mercredi 2 avril 2014

Plus capable de chanter, j'avais trop le motton dans la gorge...

Le refrain du psaume ce dimanche-là était « Le Seigneur est mon Berger, rien ne saurait me manquer ».

Bien sûr que j'ai commencé à le chanter mais dès la première syllabe, le motton est monté à ma gorge. Vraiment plus capable de chanter. Ce n'est pas une figure de style de vous dire que si je n'ai pas chanté ce refrain un million de fois, je ne l'ai pas chanté du tout dans ma vie. En auto, en faisant à manger aux enfants, au travail, partout, partout...

De fait, je fredonnais ce refrain quand je vivais des épreuves et que je ne voyais pas la lumière au bout du tunnel. Pendant cette messe, je ne me suis pas souvenu d'épreuves concrètes que j'avais vécues, non, mais c'est le souvenir de la souffrance que j'ai vécue... Est-ce permis de dire que j'ai vécu une « grosse bouffée de souffrances passées » pendant le chant de ce refrain ?

Je ne vous déclinerai pas les épreuves que j'ai vécues; ça ressemblerait un peu à du narcissisme. Je crois d'ailleurs qu'on vit tous des épreuves selon nos capacités personnelles : Dieu ne nous fait jamais vivre des épreuves au-dessus de nos capacités même si on peut penser le contraire tant nous pensons que l'épreuve que nous traversons est indicible en termes de souffrances. « Ma Grâce te suffit », encore faut-il la Lui demander avant d'être écrasé par l'épreuve.

La houlette

En fredonnant ce refrain, je m'imaginais parfois être la petite brebis de Jésus qui le devançait. Et Jésus faisait tournoyer sa houlette. C'est une sorte de long bâton en forme de canne. Le berger faisait rouler ce bâton en faisant tournoyer la poignée. Ça produisait un bruit semblable à un vent très strident. Je vous dis que la brebis comprenait vite qu'elle ne s'engageait pas dans la bonne direction quand la houlette lui passait près de ses oreilles ! Et cette image de la houlette nous vient de la Bible même...

Les ravins de la mort

Le psaume 23 (voir le court psaume 23 ici) dit du Bon berger :

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Vous savez, ces problèmes qui accablent votre esprit, votre moral ou votre physique et vous obnubilent tellement qu'ils vous empêchent même de prier Dieu de vous aider ? Ne pas être capable d'entrer en relation avec Dieu, c'est ça la mort... L'angoisse, l'anxiété vous saisissent comme un serre-frein... Et de qui pensez-vous que ça vient ça ?

C'est alors le temps de fredonner ce refrain

ÉTAPE 1

Ne cessez pas de le fredonner tant qu'une certaine paix s'installe. La répétition du refrain est importante parce qu'elle s'incruste en votre esprit; elle vous donne la certitude que vous n'êtes pas seuls, que Jésus vous suit derrière et qu'Il vous dirige... De plus, l'Autre qui s'emploie hardiment à vous faire souffrir ne tolèrera pas bien longtemps votre petit refrain qui l'écoeure au plus haut point... Il va déguerpir à un moment donné si vous persistez à fredonner...

ÉTAPE 2

Une fois la bourrasque passée grâce à la répétition du refrain, c'est le temps de parler à Marie. Pourquoi me direz-vous ? Je vous donne juste trois raisons ici :

1 — Une grande spécialiste de Maman Marie, Marie d'Agreda (voir Google), qui a écrit environ 3 000 pages juste sur Maman Marie, nous dit qu'à son arrivée au Ciel suite à son Assomption, le Père lui a dit : « Nous n'accorderons aucune faveur aux êtres humains sans Votre entremise et Nous ne Vous refuserons rien de ce que Vous demanderez au nom des êtres humains. »

Est-ce que ça vous donne une belle indication du pouvoir de Notre Belle Dame ? De fait, tout passe par Elle même pour ceux qui ne La connaissent pas ou qui La rejettent... Quand on dit qu'Elle aime du même Amour que Son Fils, eh bien c'est de ça qu'on parle entre autres choses...

2 — C'est Maman Marie elle-même qui dit ( voir la locution complète ici )

« Lorsque vous entrez dans Mon Cœur Immaculé, vous devez toujours laissez votre anxiété là. Vous devez me donner vos fardeaux. Je les veux. Pour vous, ils sont des poids lourds. Pour moi, ils sont comme de très petites plumes que je soulève facilement. Pour vous, ils représentent de très grandes difficultés, pour Moi, ils sont joies, la joie d’une mère qui libère ses Enfants.

« Quand vous entrez dans Mon Cœur, assurez-vous d’apporter tous vos fardeaux. En Me les mentionnant, vous vous souviendrez de d’autres et vous constaterez tout le mal qu’ils vous font. Ceci n’est seulement que la première étape. Vous devez me laisser vos fardeaux. Ce sont vos cadeaux pour Moi.

« Si votre prière est terminée et que vous quittez mon Cœur pour vos tâches, je serai désappointée si vous rapportez quelqu’anxiété avec vous. Si c’est le cas, alors revenez, revenez et revenez encore dans Mon Cœur jusqu’à ce que tout soit derrière vous. Ma paix vous inondera et vous M’en remercierez.»

Avez-vous lu comme moi ce dernier paragraphe. On pourrait dire autrement :

« Quand vous venez porter vos problèmes dans Mon Coeur Immaculé
Vous Me les donnez, n'est-ce pas ?
Or, si vous Me les donnez,
ils ne sont plus à vous... (comprenez-vous à quoi sert la Foi ? )
Si vous Me quittez avec encore ces problèmes en tête
C'est que vous ne Me les avez pas véritablement donnés
Votre foi est faible, vous n'avez pas confiance en Moi...

Ne faites pas l'erreur de croire que vos problèmes seront résolus dans l'heure qui suit. Le Ciel n'utilise pas les mêmes horloges que nous... Mais chose certaine, ça va se régler... Et vous pourrez dire comme tous les miraculés des Évangiles : « Ma foi m'a sauvé ».

3 — Vous désirez être dans les faveurs de Jésus ? Aimez Sa Mère comme Lui l'aime. Auriez-vous de la difficulté à aimer une personne qui serait indifférente ou rejetterait votre propre mère ? Même si elle a des défauts... qui n'en a pas d'ailleurs ici-bas...

Conclusion

Oui, il arrive que nous considérions nos souffrances comme plus fortes que nos forces. À tel point que nous n'ayions plus la force ou l'idée même de recourir à Dieu. L'angoisse, l'anxiété ont pris le dessus... Nous déambulons dans les ravins de la mort. Plus capables de prier ? Fredonnez alors... à répétition jusqu'à ce que la paix se rétablisse en vous... Donnez ensuite tout votre lot à Marie... C'est bien marqué « donnez » et non pas partagez votre lot... La Paix et la Joie reviendra très vite...

Vous avez déjà entendu des phrases du style : « Il faut nourrir sa foi, il faut l'alimenter sinon elle meurt ». Le fait de fredonner ce refrain constitue un aliment qui nourrit justement notre foi : on y affirme que Notre Seigneur est notre Berger et qu'il ne saurait rien nous manquer...

Si comme l'adage populaire le dit, chanter, c'est prier deux fois, eh bien, fredonner un tel refrain, c'est sûrement prier une fois et demi !

Si le fait de fredonner ce refrain m'a fait passer si souvent à travers les ravins de la mort, je suis convaincu que ça va vous aider à vous aussi.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le refrain, le voici ici :

Cliquez ici pour entendre la bande audio