samedi 2 mai 2015

Le Baptême selon François
« Élargissement ou dérapage ? »

Partie 1

Voir la suite de cet article (partie 2 ) ici.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agit aussi comme collaborateur principal du Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome.

Depuis plus de 37 ans que le Père Gruner ne se dédie qu'à une mission : que le Message de Fatima soit bien compris et accepté afin que le Pape et tous les évêques fassent la Consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, ce qui apporterait, selon la Promesse de Marie Elle-Même, la Paix sur Terre pour un certain temps.

La paroisse du Père Gruner est le monde ! En effet, il gère plus de 5 différents sites Internet dont le plus populaire qui est 24/24 en vidéos directs à http://www.fatimatv.com

Le Pape François aux nouveaux prêtres

Oubliez tout ce que
l'Église a toujours pratiqué !

« Baptisez quiconque le demande. »
par Christopher A. Ferrara
1 mai 2015

Chaque nouveau jour sous le soleil nous apporte une nouveauté de la bouche du Pape François. Cette fois, c’est dans les remarques qui ont suivi l'ordination des nouveaux prêtres, il déclara : « Ne refusez jamais le baptême à quiconque le demande (souligné par moi) ! »

Ne jamais refuser le baptême ? En toutes circonstances ? Ce n’est guère ce que l'Église a toujours enseigné avant le Pape François. Par exemple, dans une instruction de 1980 sur le baptême des enfants, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré que « le baptême des enfants doit être régi par deux grands principes, dont le second principe est subordonné au premier. » Le premier grand principe, bien sûr, est que « le Baptême, qui est nécessaire pour le Salut, est le signe et le moyen de l'Amour prévenant de Dieu qui nous libère du péché originel et nous communique une part de la Vie Divine ... »

Mais le deuxième grand principe, qu’apparemment le Pape François semblerait ignorer, est que : « Une assurance doit être donnée que le don ainsi accordé puisse se développer dans une authentique éducation de la foi et de la vie chrétienne afin de satisfaire la véritable signification du sacrement. » En conséquence, « si ces garanties ne sont pas vraiment sérieuses, il peut y avoir des raisons pour retarder le sacrement ; et si elles sont inexistantes de façon certaine le sacrement devrait même être refusé. »

Cette Instruction enseigne en outre : « En fait, l'Église ne peut seulement accéder au désir de ces parents que s’ils donnent l'assurance qu’une fois l’enfant baptisé, il lui sera donné le bénéfice de l’éducation chrétienne requise par le sacrement. L'Église doit avoir un espoir bien fondé que le baptême portera ses fruits. » Si des assurances sincères sont données, alors, bien naturellement, « le prêtre ne peut pas refuser de célébrer le sacrement sans délai ... » Mais si, d'autre part, «ces assurances sont insuffisantes, il sera prudent de retarder le baptême. »

Prenez, par exemple, un « couple gay » qui n’a pas l'intention d'élever leur enfant immoralement acquis dans la foi chrétienne, mais plutôt dans leur propre version de celle-ci à savoir le « droit des couples homosexuels » de vivre dans une union adultère sur la base de la pratique de la sodomie, appelez cela un « mariage » et le droit d’adopter des enfants — le tout en violation de l'enseignement infaillible de l'Église sur la foi et la morale.

Le site Vatican Insider rapporte la remarque du Pape François comme « paroles qui peuvent être interprétées aux fins de réfuter les prêtres qui refusent de baptiser les enfants de couples de même sexe ... » Il serait difficile de nier cette interprétation lorsque l’on considère l’utilisation du mot « jamais » sans aucune autre nuance ou précision. Jamais signifie jamais à moins qu'on ajoute un qualificatif et aucun n'a été ajouté ici. Mais cela semble être en ligne avec l'ambiguïté thématique que le Pape François a cultivé depuis les deux dernières années, ambiguïté qui tend toujours vers une direction de libéralisation cependant. Appelez cela une ambiguïté contrôlée.

Mais pire encore, le Pape François n'a pas limité sa remarque au cas des nourrissons où l'urgence du baptême militerait en faveur du sacrement, mais il a aussi inclus ceux qui demandent pour eux-mêmes, ce qui signifie les adultes. N’y aura-t-il pas un processus de discernement exercé par le prêtre à cet égard ? Devra-t-il baptiser quelqu'un qui est même ouvertement « en désaccord » avec les enseignements essentiels sur la foi et de la morale ? Ce serait un sacrilège. En effet, il n’y en a pas seulement quelques-uns qui se sont présentés pour un baptême au mépris de l'Église précisément pour légitimer leurs propres erreurs ou « modes de vie » immoraux comme si le sacrement était une sorte de droit au lieu d'un don du Sang du Christ.

Encore une fois, on a l'impression que le Pape François dit simplement tout ce qu’il souhaite et fait tout ce qui lui plaît avec peu ou sans égard pour ce qui l’a précédé dans l'Église s’il ne le juge pas nécessaire. Comme il l’a déclaré dans son entrevue avec Civiltà Cattolica et qui a tant ravi les média libéraux : « L'Église parfois s’est elle-même enfermée dans les petites choses, dans des petites règles étroites d’esprit. »

Vraiment ? Quelles sont ces règles? Le processus de discernement pour déterminer l’éligibilité au baptême d’après l'enseignement perpétuel de l'Église semble être l'une d'entre elles, selon le Pape François. Notre-Dame de Fatima, intercédez pour nous !

SOURCE : http://www.fatimaperspectives.com/sv/perspective729.asp