Aucun message portant le libellé interCommunion. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé interCommunion. Afficher tous les messages

dimanche 27 mai 2018

Le Cardinal Arinze

La Communion ne peut pas être partagée avec des
non-Catholiques comme de la bière ou du gâteau



par : Lisa Bourne
SOURCE : Life Site News
Vendredi le 25 mai 2018 - 7:46 pm EST




BUCKFASTLEIGH, Angleterre, 25 mai 2018 (Life Site News) — Les Protestants qui veulent recevoir la Sainte Communion devraient devenir Catholiques, a déclaré le Cardinal François Arinze cette semaine, ajoutant que « c'est plutôt sérieux » de présumer que le mariage peut être dissous dans le but de recevoir la Communion.

Dans une interview accordée cette semaine à l’Abbaye de Buckfast dans le Devon, en Angleterre, le Cardinal s'oppose catégoriquement à l'idée de permettre aux Catholiques divorcés et remariés de recevoir la Communion, comme le suggère l'Exhortation du Pape François Amoris Laetitia. Il a poursuivi en disant que la Sainte Communion ne peut pas être partagée avec les conjoints Protestants comme des amis qui partagent de la bière ou du gâteau.

Le Cardinal Arinze a dit qu'il est important de comprendre que « la Sainte Eucharistie n'est pas notre possession privée que nous pouvons partager avec nos amis ».

« Notre thé et notre bouteille de bière » sont tels que « nous pouvons les partager ceux avec nos amis ».

« Ce n'est pas seulement parce que nous nous souhaitons du bien l’un à l’autre » a poursuivi le Cardinal. « Après la Messe, vous pouvez aller au réfectoire et prendre une tasse de thé et même un verre de bière et un peu de gâteau. C'est bon. Mais la Messe n'est pas comme ça ».

Dans un entretien accordé le 23 mai au Catholic News Service, le Cardinal Nigérian a également souligné l'importance de l'enseignement de l'Église sur l'Eucharistie et sa dignité pour sa réception.

« Il est très important de considérer la Doctrine » a-t-il dit. « La célébration Eucharistique de la Messe n'est pas un service œcuménique. Ce n'est pas un rassemblement de ceux qui croient au Christ et qui inventent une prière pour l'occasion, c'est une célébration des Mystères du Christ qui est mort pour nous sur la Croix, qui a fait du pain Son Corps et du vin Son Sang et a dit aux Apôtres « Faites cela en mémoire de Moi ».

Il a également expliqué que la vraie communion est une composante nécessaire pour recevoir l'Eucharistie dans la Messe Catholique.

« La célébration Eucharistique de la Messe est la célébration de la communauté de foi » a déclaré le Cardinal Arinze, « ceux qui croient au Christ communiquent dans la Foi, dans les Sacrements et dans la communion ecclésiastique, l'unité ecclésiastique avec leur Pasteur, leur Évêque et le Pape ».

« C'est la communauté qui célèbre la Sainte Eucharistie » a-t-il déclaré. « Toute personne qui n'est pas membre de cette communauté n’est pas intégrée pas du tout ».

Le Cardinal a ensuite ajouté que si les Protestants souhaitaient recevoir la Communion dans les églises Catholiques, ils devraient devenir Catholiques.

« Venez, soyez reçus dans l'Église » dit-il, « et alors vous pourrez recevoir la Sainte Communion sept fois par semaine. Sinon, non ».

Le Cardinal Arinze était à l'Abbaye de Buckfast pour une Messe le 24 mai commémorant l'année millénaire de la Fondation de Buckfast en 1018. Ce fut l'un des nombreux Monastères Anglais réprimés par le Roi Henri VIII lors de la Réforme Protestante.

Le Cardinal a fait ses remarques au beau milieu d'une controverse au sujet d'une Conférence des Évêques Allemands pour une intercommunion pour les époux Protestants de Catholiques et a également continué de disculper le document de 2016 du Pape.

Certains membres de la Conférence Épiscopale Allemande proposent de permettre aux Protestants de recevoir la Communion dans certaines circonstances. Alors que cet effort est soutenu par certains, notamment par le Président de la Conférence, le Cardinal Reinhard Marx, sept Évêques se sont opposés à cette initiative et ont demandé au Vatican d'intervenir. Le Pape François a renvoyé l'affaire aux Évêques Allemands, avec la direction de parvenir à une décision « unanime » au niveau de la Conférence.

La discorde sur Amoris Laetitia persiste dans le monde deux ans après la promulgation du document, certains épiscopats disant qu'étant donné que l'enseignement de l'Église sur le Mariage et l'Eucharistie ne peut être changé, Amoris Laetitia ne peut ouvrir la porte à la Communion des Catholiques dans des unions non maritales et d’autres interprètent Amoris Laetitia comme un feu vert pour permettre la Communion pour les Catholiques divorcés et remariés.

Le Cardinal Nigérian, le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements sous le Pape Jean-Paul II et le Pape Benoît XVI, connu pour sa franchise dans le maintien de l'orthodoxie, a battu en brèche cette interprétation.

« Si une personne est divorcée et remariée ( sans une nullité ), alors il y a un problème » a-t-il déclaré, disant que Jésus a enseigné que c'était de l'adultère.

Personne ne peut usurper l'enseignement de Christ ou sa miséricorde, a dit le Cardinal Arinze.

« Ce n'est pas nous qui disons cela » a-t-il dit. « C'est le Christ qui l'a dit ».

« Nous ne pouvons pas être plus miséricordieux que le Christ » a-t-il ajouté. « Si l'un d'entre nous dit qu'il a la permission du Christ pour changer l'un des principaux points que le Christ nous a donnés dans l'Évangile, nous aimerions voir cette permission et aussi la signature ».

« Vous pouvez voir que ce n'est pas possible » a poursuivi le Cardinal Arinze. « Même si tous les Évêques sont d'accord, ça ne change rien. C'est plutôt grave car cela touche la Foi dans la Sainte Eucharistie et aussi le fait que le mariage ne peut pas être dissous entre des Chrétiens qui ont vécu ensemble et aucun pouvoir humain ne peut le dissoudre. C'est plutôt sérieux ».

jeudi 3 mai 2018

Le Pape François demande aux Évêques Allemands
une décision « unanime » sur l'intercommunion avec les Protestants




par : Diane Montagna

SOURCE : Life Site News
Le jeudi 3 mai 2018 - 3:37 pm EST




CITE DU VATICAN ( Life Site News ) — Le Pape François a demandé aux Évêques d'Allemagne de décider « à l'unanimité » si un époux Protestant marié à un Catholique peut recevoir la Sainte Eucharistie dans des cas exceptionnels.

La nouvelle suit des rapports à l’effet que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avec l'approbation du Pape, avait déjà écrit une lettre aux Évêques Allemands rejetant leur proposition de permettre à certains conjoints Protestants de recevoir la Sainte Communion. Selon les rapports, le Pape François n'a pas souhaité que la lettre soit rendue publique parce qu'elle ne correspondait pas au récit et à la direction de ce Pontificat.

Mgr Luis Ladaria, SJ, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a expliqué dans un communiqué publié ce soir que le Pape François « apprécie l'engagement œcuménique des Évêques Allemands et leur demande de trouver, dans un esprit de communion ecclésiale, un résultat unanime si possible ».

Au cours des entretiens, qui ont été convoqués à 16h dans les locaux de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, des « points de vue variés » ont été discutés, dont « la relation de la question [ de l'intercommunion ] avec la foi et la pastorale, sa pertinence pour l'Église Universelle et sa dimension juridique » peut-on lire dans la déclaration.

Le communiqué a également noté que l'Archevêque Ladaria « informera le Saint-Père du contenu des conversations » et a déclaré que la réunion s'est déroulée « dans une atmosphère cordiale et fraternelle ».

Le Pape François n'était pas présent à la réunion.

Le Cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne et l'Évêque Rudolf Voderholzer de Ratisbonne assistaient aux entretiens d'aujourd'hui. Les deux Évêques font partie des sept signataires d'une lettre au Vatican qui s'oppose à cette proposition et à un dépliant pastoral approuvant l'intercommunion — pour laquelle les Évêques Allemands ont votés favorablement le 20 février, à la majorité des deux tiers.

Avec le vote, tenu lors de leur Assemblée plénière du printemps à Ingolstadt, les Évêques Allemands ont massivement décidé qu'une permission pourrait être accordée à un conjoint Protestant si, après avoir fait un « examen sérieux » de conscience avec un prêtre ou une autre personne ayant des responsabilités pastorales, il ou elle « affirme la foi de l'Église Catholique », souhaite mettre fin à une « détresse spirituelle sérieuse », et a un « désir de satisfaire une faim pour l'Eucharistie ».

À l'époque, le Cardinal Reinhard Marx, Président de la Conférence des Évêques Allemands, a précisé que la proposition n'exigeait pas que le conjoint Protestant se convertisse au Catholicisme.

Dans une lettre du 22 mars au Vatican, sept Évêques ont déclaré qu'ils ne considéraient pas que le vote était « juste », car la question de l'intercommunion n'est pas « pastorale », mais « une question de foi et d'unité de l'Église qui n'est pas soumise à un vote ».

Mgr Voderholzer, vice-président de la Commission Doctrinale de la Conférence des Évêques Allemands et seul membre Allemand de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a été invité le 30 avril par le Pape François à assister aux pourparlers.

Trois Évêques Allemands soutenant la proposition étaient également présents : le Cardinal Reinhard Marx, l'Évêque Karl-Heinz Wiesemann de Speyer et l'Évêque Gerhard Feige de Magdeburg, Président de la Commission Épiscopale pour l'Oecuménisme.

Le Père Jésuite Hans Langendörfer, Secrétaire de la Conférence des Évêques Allemands — qui serait le cerveau derrière la proposition d'intercommunion des Évêques Allemands — a également assisté à la réunion.

Du côté du Vatican, Mgr Luis Ladaria, SJ, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a participé ; le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens ; le Canoniste Salésien Mgr Markus Graulich, sous-secrétaire du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs ; et le Père Hermann Geissler, chef de la section doctrinale de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Tous sont considérés comme sympathiques à la lettre des sept Évêques.

Le Pape Émérite Benoît XVI est également connu pour s'opposer à la proposition d'intercommunion des Évêques Allemands et pour soutenir l'initiative des sept Évêques.

Le Pape François, pour sa part, aurait des sympathies pour la proposition des Évêques Allemands, ayant semblé soutenir l'idée lors d'une rencontre avec les Luthériens à Rome en novembre 2015. Peu de temps après, le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, a réaffirmé que « l'intercommunion n'est pas permise entre Catholiques et non-Catholiques ».

« Vous devez confesser la foi Catholique. Un non-Catholique ne peut pas recevoir la Communion. C'est très, très clair. Il ne s'agit pas de suivre votre conscience » a déclaré le Cardinal Sarah.

Comme l'a rapporté Edward Pentin du National Catholic Register, la récente proposition des Évêques Allemands sur l'intercommunion a suscité beaucoup d'inquiétude à Rome. Les Cardinaux François Arinze, Gerhard Müller, Walter Brandmüller et Paul Cordes ont tous décrié le mouvement.

Le Cardinal Müller a qualifié la proposition de « ruse rhétorique » jetée sur les croyants, ajoutant que le mariage interconfessionnel n'est « pas une situation d'urgence ».

Pour sa part, le Cardinal Brandmüller a qualifié la faible opposition des Évêques Allemands à la proposition d'un « scandale » incontestable.

samedi 3 mars 2018

Le Cardinal Müller critique le plan des Évêques Allemands
permettant la Communion aux époux Protestants




Rédigé par : Dr Maike Hickson

SOURCE : Life Site News
Le 28 février 2018 — 5 :32 pm EST


28 février 2018 (Life Site News) — Le Cardinal Gerhard Müller s'oppose à la décision des Évêques Allemands de permettre la Communion aux époux Protestants des Catholiques dans certains cas.

Dans une nouvelle interview publiée jeudi dans le journal Catholique Die Tagespost, l'ancien responsable de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi affirme que les Évêques Allemands abusent du Droit Canonique pour supporter leur décision.

Le site Web des Évêques Allemands — Katholisch.de — a publié un rapport sur l'interview aujourd'hui.

Selon le rapport, Müller décrit l'expression « dans des cas individuels » comme une « jeu de rhétorique ».

Alors que le Code de Droit Canon ( dans le Canon 844 § 4 ) permet une telle intercommunion en cas de « grave nécessité », Müller suggère qu'il n'est « pas juste » pour les Évêques Allemands d'invoquer cette disposition du Code dans cette circonstance.

Le Code de Droit Canonique n'est pas applicable ici, selon Müller, puisque les exceptions canoniques traitent du salut éternel des âmes et du danger de mort. D'autre part, un mariage mixte n'est pas une situation d'urgence.

La préoccupation du Cardinal est soutenue par le Jurisconsulte Ed Condon qui s'est également opposé à la nouvelle proposition d'intercommunion Allemande dans un article paru le 23 février dans le Catholic Herald.

Condon dit que « ces directives [ Allemandes ] sembleraient aller bien au-delà du Droit Canonique, qui fixe des limites très précises au sujet de qui peut recevoir la Communion et quand ». Il insiste, comme le Cardinal Müller, sur le « Danger de mort » ou la comparable « nécessité grave »... qui ne doivent être envisagés que comme une occasion unique. Les intentions des Évêques Allemands semblent aller bien au-delà et prévoir une sorte d'arrangement stable — à savoir recevoir la Communion semaine après semaine — ce qui est complètement en dehors de ce que l'Église prévoit ».

Dans sa nouvelle interview, le Cardinal Müller insiste sur le fait que dans le cas où quelqu'un partage la Foi Catholique dans l'Eucharistie — comme condition préalable à recevoir la Sainte Communion, il doit également rejeter les enseignements des communautés non-Catholiques qui s'y opposent. Il met en garde les Évêques Allemands de ne pas traiter, dans leur prochain document concernant l'intercommunion, « trop vaguement » des principes théologiques qui sont en cause dans ce cas. Sinon, on pourrait avoir à faire face à « d'autres conséquences indésirables » qui pourraient découler de ce type d'approche. Le Cardinal Müller salue les progrès dans le domaine de l'œcuménisme comme « souhaitables et nécessaires », mais insiste sur le fait que cela ne peut pas conduire à une « protestantisation de l'Église Catholique ».

La résistance du Cardinal Müller contre la pression Allemande pour l'intercommunion vient à la suite d'une déclaration faite par le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Comme Life Site News l’a rapporté, Sarah a écrit une préface à un nouveau livre sur une réception digne de la Sainte Communion dans laquelle il déclare : « Les Communions sacrilèges, non reçues en état de grâce de Dieu, ou ne professant pas la Foi Catholique ( je me réfère à certains formes de la soi-disant « intercommunion » ), sont aussi des outrages ».

Dans l'interview de Die Tagespost, le Cardinal Allemand critique de nouveau la suggestion des Évêques Allemands d'offrir une bénédiction aux couples homosexuels. Il avait auparavant qualifié ces bénédictions d'« atrocité ». Ce serait une « présomption sacrilège » de condamner les personnes ayant des inclinations homosexuelles, dit-il maintenant, « mais personne ne peut demander la bénédiction de Dieu ici puisque les actes homosexuels sont contraires à la Volonté de Dieu »

« L'assistance pastorale a un aspect différent et ne peut que servir la paix de l'âme que si elle reste fondée sur la Vérité » ajoute-t-il.