Mais les Paroles du Seigneur sont claires et ont été fidèlement appliquées dans la vie de l'Église depuis le début. Elles ne peuvent pas être rejetées sans porter atteinte à la force qui lie tout le reste de ce qu’Il a dit. La campagne visant à ouvrir la voie de la Sainte Communion aux divorcés remariés est une corruption, refaisant l'Église en un rassemblement sentimental dans lequel seulement certaines parties de ce que le Seigneur a dit sont prêchées et vécues.

Voici la nouvelle manœuvre : si nous trouvons quelque chose d’offensant dans l’Évangile à l’égard de nos nouvelles sensibilités, alors ignorons-le et réécrivons effectivement l’enseignement de l'Église en changeant sa pratique sacramentelle. Pour nous calmer les nerfs, prétendons que la doctrine reste inchangée. Nous ne croyons vraiment pas ça bien sûr, mais c’est le camouflage nécessaire à l'innovation doctrinale révolutionnaire jusqu'à ce que nous puissions nous débarrasser de ce prétexte. Ensuite, nous pouvons tout simplement annoncer que tout ce qu'on a pensé de ce que signifiait l'enseignement du Christ dans le passé, cela signifie maintenant quelque chose de tout à fait différent grâce au don des « voix prophétiques de notre époque ».

Comment en sommes-nous arrivés à ce point ? Le Cardinal Sarah nous fournit la réponse : « Les sociétés occidentales sont organisées et vivent comme si Dieu n'existait pas. Les Chrétiens eux-mêmes se sont installés à plusieurs reprises dans une apostasie silencieuse ». Le caractère sacré des Sacrements a été englouti dans une vision humaniste qui voit l'Église comme un distributeur de confort personnel et de consolation ainsi qu’un promoteur de la solidarité de groupe et de l'action sociale.

Dans un tel schéma, ne pas permettre à quelqu'un qui veut recevoir la Sainte Communion de le faire est intolérable. N’est-ce pas une apostasie silencieuse lorsque certains hommes d'Église nous disent que la réception indigne du Corps et du Sang du Seigneur ne doit pas être perturbé en rappelant aux fidèles ce que le Seigneur a réellement dit ?

Notre culture occidentale largement toxique possède le réflexe hostile envers les revendications de la Vérité qui sont en conflit avec la révolution sexuelle. L'Église a la mission de proclamer la Vérité sur le mariage tel que c’est enseigné par Notre Seigneur et non pas de mettre de côté cet enseignement afin de se conformer au monde. Le Cardinal Sarah vise de nouveau bien la cible quand il dit : « L'Église proclame la Parole de Dieu et célèbre les Sacrements dans le monde. Elle doit faire cela avec la plus grande honnêteté, avec une véritable rigueur, avec un respect miséricordieux pour les misères humaines qu'elle a le devoir de conduire vers la « splendeur de la Vérité » pour reprendre les paroles d'ouverture d'une encyclique de Jean-Paul II ».

« Ainsi soit-il »

mercredi 29 juillet 2015

Planned Parenthood (USA) ( Planning familial national )

Le scandale du commerce d'organes des enfants à naître
Sans Dieu, pas de dignité humaine



La mort de Dieu et la perte de la dignité humaine


par l'Évêque élu Robert Barron
Le 28 juillet 2015

SOURCE :
National Catholic Register



Je suis sûr que maintenant beaucoup d'entre vous ont vu l'effroyable vidéo avec caméras cachées de deux médecins de Planned Parenthood plaisantant joyeusement avec des interlocuteurs se présentant comme des acheteurs potentiels de parties du corps de nourrissons avortés. Alors qu’ils boivent bruyamment leur vin dans des restaurants élégants, les bons médecins — deux femmes —parlent sans émotion des prix auxquels ils devraient s’attendre pour la fourniture de précieux organes internes et comment les habiles avorteurs de Planned Parenthood savent exactement comment assassiner des bébés afin de ne pas endommager la marchandise commandée ( foie, cœur, etc…). Un des médecins a précisé que les avorteurs emploient des méthodes « moins croquantes » quand ils savent que les organes d'un bébé vont être récoltés pour la vente. Cela dit, le « croquant » dont elle parle est une référence au broyage du crâne, le démembrement avec le couteau ainsi que l’aspiration généralement employée dans les avortements. Pour moi, le moment le plus glacial fut lorsque l'un des médecins a informé que le prix qu'elle demandait était trop faible, elle eut un regard concupiscent et dit : « Ah bon, parce que je voudrais une Lamborghini ».

Maintenant, il est assez facile de remarquer et de déplorer la grossièreté morale de ces femmes, la façon particulièrement répugnante qui combinent la violence et la cupidité. Mais je voudrais explorer un problème plus profond que ces vidéos mettent en lumière, à savoir l'oubli de la dignité de l'être humain qui est plus clairement manifesté dans notre culture occidentale. Il suffit de considérer que plus de 58 millions d'avortements ont eu lieu, sous la pleine protection de la loi, dans notre pays (USA) depuis le jugement Roe v. Wade en 1973, ou de voir aussi la poussée de plus en plus insistante permettant l'euthanasie, même d’enfants dans certains pays européens ou encore les meurtres gratuits qui se commettent tous les soirs dans les rues de nos grandes villes. Les chiffres pour ma propre ville natale de Chicago dépassent typiquement ceux enregistrés sur les champs de bataille du Moyen-Orient.

Je dirais que c’est l'atténuation de notre sens de l'existence de Dieu qui rend possible cette sorte de violence surprenante contre des êtres humains. Dans la perspective occidentale classique, la dignité de la personne humaine est une conséquence et une fonction de son statut en tant que créature de Dieu. Précisément parce que l'être humain est créé à l'image et à la ressemblance du Créateur et destiné, enfin, pour la vie éternelle avec Dieu là haut, il est un sujet de droits inaliénables. J’utilise le langage de Jefferson dans sa Déclaration d'Indépendance expressément ici car le grand père fondateur savait que le caractère absolu des droits qu’il décrivait découle de leurs dérivés de Dieu : « Ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ...» Quand on retire Dieu du portrait, les droits de l'homme disparaissent plutôt rapidement, ce qui peut être constaté clairement dans les temps anciens et modernes. Pour Cicéron, Aristote et Platon, une élite culturelle appréciait les droits, les privilèges et la dignité, alors que la grande majorité des gens était légitimement reléguée à un statut inférieur, certains même à une condition d'esclavage. Dans les totalitarismes du siècle dernier — dans tous les cas caractérisés par un rejet véhément par des millions de Dieu — un nombre incalculable d'êtres humains ont été traités comme juste un peu plus que de la vermine.

Je réalise que de nombreux philosophes et théoriciens sociaux ont essayé de fonder un sens de la dignité humaine dans quelque chose d'autre que Dieu, mais ces tentatives se sont toutes avérées infructueuses. Par exemple, si la valeur humaine est une fonction de l'intelligence d'une personne ou de sa créativité ou de son imagination ou de sa capacité d’entrer en relation, alors pourquoi ne pas conclure que cette valeur disparaît lorsque ces pouvoirs sont sous-développés, affaiblis ou carrément éliminés ? Ou si le respect de la dignité humaine est reliée à la force des sentiments pour une autre personne, alors qui peut dire si cette dignité disparaît lorsque ces sentiments changent ou se tarissent ? Je soupçonne que si nous avions à interroger des gens sur la rue et qu’on leur demanderait pourquoi les êtres humains devraient être respectés, certaines versions de leur raisonnement sortirait de leur sentimentalité. Mais encore une fois, le problème est que les sentiments sont si éphémères, mouvants et changeants comme le vent. Si vous doutez de moi, lisez certains des comptes-rendus des officiers et des soldats dans les camps de la mort nazis, qui, après des années d’avoir tué, ont perdu tout sentiment pour ceux qu’ils ont assassinés, les voyant comme un peu plus que des rats ou des insectes.

Au cours des deux cents dernières années, les athées ont bruyamment affirmé que le rejet de Dieu conduirait à la libération humaine. Je dirais vigoureusement précisément le contraire. Une fois que l'être humain se rend autonome de Dieu, il devient, à très court terme, un objet parmi les objets et, donc, susceptible de la plus grossière manipulation par les puissants et les gens centrés sur leurs intérêts. Dans la mesure où les gens parlent encore de la dignité irréductible de l'individu, ils sont, qu'ils le sachent ou non, assis sur des bases bibliques. Lorsque ces fondations sont ébranlées — car elles le sont de plus en plus aujourd'hui — une culture de mort suivra aussi sûrement que la nuit suit le jour. S’il n'y a pas de Dieu, alors les êtres humains ne sont pas indispensables — alors pourquoi ne pas échanger les organes de nourrissons pour une belle Lamborghini?

L'Évêque-élu Robert Barron est un évêque auxiliaire élu de l’Archidiocèse de Los Angeles et le fondateur de la Parole de feu, un ministère catholique.