lundi 2 juin 2014

Pierre a découvert le point faible chez Jésus...

À nous d'en profiter !

Avant d'en venir à ce point faible découvert par Pierre, il nous faut connaître le petit Margziam, autrefois Jabé.

Voici ce que nous rapporte Maria Valtorta à son sujet :

Jabé est le petit-fils d’un des paysans de Doras de Doras, un synhédriste extrêmement violent envers ses paysans. Il est orphelin : ses parents (Jean et Marie) et ses frères ont été tués dans un éboulement de terrain près d’Emmaüs. Son grand-père le recueille et le cache dans les bois, Doras ne permettant pas qu'il vive sur ses terres. On va lui apporter à manger en cachette lorsqu'on le peut. Il dort à la belle étoile et à la pluie dans le bois. Il voit assez régulièrement son grand-père fouetté, tabassé par les gardiens de Doras dans les champs mais il ne peut rien faire sauf d'observer à partir du bois.

Imaginez ce petit comment il est déjà meurtri par la vie : il vient de perdre son papa, sa maman et ses frères dans un éboulement, il se réfugie chez son grand-père qui ne peut l'accueillir convenablement et voit celui-ci martyrisé par les gardes.

Le grand-père le confie à Jésus, de passage. Jabé a 12 ans.

En cours de route, Jésus entend souvent dire du petit Jabé: « Je vais le tuer, je vais le tuer. » Jésus s'arrête et lui dit : « Il te faut cesser immédiatement de dire et de penser ainsi. Si tu n'es pas encore capable de prier pour Doras, au moins abstiens-toi de penser à lui sinon tu ne pourras pas continuer avec Moi ».

Jésus décide de filer directement chez Sa Maman à Nazareth : c'est la Seule qui puisse avec Sa Tendresse et Sa Douceur venir à bout des douleurs extrêmes de Jabé.

Oups ! Avez-vous remarqué que Jésus confère à Marie
pratiquement plus de talents qu'à Lui-Même dans le Réconfort et la Consolation de ce petit ?

Comprenez-vous maintenant à qui on doit confier
les caractères difficiles qui parfois nous entourent
sans compter nos propres souffrances ?

De son nom d’origine Jabé (Yabesh), il reçoit de la Vierge Marie, le nouveau nom de Margziam (Marjiam - Maarhgziam), ce qui est le nom de Mariam écrit dans l’ancienne langue. Margziam demeurera chez Marie tandis que l'équipe apostolique reprendra la route.

On en arrive à Pierre maintenant...

Lorsque Jésus et les Apôtres recueillirent le petit Jabé, Pierre demanda à Jésus : « « Mais... à qui veux-tu le donner ? » en le tirant par la manche. « A Lazare, celui-ci aussi ? »

« Non, Simon. Mais il y en a tant qui n'ont pas d'enfants...»

« Il y a moi aussi...» Le visage de Pierre paraît maigrir pour le désir...

De fait, Pierre était marié à Porphyrée, une galiléenne native de Capharnaüm. Elle y demeurait toujours. Pierre et Porphyrée n'avaient jamais eu d'enfant.

Et Jésus ajoute : « Simon, je te l'ai dit. Tu dois être le "père" de tous les enfants que je te laisserai en héritage, mais tu ne dois pas avoir la chaîne d'un fils qui t'appartienne. N'en sois pas blessé. Tu es trop nécessaire au Maître pour que le Maître puisse te séparer de Lui par une affection. Je suis exigeant, Simon. Je suis exigeant plus que l'époux le plus jaloux. Je t'aime d'un amour de prédilection et je te veux entier pour Moi et de Moi.»

Pierre ne sut qu'obéir à ce que venait de dire Jésus. Non sans difficulté...

Observez comment Pierre s'y est pris pour adopter MALGRÉ TOUT cet enfant...

Marie se tait, observant Jésus, étudiant sa physionomie, attendant une parole. ..Mais Jésus a mis son coude sur son genou, sa tête appuyée sur sa main et il regarde l'étendue verte du verger.

Marie Lui prend la main et la caresse et dit : « Simon a ce grand... désir... Pendant que j'allais avec lui, il n'a pas arrêté de m'en parler, et avec des raisons si justes que... je n'ai rien pu dire pour le faire taire. C'étaient les mêmes raisons que nous pensons nous toutes, femmes et mères. L'enfant n'est pas robuste. S'il avait été comme Toi... oh ! alors il aurait pu aller sans peur à la rencontre de la vie de disciple. Mais, comme il est chétif !... Très intelligent, très bon... mais rien de plus. Quand un tourtereau est délicat, il ne peut prendre son vol tout de suite, comme font ceux qui sont forts. Les bergers sont bons... mais ce sont toujours des hommes. Les enfants ont besoin des femmes. Pourquoi ne le laisses-tu pas à Simon ? Tant que tu lui refuses un enfant vraiment né de lui, je comprends le motif. Un petit, pour nous, c'est comme une ancre. Et Simon, destiné à un si grand rôle, ne peut avoir d'ancres qui le retiennent. Mais pourtant tu dois convenir que lui doit être le "père" de tous les enfants que tu lui laisseras. Comment peut-il être père s'il n'a pas été à l'école d'un petit ? Un père doit être doux. Simon est bon, mais pas doux. C'est un impulsif et un intransigeant. Il n'y a qu'un enfant qui puisse lui enseigner l'art subtil de la compassion pour les faibles... Considère le sort de Simon... C'est bien ton successeur ! Oh ! je dois pourtant la dire, cette atroce parole ! Mais pour toute la souffrance qu'il m'en coûte pour la dire, écoute-moi. Jamais je ne te conseillerais une chose qui ne serait pas bonne. Margziam... Tu veux en faire un parfait disciple... mais, c'est encore un enfant. Toi... tu t'en iras avant que lui ne soit homme. A qui alors le donner plutôt qu'à Simon pour compléter sa formation ? Enfin, le pauvre Simon, tu sais quelles tribulations il a subies, même à cause de Toi de la part de sa belle-mère; et pourtant il n'a pas repris la plus petite parcelle de son passé, de sa liberté depuis un an, pour que le laisse en paix sa belle-mère que même Toi n'as pu changer. Et sa pauvre créature d'épouse ? Oh ! Elle a un tel désir d'aimer et d’être aimée. La mère ? oh ! … le mari ? un cher autoritaire …Jamais une affection qui lui soit donnée sans trop exiger... Pauvre femme !... Laisse-lui l'enfant. Écoute, Fils. Pour le moment, nous l'emmenons avec nous. Je viendrai, moi aussi en Judée. Tu m'y conduiras avec Toi chez une de mes compagnes du Temple et presque une parente parce qu'elle descend de David. Elle réside à Béthsur. Je la reverrai volontiers si elle vit encore. Ensuite, au retour en Galilée, nous le donnerons à Porphyrée. Quand nous serons dans les environs de Bethsaïda, Pierre le prendra. Quand nous viendrons ici, au loin, l’enfant restera avec elle. Ah ! mais tu souris maintenant ! Alors tu vas faire plaisir à ta Maman. Merci, mon Jésus.»

« Oui, qu'il soit fait comme tu veux.» Jésus se lève et appelle à haute voix : « Simon de Jonas, viens ici. »

Pierre sursaute et monte en vitesse l'escalier : « Que veux-tu, Maître ?»

« Viens ici, usurpateur et corrupteur ! »

« Moi ? Pourquoi ? Qu'ai-je fait Seigneur ? »

«Tu as corrompu Ma Mère. C'est pour cela que tu voulais être seul. Qu'est-ce que je dois te faire ? ». Mais Jésus sourit et Pierre se rassure.

« Oh !, dit-il, tu m'as réellement fait peur ! Mais maintenant tu ris... Que veux-tu de moi, Maître ? Ma vie ? Je n'ai plus qu'elle puisque tu m'as tout pris... mais, si tu la veux, je te la donne ».

« Je ne veux pas t'enlever, mais te donner. Cependant n'abuse pas de ta victoire et ne donne pas le secret à d'autres, homme rempli de fourberie qui triomphe du Maître avec l'arme de la parole maternelle. Tu auras l'enfant mais... »

Jésus ne peut plus parler car Pierre qui était à genoux se redresse vivement et baise Jésus avec une telle impétuosité qu'il Lui coupe la parole.

« Remercie-la, Elle, pas Moi. Mais cependant rappelle-toi que cela doit t'aider et ne pas être pour toi un obstacle...»

« Seigneur, tu n'auras pas à regretter ton don... Oh ! Marie ! Que tu sois toujours bénie, sainte et bonne... »

Et Pierre, qui est retombé à genoux, pleure réellement en baisant la main de Marie...

Marie peut faire changer une décision à Dieu-Jésus !
Est-ce que ça vous donne un aperçu de Son Pouvoir ?

Ce que nous ne réussissons pas à obtenir dans nos pétitions à Jésus
Marie peut réussir...

Une petite parabole qui explique
ce Pouvoir Immense de Marie sur Jésus

Louis-Marie Grignion de Montfort (1) nous donne ce petit exemple pour nous contraindre : « c'est comme si un paysan, voulant gagner l'amitié et la bienveillance du roi, allait à la reine et lui présentait une pomme, qui est tout son revenu, afin qu'elle la présentât au roi. La reine, ayant accepté le pauvre petit présent du paysan, mettrait cette pomme au milieu d'un grand et beau plat d'or et la présenterait ainsi au roi, de la part du paysan ; pour lors la pomme, quoique indigne en elle-même d'être présentée au roi, deviendrait un présent digne de sa majesté, eu égard au plat d'or où elle est et à la personne qui la présente.»

De fait, Marie « Elle embellit nos pétitions, nos offrandes, en les ornant de ses mérites et vertus. Elle les purifie de toute la souillure de l'amour-propre, et de l'attache imperceptible à la créature, qui se glisse insensiblement dans les meilleures actions. Dès lors qu'elles sont entre ses mains très pures et fécondes, ces mêmes mains, qui n'ont jamais été souillées ni oiseuses et qui purifient ce qu'elles touchent, ôtent du présent qu'on lui fait tout ce qu'il peut y avoir de gâté ou d'imparfait. »

Convenez avec moi que ce n'était
pas une petite décision à renverser...
Et ne pensez surtout pas que Notre Maman Marie ne peut pas
faire la même chose pour vous...

Marie,c'est le SEUL point faible de Jésus.
Utilisez-la...
Soyez vous aussi « usurpateur et corrupteur » !
Mais ne le dites pas aux autres ! (hihi)
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(1) Louis-Marie Grignion de Monfort, né le 31 janvier 1673, à Montfort, en Bretagne (France) et décédé le 28 avril 1716, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, France), est un prêtre français et fondateur de deux congrégations religieuses la Compagnie de Marie (Pères Montfortains) et des Frères de l'instruction chrétienne de Saint-Gabriel.

Représentant majeur de la seconde génération de l'École française de spiritualité il a été canonisé en 1947 par Pie XII. Liturgiquement il est commémoré le 28 avril.