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lundi 25 avril 2016

Un avant-goût de sa longue présentation de 6 000 mots sur l'Exhortation

Sur l’Exhortation Apostolique Amoris Laetitia

« Un Veritatis Laetitia » est nécessaire

Mgr Athanasius Schneider



Par Maike Hickson
le 25 avril, 2016
SOURCE : One Peter Five





Nous l’avons tous attendu depuis un certain temps maintenant. Enfin, un prélat a parlé.

Sur le thème de l'Exhortation apostolique, Amoris Laetitia, Mgr Athanasius Schneider d'Astana, au Kazakhstan, a fait une déclaration de plus de 6 000 de mots sur le site italien Corrispondenza Romana, qui a été publié hier, le 24 Avril. (Il n’y a pas encore de traduction disponible ; tous les extraits suivants sont tirés de notre propre traduction libre.)

Alors que Schneider dit que des interprétations différentes de Amoris Laetitia se répandent présentement, il constate que « certaines des déclarations de Amoris Laetitia sont objectivement susceptibles d'interprétation erronée ». À ses yeux, il y a plusieurs aspects du document qui « sont difficiles à interpréter selon la Doctrine Traditionnelle de l'Église ». Schneider montre comment, en quelque sorte, une affirmation explicite de la Doctrine et la pratique continue de l'Église sont manquantes concernant la règle selon laquelle les divorcés « remariés » ne peuvent pas être admis à la Sainte Communion.

« Quand il en vient à la vie ou la mort du corps », dit Schneider, « pas un médecin ne laisserait les choses dans l'ambiguïté. Le docteur ne peut pas dire au patient : « Vous devez choisir comment appliquer le médicament selon votre conscience et en suivant les lois de la médecine ». Un tel comportement de la part d'un médecin serait sans aucun doute considéré comme irresponsable. Pourtant, la vie immortelle de l'âme est plus importante... »

Mgr Schneider cite Familiaris Consortio du Pape Jean-Paul II (FC) sur cette question, qui indique que de tels couples « incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Église, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Église concernant l'indissolubilité du mariage. La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation, «ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux ». (FC, n. 84)

Selon Schneider, le Pape n'a pas établi une nouvelle règle en droit canonique, applicable à tous les cas. Cependant, il constate que François fait état que, dans certains cas, où il y a des « facteurs atténuants », il est « possible de vivre dans la grâce de Dieu » et de « recevoir l'aide de l'Église » même si l'on vit dans une situation objectivement de péché. Schneider ajoute que le Pape dit ici que « dans certains cas, il pourrait y avoir l'aide des Sacrements ».

Mgr Schneider montre comment le Pape cite Gaudium et Spes « d'une manière malheureusement incorrecte » au paragraphe 329 de son exhortation lorsqu’il applique une déclaration de Gaudium et Spes prévue pour s’appliquer seulement à un mariage chrétien valide, le Pape applique cette déclaration à des situations impliquant les divorcés remariés, résultant ainsi que l'on peut valider une union irrégulière « pas en théorie, mais dans la pratique ».

Mgr Schneider dit que Amoris Laetitia prête à des « interprétations hétérodoxes » en ce qui concerne les divorcés « remariés » « en omettant la citation explicite des passages pertinents dans Familiaris consortio (n. 84). Ces allusions portées à être généralisées aux « principes moraux » sont, aux yeux de l'évêque, « insuffisantes dans le contexte d’une telle question controversée » qui est très délicate et qui présente une grande importance.

En ce qui concerne la prétention de certains membres du clergé que le chapitre 8 de Amoris Laetitia permet aux couples divorcés « remariés » qui ne vivent pas dans la continence parfaite de recevoir la Sainte Communion, Mgr Schneider a répondu :

«... en accord avec le principe de non-contradiction, [on en arrive] à la conclusion logique suivante : le Sixième Commandement qui interdit tout acte sexuel en dehors d'un mariage valide ne serait plus universellement valide si des exceptions étaient autorisées ».

Ainsi, un tel couple vivrait d'une manière qui est « directement en contradiction avec la Volonté expresse de Dieu ». Schneider conclut qu'un tel encouragement à des actes qui sont « contraires à la Volonté de Dieu » seraient « en contradiction avec la Révélation Divine ». D’accepter cela signifierait que la « Parole Divine du Christ » de ne pas séparer ce que Dieu a uni ne serait donc plus valide, aux yeux de Schneider, « toujours et pour tout le monde » et « sans exception ».

Une telle règle permettrait à l'Église d'accepter l'enseignement du Christ « en théorie, mais pas dans la pratique ». Les oeuvres ne correspondraient pas à ce que nous croyons. Schneider poursuit :

« La violation permanente du Sixième Commandement ... de Dieu ... ne serait donc plus un péché grave ou une opposition directe à la Volonté de Dieu ».

Le prélat en outre montre comment une telle approche aurait de graves conséquences :

« L'enseignement pérenne et infaillible de l'Église ne serait plus universellement valable, en particulier, l'enseignement confirmé par le Pape Jean-Paul II dans Familiaris Consortio (84) et l’enseignement du Pape Benoît XVI dans Sacramentum Caritatis (29), selon lesquels la continence est la condition pour les divorcés « remariés » afin de recevoir les Sacrements ».

Mgr Schneider a continué de discuter longuement des diverses parties du document papal. Notre but est ici de vous partager ces passages initiaux alors que nous attendons une traduction complète afin que les Catholiques qui attendent une déclaration claire de l'un de nos Évêques puisent conserver espoir. Nous sommes reconnaissants à Mgr Athanasius Schneider pour son courage et l'amour de la Foi en donnant ce témoignage. Nous espérons fournir la déclaration plus complète de Mgr Schneider lorsqu’elle deviendra disponible dans notre langue.

mardi 8 septembre 2015

En préparation de la venue de François à Philadelphie

pour la Rencontre Mondiale des Familles
Opinion des Catholiques Américains sur la famille



La plupart des Catholiques Américains sont à l’aise avec les familles non traditionnelles

Par Cathy Lynn Grossman
Religion News Service

SOURCE : Catholic Register

7 septembre 2015

La famille constitue une grande raison pour laquelle François vient en Amérique.

Bien sûr, il va aussi s’adresser au Congrès et aux Nations Unies. Mais Philadelphie — la ville hôtesse de la Rencontre Mondiale de des Familles qui aura seulement la messe de François ouverte au grand public — est l’arrêt sur son parcours de trois villes dans un voyage de six jours où il pourra accueillir des centaines de milliers de familles Américaines Catholiques en personne.

Plusieurs dans la foule correspondront au modèle idéal de la famille définie par l'Église : un homme et une femme mariés pour la vie et accueillant autant d'enfants que Dieu leur donne. Mais beaucoup qui assisteront ne feront pas partie de ce modèle idéal. En effet, un nouveau sondage réalisé par Pew Research estime que beaucoup de Catholiques Américains sont très à l’aise avec les arrangements familiaux non traditionnels. En effet, beaucoup pensent que l'Église devrait être plus ouverte à ces nouvelles structures familiales.

Description de l'échantillon sondé

L'enquête portant sur 1016 adultes Américains Catholiques révèle que :

  • 25 pour cent ont vécu un divorce.

  • 9 pour cent de ceux qui se sont divorcés sont remariés.

  • 44 pour cent disent qu'ils ont vécu avec un partenaire romantique en dehors du mariage à un moment donné dans leur vie et 9 pour cent le font encore.

Les couples qui cohabitent (unions libres) et les Catholiques divorcés qui se sont remariés (divorcés/remariés) sans annulation Catholique de leur mariage — péchés graves aux yeux de l'Église — ne sont pas admissibles à recevoir la communion.

Pew a révélé que «15 pour cent des Catholiques sont actuellement dans une de ces situations » a déclaré Greg Smith, directeur de la recherche sur la religion et co-auteur de l'étude.

Compte tenu de cet obstacle, « ce n’est pas une surprise que leur participation à la Messe soit faible » a déclaré Smith. Seulement un sur quatre de ces Catholiques disent qu'ils assistent à la messe une fois par semaine, tandis que 41 pour cent des Catholiques dans leur ensemble disent qu'ils fréquentent la messe hebdomadairement, a déclaré Smith.

Les Catholiques, cependant, sont souvent en désaccord — et même défient — les Enseignements de l'Église sur la foi et la pratique.

Au sujet de la communion, par exemple, environ quatre Catholiques sur 10 qui ne sont pas éligibles à la communion disent qu'ils vont quand même à la Communion quand ils assistent à la messe, a déclaré Smith.

Et la plupart des Catholiques, quelle que soit leur structure familiale, sont à l'aise avec une grande variété d'arrangements familiaux que l'Église ne favorise pas. Le sondage demandait quelles structures de famille sont acceptables et toute aussi bonne que toute autre pour l'éducation des enfants. Il a été constaté que :

Opinion des Catholiques
sur les différents types
d'arrangements familiaux

L'enquête sur 1016 adultes Américains Catholiques révèle que :

  • 94 pour cent disent qu’une mère et un père mariés est acceptable bien que quatre pour cent de ceux disent que c’est pas aussi bon que d'autres arrangements.

  • 87 pour cent disent qu’un seul parent est acceptable.

  • 84 pour cent disent la même chose pour les parents non mariés vivant ensemble.

  • 83 pour cent dire la même chose pour les parents divorcés (bien que les Catholiques ont un taux de divorce significativement plus faible que les Protestants et les gens qui prétendent n’avoir aucune identité religieuse).

  • Et 66 pour cent des Catholiques disent que les couples homosexuels ou lesbiennes sont acceptables pour l'éducation des enfants. Cela inclut 43 pour cent qui disent que l’arrangement « gay » est aussi bon que tout autre structure


Bien que la Conférence Américaine des Évêques Catholiques a passé une décennie à combattre la légalisation du mariage de même sexe, les Catholiques sont divisés : 46 pour cent disent que l'Église doit reconnaître les mariages de couples homosexuels — et exactement le même pourcentage dit non.

La Doctrine Catholique enseigne que la contraception artificielle interfère avec une véritable union dans un mariage et que les couples devraient toujours être ouverts à un don de Dieu des enfants.

Cependant, l'enquête nous dit...

Opinion des Catholiques
sur la contraception et l'avortement

L'enquête portant sur 1016 adultes Américains Catholiques révèle que :

  • 76 pour cent des Catholiques — dont 65 pour cent des Catholiques qui assistent à la messe une fois par semaine — disent que leur Église devrait leur permettre d'utiliser le contrôle artificiel des naissances.

  • 41 pour cent disent que d’être ouverts à avoir des enfants est essentiel à ce que cela signifie pour eux personnellement d'être Catholiques. Un autre 41 pour cent disent que c’est important, mais pas indispensable.

  • 33 pour cent considèrent que s’opposer à l'avortement est « essentiel » tandis que 34 pour cent considèrent cela important.

Peu importe à quel point les Catholiques s’écartent de la voie Doctrinale dans leurs attitudes ou actions, l'attraction de la famille est forte.

Dans le sondage Pew, 56 pour cent des Catholiques — et aussi 46 pour cent des ex-Catholiques — disent qu'ils participent parfois à des activités Catholiques comme la messe, ou assistent à un baptême dans la famille ou respectent une fête juste parce que c’est important pour la famille ou leurs amis proches même s’ils n’y croient pas personnellement.

Emmener tout le clan voir François à Philadelphie pourrait être justement une de ces occasions.