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samedi 3 mars 2018

Le Cardinal Müller critique le plan des Évêques Allemands
permettant la Communion aux époux Protestants




Rédigé par : Dr Maike Hickson

SOURCE : Life Site News
Le 28 février 2018 — 5 :32 pm EST


28 février 2018 (Life Site News) — Le Cardinal Gerhard Müller s'oppose à la décision des Évêques Allemands de permettre la Communion aux époux Protestants des Catholiques dans certains cas.

Dans une nouvelle interview publiée jeudi dans le journal Catholique Die Tagespost, l'ancien responsable de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi affirme que les Évêques Allemands abusent du Droit Canonique pour supporter leur décision.

Le site Web des Évêques Allemands — Katholisch.de — a publié un rapport sur l'interview aujourd'hui.

Selon le rapport, Müller décrit l'expression « dans des cas individuels » comme une « jeu de rhétorique ».

Alors que le Code de Droit Canon ( dans le Canon 844 § 4 ) permet une telle intercommunion en cas de « grave nécessité », Müller suggère qu'il n'est « pas juste » pour les Évêques Allemands d'invoquer cette disposition du Code dans cette circonstance.

Le Code de Droit Canonique n'est pas applicable ici, selon Müller, puisque les exceptions canoniques traitent du salut éternel des âmes et du danger de mort. D'autre part, un mariage mixte n'est pas une situation d'urgence.

La préoccupation du Cardinal est soutenue par le Jurisconsulte Ed Condon qui s'est également opposé à la nouvelle proposition d'intercommunion Allemande dans un article paru le 23 février dans le Catholic Herald.

Condon dit que « ces directives [ Allemandes ] sembleraient aller bien au-delà du Droit Canonique, qui fixe des limites très précises au sujet de qui peut recevoir la Communion et quand ». Il insiste, comme le Cardinal Müller, sur le « Danger de mort » ou la comparable « nécessité grave »... qui ne doivent être envisagés que comme une occasion unique. Les intentions des Évêques Allemands semblent aller bien au-delà et prévoir une sorte d'arrangement stable — à savoir recevoir la Communion semaine après semaine — ce qui est complètement en dehors de ce que l'Église prévoit ».

Dans sa nouvelle interview, le Cardinal Müller insiste sur le fait que dans le cas où quelqu'un partage la Foi Catholique dans l'Eucharistie — comme condition préalable à recevoir la Sainte Communion, il doit également rejeter les enseignements des communautés non-Catholiques qui s'y opposent. Il met en garde les Évêques Allemands de ne pas traiter, dans leur prochain document concernant l'intercommunion, « trop vaguement » des principes théologiques qui sont en cause dans ce cas. Sinon, on pourrait avoir à faire face à « d'autres conséquences indésirables » qui pourraient découler de ce type d'approche. Le Cardinal Müller salue les progrès dans le domaine de l'œcuménisme comme « souhaitables et nécessaires », mais insiste sur le fait que cela ne peut pas conduire à une « protestantisation de l'Église Catholique ».

La résistance du Cardinal Müller contre la pression Allemande pour l'intercommunion vient à la suite d'une déclaration faite par le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Comme Life Site News l’a rapporté, Sarah a écrit une préface à un nouveau livre sur une réception digne de la Sainte Communion dans laquelle il déclare : « Les Communions sacrilèges, non reçues en état de grâce de Dieu, ou ne professant pas la Foi Catholique ( je me réfère à certains formes de la soi-disant « intercommunion » ), sont aussi des outrages ».

Dans l'interview de Die Tagespost, le Cardinal Allemand critique de nouveau la suggestion des Évêques Allemands d'offrir une bénédiction aux couples homosexuels. Il avait auparavant qualifié ces bénédictions d'« atrocité ». Ce serait une « présomption sacrilège » de condamner les personnes ayant des inclinations homosexuelles, dit-il maintenant, « mais personne ne peut demander la bénédiction de Dieu ici puisque les actes homosexuels sont contraires à la Volonté de Dieu »

« L'assistance pastorale a un aspect différent et ne peut que servir la paix de l'âme que si elle reste fondée sur la Vérité » ajoute-t-il.

lundi 13 novembre 2017

Cardinal Muller

Donner aux Évêques le dernier mot sur les traductions
de la Messe « détruirait » l'unité de l'Église





Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.



SOURCE : Life Site News
Le 10 novembre, 2017

10 novembre 2017 (LifeSiteNews) — L'unité de l'Église serait « détruite » si les Conférences Épiscopales, et non le Vatican, avaient le dernier mot sur la traduction des textes liturgiques, a déclaré le Cardinal Gerhard Müller dans une récente interview.

L'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a émis des réserves dans un entretien avec Passauer Neue Presse publié mercredi sur la récente réforme liturgique du Pape François qui a permis aux Évêques de superviser et d'approuver les traductions.

« L'autorité ultime en cas de doute ne peut pas résider dans les Conférences Épiscopales, qui détruiraient l'unité de l'Église Catholique dans la Foi, la confession de la Foi et la prière » a déclaré le Cardinal, selon le Catholic Herald.

Muller a fait le commentaire malgré que le Pape François ait publiquement corrigé le Cardinal Robert Sarah, le chef de la Liturgie du Vatican, pour faire une déclaration semblable le mois dernier.

Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, avait affirmé dans un article que les nouvelles directives du Pape sur la Liturgie ne permettaient pas aux Conférences Épiscopales, mais au Vatican, d'avoir le dernier mot sur les traductions de la Messe. Il lisait simplement les directives du Pape à travers l'objectif d'une instruction de 2001 intitulée Liturgiam Authenticam.

Mais le Pape a dit à Sarah que ces normes avaient été abrogées et que le Cardinal avait mal compris les directives du Pape.

Muller a déclaré dans l'interview qu'il a « souvent expérimenté que les traducteurs utilisés par les Évêques ont dilué les textes bibliques et liturgiques sous prétexte d'une meilleure compréhension ».

samedi 1 juillet 2017

Le calendrier de la retraite suggère des raisons au Pape pour le renvoi du conservateur au poste le plus élevé de la Doctrine du Vatican





Par John-Henry Westen

SOURCE : Life Site News
Samedi, 1 juillet 2017 - 8:18 am EST


UNE ANALYSE

1er juillet 2017 (LifeSiteNews) — Depuis sa nomination par le Pape Benoît XVI en tant que Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 2012, le Cardinal Gerhard Ludwig Müller s'est prononcé pour l'orthodoxie au milieu d'un chœur de voix opposées au Vatican. Ce rôle est devenu visible au cours des deux Synodes de la Famille en 2014 et 2015 alors qu'il s'opposait publiquement à de puissants clercs de son Allemagne natale comme les Cardinaux Walter Kasper et Reinhard Marx.

Au fur et à mesure que le débat menant aux Synodes se déroulait à la fin de 2013, le Cardinal Müller a donné un coup préventif en déclarant sans relâche que la Communion pour les Catholiques divorcés et remariés n'est pas possible. « Si le mariage antérieur des deux membres de fidèles divorcés et remariés était valide, en aucun cas leur nouvelle union ne peut être considérée comme légale, et donc la réception des Sacrements est intrinsèquement impossible » a-t-il écrit en citant le Cardinal Josef Ratzinger.

Peu de temps après, le Cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, Président du Conseil privé du Pape composé de huit Cardinaux, a châtié publiquement Müller pour être trop strict sur la vérité. « Le monde, mon frère, le monde n'est pas comme ça. Vous devriez être un peu flexible lorsque vous entendez d'autres voix afin que vous puissiez ne pas écouter et dire : « Non, voici le mur ».

Dans ce qui peut paraître incroyable maintenant, au milieu des deux Synodes, le Cardinal Müller a déclaré ouvertement que la tentative de séparer l'enseignement de l'Église Catholique de sa pratique est une « hérésie ». Dans ses remarques à la Commission Théologique Internationale, réimprimées dans le journal du Vatican au début de décembre 2014, Müller a déclaré : « Chaque division entre la « théorie » et la « pratique » de la Foi serait le reflet d'une hérésie Christologique subtile ».

Lorsque le Cardinal Marx, un autre membre du Conseil privé du Pape des huit Cardinaux conseillers et chef de la Conférence des Évêques Allemands, a déclaré que les Évêques Allemands dresseraient leur propre parcours sur la question de permettre la Communion pour ceux qui sont « irréguliers » dans des unions sexuelles, le Cardinal Müller a condamné la proposition en termes clairs : « C'est une idée absolument anti-Catholique qui ne respecte pas la Catholicité de l'Église » a-t-il déclaré.

Il a ajouté que pas même le Magistère papal est libre de changer la Doctrine. « Toute Parole de Dieu est confiée à l'Église, mais elle n'est pas supérieure à la Parole » a-t-il déclaré. « Le Magistère n'est pas supérieur à la Parole de Dieu. L'inverse est vrai ».

Au cours de la période entre les deux Synodes alors que l'Église semblait dans la confusion avec tout ce qui concernait la Doctrine, le chef de la Doctrine au Vatican se chargea de rectifier le discours. Il a donné de multiples entretiens et d’échanges qui défendaient la position traditionnelle de l'Église sur l'indissolubilité du Mariage et la Catholicité de l'Église. Il a mis en garde contre un schisme dans l'Église et a souvent eu à interpréter de manière créative les déclarations du Pape qui semblaient contrer la Doctrine de l'Église.

C'est à ce moment-là que le Cardinal Müller a semblé tomber sous le feu des sources liées au Pape. En plus de la guerre des paroles avec le Cardinal Marx, le biographe papal et le journaliste spécialiste du Vatican, Andrea Tornielli, s’en est pris au Cardinal Müller, l'interrogeant sur ses corrections faites au Pape.

Muller a admis qu'il avait dû corriger le Pape théologiquement. « Le Pape François n'est pas un « théologien professionnel », mais a été largement formé par ses expériences dans le domaine de la pastorale, qui est très différente ici avec nous [en Occident] » a-t-il déclaré. Il a qualifié la réaction de François envers ses corrections de cette manière : « C'est ce qu'il a dit à trois ou quatre reprises lui-même publiquement (rires) ; et puis il m'a donné un câlin pour que — comme il l'a dit — les commérages cessent en ce qui concerne cette affaire ».

Même après la publication d'Amoris Laetitia, le Cardinal Müller a soutenu que l'Exhortation du Pape ne permettait pas la Communion pour les divorcés/remariés Catholiques. Il l'a même fait face à la signature du Pape sur des documents en soutenant l'interprétation inverse.

C'est alors, à la fin de 2016, que la pression sur le Cardinal Muller de la part du Pape François est devenue plus palpable. Le Pape François a ordonné sans équivoque au Cardinal Muller de renvoyer trois prêtres de leurs postes à l'intérieur de la CDF. Selon un des journalistes du Vatican les plus remarqués, lorsque Muller a interrogé le Pape sur ces licenciements, le Pape a répondu : « Je suis le Pape, je n'ai pas besoin de motiver mes décisions. J'ai décidé qu'ils doivent partir et ils doivent partir ».

Dans les cercles du Vatican, des spéculations ont débuté autour du Cardinal de Vienne, Christoph Schonborn pour remplacer Muller en tant que responsable de la CDF. Des sources proches du Cardinal Muller suggèrent que celui-ci a pris de telles spéculations au sérieux et a cherché à mettre un visage plus amical sur sa relation avec le Pape François. Pendant ce temps, il a écrit un livre sur le Pape Benoît et le Pape François dans lequel il a suggéré qu'il n'y avait qu'une différence de caractère entre les deux plutôt qu'une différence de Doctrine.

Le livre a peu fait peu pour régler le problème.

Plutôt que de conseiller aux journalistes qui cherchent une interprétation d'Amoris Laetitia de consulter le Préfet de la Doctrine de la Foi du Vatican, le Pape les a renvoyés au Cardinal Christoph Schonborn, qu'il appelle un « grand théologien qui connaît la Doctrine de l'Église ».

L'interprétation de Schonborn contredisait celle de Muller, permettant, dans certains cas, la Communion pour les Catholiques divorcés et remariés.

Le Cardinal Muller a intensifié sa démonstration de fidélité au Pape avec un défi manifeste aux Quatre Cardinaux des dubia — Raymond Burke, Joachim Meisner, Carlo Caffarra et Walter Brandmuller. Malgré le fait que les Cardinaux des dubia se battaient exactement pour la même interprétation d'Amoris laetitia que le Cardinal Muller favorisait, il les a critiqués publiquement.

Le Cardinal Müller a déclaré à une chaîne de télévision Italienne en janvier 2017 qu'il n'y avait pas besoin d'une « correction fraternelle » du Pape car le Pape n'a pas mis en danger la Foi et l'enseignement Catholique. « Comme le Pape est fondamentalement obligé de répondre avec un « oui ou un non », je n'aime pas ça » a-t-il dit.

En mai de cette année, Müller avait adouci sa position contre les Cardinaux des dubia, disant qu'ils avaient demandé des « questions légitimes au Pape », mais regrettaient qu'ils fussent rendus publics.

Et même si le Pape a rendu tellement plusieurs fois clair que son interprétation d'Amoris Laetitia était opposée à celle du Cardinal Muller, le chef de la Doctrine du Vatican continue à dire autrement.

En fait, dans un autre livre publié en février de cette année, le Cardinal Muller suggère que non seulement Amoris Laetitia soit interprété à la lumière de l'enseignement et de la discipline traditionnels de l'Église, il ajoute que le Pape n'a pas le pouvoir de les modifier.

Alors que le Cardinal Muller peut maintenant perdre son poste illustre en tant que gardien de la Doctrine de la Foi dans l'Église Catholique, il a tenté de faire de son mieux pour maintenir la Foi malgré des attaques personnelles. Ses gestes calculés pour conserver son poste étaient, nous l’apprenons de ceux qui sont près de lui, non formés d'un désir de pouvoir, mais seulement par crainte que le successeur dans son poste soit moins porté à maintenir l'orthodoxie et puisse conséquemment nuire à l'Église.

samedi 22 avril 2017

Dixit le Cardinal Müller

« Le Pape n'a pas, ne peut et ne peut pas changer la Révélation »





Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.



SOURCE : Life Site News
News Catholic Church
Vendredi le 21 avril 2017 — 15h42 HNE

21 avril 2017 (Life Site News) — La question de la Communion pour les Catholiques civilement divorcés et remariés ne peut être abordée que par « la perspective de la plénitude de l'enseignement de l'Église » et le Pape « ne peut pas » changer cet enseignement, a dit le Cardinal Gerhard Müller dans une nouvelle interview.

« Le Pape n'a pas, ne peut et ne peut pas changer la Révélation. Certains prétendent que le Pape a changé les fondements de la morale de l'Église et a relativisé le Sacrement du Saint Mariage. Ce qu'il ne pourrait pas et ne peut pas faire » a-t-il déclaré lors d'une interview en Pologne avec Aleteia qui a été publiée aujourd'hui.

Lorsqu'on lui a demandé si le débat provoqué par l'Exhortation Amoris Laetitia du Pape était fructueux ou dangereux, Müller a déclaré que le débat est « bon » lorsqu'il aide les gens à découvrir le bon chemin.

« La véritable intention de l'Exhortation Apostolique, Amoris Laetitia, était de placer au centre le message Biblique entier et complet concernant le Mariage comme Sacrement et comme mode de vie. En outre, il s'agissait de prendre en considération ceux qui, en raison de diverses circonstances, ont échoué ou ont eu des problèmes de sorte que nous ne dirions pas : « Voici ici ceux qui font tout ce qui est juste tandis que les autres ne font pas partie de nous » a-t-il dit.

« Nous voulons que chacun marche sur le chemin des disciples du Christ et nous souhaitons être utiles pour que ce chemin soit compris et mis en pratique » a-t-il ajouté.

Depuis l'annonce de l'Exhortation l'année dernière, divers Évêques, y compris ceux de Malte et d'Allemagne, ont publié des directives pastorales en fonction de leur lecture du document qui permet à la Communion d'être accordée aux Catholiques civilement divorcés et remariés qui vivent dans l'adultère. Mais d'autres Évêques, comme certains au Canada, ont publié des lignes directrices en fonction de leur lecture du même document qui interdit à ces couples de recevoir la Communion.

Müller, qui est le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a déclaré que le débat a un « aspect négatif », c'est-à-dire lorsqu'il est réduit à un seul problème tandis que d'autres sujets majeurs et vitaux soulevés sont écartés.

« Ça génère une petite division et une préoccupation quand on entend la question : « Que pensez-vous de la Sainte Communion pour les divorcés qui vivent dans des unions non sacramentelles ? » a-t-il dit.

À la fin de l'année dernière, Quatre Cardinaux ont demandé au Pape de clarifier son enseignement sur l'Exhortation, lui posant cinq questions (dubia) par lesquelles ils espéraient clarifier l'ambiguïté.

Plus précisément, ils ont demandé : 1) si les adultères peuvent recevoir la Sainte Communion ; 2) s'il existe des normes morales absolues qui doivent être suivies « sans exception » ; 3) si l'adultère habituel est une « situation objective du péché habituel grave » ; 4) si un acte intrinsèquement mauvais peut être transformé en un acte « subjectivement « bon » fondé sur des « circonstances ou des intentions » ; Et 5) si l'on peut agir contrairement aux « normes morales absolues » connues qui interdisent les actes intrinsèquement mauvais fondés sur la « conscience ».

Les Quatre Cardinaux ont dit à ce moment-là que Amoris Laetitia « implique des approches différentes et contrastées de la manière Chrétienne de vivre » et leurs questions touchent ainsi « sur des questions fondamentales de la vie Chrétienne ».

Jusqu'à présent, le Pape continue de ne pas répondre à leurs questions. Le Cardinal Raymond Burke, l'un des quatre, a déclaré que, si le Pape ne répond pas aux questions, les Quatre feront une correction du document.

Au cours de la dernière année, le Cardinal Müller a donné un certain nombre d'entretiens difficiles dans ce qui semble être une tentative d'éteindre les incendies causés par certains commentaires et écrits plus incendiaires de François sur le Mariage et la Famille.

Plus tôt cette année, Müller a averti les Évêques du monde entier d’arrêter d'interpréter l'Exhortation de François sur le Mariage de manière à contredire la Doctrine Catholique immuable.

Dans une interview donnée l'année dernière mais publiée seulement ce mois-ci dans un livre intitulé The Cardinal Muller Report , il a précisé que l'Église sous François n'a pas changé son enseignement sur l'immoralité de la cohabitation, l'adultère, le divorce ou l'homosexualité, et elle n'a pas ouvert la porte aux Catholiques civilement divorcés et remariés à recevoir la Sainte Communion.

lundi 27 mars 2017




Par John-Henry Westen

SOURCE : Life Site News
Mon 27 mars 2017 - 13h03 EST


Life Site News - Pendant des mois, le Vatican a envoyé aux Catholiques un flot constant d'indications que le Pape François est d'accord avec l'opinion des Modernistes permettant la Communion des Catholiques divorcés et remariés.

Nous avons eu sa signature sur une lettre d'appui à l'interprétation des Évêques de Buenos Aires concernant Amoris Laetitia. Nous avons eu le témoignage de l'opinion du Pape par le Cardinal Marx d’Allemagne, l'un du Conseil des Neuf Cardinaux du Pape. Nous avons eu les Évêques Maltais dire ainsi. Nous avons eu l'interprète principal des textes législatifs au Vatican dire ainsi. Et nous avons vu de nombreux articles publiés dans le journal du Vatican prônant cette rupture avec la Tradition.

Il y a eu quelques voix opposées comme celle du Cardinal Muller, le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et plus récemment les Évêques Chiliens.

Alors que les déclarations du Cardinal Muller semblaient plus être son opinion que celle du Pape, les Évêques Chiliens ont fait récemment des commentaires à l'un des principaux journaux du Chili qui semblaient indiquer que le Pape François lui-même leur a donné une interprétation conservatrice de son Exhortation à l’effet qu’il interdisait la Communion des divorcés et remariés Catholiques. En outre, certains blogueurs Catholiques ont interprété les déclarations des Évêques Chiliens pour indiquer que le Pape François s’oppose aussi à ce que la Communion soit donnée aux hommes politiques Catholiques qui soutiennent l'avortement. Certains ont même retenu des remarques des Évêques que le Pape rejette un sacerdoce des prêtres mariés, contredisant ce qu'il a dit au journal Allemand Die Zeit dans une interview seulement peu de temps après leur rencontre.

De trier tout ça n'est pas facile. Une clé vient de Dan Hitchens du Catholic Herald. Il souligne à juste titre que le journaliste qui a interviewé les Évêques Chiliens et ceux qui commentent les remarques de ces Évêques, peuvent effectivement être engagés à prendre leurs désirs pour des réalités.

L'article original dans El Mercurio entremêle les déclarations personnelles des membres de la Conférence des Évêques du Chili avec des compte rendus de tierces personnes au sujet de ce que le Pape a dit à ces mêmes Évêques. Pour une grande part, les seules déclarations imputables au Pape sont des anecdotes vagues.

Mais comme nous l'avons établi ci-dessus, il y a une confusion massive dans l'Église à savoir où exactement le Pape se positionne sur la question. Même si une évaluation approfondie démontre clairement le soutien du Pape en faveur de la Communion aux divorcés et remariés Catholiques, il y a des Cardinaux et des Évêques qui suggèrent que le Pape signifie le contraire.

Pour ceux qui ont connu le Cardinal Jorge Bergoglio avant son élection au pontificat, ce n’est rien de nouveau. J'ai parlé à quelques prêtres de Buenos Aires qui ont travaillé avec le Cardinal Bergoglio dans différentes fonctions et j’ai appris d’eux que la confusion est emblématique de son ministère. Une anecdote en particulier a été très instructive. On m'a dit que des gens de camps opposés seraient tous les deux sortis de rencontres avec le Cardinal Bergoglio en croyant qu'il soutenait leur position. « Il est avec nous, mais il ne peut pas le dire publiquement » rapportent-ils, tout comme ceux qui se sont réunis avec lui du camp adverse.

Alors que dans un archidiocèse cela peut fonctionner pendant un certain temps, ce savant prêtre m'a dit qu’au Vatican, où à peu près tout ce que le Pape dit est claironné au monde, ce genre de divergence se manifeste plus rapidement. François, m'a dit le prêtre, est très Péroniste — du nom de l'ancien Président Juan Domingo Perón d’Argentine. Comme Perón, le Pape François joue à la fois les factions de gauche et de droite. Le prêtre m’a raconté une histoire à propos du président Peron qui aide à comprendre François. Une fois que Peron était en voiture, son chauffeur, à une bifurcation de la route, lui a demandé de de quel bord aller, auquel Peron a répondu : « Clignotez à droite, mais prenez la gauche. » Une dernière note sur Bergoglio , rapportée par le prêtre, c’est que lorsqu'il est poussé dans ses retranchements, il s’identifiera avec la gauche ayant une grande crainte d'être étiqueté de l’aile droite par les médias.

Peu de temps après la publication de Amoris Laetitia, un critique visionnaire a averti que ça deviendrait impraticable pour l'Église si les Évêques en Allemagne faisaient un clin d'oeil au divorce et au remariage alors que ce serait mortellement péché à la frontière avec la Pologne. Mais qui aurait pu prévoir que nous verrions des Évêques et des Cardinaux exprimant des opinions opposées sur ce que le Pape lui-même croit et enseigne ?

La dichotomie est une preuve claire que le Pape lui-même, en refusant de préciser malgré la demande formelle et publique des Quatre Cardinaux et d’autres suppliques associées par d'innombrables autres membres du clergé Catholique et des laïcs, est coupable de trahir toute l'Église. En laissant cette mascarade continuer, il a semé la confusion dans le cœur des fidèles. Cette confusion pourrait conduire au péché mortel et donc à la damnation éternelle.

Le Pape François joue en effet avec le feu. Avec le feu de l’enfer.