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jeudi 7 janvier 2016

Voyez cet article de fond pour ne pas vous faire bourrer

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« L'œcuménisme est sans substance
c’est une vacuité (vide) logique et morale »

Don Pietro Leone, prêtre

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Œcuménisme : un essai par Don Pietro Leone

Cinq ans après la première contribution de Don Pietro Leone sur la liturgie romaine sur notre site, nous sommes heureux de présenter l'essai qui suit sur l'œcuménisme. Nous recommandons aussi à nos lecteurs l'encyclique Mortalium Animos de Pie XI, publiée à la Fête de l'Épiphanie le 6 janvier 1928, elle contient tout ce qu’un Catholique a besoin de savoir afin d'évaluer l'œcuménisme correctement. Don Pietro Leone est le nom de plume d'un prêtre qui célèbre la Messe Traditionnelle dans la communion pleine et paisible dans son Ordinaire situé dans ce grand berceau de la civilisation connu comme l'Italie.


À l’occasion de l'anniversaire de Mortalium Animos par Pie XI,
publiée à la Fête de l'Épiphanie en 1928


SOURCE : Rorate Caeli

Œcuménisme
Par Don Pietro Leone


« Au commencement était l'œcuménisme,
et l'œcuménisme était avec Dieu
et était au-dessus de Dieu »

(Aggiornamento per tutto compreso i vangeli,
cap.iv, Ester Maria Ledda, 2013, Bonanno)

Dans son Département des Armes et des Armoiries à l’intérieur de son manège infernal, Satan donne certainement une place de choix à l'œcuménisme. Demandez-lui de vous le montrer lors de votre voyage en Enfer si jamais vous avez le malheur de vous retrouver là. Cette arme puissante est de date récente. Elle a été élaborée pour le présent âge où la foi se refroidit de plus en plus et elle est conçue pour accélérer le processus. Votre première réaction en sera une d'admiration : « Quel bel artefact » direz-vous ! Votre deuxième réaction, quand vous regardez plus attentivement, en sera une de surprise de constater que cette arme est complètement remplie de vacuité, de vide. « Toutes nos armes remplies de vacuité, de vide » répondra-t-il sèchement. « N’avez-vous pas encore compris rien du tout ? Ce qui est important, c’est l'aspect des choses. Mais c’est vrai ! » avouera-t-il, et après avoir réfléchi un moment : « Celle-ci est particulièrement dérisoire ».

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L'œcuménisme est sans substance
c’est une vacuité (vide) logique et morale


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1. VIDE

1. Vacuité (vide) logique

Il existe deux formes d'œcuménisme. La première forme vise à l'union de toutes les confessions chrétiennes ou toutes les « religions » (ou « confessions ») en soutenant qu'elles sont toutes vraies ; la seconde forme vise à une unification sur la base du plus petit dénominateur commun.

Nous présenterons l'incohérence logique tour à tour de ces deux formes.

a) L'incohérence de la Première Forme d'Oecuménisme

En ce qui concerne la première forme d'Oecuménisme, nous citons Saint Pie X dans Pascendi : « Les Modernistes ne nient pas mais, de fait, admettent, d'une certaine manière voilée, d'autres ouvertement, que toutes les religions sont vraies ». Le Pape Pie X se réfère à une conception subjectiviste de la religion qui est réduite à l'expérience personnelle que chaque personne a de Dieu dans sa propre religion selon le symbolisme qui lui appartient. Cette conception a été condamnée par lui dans le Décret Lamentabili et dans l'Encyclique Pascendi susmentionnée.

Cela ne signifie cependant pas qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui sont heureux d'affirmer que toutes les croyances et religions sont vraies même au sujet du concept objectif de la foi et de la religion. Il faut répondre à cela que cette affirmation viole le principe de non-contradiction car il n'y a qu'une seule réalité et chaque foi ou religion présente une vision différente et exclusive. Pour cette raison, le croyant convaincu de quelque religion ou foi que ce soit affirme que sa vision est juste et que les visions des autres croyants sont erronées : en bref, il prétend que sa foi ou sa religion est la seule vraie foi et religion qui existe.

L’Église Catholique Romaine, Une et Sainte, peut même aller plus loin et dire non seulement qu’Elle est la seule vraie foi et religion, mais qu’Elle est la seule foi et la seule religion tout court. Car l'Église enseigne que la foi est un type de connaissance qui est à vrai dire la connaissance de la réalité : la réalité qui est Dieu ; et puisqu'il n'y a qu'une seule réalité et un seul Dieu, il ne peut pas y avoir plus qu'une connaissance de cette seule réalité, de cette seule réalité qui est Dieu. En outre, l'Église enseigne que seule la foi Catholique ( avec le Baptême ) nous unit à ce Dieu et que, par conséquent, la foi Catholique est également la seule religion puisque la « religion » ne signifie rien d'autre que ce système spirituel qui nous lie (en latin Ligat) à Dieu.

La popularité de la théorie que tous les « confessions » ou « religions » sont objectivement vraies nous montre la mesure par laquelle l'homme d'aujourd'hui est devenu incapable de penser rationnellement — même si l'absurdité d'une telle théorie ne la rend certainement pas moins respectable aux yeux des Modernistes.

b) L'incohérence de la Seconde Forme d’Oecuménisme

La deuxième forme de l'œcuménisme réduit la foi à un amalgame de différentes croyances puis elle se compare avec celles des autres « fois » ou « religions » à la recherche d'une base commune pour l'union. L’Église Catholique Romaine, Une et Sainte, enseigne en revanche que la foi constitue une unité indivisible qui dérive de son objet, à savoir : Dieu tel qu'il est en Lui-Même. Pour cette raison, il est impossible de faire abstraction de toute doctrine Catholique dans l'intérêt de la conformité à d'autres religions.

2. Vacuité morale

L'œcuménisme est présenté comme un type d'union spirituelle qui vise à un bien spirituel. En un mot, il est présenté comme un type d'amour spirituel qui est au sein des membres de l'Église Catholique et aussi de ceux à l'extérieur de l’Église. Mais il ne constitue pas de l'amour spirituel car il ne consiste ni en union spirituelle (dans tous les sens substantiels du terme) ni en toute forme de bien spirituel.

a) Le manque d'union spirituelle

i) En effet, Notre Seigneur a donné le mandat à l'Église Catholique de mettre en place un seul type d'union spirituelle avec les non-Catholiques qui est la triple union, à savoir :

a) L'union, sous l'autorité de la hiérarchie Catholique ;
b) L’union sous les sept Sacrements ;
c) L'union sous la Foi Catholique.

Ceci est le seul type d’union que l'Église Catholique a le mandat d'établir avec les autres car seul ce type d’union peut opérer leur bien spirituel pris dans le sens ultime de la Parole, autrement dit leur salut. L’union recherchée par l'œcuménisme, d’un autre côté, est tout simplement une union partielle dans la mesure où un ou plusieurs de ces trois éléments sont manquants. Pour cette raison, elle n'a pas le pouvoir de racheter.

ii) L'union spirituelle recherchée par l’œcuménisme n’est pas rédempteur alors. Typiquement, elle n’est pas surnaturelle non plus puisque cet œcuménisme réduit le Catholicisme à la Foi (qui comprend simplement un assortiment de différentes croyances) et, ce faisant, ignore les sacrements qui sont les moyens nécessaires pour nous unir à Dieu ici sur terre et au Ciel. Nous notons que, dans les deux documents du Concile Vatican II Ad Gentes et Nostra Aetate qui se réfèrent à la relation entre l'Église et les religions non-chrétiennes, le terme « surnaturel » est introuvable.

iii) L'Union spirituelle recherchée par l'œcuménisme n’est pas morale non plus car elle tend typiquement à réduire la Foi à ces doctrines qui concernent la nature et la Réalité de Dieu. Ce faisant, elle néglige toutefois les doctrines morales qui sont une partie essentielle de la Foi et qui sont également nécessaires pour la vie éternelle car la Foi est la lumière qui nous montre le chemin vers le Ciel.

b) Un vide de bien spirituel

Le type de bien promu exclusivement par l'œcuménisme n’est pas le salut, mais la paix et le bonheur purement terrestre qui n’est pas un bien spirituel du tout. En outre, ce n’est pas la tâche primaire ou essentielle de l'Église. L'Église, comme nous venons d'indiquer, a été fondée pour le bien éternel de l'homme : pour son salut. L’oecuménisme, d'autre part, viserait uniquement à son bien terrestre. Ce n’est pas alors une initiative spirituelle, mais simplement une initiative politique. Le bien terrestre de l'homme est au plus une tâche secondaire de l'Église comme une conséquence de sa tâche première qui est son bien éternel.

II SENTIMENTALITÉ

1. La nature de l'amour œcuménique

Peut-être que certains vont essayer de défendre ce faux œcuménisme, qui est la recherche du bien terrestre de l'homme, en maintenant qu'il est néanmoins une forme d'amour, même s’il n’est pas spirituel, et en disant aussi que « L'amour est suffisant » et qu'en dernière analyse, l'amour est la raison de notre vie et que Dieu Lui-Même est amour : en ce sens, la Très Sainte Trinité est un Mystère d'Amour entre les Trois Personnes Divines.

Étudions en plus de détails la nature de l'amour oecuménique, premier élément de l'union, puis nous étudierons ce que l'Union est destinée à produire.

a) Union œcuménique

Qu'est-ce qui unit les parties à des initiatives œcuméniques ?

Des croyances et des idéaux communs à l'exclusion des différences doctrinales. Ce principe est généralement exprimé avec le slogan « Ce qui est important, c’est ce que nous avons en commun et non pas ce qui nous sépare ». En ce qui concerne les autres religions, en particulier, c’est souvent exprimé par le slogan : « Nous adorons le même Dieu ».

Ces croyances et idéaux communs constituent la base du « dialogue », un processus qui n’est pas orienté vers l’établissement de la Vérité objective mais simplement vers l'échange fraternel, un processus qui met les deux parties sur le même pied avec la compréhension implicite qu’aucune d’entre elle va essayer d'imposer sa vision de la vérité sur l'autre. Ce processus fournit la base pour des entreprises communes : telles que les assemblées inter-religieuses ou inter-confessionnelles, ou encore des gestes diplomatiques tels que des plantations d'arbres et les accolades.

Ce qui est remarquable dans ce type d'union œcuménique est qu'il fait abstraction de la Vérité objective. C’est toutefois irrationnel car, pour entrer en relations avec les autres confessions chrétiennes ou d'autres religions d'une manière réalistement rationnelle, nous devons prendre en considération toute la Vérité et pas seulement une partie de celle-ci : non seulement les croyances et les idéaux communs mais également les différences doctrinales.

En fait, après avoir réfléchi un moment, nous pouvons voir que ce ne sont pas tellement ce que nous avons en commun avec les autres confessions et religions qui est important, mais c’est ce qui nous sépare : car ce qui nous sépare, c’est la Foi, et la Foi tient la clé de la vie éternelle.

Prenons l'exemple des autres religions monothéistes : le Judaïsme et l'Islam. Le fait qu'ils « adorent le même Dieu » comme nous le faisons est sans importance. Car le Dieu qu’ils adorent est le même que le Dieu de la foi Catholique dans un sens philosophique seulement : comme Être Lui-Même, en tant que Créateur et Fin de toutes choses ; alors que le Dieu qu’ils adorent n’est pas le même que le Dieu de la Foi Catholique dans son sens théologique, dans le sens de la Foi car Dieu, dans son sens théologique, est la Très Sainte Trinité qu'ils nient. Ce qui est important ici, alors, comme nous l'avons expliqué, est ce qui nous sépare : la croyance dans le Dieu de la Foi Catholique parce que seule cette croyance est salvifique.

b) Bien œcuménique

Quel bien à envisager par l'œcuménisme ? Le bien terrestre ou politique de l'homme. Ça justifierait en effet l'entreprise oecuménique n’eurent été les maux qui engendrent une telle entreprise (voir chapitre III). En un mot, l’œcuménisme offre à l'homme un bien terrestre au détriment de son bien spirituel.

Nous concluons que l’œcuménisme n’est pas le type d'amour qui est approprié entre l'Église et les autres religions ou confessions. Le type approprié d'amour est plutôt l’évangélisation puisque, comme toute forme d'amour rationnel, il vise au vrai bien de l'autre, à son bien suprême en effet qui est son salut, qu'on cherche à assurer à travers sa conversion.

Le type d'amour proposé par l'œcuménisme qui est inapproprié peut être illustré par l'image suivante : une quantité de gens essaient de traverser un océan. Un certain nombre voyage sur un grand bateau construit pour survivre aux tempêtes, à tous les types de danger et est meublé avec tout le nécessaire pour un long voyage. D'autres voyagent dans de plus petits bateaux : voiliers, bateaux à rames ; d'autres sur des radeaux ou des matelas pneumatiques ; d'autres nagent tout simplement. Seul le grand bateau va atteindre l'autre côté en toute sécurité ; quelques-uns des autres bateaux pourront arriver mais avec beaucoup de difficulté ; d’autre part, les autres bateaux et les personnes à bord n’arriveront certainement pas à destination. Ceux sur le grand bateau ne cherchent pas à persuader les autres à venir à bord mais font juste les saluer allègrement en passant. Comme le lecteur l'aura compris, le grand bateau est l'Église Catholique ; l'océan est le monde ; les personnes à l'extérieur du bateau sont ceux qui n’appartiennent pas à l'Église ou du moins au Corps de l'Église.

C’est évidemment plus facile et aussi plus plaisant, au moins à ce moment-là, de faire un signe de la main et de sourire allègrement à partir d’un beau gros bateau que de leur dire qu’ils font une erreur, de les persuader de quitter leur bateau (qu’ils apprécieraient probablement eux aussi), et de monter à bord du gros bateau. Qui plus est, s’ils viennent à bord, on se donnera toute la peine de s’occuper d’eux.

Nous avons dit que le faux œcuménisme est un type inapproprié d'amour. Comment pourrions-nous caractériser cela plus précisément ? Dans la mesure où il fait abstraction de la Vérité objective, il est irrationnel comme nous l’avons suggéré plus haut et il ne constitue pas ainsi un amour rationnel mais seulement de l'amour émotionnel. Ça peut être plus précisément caractérisé comme étant de la sentimentalité. Cette sentimentalité a fait sa première apparition officielle dans l'Église dans les textes du Concile Vatican II, dans son langage doux et conciliant ainsi que dans les attitudes envers les autres religions et surtout vers le monde contemporain ainsi que dans une nouvelle doctrine éthique à savoir que la fin principale du mariage est « l'amour ». Comme un substitut de l'amour vrai, c’est-à-dire la vertu de l'amour, cet amour sentimental est efféminé et émasculé. À cause de l'absence de formation et de vigilance du Clergé et des fidèles, ça a réussi à passer au Concile mentionné ci-haut comme de l’amour véritable.

2. L'erreur métaphysique de l'œcuménisme

L’erreur métaphysique sous-jacente à l'œcuménisme est la priorité qu'il accorde à l'Ordre du Bien sur l'Ordre du Vrai.

a) Au niveau naturel

L'âme de l'homme a deux facultés principales : la connaissance et la volonté (ou l'amour rationnel), et les deux ont besoin d'être employés dans son action. La raison profonde en est que ces deux facultés sont nécessaires à l'homme afin de glorifier Dieu pleinement. À l'objection que « l'amour est suffisant », nous répondons avec l'affirmation que la connaissance est aussi nécessaire.

Il doit être ajouté, en outre, que la connaissance a (logique) la priorité sur l'amour, dans la mesure où l'amour est aveugle et doit être guidé par la connaissance : avant d’aimer, nous avons besoin de connaître quoi aimer et comment aimer. Si un ivrogne me demande cents « euro » et que je les lui donne, je ne l'aime pas. Et si quelqu’un tente de traverser l'océan à la nage, je ne l'aime pas simplement en lui agitant ma main à partir de mon beau yacht qui passe.

b) Sur le plan surnaturel

Sur le plan surnaturel, le savoir en question est la Foi et l'amour en question est la Charité. Les deux — la Foi et la Charité — doivent être employées dans les actions de l'homme. Il ne suffit pas d'avoir la foi pour être sauvé ; il ne suffit pas d'aimer pour être sauvé : la foi et la charité sont nécessaires.

En outre, la Foi (comme connaissance surnaturelle) a une préséance logique sur la Charité (comme amour surnaturel). L'objet de la Foi est Dieu, la Très Sainte Trinité, et nous sommes incapables de L'aimer avec charité (et Lui en notre prochain et pour l'amour de Lui) avant de Le connaître par la Foi.

À un niveau encore plus profond, nous pouvons dire avec le professeur Romano Amerio dans son livre admirable, Iota unum, cette connaissance précède l'amour dans son sens ultime de la Très Sainte Trinité Elle-Même, puisque la connaissance de la Parole de Dieu précède l'Amour de Dieu par le Saint-Esprit : le Fils a procédé de l'Intelligence du Père avant que le Saint-Esprit procède de l'Amour réciproque du Père et du Fils. De cette façon, nous pouvons dire que Dieu, avant d'être un Mystère d'Amour, est un Mystère de la Vérité. La priorité en question ici, comme avant, est une priorité logique : le Père et le Fils sont consubstantiels et leurs relations réciproques ne sont pas temporellement distinctes.

Ensuite, nous voyons les Oecuménistes ont tort quand ils agissent comme si l'amour est tout ce qui compte car — nous le répétons — les connaissances et l'amour sont nécessaires, et la connaissance a la priorité logique sur l'amour : la Foi avant la Charité : l'Ordre du Vrai avant l’Ordre du Bien

. III LE MAL DE L'OECUMÉNISME

Nous avons appelé l’Oecuménisme un amour de substitution. Qui l’a inventé si ce n’est pas le diable, l'imitateur de Dieu et le Maître de toute tromperie ? C’est son invention, ou plutôt une nouvelle utilisation d'une ancienne invention, qui est celui des Fausses Religions. Car il a créé les fausses religions ou non-Catholiques avec l'objectif d’éloigner l’homme de sa fin qui est le Ciel. À cette fin, l'Exterminateur a pris soin de préserver certains éléments de Vérité Objective et de Bien en elles afin de rendre son produit plus attrayant et agréable à ses victimes. À l'époque actuelle, il a utilisé ces mêmes éléments et les a présentés comme quelque chose de positif, à savoir : « Ce que nous avons en commun » afin d'orchestrer la grande Charade Oecuménique d’un amour sentimental spécieux en vue de la corrosion de la Foi Catholique : des religions de substitution pour une évangélisation de substitution par un amour de substitution.

Quels maux comprend cette corrosion de la Foi Catholique ?

1) Le premier mal de l’Oecuménisme est qu'il obscurcit la Foi. En effet, comme une initiative typiquement moderniste, l’Oecuménisme est obscurantiste de par sa nature même. Si le Pape embrasse le Dalaï Lama, s’il prie avec lui ou un autre chef religieux ; si un prêtre Catholique récite les Paroles de la Consécration de la Sainte Messe avec un pasteur Protestant, ils semblent partager un terrain spirituel commun, mais en quoi cela consiste précisément? Ce n’est pas clair.

Particulièrement l’Oecuménisme obscurcit ce qui est l'unicité de la Foi Catholique. Car à mettre la Foi Catholique sur le même niveau que les autres « Fois » ou « Religions », ça occulte le fait qu'elle est la seule vraie Foi et Religion et qu’elle est la seule qui peut sauver l'homme car elle contient en elle la plénitude des doctrines et des Sacrements nécessaires au Salut.

2) Le Catholique qui, dans certains gestes œcuméniques, est seulement intéressé dans ce qu’il a en commun avec les autres confessions chrétiennes ou avec les autres religions et ce qui l'unit à elles, affaiblit la Foi (la sienne et celle de tous les autres qui peuvent être témoins de ces gestes) dans les articles de foi qu’il passe sous silence.

Par exemple, celui qui est seulement intéressé dans ce qui l'unit aux Luthériens, réduit au silence et affaiblit ensuite la Foi concernant la nature sacrificielle de la Messe et des sept sacrements ainsi que le culte de Notre-Dame ; celui qui est intéressé à ce qui l'unit aux Juifs ou aux Musulmans réduit au silence et affaiblit la Foi dans le Mystère de la Très Sainte Trinité ainsi que la Divinité et la Mission rédemptrice de Notre Seigneur Jésus Christ qui constituent le noyau même de la foi.

3) Celui qui obscurcit et affaiblit la Foi diminue la possibilité même du Salut (le sien et celui de tous les autres témoins de ces gestes).

4) L'œcuménisme humilie l'Église en plaçant l'Épouse Immaculée du Christ sur le même niveau que les inventions du Diable.

5) Ça offense Notre Seigneur Jésus-Christ en tant que Fondateur de l'Église en Le plaçant sur le même niveau que les fondateurs des autres « Religions » qui Le nient, Le rejettent ou Le blasphèment.

6) Dans la mesure où l' Oecuméniste obscurcit et réduit au silence la Foi, humilie l'Église et offense Notre Seigneur Jésus-Christ, il encourt la colère du Seigneur qui a dit : « Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles, alors le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire et dans la gloire du Père et des saints anges ». (Luc 9. 26)

7) Celui qui, dans ce processus illégitime de rapprochement avec d'autres confessions ou religions, va aussi loin que de nier même un seul article de Foi, sa foi non seulement s’affaiblit mais elle tombe dans l'hérésie et il la perd entièrement.

8) Celui qui nie toute la Foi, ou le noyau de la Foi, tombe dans l'apostasie.

9) Au niveau global, le Catholicisme, par le biais de l'œcuménisme inter-confessionnel, s’effondre, comme nous sommes douloureusement déjà en mesure d'assister, dans une sorte d'Humanisme vague légèrement teinté de Christianisme.

10) Au travers de l'œcuménisme inter-religieux, en revanche, le Catholicisme se dissout dans une religion purement naturaliste, interdit de Grâce. Cette religion peut assumer une des deux formes :

a) un amalgame de toutes les religions qui devient une sorte d'humanisme vague sans même une trace de Christianisme ;

b) un amalgame des religions monothéistes.

Cette seconde forme de religion se présente sous deux types : le premier, un vague déisme ; la seconde, un monothéisme qui conserve ce que les trois grandes religions monothéistes ont en commun théologiquement, ce qui veut dire, en théorie du moins, l'Ancien Testament. De cette façon, le Catholicisme se dissout efficacement dans le Judaïsme ou plus précisément dans la religion judéo-maçonnique mondiale connue comme étant le « noachisme ». Etait-ce le motif de l’Incarnation, de la Vie, de la Passion et de la Mort du Seigneur sur la Croix au milieu de ses spasmes de douleur les plus atroces ?

Le mal de l' Oecuménisme est alors, en résumé, ce qui obscurcit, réduit au silence et affaiblit la Foi ; il diminue la possibilité du salut ; il humilie l'Église, il offense et déplaît Notre Seigneur Jésus-Christ ; il tend vers l’hérésie et l'apostasie ; il pousse le Catholicisme dans le sens de l'humanisme, le déisme, et le noachisme. Ensuite, il n’est pas étonnant qu’au moment des premières rencontres entre les différents confessions chrétiennes non-Catholiques, l'Église a explicitement déclaré par la bouche du Souverain Pontife Pie XI (Mortalium Animos 1928) que : « ... il va de soi que le Siège Apostolique ne peut, d'aucune manière, participer à leurs congrès et que, d'aucune manière, les catholiques ne peuvent apporter leurs suffrages à de telles entreprises ou y collaborer; s'ils le faisaient, ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l'unique Eglise du Christ ».[8] Il est clair que le principe qui s’applique ici aux relations entre l'Église et les autres confessions sera applicable mutatis mutandis aux relations entre l'Église et les autres religions.

Conclusion

Nous concluons cet essai en résumant brièvement les points qui convergent et divergent entre l'Évangélisation et l'Oecuménisme.

À la fois, l’Évangélisation et l'Oecuménisme ont une prétention pour l'universalité. Le terme « Œcuménisme », qui dérive d'un mot grec pour « monde », signifie en effet l'accommodement ou l’adaptation de la Foi Catholique à toutes les autres confessions ou religions du monde. Le terme « Évangélisation », comme il en ressort à jeter un coup d'œil à la fin de tous les Évangiles Synoptiques, signifie la catéchèse, le baptême et la conversion du monde entier à l’Unique Foi Catholique.

L’Évangélisation et l'Oecuménisme sont deux types d'amour : ils visent tous deux à l'union entre les parties en vue d'un bien à venir. L’Oecuménisme vise l’union sur la base de croyances partagées, du « Dialogue » compris comme une forme de mouvement perpétuel et d’accolades. Il regarde vers un bien purement terrestre ou politique. L’Évangélisation, en revanche, cherche l’union sur la base de la Vraie et Seule Foi, des sept sacrements et de la soumission au Pontife Romain. Il regarde vers le bien éternel de l'homme au Ciel.

L’Évangélisation et l'Oecuménisme divergent de façon plus marquée en ce qui concerne la Vérité. L'Oecuménisme n’est pas intéressé par la Vérité ; L’Évangélisation en revanche la tient comme très importante car l'Évangélisation consiste précisément dans l'annonce de la Vérité : dans la communication de la Vérité à celui qui est dans l'ignorance de la Vérité afin qu’il puisse lui aussi venir en possession de la Vérité et être sauvé. Cette Vérité dans son sens ultime est nulle autre que la Très Sainte Trinité qui a créé l'homme pour que l'homme, et tous les hommes sans exception, puissent La connaître et L'aimer ici sur terre et ainsi atteindre sa béatitude éternelle dans le Ciel. Amen.

mardi 28 juillet 2015

L'oecuménisme de Vatican II à son ridicule

On devrait sympathiser avec les Satanistes !
Sérieux mais avec une grande dose d'humour ! ! !




Les Catholiques Modernistes devraient célébrer la liberté religieuse des Néo-Satanistes ; Engagez-vous à dialoguer !

SOURCE : écrit par Chris Jackson | chroniqueur Remnant


Comme le site christiantoday.com a signalé :

Des dizaines de manifestants chrétiens réunis à Detroit, au Michigan, samedi 25 juillet 2015, pour dénoncer le dévoilement d'une statue de Satan à la tête d’une chèvre en bronze de neuf pieds ( 3 mètres ) et d’une tonne appelée le monument Baphomet.

La statue a été présentée par le Temple Satanique, une organisation « dédiée à la pratique satanique et la promotion des droits sataniques » dans un lieu inconnu dans la ville pour des mesures de sécurité. Le Temple Satanique garde secret le site de dévoilement de l'énorme statue mais envoie par mails les informations uniquement aux membres du groupe et à d'autres à qui on avait auparavant donné des billets pour assister à l'occasion, selon le site Raw Story.


Différents commentateurs Néo-Catholiques ont décrié cet événement, notamment Michael Voris de ChurchMilitant.com. Pourtant, ces mêmes Néo-Catholiques soutiennent pleinement la « liberté religieuse » défendue par le Concile de Vatican II et soutiennent également les initiatives œcuméniques des Papes post-conciliaires. La Déclaration de Vatican II sur la liberté religieuse, Dignitas Humanae, énonce :

Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté signifie que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part de personnes, de groupes sociaux ou de quelque pouvoir humain de telle manière que personne ne peut être forcé d'agir contrairement à ses croyances propres, soit privé ou en public, seul ou en association avec d'autres, dans de justes limites.

Le Concile déclare de plus que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine qui est connue par la Parole révélée de Dieu et par la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse doit être reconnu dans le droit constitutionnel par lequel la société est gouvernée et qui devient donc un droit civil.

... Le droit à la liberté religieuse n’a pas son fondement dans la tendance naturelle subjective de la personne, mais dans sa nature même. En conséquence, le droit à cette immunité continue d’exister même chez ceux qui ne vivent pas à la hauteur de leur obligation de chercher la vérité et d'y adhérer ; l'exercice de ce droit ne doit pas être entravé, à condition que le juste ordre public soit respecté.

Alors pourquoi les Néo-Catholiques n’obéissent pas à Vatican II ? Au lieu de protester contre les satanistes, ils devraient plutôt célébrer leur droit à la liberté religieuse ! Car Vatican II déclare que les satanistes ont le droit « d'être soustraits à toute contrainte de la part des individus, ou de groupes sociaux et de quelque pouvoir humain » (y compris les manifestants Néo-Catholiques), de sorte qu'ils ne soient pas forcés d'agir d'une manière publique contrairement à leurs propres croyances. Au lieu de cela pourquoi les Néo-Catholiques tentent de contraindre ces pauvres satanistes en répudiant leurs croyances et en étouffant l'expression publique de leur religion ? En ce qui a trait à un « juste ordre public » qui doit être observé, les satanistes n’ont pas enfreint les lois civiles, ils dévoilent simplement leur statue de chèvre satanique en privé. Les satanistes ne causent pas de guerres ni d'émeutes. En fait, la seule chose qui est proche de perturber l'ordre public, c’est l'événement médiatique provoqué en grande partie par la manifestation des Néo-Catholiques et des Protestants.

De plus, c’est nul autre que le Pape Benoît XVI qui, dans une adresse de décembre 2005 à la Curie romaine, a déclaré :

Les martyrs de l'Église primitive sont morts pour leur foi dans le Dieu qui s'était révélé en Jésus Christ, et précisément ainsi, sont morts également pour la liberté de conscience et pour la liberté de professer sa foi, - une profession qui ne peut être imposée par aucun État, mais qui ne peut en revanche être adoptée que par la grâce de Dieu, dans la liberté de la conscience.

Alors, pourquoi les Néo-Catholiques sont opposés à ces satanistes professant leur foi alors que les martyrs de l'Église primitive sont morts pour qu'ils puissent le faire aussi ? Sont-ils en opposition à Vatican II et au Pape Benoît ? Après tout, en voyant avec quel zèle les Néo-Catholiques citent les notes personnelles du Pape Benoît à l’effet que la Société SSPX ( Saint Pie X ) ne possède « aucun ministère légitime » et qu’ils prennent cela quasiment comme une doctrine tout près d’être infaillible, on pourrait penser qu'ils porteraient encore plus de respect pour l’explication solennelle de ce Pontife que pour un texte d’un Concile Oecuménique.


En outre, le Concile Vatican II nous enseigne que les religions non-chrétiennes adorent toujours un même et seul Dieu, bien qu’ils aient beaucoup de choses d’erroné à son sujet. Par exemple, comme l’apologiste Néo-Catholique Tim Staples nous fait état, le Coran enseigne :

  • Les femmes sont inférieures aux hommes (Sourate 04 :34)
  • Les hommes peuvent, et même devrait « battre » leurs épouses dans certaines circonstances (Sourate 4 :34).
  • La croyance en la Crucifixion et la Résurrection du Christ est fausse (Sourate 4 : 157-159).
  • La croyance en la Divinité du Christ est un blasphème (Sourate 5 :72).
  • Croire en Jésus-Christ comme Fils de Dieu est une grave erreur (sourate 19 :35 ; 10 :68).
  • Il est ordonné aux Musulmans de « lutter contre » les Chrétiens et tous ceux qui sont en désaccord avec eux.
  • La Sourate 09 :29 dit :
    Combattez ceux qui se croient pas en Allah ni au Jour Dernier, ceux qui n’interdisent pas ce qu'Allah et Son Prophète ont interdit, ceux ni suivent pas la Religion de la Vérité, à l’exception de ceux qui ont reçu le Livre jusqu'à ce qu'ils versent la taxe en reconnaissance de supériorité et qu’ils soient dans un état de sujétion.

    Dieu veut le mal moral aussi bien que physique. En fait, la sourate 37 :94 dit : « Il [Allah] vous a créés ainsi, que ce que vous faites soit bon ou mauvais »
    «Dieu n’aime pas les infidèles» (Sourate 3 :32).

Pourtant, en ce qui concerne les Musulmans, Lumen Gentium déclare :

Mais le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les Musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour.

En ce qui concerne également les Hindous, qui croient en plusieurs dieux, Nostra Aetate déclare (nous soulignons) :

Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le REFUGE EN DIEU avec amour et confiance.

En outre, dans une adresse aux dirigeants et représentants des communautés islamiques et hindous au Kenya en 1985, Saint Jean-Paul II a dit :

Les liens étroits qui relient nos religions respectives — notre adoration de Dieu et les valeurs spirituelles que nous détenons en estime — nous motivent à devenir des alliés fraternels au service à la famille humaine ...

... Nous sommes tous les enfants du même Dieu, membres de la grande famille de l'homme. Et nos religions ont un rôle particulier à réaliser dans la lutte contre ces maux et à forger des liens de confiance et de fraternité. Cela est la Volonté de Dieu que ceux qui l'adorent, même s’ils ne sont pas unis dans le même culte, soient cependant unis dans la fraternité et dans le service commun pour le bien de tous.

Ainsi, même le culte de la notion abstraite hindoue de « Dieu » que l’on trouve parmi plusieurs divinités et des pratiques païennes étranges est considéré par Vatican II et de Saint-Jean-Paul II comme étant adorer le vrai Dieu.

Donc, est-ce que l’on ne pourrait pas dire la même chose pour ces satanistes qui considèrent Satan comme une divinité ? En effet, selon l'argumentation des Néo-Catholiques, il n’y a objectivement qu'un seul vrai Dieu. Par conséquent, tous ceux qui croient en un Être Suprême et l'adorent, adorent objectivement le seul vrai Dieu. Ainsi les Satanistes, même s’ils sont subjectivement erronés sur plusieurs choses au sujet de Dieu, comme les Musulmans et les Hindous, adorent vraiment le vrai Dieu qu'ils le sachent ou non. Conséquemment, selon les paroles de Saint Jean-Paul II, les Néo-Catholiques doivent « être unis dans la fraternité » avec les satanistes et « dans le service commun pour le bien de tous ».

Une voie où les Néo-Catholiques pourraient travailler ensemble avec les satanistes a déjà été pavée par le Pape François. Le 17 Juin, il a nommé le professeur Hans Joachim Schellnhuber à l'Académie pontificale des Sciences. Selon le site churchmilitant.com :

Schellnhuber a été choisi parmi un des quatre présentateurs pour parler ce jeudi-là de la présentation de l’Encyclique sur le réchauffement global du Pape et on dit qu'il a aidé à rédiger l'Encyclique Laudato Si.

C’est une nomination controversée parce qu’en plus d'être un promoteur radical de la théorie du changement climatique d'origine humaine, il est athée et un défenseur du contrôle de la population. Il a dit déjà que la capacité de charge de la terre est inférieure à un milliard de personnes ; considérant que la terre occupe actuellement plus de sept milliards de personnes, ça voudrait dire qu’il favorise la réduction de la grande majorité de l'humanité.

Ainsi, si François travaille déjà « au service commun pour le bien de tous » avec un athée qui appelle à l'extermination de six milliards de personnes, comment alors les Néo-Catholiques ne peuvent-ils pas suivre l'exemple de leur propre Pape et travailler avec les satanistes pour le bien commun ? Après tout, les satanistes, contrairement aux pro-avortements, ont publiquement promis au moins qu’ils ne sacrifieraient pas ni des personnes ni des animaux.

En fait, il se trouve que l'Église de Satan est sensible à l’écologie et ouverte à accueillir l’approche des Néo-Catholiques ! Faisant écho à l'appel de Laudato Si qui est en faveur d’une force de police qui punirait les crimes environnementaux et qui ferait la promotion de l'idée que l'homme n'a pas le droit de dominer la terre, l'Église du site Web de Satan déclare :

Nous serions heureux de voir l'institution d'une force de police d'élite, des hommes et des femmes en parfaite condition physique et mentalement formés aux techniques avancées de lutte contre la criminalité qui seraient vraiment équipés pour gérer la vermine qui fait de tant de nos villes un peu plus que des jungles de béton. L'homme est par nature un être social et fait son contrat social avec ses concitoyens, ainsi les règles de conduite sont établies pour permettre un maximum de liberté aux individus pour qu’ils interagissent. S’il y a infraction à ces règles, la punition doit être rapide et ferme, et probablement publique. Cela ne signifie pas l'incarcération des personnes dans les institutions au détriment des victimes pour des fins que l’on appelle réhabilitation. Non, ces criminels doivent être mis à une certaine contribution utile, peut-être du travail forcé pour assainir l'environnement si négligemment souillé sous la domination de la philosophie spirituelle chrétienne qui voit l'homme comme supérieur aux autres êtres vivants avec un droit donné par Dieu d’abuser à volonté.

En outre, un article d'information sur le satanisme et l'environnement conclut :

Les principes de satanisme sont naturellement orientés vers l'écologie bien que des satanistes individuels puissent tirer ces conclusions et agir en conséquence ou non, c’est une affaire tout à fait personnelle ; la religion ou la philosophie du satanisme ont une direction implicite vers un protectionnisme environnemental. L'utilisation de l'énergie à court terme au détriment de la santé planétaire à long terme est irresponsable, ça nuit à nos enfants et c’est stupide. Ces éléments vont en contradiction avec l'énoncé satanique #6 ( la responsabilité du responsable ), avec l'énoncé satanique #11 qui est la Règle de la Terre ( ne pas nuire aux enfants ) et avec le péché capital satanique ( la bêtise). C’est la volonté de Satan personnifiée que nous restions puissants et intelligents (la mentalité Prometheus) et que nous ne puissions tout simplement pas faire cela à une planète estropiée.

De plus, puisque le Pape François n’a pas adressé Laudato Si seulement aux Catholiques ou même à tous les chrétiens, mais à chaque être humain vivant sur la planète terre, il a déjà, en effet, commencé le dialogue œcuménique avec les satanistes. Pensez juste au bien qui pourrait être fait si les Néo-Catholiques se joignaient aux satanistes pour apporter leurs canettes de soda collectivement utilisées au centre de recyclage. En plus de travailler ensemble pour sauver la planète, la randonnée automobile (ou à vélo) fournira aux Néo-Catholiques et aux satanistes une chance pour le « dialogue » et la « rencontre » afin qu'ils puissent en venir vraiment à une compréhension mutuelle les uns les autres. Ça ouvrira la voie sûrement pour la paix et le progrès futur.

De plus, je pense que ce serait un excellent moyen pour le Pape François de démarrer le bal à cet égard en embrassant une Bible Satanique. Après tout, François a récemment embrassé une bible hérétique vaudoise et Saint Jean Paul II a déjà embrassé le Coran, c’est connu de tout le monde. Comme l’apologiste Néo-Catholique Jimmy Akin nous dit, c’était tout à fait acceptable :

1) Le Coran contient certains éléments de vérité (ainsi que les éléments graves de mensonge) et il aurait peut-être voulu honorer les éléments de vérité qu'elle contient.

2) Montrer du respect de cette manière pourrait favoriser la paix mondiale et l'harmonie interreligieuse.

En effet, si François embrassait seulement la bible satanique, il signalerait aux satanistes que le Pape respecte quelles que soient les vérités qui se trouvent dans la dite « bible », reconnaissant que les satanistes sont « en pèlerinage » avec nous pour trouver la vérité et encourager la bonne volonté. L’inévitable « paix mondiale » et « l'harmonie interreligieuse » s'ensuivraient donc rapidement.



A bien y réfléchir, puisqu’il est plus proche de l'action, peut-être que l'Archevêque de Détroit, Son Excellence Allen H. Vigneron, voudrait peut-être prendre les devants dans ce dialogue. L’Archevêque Vigneron est un candidat de choix puisque :

1) Son site web de l'Archidiocèse ne fait aucune mention de l'acte satanique dans son Archidiocèse même si ça a fait la couverture des nouvelles nationales. Il ne doit donc pas voir l’érection d'une statue de Chèvre Satanique d’une tonne dans son diocèse comme quelque chose de scandaleux ou de déplacé avec les principes de Vatican II discutés plus tôt.

2) Le site de l'Archevêque, cependant, affiche une page entière consacrée à Laudato Si où l'on peut lire, télécharger, acheter ainsi que lire la « déclaration complète » de l'Archevêque à propos de l’encyclique.

3) L'Archevêque est occupé à préparer son homélie quand il sera le conférencier invité à l’Église Orthodoxe Grecque schismatique locale à l’occasion de la Fête de l’Assomption en Août.

Ainsi, on peut seulement imaginer le progrès oecuménique qui pourrait être fait si l'Archevêque utilisait Laudato Si comme un point de départ commun pour le dialogue satanique. On peut seulement imaginer les visages souriants de Paul VI et Jean Paul II qui se pencheraient pour regarder l'Archevêque ici- bas quand il visiterait la statue de tête de chèvre satanique et qu’il distribuerait des copies de Laudato Si à ses frères séparés se réjouissant autour du démon Baphomet. Qui sait quel dialogue fructueux et prometteur entre l'Archevêque et les adeptes de Lucifer pourrait s’ensuivre concernant les effets de serre, les espèces en voie de disparition ainsi que les maux du capitalisme sauvage.

En outre, comme l'Archevêque n’a déjà pas de problèmes à donner une homélie dans une église schismatique, pourquoi ne pas offrir d'être un conférencier invité lors d’une prochaine messe noire des satanistes ? Après tout, le péché de scandale sera certainement évité. En effet, si cet événement devait se produire, que pourraient penser éventuellement les Prométhéens Néo-Pélagiens de l'Archevêque de Détroit qui serait en train de prier avec les satanistes ? De toute évidence, l'Archevêque prierait Dieu à la messe noire tout simplement debout aux côtés des satanistes. Bien sûr, en vertu du Concile Vatican II, les satanistes adoreraient objectivement également « le Dieu unique » dans leur façon unique et incomplète propre, mais ils ne seraient pas conscients de cela.

Oui, chers lecteurs, voilà le genre de folie où le Néo-Catholicisme nous conduit logiquement. Car « la liberté religieuse », de par sa nature même, protège l'expression publique de l’erreur et rend l'État impuissant à l’arrêter. Ainsi, nous voyons l'État complètement impuissant à faire quoi que ce soit contre les démonstrations privées et publiques de l'athéisme et du satanisme. Croyons-nous vraiment que les premiers martyrs chrétiens sont morts pour un droit public à commettre le blasphème ? Est-ce qu’à son tour le Christ est mort pour ça ? Est-ce que Notre-Seigneur a voulu un état agnostique dans tous les aspects complètement séparé de son Église et de la Vérité ? Est-ce qu’Il a voulu que l'État soit absolument impuissant à protéger ses citoyens de la plupart des sacrilèges, des erreurs et des hérésies scandaleuses ? Quand on pousse la logique à sa fin, nous pouvons maintenant clairement voir pourquoi, dans Quanta Cura, le Pape Pie IX a écrit les paroles suivants :

Et de fait, vous le savez parfaitement, Vénérables Frères, il s’en trouve beaucoup aujourd’hui pour appliquer à la société civile le principe impie et absurde du « naturalisme », comme ils l’appellent, et pour oser enseigner que « la perfection des gouvernements et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la religion que si elle n’existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions ». Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l’Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que « la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande ». À partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, on ne peut plus funeste pour l’Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d’heureuse mémoire, qualifiait de « délire »2 : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. Les citoyens ont droit à l’entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu’elles soient, par les moyens de la parole, de l’imprimé ou tout autre méthode sans que l’autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite ». Or, en donnant pour certitudes des opinions hasardeuses, ils ne pensent ni ne se rendent compte qu’ils prêchent « une liberté de perdition »,3 et que « s’il est permis à toutes les convictions humaines de décider de tout librement, il n’en manquera jamais pour oser résister à la vérité et faire confiance au verbiage d’une sagesse toute humaine. On sait cependant combien la foi et la sagesse chrétienne doivent éviter cette vanité si dommageable, selon l’enseignement même de Notre Seigneur Jésus-Christ ».

En outre, le Néo-Catholicisme nous conduit à la folie de l'œcuménisme. Une fois que le principe est établi que l'Église devrait trouver « le bien » dans toute croyance religieuse et viser à travailler à des objectifs communs terrestres avec les hérétiques, les apostats, les païens, et même maintenant avec les athées, la Grande Mission sort par la fenêtre. Nous devenons rien de plus que des personnes qui cautionnent implicitement l’erreur, satisfaits de laisser notre prochain dans des états d'âme allant de l'ignorance abjecte à la croyance obstinée de mensonges. C’est cette folie que Saint Pie X a critiquée violemment dans Notre Charge Apostolique. Je vous laisse maintenant avec ses paroles :

Nous voulons attirer votre attention, vénérables frères, sur cette déformation de l’Évangile et du caractère sacré de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dieu et Homme, pratiquée dans le Sillon et ailleurs. Dès que l’on aborde la question sociale, il est de mode, dans certains milieux, d’écarter d’abord la divinité de Jésus-Christ, et puis de ne parler que de sa souveraine mansuétude, de sa compassion pour toutes les misères humaines, de ses pressantes exhortations à l’amour du prochain et à la fraternité. Certes, Jésus nous a aimés d’un amour immense, infini, et il est venu sur terre souffrir et mourir pour que, réunis autour de lui dans la justice et l’amour, animés des mêmes sentiments de charité mutuelle, tous les hommes vivent dans la paix et le bonheur. Mais, à la réalisation de ce bonheur temporel et éternel, il a mis, avec une souveraine autorité, la condition que l’on fasse partie de son troupeau, que l’on accepte sa doctrine, que l’on pratique la vertu et qu’on se laisse enseigner et guider par Pierre et ses successeurs. Puis, si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, il n’a pas respecté leurs convictions erronées, quelque sincères qu’elles parussent ; il les a tous aimés pour les instruire, les convertir et les sauver. S’il a appelé à lui pour les soulager, ceux qui peinent et qui souffrent, ce n’a pas été pour leur prêcher la jalousie d’une égalité chimérique. S’il a relevé les humbles, ce n’a pas été pour leur inspirer le sentiment d’une dignité indépendante et rebelle à l’obéissance. Si son cœur débordait de mansuétude pour les âmes de bonne volonté, il a su également s’armer d’une sainte indignation contre les profanateurs de la maison de Dieu, contre les misérables qui scandalisent les petits, contre les autorités qui accablent le peuple sous le poids de lourds fardeaux sans y mettre le doigt pour les soulever. Il a été aussi fort que doux ; il a grondé, menacé, châtié, sachant et nous enseignant que souvent la crainte est le commencement de la sagesse et qu’il convient parfois de couper un membre pour sauver le corps. Enfin, il n’a pas annoncé pour la société future le règne d’une félicité idéale, d’où la souffrance serait bannie ; mais, par ses leçons et par ses exemples, il a tracé le chemin du bonheur possible sur terre et du bonheur parfait au ciel : la voie royale de la croix. Ce sont là des enseignements qu’on aurait tort d’appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux, et ils nous montrent en Notre-Seigneur Jésus-Christ autre chose qu’un humanitarisme sans consistance et sans autorité.