vendredi 28 février 2014

Le dimanche, c'est le jour de qui donc ?

— « Ah ben alors ! Tu viens nous rabâcher encore tout ce qu'on sait ! Oui, oui, le dimanche, c'est le Jour du Seigneur. Et penses-tu que l'épicierie, les lavages, les repassages, les menus pour les enfants à l'école se font sur semaine ? Surtout quand tu as deux emplois pour joindre les deux bouts ? Et que tu arrives super vanné le soir sur semaine ? »

— « Mais de quel siècle es-tu donc pour venir nous parler de cela ? Tu crois qu'on désire cet esclavage dans lequel nous sommes pris ? »

Heu ! Vous savez, j'ai connu ça... J'ai élevé trois enfants seul pendant 18 ans et je n'étais guère mieux que vous... C'est peut-être pour cette raison que je peux vous dire un peu ce que je pense et que vous en reteniez le petit peu qui vous semble possible de retenir...

Par un beau dimanche d'été...

J'aimerais vous faire réfléchir sur une situation qui m'arrivait de temps à autre quand j'avais toute la marmaille et leurs amis autour de moi par un beau dimanche ensoleillé d'été avec une belle chaleur de 30 degrés Celsius. J'étais un des seuls à bénéficier d'une piscine creusée à l'époque, d'un grand patio pour bronzer et d'un gazebo grillagé pour manger à l'extérieur. Le vrai « set up » comme on dit parfois en québécois !

Je m'asseyais dans ma chaise berçante dans mon gazebo, je contemplais toute cette belle jeunesse qui faisait leurs forces et qui s'amusait pendant des heures dans l'eau à faire toutes sortes de jeux. Je remerciais Dieu... Oh oui ! que je Le remerciais !

Mais l'heure avançait... l'exercice avait creusé l'appétit de ces jeunes... Il me fallait penser à leur donner à manger... Je n'étais pas allé à l'épicierie... Et beaucoup d'amis restaient pour la bouffe ! Solution : les crêpes !

Je remettais à un autre jour les courses, les emplettes, le plein d'essence... Quant aux enfants, il n'y avait pas de jeux vidéo non plus et pas de joute de football à la télé ce jour-là. Il faisait trop beau !

Avez-vous remarqué que lorsqu'on veut rester à la maison,
on s'arrange pour le faire ?

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Ne vous déshonorez pas...

Je ne vous apprends rien : le vrai nom de Dieu — Moïse fut le premier à Lui demander comment Il s'appelait — c'est JE SUIS.

Avez-vous déjà remarqué que l'on dit ou que l'on a déjà dit :« Aime-moi pour ce que JE SUIS ? ».

De fait, Dieu n'est pas uniquement extérieur et supérieur à nous... Il est en dedans de nous : c'est la partie divine en nous qui fait que nous ne sommes pas seulement de la chair et des os.

Honorer le Jour du Seigneur,
c'est donc honorer cette partie divine en nous.

Si on ne s'en occupe pas
qui va s'en occuper ?

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Bien beau tout ça mais qui va faire l'épicierie,
les emplettes au centre d'achat, hein ?

Imaginez-vous maintenant dans le désert... pas de réfrigérateur, pas de cuisinière, niet... et rien à manger... Beau décor n'est-ce pas ? Et regardez ce que Dieu dit à Moïse dans telles circonstances :

L'Éternel dit à Moïse : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l'épreuve, et que je voie s'il marchera, ou non, selon ma loi.

Le sixième jour, lorsqu'ils prépareront ce qu'ils auront apporté, il s'en trouvera le double de ce qu'ils ramasseront jour par jour.

Ils n'écoutèrent pas Moïse, et il y eut des gens qui en laissèrent jusqu'au matin ; mais il s'y mit des vers, et cela devint infect. Moïse fut irrité contre ces gens.

Tous les matins, chacun ramassait ce qu'il fallait pour sa nourriture ; et quand venait la chaleur du soleil, cela fondait.

Le sixième jour, ils ramassèrent une quantité double de nourriture, deux omers pour chacun. Tous les principaux de l'assemblée vinrent le rapporter à Moïse.

Et Moïse leur dit : C'est ce que l'Éternel a ordonné. Demain est le jour du repos, le sabbat consacré à l'Éternel ; faites cuire ce que vous avez à faire cuire, faites bouillir ce que vous avez à faire bouillir, et mettez en réserve jusqu'au matin tout ce qui restera.

Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.

Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.

Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.

Avez-vous remarqué qu'à chaque jour la manne devenait périmée si elle n'était pas mangée le jour même. Mais au sixième jour, la manne ÉTAIT BONNE POUR DEUX JOURS ! La deuxième journée étant le Jour du Seigneur.

Et vous pensez qu'Il ne pourrait pas vous aider à arranger votre cédule pour que vous ayez un jour de repos, vous aussi ? Pourquoi ne pas Lui demander ? Était-il Tout-Puissant juste au temps de Moïse et maintenant Il aurait moins de puissance parce que les conditions ont changé, vous pensez ?

L'Église doit donner l'exemple...

Aimeriez-vous que je vous annonce qu'une nouvelle loi exemptera les députés de payer de l'impôt et les taxes tout simplement parce qu'ils sont députés ? Quant à vous et moi, nous continuerions à payer impôts et taxes. Vous qualifieriez cette loi d'inique, n'est-ce pas ?

Qu'en est-il donc de toutes les boutiques de souvenirs, des marchés aux puces qui sont ouverts dans les églises le dimanche ? Jour du Seigneur pour vous et moi mais pas pour l'Église ?

Qu'on ne nous invoque pas de règlements, de dispenses ou toute autre chose de cet acabit pour justifier qu'il existe encore des tables de changeurs le jour du dimanche dans les églises.

Si Dieu a pourvu double portion de manne au sixième jour, c'est certain qu'il fera de même pour ses églises même si leurs commerces sont fermés le dimanche. Si les églises n'ont plus de foi dans la Tout Puissance de Dieu, qui en aura ?