lundi 17 février 2014

Le « Moi » ressemble à un petit miroir de poche

avec une calculette sur l'autre côté

Toujours pas facile pour moi, le Nul que je suis, de comprendre ce que signifie le « Moi ». Je se suis pas psychologue... je vous l'ai dit : je suis passablement Nul.

Et je lis tellement souvent qu'il faut écraser, anéantir notre « Moi » si on veut plaire à Dieu, il me fallait donc y réfléchir un peu malgré mes faibles connaissances en psychologie... histoire de vouloir plaire à Dieu.

Alors j'ai trouvé cette analogie : le « Moi » ressemble à un petit miroir de poche doté d'une calculette sur l'autre côté. Je m'explique :

Le coté miroir : cette face nous permet de regarder en toute circonstance notre apparence : notre image que nous projetons aux autres ainsi celle que nous avons de nous-mêmes. Remarquez qu'à toutes les fois qu'on utilise notre petit miroir de poche, nous coupons notre regard des autres. Le miroir agit comme une interférence, un obstacle à regarder les autres : nous nous regardons nous-mêmes.

La calculette sur l'autre côté : elle nous permet de bien estimer nos gains potentiels ou les risques associés à toute décision ou geste que nous posons. Bien que la calculette puisse calculer les gains ou les pertes pour les autres, elle est avant tout destiné à calculer les nôtres.

Bon va pour la grande théorie ! Imaginons un exemple concret. Disons qu'il y a eu une grande insurrection civile au Groenland et qu'il y a eu une grand nombre de victimes. Vous travaillez dans une très grande entreprise comme simple commis. Un des grands patrons a décidé de faire une levée de fonds pour venir en aide aux victimes du Groenland. De fait, cette décision de sa part suit une réunion du Conseil d'administration où tous ses membres ont sorti en même temps leur miroir/calculette et ont estimé qu'une telle levée de fonds serait très bonne pour l'image sociale de la société. En somme, ce serait un gain [côté calculette) pour l'apparence (côté miroir) sociale de l'entreprise.

On vous sollicite pour être en charge de la campagne de levée de fonds. Vous demandez un très court laps de temps pour vous décider, ça vous est accordé. Première des choses, vous allez sur Internet pour savoir où le Groenland; deuxième chose, vous vous renseignez brièvement sur la fameuse insurrection civile qui a eu lieu, sur le nombre et le sort des victimes.

Et là, avant de retourner communiquer votre décision au grand patron, vous sortez votre miroir/calculette...

Côté calculette : si la levée de fonds n'est pas fructueuse, ça ne sera pas de votre faute... Ce sera la faute des employés qui n'auront pas voulu contribuer à l'idée de la direction. Donc, il n'y a pas de risque, ni de perte pour vous.

Par ailleurs, si ça réussit, vous serez encensé.

Finalement, cette levée de fonds vous permettra de rencontrer toutes les personnes importantes de l'entreprise, ce qui ne peut pas nuire à votre carrière.

Côté miroir : Ça ne serait pas très bon pour votre image si vous deviez recueillir des fonds autant du président de l'entreprise que du commis. En somme, que vous fassiez le boulot complet tout seul. Vous pensez donc organiser une pyramide de collecte : des petites gens pour ramasser les sous du petit monde et, vous, vous vous réservez uniquement les cadres.

Avez-vous remarqué dans cet exemple que tous les acteurs possèdent tous leur miroir/calculette respectif qui leur coupe leur regard, leur coeur envers les victimes et leur sort.

Et ne pensez pas que les intermédiaires qui recevront les fonds au Groenland n'ont pas eux non plus leur miroir/calculette respectif. Comment expliquer autrement le si grand échec du développement de l'Afrique après avoir donné des milliards à ce continent depuis au moins 40 ans ?

On est rendu dans les années 2000 et l'humanité n'a pas encore compris dans ses tripes la valeur pour chacun de nous de servir avant tout les autres, d'être au service des autres, de leur laver les pieds... On craint d'y perdre au change parce que nos calculettes égoïstes nous disent qu'il n'y aura pas de gain.

Que préférez-vous ?
Être seul à vous battre...
ou bien avoir tout votre entourage à votre service ?

Considérez la situation suivante pour vous convaincre du grand bénéfice que nous retirerions si nous abandonnions nos miroirs/calculettes.

Imaginez 10 personnes en cercle munies chacun de leur miroir/calculette. Ça signifie que toute situation que ce groupe rencontrera, chaque personne cherchera à maximiser son gain personnel et parfois même au détriment des autres. Chaque personne est, dans le fond, seule à tenter de survivre dans ce groupe. Personne d'autre ne l'appuie si ce n'est qu'à l'occasion d'alliances très éphémères quand les personnes impliquées dans l'alliance y retrouvent leur gain personnel.

Considérez maintenant ce même groupe de 10 personnes sans miroir/calculette et dont l'attitude fondamentale de chacune est de s'oublier elle-même pour être au service des autres. Eh bien, vous savez quoi, chaque personne de ce groupe possède 9 autres personnes à son service.

Que préférez-vous ? Être seul à vous battre ou bien avoir 9 collègues à votre service ?

Oui... oui... je sais...

J'entends déjà votre argument massue : « Oui, mais si je suis le seul qui pense comme ça dans le groupe, c'est finalement moi qui va écoper. » Eh bien si vous me servez cet argument, c'est que vous avez encore regardé votre miroir/calculette avant de m'avancer votre objection.

C'est certain qu'on ne peut pas changer tout le monde en même temps. Mais vous le savez comme moi, une simple petite allumette peut causer le plus grand feu de forêt. Il nous faut être des petites allumettes bien innocentes pour allumer le feu pratiquement éteint de ceux qui nous entourent. Être au service des autres signifie parfois qu'il faut juste donner l'exemple et avec le temps, les personnes changent progressivement.

À mon tour maintenant de vous fournir un argument massue : pensez-vous vraiment que dans votre groupe 9 personnes qui vous ridiculisent de cette façon de penser et d'agir, pensez-vous vraiment que votre Papa au Ciel ne voit pas les efforts que vous faites pour rassembler vos frères et soeurs dans le Royaume, pensez-vous qu'Il va vous laisser choir ?

Si vous avez à consulter...
Consultez un professionnel avec une foi ardente (très rare)
Un prêtre
Ou bien n'y allez pas du tout
et lisez la Bible ( Cliquez ici pour savoir pourquoi)
(ce grand nettoyeur de nos cassettes mentales)
...




La plupart des approches humanistes enseignées et pratiquées de nos jours en intervention reposent sur une conception diamétralement opposée à ce qui vient d'être énoncé ici : au lieu d'écraser notre « Moi » pour se rapprocher le plus de Dieu, ces approches considèrent le « Moi » comme étant une ressource chez l'être humain.

Les professionnels de ces disciplines admettent qu'il y a eu des développements malsains dans votre « Moi » et c'est d'ailleurs la raison qu'ils comprennent que vous veniez les consulter. Leur intervention consiste à minimiser, extirper si possible, les développements malsains de votre « Moi » et à vous orienter sur les bonnes parties fortes de votre « Moi » afin de les renforcer davantage.

Pire encore. Si ces professionnels apprennent que vous avez la foi, eh bien, pour eux, ça représente juste un élément supplémentaire à titre de ressource ou de « levier » pour travailler votre « Moi ».

Non... on ne peut pas se faire guider par un aveugle athée... Impossible... Il est vrai qu'ils pourront vous aider sur un problème précis de votre tuyauterie, qu'ils pourront colmater une brèche mais tôt ou tard ça va couler ailleurs. Ils colmatent, Dieu guérit.

Si vous êtes tentés de consulter parce que vous avez mal à l'être, consultez « JE SUIS », c'est Lui qui a créé votre être justement ! Pour l'avoir créé, il est LE SEUL à être capable de complètement le réparer.