lundi 27 janvier 2014

« Tu es bénie entre toutes les femmes »... l'accepte-t-on vraiment cette phrase ?

Il ne sert à rien de lire plus loin si vous n'acceptez pas cette affirmation qui fut dite par la cousine Élisabeth (entre 50-60 ans) à Marie (pas encore 15 ans !).

L'Ange qui était apparu à Marie Lui avait dit que sa cousine était enceinte. Marie désirait bien aller aider sa cousine âgée mais il lui fallait l'assentiment de Joseph. Car, pour Marie, Joseph était le chef de la famille et Elle lui devait obéissance. Ouf ! on vient déjà de toucher ici à une corde super sensible : l'obéissance !

Ce n'est que huit jours plus tard que Marie arriva chez Élisabeth. Marie était enceinte de 8 jours et Élisabeth de 6 mois. Imaginez maintenant une femme d'au moins 50 ans qui porte un bébé depuis 6 mois avec tous les malaises sans arrêt d'une femme enceinte pendant tout ce temps, ignorant si son bébé est encore vivant car il n'a pas bougé encore ! Elle accueille Marie, la Visiteuse, son bébé bouge pour la première fois à sa rencontre et elle n'a plus mal du tout. Et cette femme de 50 ans dit à une jeune fille qui n'a pas encore 15 ans :

« Tu es bénie entre toutes les femmes ! »

Particulier, n'est-ce pas ? Et c'est à l'accueil initial que ça s'est passé. Pas une ou deux semaines plus tard après avoir vécu un peu ensemble. Et vous savez quoi ? La dernière et la seule fois qu'Élisabeth avait vu Marie, c'était à sa naissance !

Et ne pensez surtout pas que cette phrase fut dite comme si c'était une expression utilisée dans le langage quotidien. Car, dans ce même moment d'accueil, — pas encore arrivée quoi — Élisabeth lui dit aussi que le « Fruit de Tes entrailles est béni ». Admettez avec moi que ce n'était pas évident du tout : Marie était enceinte de 8 jours ! Non... Élisabeth a été inspirée du début à la fin.

Mais que signifie cette phrase ? Dans ces temps-là, « être béni » signifiait avoir reçu de Dieu un ou des dons de Dieu. Mais, dans notre cas, il s'agit encore plus que ça : prenez le don que chaque femme peut avoir reçu (prudence, courage, persévérance, sagesse, chasteté, obéissance ( oups ! ces deux derniers mots ne sont pas trop à la mode de nos jours ! ), tempérance, humilité, espérance, foi et charité.

Eh bien, Marie, possède chacun de ces dons et dépasse chaque femme qui aurait pu hériter du même. Elle est « bénie entre toutes les femmes ». Il n'y a pas une femme qui l'égale ! Marie, c'est le Chef d'oeuvre de Création de Notre Papa d'Amour, le Créateur.

Mais pourquoi donc Marie
n'est-elle pas le modèle
des mouvements populaires de femmes ?

Ah ! que c'est difficile d'accepter l'obéissance de Marie ? « Non, on veut l'égalité entre les sexes... pas moins. Il faut évoluer dans la société... On en est rendu là... C'est fini le temps où les femmes se font commander. On doit avoir une participation égale dans tous les décisions partant de la famille jusqu'au gouvernement...»

Ne faut-il pas penser et admettre que Dieu est plus grand que nous ? S'il n'a pas cru bon de créer la famille avec une organisation bicéphale, i.e. que l'homme et la femme soit égale dans la prise de décision, c'est qu'il croit que l'unité de commandement était plus importante. Voyez ce proverbe américain qui reflète bien le danger d'une organisation bicéphale :

Un chameau, c'est un cheval
mis sur pied par un comité.

Mais je ne veux pas faire ici l'apologie de l'obéissance de la femme envers le mari. Pour ceux que ça intéresse, allez voir Éphésiens 5, 22-33. De fait, dans ce passage de la Bible, chaque membre de la famille a au moins une responsabilité. Pour ce qui est du chef de la famille, il doit accepter à l'avance de mourir pour sa famille comme le Christ l'a fait pour Son Église. Ah ! ça, on en parle moins souvent de cette responsabilité !

C'est bien certain que Marie n'est pas prisée comme modèle dans les mouvements populaires féminins. Marie, c'est la Nouvelle Ève, la Femme Parfaite, et, de nos jours, on aspire encore trop souvent au modèle de l'Ancienne Ève; vous savez, celle qui a désobéi à la seule demande de Dieu de ne pas manger du fruit de l'arbre situé au centre du jardin; il n'y avait même pas à cette époque les 10 commandements de Dieu ! Et cet Ancienne Ève devait être probablement la chef de famille puisqu'elle a convaincu Adam d'en manger. Elle n'avait peut-être pas l'autorité formelle mais, chose certaine, elle avait la capacité d'influencer en titi.

L'exemple du jeune qui aime le hockey

Prenez le jeune de 12 ans qui a hâte de terminer ses devoirs et ses leçons le soir pour aller jouer avec ses amis dans la ruelle au hockey. Il en mange ce petit ! Son héros, c'est Wayne Gretzky ou Maurice Richard : il en connaît toutes les statistiques de match... Il aspire à devenir bon comme eux, etc.

Comment considéreriez-vous ce même jeune si son héros au hockey n'avait même pas terminé une saison complète et n'avait compté aucun but ?

Eh bien, vous venez tout juste lire pareil contraste dans les aspirations ou les modèles de réussite que les mouvements populaires féminins se donnent présentement versus Celle qu'ils devraient se donner.

De fait, qui sont les idoles des jeunes d'aujourd'hui ? Britney Spears ? Justin Bieber ? Va-t-on développer ainsi un goût pour les vertus chez nos jeunes ? Pensez-vous que la société s'en portera mieux quand ils seront adultes ?

Pas du tout... Jésus l'a bien diagnostiqué dans Maria Valtorta lorsqu'Il a dit de notre époque :

« L'homme n'a plus d'honneur et la femme n'a plus de vertu.»


Voici donc ma prédiction personnelle :


Tant qu'on épousera l'esprit de rébellion de l'Ancienne Ève
Qu'on n'idéalisera pas Marie comme Nouvelle Ève
La rébellion demeurera ici-bas
Et elle s'accroîtra.


N'ayez crainte...
Il arrivera un temps où la rebellion sera si forte...
Qu'on se tournera enfin vers Elle.