mardi 10 décembre 2013

La Marque de la Bête : est-ce que certains pourront s'en démarquer ?

Voir Énoc, le 6 décembre 2013 en cliquant ici

Il lui restait une semaine

Sophie, 31 ans, trouvait la vie difficile, vraiment difficile. Elle avait un petit de neuf mois. Le papa s'était évaporé quand elle était enceinte de 8 mois. Seule à trouver des gardiennes pour qu'elle puisse aller faire des ménages, seule pour faire l'épicierie, seule pour les achats du bébé à la pharmacie, seule pour les repas, la lessive... seule, seule... Il lui semblait manquer du temps pour tout accomplir.

La vie était difficile pour tous depuis la Grande Crise. Toutes les économies étaient tombées partout dans le monde. Les gens disaient « Grande Crise » parce que, selon les vieux, c'était pire que la crise de 1929.

L'argent était non seulement rare mais il disparaissait dans une semaine. Tous les pays avaient en effet adopté unanimement la fameuse monnaie électronique. Tous les gouvernements du monde s'étaient entendus pour donner 3 mois à leur population respective afin qu'elle passe à la monnaie électronique.

Depuis au moins deux mois que les radios et les postes de télévision ne cessaient d'avertir la population. L'intensité des médias sur ce sujet était ahurissante pire que lors de l'épidémie de la H1N1 où la télévision d'État y avait consacré entre 7 à 8 heures d'antenne par jour. On y mettait en valeur cette « identité » électronique qui permettrait d'effectuer toutes les transactions financières et commerciales : « Plus de travail au noir car tous devront utiliser leur identité électronique pour acheter ou vendre, donc tout le monde va payer sa juste part d'impôts, enfin ! Plus d'évasion fiscale d'argent dans les paradis fiscaux; il est donc probable que vos impôts vont baisser d'après les experts. Plus de vols de cartes de débit ou de crédit possibles. Plus personne ne souffrira de vol d'identité. Plus personne ne se présentera à votre place à la banque alimentaire. La distribution alimentaire aux pauvres sera enfin juste.»

Mais Sophie, avec toutes ses occupations de maman célibataire n'avait pas eu le temps de donner suite à ce rebâchage. Mais là, ça pressait : son petit faisait une rougeole sévère et le centre de santé n'acceptait plus la carte d'assurance-maladie déjà. Il lui fallait aller chercher son « identité ». « Heureusement qu'il y avait des « centres d'identité » ouverts 24/7 et de proximité. L'épidémie de la H1N1 avait donné beaucoup d'expérience aux autorités pour offrir le service d'« identité » de façon accessible à tous.

Ce service consistait à vous piquer un minuscule grain plus petit qu'un grain de riz sous la peau de l'avant-bras après avoir vérifié, bien entendu, vos papiers actuels. En dix minutes, tout était terminé.

Non seulement pourrait-elle aller au centre de santé pour son petit qui avait grandement besoin d'une consultation médicale, mais elle pourrait continuer d'aller à la pharmacie et au marché d'alimentation. Ces deux dernières organisations avaient averti qu'il ne restait qu'une semaine après quoi elles ne pourraient plus accepter la clientèle sans leur « identité ».

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La visite de la cousine Nicole

Quelques semaines plus tard, Nicole, la croyante, comme on disait dans la famille parce qu'elle n'arrêtait pas de parler du Bon Dieu, prit des arrangements avec Sophie pour aller la visiter et séjourner quelque temps avec elle, histoire de donner un peu de répit à Sophie.

À un moment donné, Sophie dit à Nicole : « Il ne me reste plus de couches pour le petit, je vais en acheter à la pharmacie et je reviens tout de suite ». Nicole lui répondit : « Comment ? Tu peux encore acheter à la pharmacie ? Comment fais-tu ? »

Sophie lui répondit : « Bien, j'ai mon identité et tout est correct. »

Nicole lui dit : « Ma pauvre petite, tu es damnée... »

Sophie : « Comment ça damnée ? »

Nicole lui dit : « Tu ne sais pas que tu viens de te faire injecter dans l'avant-bras la marque de la Bête, du Diable si tu préfères ? »

Sophie : « Bien voyons donc ! Ça fait deux mois que la télé nous rabâche les oreilles sur les mérites de l'« identité » électronique et, toi, tu me dis que c'est la marque du diable ? Mais qui t'a dit ça pour l'amour ? »

Nicole : « Tous les voyants n'ont pas cessé d'en parler et c'est même marqué dans l'Apocalypse de la Bible. Dans l'Apocalypse, on dit :

Et elle (la Bête) fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.

« Ta fameuse « identité » c'est cette marque de la Bête. Constate par toi-même : tu ne pourrais rien acheter à la pharmacie si tu ne t'étais pas fait injecter ça. Tu vois...

« Penses-tu que ces futés auraient appelé ça la « Marque de la Bête » ? Qui aurait accepté de tomber dans le panneau ? Quand aux mass média, ils sont de connivence. »

Sophie : « Et qu'est-ce ça fait d'avoir mon identité dans le bras ? »

Nicole : « Mais ma pauvre Sophie, tu ne sais vraiment pas ? »

Sophie : « Penses-tu que j'ai le temps de lire l'Apocalypse et d'écouter tous les voyants qui passent, moi ? Nicole, j'ai des ménages à faire pour gagner ma vie et j'ai des couches à changer aussi... »

Nicole : « Écoute Sophie. Le grain de riz qu'ils t'ont injecté ne permet pas seulement d'assurer ton identité. Il y a à l'intérieur de ce grain des éléments qui peuvent affecter tes humeurs et, conséquemment, ton âme. Et ces impulsions peuvent être télécommandées par des puissances obscures. Ce n'est pas parce qu'elles sont obscures qu'elles n'existent pas et qu'elles n'actionnent pas toutes les manettes de ces « identités ». C'est pour ça qu'on considère que ceux qui ont la Marque de la Bête sont damnées, ils ne peuvent plus s'en sortir. C'est fini pour eux. »

Sophie : « Bon si c'est vrai ce que tu dis, je vais me la faire enlever. Mais qui va faire mon épicierie, qui ira à la pharmacie pour moi ? Avec quel argent vais-je payer ? »

Nicole : « Ça ne sert à rien maintenant pour toi, Sophie. On ne peut pas enlever les effets de ce grain de riz même si on l'enlève par chirurgie. »

Sophie : « Ah ben là, Nicole, tu me surprends ! Toi, la grande croyante de la famille. Écoute. Je ne lis pas la Bible, je ne connais pas de voyants mais je peux te dire que j'ai la foi. Ah ça oui !

Si Jésus a réussi à ressusciter Lazare après quatre jours de décomposition parce que ça puait quand ils ont enlevé la pierre, jamais je croirai qu'Il ne peut pas m'enlever les effets de ce grain de riz. Et là, je ne te parlerai même pas des lépreux qu'il a guéris.

« Quand on dit, Nicole, que Jésus est Tout Puissant, il me semble que ça veut dire ce que ça veut dire, non ? Il ne serait pas capable de remettre les bons effets à quelqu'un qui, par amour pour son bébé, n'avait pas de temps pour s'informer des conséquences démoniaques de cette « identité » électronique ? Je n'ai pas voulu cette identité mais je n'avais pas le choix pour faire soigner mon enfant, Nicole...

« Ecoute Nicole. Si tu réunis un médecin croyant avec un prêtre croyant et deux laîcs fervents et priants, je suis certaine que Jésus va arranger les affaires. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'Il a dit que dès que deux ou trois sont réunis en Son Nom, Jésus est avec eux. Comprends-tu Nicole que le médecin m'enlèvera ce grain de riz pendant que Jésus qui sera là s'occupera des mauvais effets.

« Mon problème consistera à acheter et à vendre. Si les vrais Chrétiens peuvent m'aider dans ce domaine, tout va être correct. »

QUESTION : Nicole acceptera-t-elle cette proposition ? Si oui, Sophie s'en sortira-t-elle ?