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samedi 22 avril 2017

Dixit le Cardinal Müller

« Le Pape n'a pas, ne peut et ne peut pas changer la Révélation »





Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.



SOURCE : Life Site News
News Catholic Church
Vendredi le 21 avril 2017 — 15h42 HNE

21 avril 2017 (Life Site News) — La question de la Communion pour les Catholiques civilement divorcés et remariés ne peut être abordée que par « la perspective de la plénitude de l'enseignement de l'Église » et le Pape « ne peut pas » changer cet enseignement, a dit le Cardinal Gerhard Müller dans une nouvelle interview.

« Le Pape n'a pas, ne peut et ne peut pas changer la Révélation. Certains prétendent que le Pape a changé les fondements de la morale de l'Église et a relativisé le Sacrement du Saint Mariage. Ce qu'il ne pourrait pas et ne peut pas faire » a-t-il déclaré lors d'une interview en Pologne avec Aleteia qui a été publiée aujourd'hui.

Lorsqu'on lui a demandé si le débat provoqué par l'Exhortation Amoris Laetitia du Pape était fructueux ou dangereux, Müller a déclaré que le débat est « bon » lorsqu'il aide les gens à découvrir le bon chemin.

« La véritable intention de l'Exhortation Apostolique, Amoris Laetitia, était de placer au centre le message Biblique entier et complet concernant le Mariage comme Sacrement et comme mode de vie. En outre, il s'agissait de prendre en considération ceux qui, en raison de diverses circonstances, ont échoué ou ont eu des problèmes de sorte que nous ne dirions pas : « Voici ici ceux qui font tout ce qui est juste tandis que les autres ne font pas partie de nous » a-t-il dit.

« Nous voulons que chacun marche sur le chemin des disciples du Christ et nous souhaitons être utiles pour que ce chemin soit compris et mis en pratique » a-t-il ajouté.

Depuis l'annonce de l'Exhortation l'année dernière, divers Évêques, y compris ceux de Malte et d'Allemagne, ont publié des directives pastorales en fonction de leur lecture du document qui permet à la Communion d'être accordée aux Catholiques civilement divorcés et remariés qui vivent dans l'adultère. Mais d'autres Évêques, comme certains au Canada, ont publié des lignes directrices en fonction de leur lecture du même document qui interdit à ces couples de recevoir la Communion.

Müller, qui est le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a déclaré que le débat a un « aspect négatif », c'est-à-dire lorsqu'il est réduit à un seul problème tandis que d'autres sujets majeurs et vitaux soulevés sont écartés.

« Ça génère une petite division et une préoccupation quand on entend la question : « Que pensez-vous de la Sainte Communion pour les divorcés qui vivent dans des unions non sacramentelles ? » a-t-il dit.

À la fin de l'année dernière, Quatre Cardinaux ont demandé au Pape de clarifier son enseignement sur l'Exhortation, lui posant cinq questions (dubia) par lesquelles ils espéraient clarifier l'ambiguïté.

Plus précisément, ils ont demandé : 1) si les adultères peuvent recevoir la Sainte Communion ; 2) s'il existe des normes morales absolues qui doivent être suivies « sans exception » ; 3) si l'adultère habituel est une « situation objective du péché habituel grave » ; 4) si un acte intrinsèquement mauvais peut être transformé en un acte « subjectivement « bon » fondé sur des « circonstances ou des intentions » ; Et 5) si l'on peut agir contrairement aux « normes morales absolues » connues qui interdisent les actes intrinsèquement mauvais fondés sur la « conscience ».

Les Quatre Cardinaux ont dit à ce moment-là que Amoris Laetitia « implique des approches différentes et contrastées de la manière Chrétienne de vivre » et leurs questions touchent ainsi « sur des questions fondamentales de la vie Chrétienne ».

Jusqu'à présent, le Pape continue de ne pas répondre à leurs questions. Le Cardinal Raymond Burke, l'un des quatre, a déclaré que, si le Pape ne répond pas aux questions, les Quatre feront une correction du document.

Au cours de la dernière année, le Cardinal Müller a donné un certain nombre d'entretiens difficiles dans ce qui semble être une tentative d'éteindre les incendies causés par certains commentaires et écrits plus incendiaires de François sur le Mariage et la Famille.

Plus tôt cette année, Müller a averti les Évêques du monde entier d’arrêter d'interpréter l'Exhortation de François sur le Mariage de manière à contredire la Doctrine Catholique immuable.

Dans une interview donnée l'année dernière mais publiée seulement ce mois-ci dans un livre intitulé The Cardinal Muller Report , il a précisé que l'Église sous François n'a pas changé son enseignement sur l'immoralité de la cohabitation, l'adultère, le divorce ou l'homosexualité, et elle n'a pas ouvert la porte aux Catholiques civilement divorcés et remariés à recevoir la Sainte Communion.

samedi 7 janvier 2017

Un fonctionnaire du Vatican
proche du cercle intime du Pape
partage des informations explosives



Par John-Henry Westen
et l'ensemble des éditorialistes

SOURCE : Life Site News
Le 3 janvier 2017




Le 3 janvier 2017 (LifeSiteNews) — Il y a un peu plus d'un an, un lecteur a eu une conversation franche et révélatrice avec un haut fonctionnaire du Vatican proche du cercle intime du Pape François.

Ils voyageaient sur le même vol vers Rome ; le fonctionnaire était sur son chemin de retour de la Rencontre Mondiale des Familles à Philadelphie, juste avant le Synode ordinaire de 2015 sur la Famille.

Ce qu'il a dit est remarquable concernant le rejet du Pape de l'orthodoxie et sur son mépris pour les enseignements fondamentaux de la Foi Catholique.

Le lecteur a gentiment partagé le contenu de leur échange qui donne un aperçu précieux de la manière dont ce pontificat considérait le Synode sur la Famille, la Sainte Communion pour les divorcés/remariés sans nullités et diverses personnalités dirigeant l'Église aujourd'hui.

Nous ne doutons pas de l'authenticité de l'échange. Le compte rendu du lecteur de leur conversation est ci-dessous :

Conversation d'avion

Je suis monté à bord de l'avion et j'ai pris mon siège. Un Italien plus âgé, plutôt costaud, qui avait l'air d'avoir mangé sa bonne part de pâtes, s'est assis à côté de moi. Nous avons échangé des salutations et il s'est présenté comme un fonctionnaire de l'ancien Conseil Pontifical pour la Famille dirigé par l'Archevêque Vincenzo Paglia.

Le fonctionnaire semblait être libre de s'exprimer et était désireux d’exprimer qu'il connaissait le Cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des Évêques. Il y eut quelques moments pendant notre conversation où il admit qu'il avait longuement parlé au Cardinal Baldisseri mais qu’il ne pouvait pas révéler le contenu de leur conversation.

Notre conversation s'est rapidement tournée vers le prochain Synode. Je me contentais de poser des questions et je l'écoutais sincèrement et m'intéressais à son point de vue. Aussi, sur ce sujet, je pense qu'il se sentait libre de parler. Le début de notre conversation a porté beaucoup sur la proposition de Kasper, * et j'essayais de comprendre la logique derrière elle.

Question : [Après avoir demandé à plusieurs reprises comment quelqu'un peut entrer dans une deuxième union lorsque le premier mariage est sacramentel et valide] Je ne comprends pas. Si le premier mariage était sacramentel et valide, comment quelqu'un peut-il être admis à la Communion si elle est dans une seconde union civile ? Qu'en est-il de l'indissolubilité du mariage ?

Réponse : Que faites-vous quand l'indissolubilité est morte, quand il n'y a plus de sentiment ?

[« Come si fa quando l’indissolubilta è morta, quando non c’è piu sentimento? »]

Je me suis dit : « C'est la dernière chose qu'un prêtre devrait dire à un couple nouvellement marié qui éprouve des difficultés ».

Après quelques interactions, j'ai demandé :

Question : Mais qu'en est-il de la Familiaris Consortio du Pape Jean-Paul II, 84 ? **

Réponse : Comment pouvons-nous accepter ce document [« ammettere »] ? Ça a été écrit il y a 30 ans ...

Question : Mais qu'en est-il de l'endroit où le Pape Jean-Paul II dit, dans Familiaris Consortio, que, selon la Sainte Écriture et la Tradition, quelqu'un dont le premier mariage est valide et qui est dans une seconde union ne peut être admis à la Sainte Communion à moins qu’ils ne vivent en frère et soeur.

Réponse : Nous ne pouvons pas nous attendre à ce qu’un homme et une femme qui dorment dans le même lit puissent vivre en frère et sœur.

Notre conversation s'adressa à quelques-uns des personnes que le Pape avait nommées au Synode.

Question : Le Pape a choisi le Cardinal Kasper pour participer au Synode. Pensez-vous que cela signifie que le Pape est d'accord avec Kasper ?

Réponse : [Pause remarquable] ... Oui

Question : Que pensez-vous de Kasper ?

Réponse : « C’est l'homme le plus intelligent dans la salle ».

Question : Et le Cardinal Burke ? ...

Réponse : [Il dit rapidement] Il ne viendra pas. Il ne compte pour rien ; il est trop Lefebvriste. [« Non conta per niente; è troppo Lefebvrista »]

Question : Mais j'imagine qu'il y aura beaucoup d'opposition de la part de certains Évêques et Cardinaux du Synode, en particulier d'Afrique, d'Amérique et de Pologne. Que fera le Pape François ?

Réponse : « Il écoutera et il fera ensuite ce qu'il veut ».

Question : Mais qu'en est-il du Pape Benoît ? Je ne pense pas qu'il serait d'accord.

Réponse : C’est un théologien, mais il n'a pas d'expérience pastorale.

Question : Et la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ?

Réponse : [Avec ce qui semblait un ton désobligeant] Ils pensent qu'ils sont les gardiens de la Foi ! Le Pape est le gardien de la Foi.

Question : J'ai entendu dire que le Pape a nommé le Cardinal Danneels *** pour participer au Synode ...

Réponse : Ah, quel bon homme ... il est raffiné ... [« è raffinato »] Notre conversation s'est finalement tournée vers d'autres sujets plus bénins, puis s'est terminée jusqu'à notre arrivée à Rome. Quand nous avons atterri, il m'a donné son nom et son numéro de téléphone.

Remarques :

* La Proposition Kasper était une thèse présentée par le Cardinal Walter Kasper au Consistoire extraordinaire de février 2014 dans laquelle il proposait un cheminement pénitentiel pour certains divorcés/remariés qui finiraient par les amener à être admis aux Sacrements, même si l'Église a traditionnellement perçu ces personnes comme vivant dans une relation adultère.

** Familiaris Consortio est l'Exhortation Apostolique du Pape Jean-Paul II en 1981 sur la Famille. Le paragraphe 84 a explicitement réaffirmé la pratique de l'Église, qui est basée sur l'Écriture Sainte, de ne pas admettre à la Communion Eucharistique les divorcés qui se sont remariés. Elle affirme que si ces personnes étaient admises à l'Eucharistie, « les fidèles seraient induits dans l'erreur et la confusion quant à l'enseignement de l'Église sur l'indissolubilité du mariage ». Elle indique aussi que la réconciliation dans le Sacrement de Pénitence ouvrant la voie à l'Eucharistie n'est possible que si elles vivent en tant que frère et sœur, s'abstenant de relations sexuelles.

*** Le Cardinal Godfried Danneels, l'Archevêque émérite de Malines-Bruxelles, a tenté de dissimuler un cas d'abus sexuel impliquant un autre Évêque en 2010. Un enregistrement audio qui a coulé dans les médias Belges a révélé que le Cardinal a exhorté la victime à ne pas révéler que son agresseur était son oncle, Roger Vangheluwe, Évêque de Bruges, jusqu'à ce que l'Évêque n’ait pris sa retraite. Le Cardinal a demandé à la victime s'il attendrait jusqu'à ce que l'Évêque Vangheluwe se retire avant d'aller en public et lui a même dit de « demander pardon » et de « reconnaître sa propre culpabilité ». La victime a répondu : « Quel pardon dois-je rechercher ? Je ne suis pas celui qui doit demander pardon ». Malgré cette dissimulation et les points de vue controversés du Cardinal Danneels sur des questions telles que le mariage homosexuel et l'avortement, le Pape François l'a personnellement invité à participer aux deux Synodes sur la Famille comme l'un de ses délégués triés sur le volet. [ Note du traducteur : Daneels avait par ailleurs dépassé l’âge limite pour participer aux Synodes. ]

mardi 13 septembre 2016

Pourquoi toutes ces histoires concernant
la permission de Communier aux divorcés/remariés
seulement dans certains cas les plus complexes ?





Par : John-Henry Westen
Éditorialiste en chef de Life Site News
Le mardi 13 septembre, 2016 - 11 :18 EST


SOURCE : Life Site News






Le 13 septembre 2016 (LifeSiteNews) - Après la bataille dans l'Église Catholique au cours des deux dernières années qui a abouti à la publication de l'Exhortation Apostolique Amoris Laetitia de François, de nombreux Catholiques peuvent être encore se gratter la tête. L'une des pensées les plus courantes est cette raison pourquoi toute cette agitation concernant la permission de communier aux divorcés/remariés » dans certains cas ? Et pourquoi ne pas permettre au nouveau couple heureusement marié d’être de bons Catholiques et d’aller à la Sainte Communion ?

Ce fut aussi l'une des critiques les plus fréquentes suite à notre article en date du 9 septembre à propos de la lettre du Pape louant la directive des Évêques Argentins permettant la Communion aux divorcés/remariés.

Mais alors que cette pratique de donner la Communion seulement dans certains des cas les plus complexes peut sembler tout à fait raisonnable, ce serait en fait saper totalement la Foi. Permettez-moi de l'expliquer, parmi d’autres arguments, à l'aide des commentaires très applicables écrits par le Cardinal Ratzinger et approuvés par le Pape Jean-Paul II en 1994.

Mais d'abord, permettez-moi de présenter une analogie. Bon nombre des cauchemars moraux auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui ont été introduits en utilisant la notion de « certains cas complexes ». Nous avons trois exemples importants de ce petit jeu au cours des 40 dernières années : la contraception, l'avortement et l'euthanasie.

Lorsque la Conférence (anglicane) de Lambeth a proposé la permission à la contraception en 1930, ça ne devait être que pour les couples mariés et seulement dans certains cas. Avant cela, tous les Chrétiens dans le monde s’opposaient à la contraception.

Lorsque l'avortement a été légalisé, c’est d'abord toujours venu en sous le couvert de la protection de la vie et la santé de la mère avec plusieurs médecins qui avaient besoin de confirmer sa nécessité. L’euthanasie a commencé comme une fin volontaire à la souffrance intolérable pour seulement ceux dont la mort était proche.

Dans tous ces cas, nous avons vu comment des violations initiales limitées d’un principe précédemment inviolable a conduit à une utilisation beaucoup plus libérale et à l'anarchie morale.

La fameuse proposition Kasper, maintenant connue pour être privilégiée par François, n'a jamais été aussi simple qu’une demande mal taillée pour que les divorcés/remariés soient admis à l'Eucharistie. Cette confusion a conduit certains commentateurs à lire Exhortation Apostolique du Pape François comme un rejet de la proposition Kasper.

Pour Kasper, que ce soit intentionnel ou non, son modus operandi n'a jamais été une demande pure et simple pour quelque chose d’hérétique. Ça a toujours été un moyen de connivence et nuancé pour saper l’enseignement de l'Église.

Il y a vingt trois ans, alors qu'il était Évêque en Allemagne, Kasper a publié une lettre pastorale devant être lue dans toutes les églises qui suggérait que l'interdiction de la Communion pour les couples divorcés/remariés n’était pas universellement applicable et devait être décidée au cas par cas.

Un résumé de l'affaire par le Révérend Professeur Joseph Bolin de l'Institut Théologique International note qu’en 1993, Kasper, ainsi que les Évêques Karl Lehmann et Oskar Saier, ont publié une lettre pastorale invitant à un dialogue pour examiner si l'interdiction « généralement valable » envers les divorcés/remariés concernant l’admission à l'Eucharistie s’appliquait dans tous les cas, en faisant valoir qu'il devrait y avoir « une marge de manœuvre pastorale dans les cas individuels complexes ».

Les Évêques reconnaissaient l'enseignement de l'Église dans Familiaris Consortio à l’effet que « les personnes divorcées et remariées ne peuvent généralement pas être admises à la fête Eucharistique alors qu’ils se trouvent dans des situations de vie qui sont en contradiction objective avec l'essence du mariage Chrétien ». Mais ils font valoir que le Droit Canon peut « mettre en place seulement une norme générale valable mais qu’il ne peut pas réglementer tous les cas individuels souvent très complexes ».

Semble familier ? Cela devrait. C’est en effet le même langage utilisé dans Amoris Laetitia.

Le document de Kasper a reçu une réprimande du Vatican en 1994 par une lettre approuvée par le Pape Jean-Paul II, mais écrite par le Cardinal Joseph Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi et qui deviendra plus tard le Pape Benoît XVI.

Et depuis ce temps, la proposition Kasper reste largement inchangée dans son itération courante qui est maintenant connue pour être acceptée dans Amoris Laetitia. La lettre de réprimande de cette époque écrite par le Cardinal Ratzinger d’alors peut être lue encore de nos jours comme une réponse à la proposition Kasper qui est reflétée dans l’Exhortation Apostolique Amoris Laetitia du Pape François.

La lettre du Vatican prenait le plus complexe des cas intentionnellement afin de montrer la logique de la nécessité d'adhérer à l'enseignement et la pratique de l'Eglise dans tous les cas. Ce scénario étant celui où le Cardinal Ratzinger écrit à propos d’une situation où le couple se considérait justifié en conscience de recevoir la Communion. Voici ce qu’il écrivait alors :

« Ainsi, par exemple, lorsqu'ils ont été abandonnés tout à fait injustement, bien qu'ils se soient efforcés sincèrement de sauver leur précédent mariage, ou quand ils sont convaincus de la nullité du mariage précédent sans pouvoir la démontrer au for externe, ou lorsqu'ils ont déjà parcouru un long chemin de réflexion et de pénitence, ou encore quand, pour des motifs moralement valables, ils ne peuvent satisfaire à l'obligation de se séparer ».

Le Cardinal Ratzinger propose dans ce scénario que le couple doit consulter un prêtre expert qui procède à une « solution bienveillante et pastorale » en respectant leur conscience sans même impliquer une autorisation officielle.

Il présente ensuite la réponse avec clarté et charité (emphases par Life Site News) :

« Dans la fidélité à la parole de Jésus-Christ (5), l’Église affirme qu'elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le mariage précédent l'était. Si les divorcés se sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu et, dès lors, ils ne peuvent pas accéder à la Communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation »(6).

« Cette norme n'a aucun caractère punitif ni certes discriminatoire à l'égard des divorcés remariés, mais elle exprime plutôt une situation objective qui par elle-même rend impossible l'accès à la Communion eucharistique : « Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis, car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Église, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier : si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Église concernant l'indissolubilité du mariage »(7).

« Pour les fidèles qui se trouvent dans une telle situation matrimoniale, l'accès à la Communion eucharistique sera ouvert uniquement par l'absolution sacramentelle qui ne peut être donnée « qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par exemple l'éducation des enfants - remplir l'obligation de la séparation, qu'ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux' »(8). Dans ce cas, ils peuvent accéder à la Communion eucharistique, l'obligation d'éviter le scandale demeurant toutefois ».

En conclusion le Cardinal Ratzinger, avec l'approbation et la sanction de Pape Jean-Paul II, invite les pasteurs et tous les fidèles à s’assurer de bien recevoir cet enseignement. « Dans l'action pastorale, il faut tout faire pour veiller à ce que cela soit compris comme n’étant pas une question de discrimination » écrit-il « mais seulement d’une fidélité absolue à la Volonté du Christ qui a restauré et nous a confié à nouveau l’indissolubilité du mariage comme un don du Créateur » ( accent mis par Life Site News).

mercredi 3 août 2016

Cardinal Burke

La théorie du genre est « folie »
Les toilettes transgenres, c’est « inhumain »



Par Clare Chretien

SOURCE : Life Site News
Le 26 Juillet, 2016 - 11:15 ET







29 juillet 2016 (LSN) - La contraception est à l'origine de la culture de la mort et la défense de la famille est inséparable de la défense de la vie, a dit le Cardinal Raymond Burke dans un livre-entretien élaboré.

Dans sa longue interview avec le journaliste français Guillaume d'Alançon, intitulé « Entretien avec le Cardinal Burke : Un Cardinal au Cœur de l’Église », le Cardinal Américain appelle la théorie du genre de la « folie », il aborde la question de la Communion pour les divorcés et remariés et offre des remèdes pour les crises dans l'Église.

Burke est le patron de l'Ordre Souverain Militaire de Malte et ancien Préfet de la Signature Apostolique, le plus haut tribunal du Vatican.

« Je ne vois pas comment il est possible de parler de la famille sans parler de la défense de la vie humaine » a dit Burke. « C’est fondamental. La contraception et l'avortement sont deux étapes dans l'attaque de l'amour conjugal. Dans la contraception, il y a une crainte d'une nouvelle vie et cette pratique conduit souvent à l'avortement. C’est d'une importance capitale d'associer des œuvres faites au nom de la famille avec des œuvres pro-vie parce que le mariage est la source de toute nouvelle vie ».

« Le Seigneur a créé l'homme et la femme pour s’aimer l’un l’autre et se marier, et ils expriment leur amour plus pleinement dans l'union conjugale qui est par nature procréatrice » a expliqué Burke.

La « Théorie du genre » est une attaque contre cette vérité, a-t-il dit.

La « Théorie du genre » est une invention, une création artificielle. Il est impossible d'avoir une identité qui ne respecte que la nature propre de l'homme et celle de la femme » a dit Burke. « C’est de la folie qui va causer d'immenses ravages dans la société et dans la vie de ceux qui soutiennent cette théorie. Avec la théorie du genre, il est impossible de vivre dans la société. Aujourd'hui déjà, dans certains endroits aux États-Unis, quiconque peut changer d'identité et dire : « Aujourd'hui, je suis un homme ; demain je serai une femme ». C'est vraiment de la folie. Certains hommes insistent pour entrer dans les toilettes des femmes. C'est inhumain. Dans les écoles, vous pouvez imaginer la confusion. ... Aujourd'hui, il y a une énorme confusion, qui est basée sur la fausse idée qu'il existe pratiquement un nombre infini d'orientations sexuelles possibles. La double expression de la personne humaine n’est pas l'hétérosexualité et l'homosexualité, mais mâle et femelle. C’est la théologie authentique de l'anthropologie : à savoir que Dieu a créé l'homme : « Homme et femme, Il les a créés ».

Burke a averti que les Chrétiens doivent défendre la loi naturelle contre les attaques législatives qui contredisent ce qui « est inscrit dans le cœur de l'homme par la volonté souveraine de Dieu ».

« Ne pas parler de la loi naturelle, c’est nier la raison » a-t-il dit.

De même, les personnes qui souffrent de l’attrait du même sexe méritent des soins pastoraux authentiques, a dit Burke, des soins pastoraux qui ne leur causent pas un préjudice en les encourageant à suivre des « inclinations contre la loi naturelle ».

Les actes homosexuels causent en fin de compte des souffrances, a-t-il dit, parce qu'ils vont contre la « complémentarité naturelle des sexes et le potentiel de la faculté sexuelle pour la procréation ».

Mais l'Église offre à ceux ayant un attrait au même sexe la possibilité de « découvrir ce que le véritable amour signifie » a dit Burke. J'ai cité l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique que les gens attirés par le même sexe doivent être « accueillis avec respect, compassion et délicatesse ». (CEC 2358).

En plus du démantèlement de la loi naturelle, Burke a parlé de l'incapacité de l’Islam à coexister pacifiquement avec les autres religions et que les attaques du Président Obama sur la liberté religieuse constituent une menace pour l'Église Catholique.

« Le Président Obama veut pousser l'Église derrière les murs de ses bâtiments d'église et l'empêcher d'appliquer sa propre loi pour ses propres hôpitaux et écoles » a mis en garde le Cardinal. « Il affirme que l'Église ne peut intervenir sur la question de l’avortement ni sur l'homosexualité, mais que l'État seul doit gérer ces questions ».

Le gouvernement des États-Unis « veut que ses citoyens obéissent à des lois injustes », a-t-il dit, telles que ses exigences concernant les hôpitaux Catholiques à commettre des avortements et à distribuer des contraceptifs ». À cela, je réponds : « Nous ne pouvons pas le faire » parce qu’« il y a des situations dans lesquelles le Chrétien doit désobéir lorsque les lois civiles ordonnent une action contraire à la loi morale ».

« Il n'y a pas de justification pour dire qu'un certain pourcentage des mariages sont nuls »

« Il est impossible de dire autre chose que ce que Saint Jean-Paul II » sur la question des couples divorcés et remariés non-abstinents s’ils peuvent recevoir la Sainte Communion, a insisté Burke.

J'ai abordé le sujet controversé qui a été la source d'une vive discussion dans l'Église Catholique en citant l'Exhortation Familiaris Consortio du défunt Pape, qui a réitéré l'enseignement de longue date de l'Église de ne pas admettre aux Sacrements les divorcés remariés civilement à moins qu'ils vivent comme frère et soeur.

« L'état de la vie des Catholiques divorcés et remariés ne concorde pas avec le mystère de l'union du Christ et de l'Église » a dit Burke.

Les prélats libéraux tels que le Cardinal Walter Kasper ont forcé pour que l'Église admette les divorcés remariés à la Communion à deux Synodes controversés sur la Famille. Le Pape François a soulevé la question dans son Exhortation d’avril 2016.

Plusieurs voient l'Exhortation Amoris Laetitia du Pape François comme ayant mis de l'essence sur ce feu avec son apparente suggestion que, dans certains cas, l'Église permettra à ceux qui vivent sans se repentir dans des situations considérées objectivement comme pécheresses pour recevoir la Sainte Communion.

« Dans le récent synode ... la tendance était parfois d'insister longuement sur tous les problèmes de la famille, au risque de ne parler que de ça, me donnant l'impression que la famille que j’ai connue comme enfant ainsi que les [saines] familles que j'ai rencontrées durant les premières années de mon sacerdoce n’existent plus » a dit Burke. « Ce que je peux vous dire, c’est qu'il y a beaucoup de familles magnifiques qui fonctionnent bien ! »

Après la publication de l'Exhortation, Burke a écrit dans le National Catholic Register qu’elle doit être lue à travers le prisme de la Doctrine Catholique.

« Aucun Pape ne peut modifier l'enseignement moral de l'Église même s’il le voulait » a dit Burke à d'Alançon.

« Il est impossible pour l'Église de changer son enseignement en matière d’indissolubilité du mariage » a-t-il dit. « L'Église, l'Épouse du Christ, obéit à Ses Paroles dans le chapitre 19 de l'Évangile de Saint Matthieu, qui sont très claires en ce qui concerne la nature du mariage. Personne ne conteste le fait que ce sont les Paroles du Christ Lui-Même et, après la réponse des Apôtres, la portée de ces Paroles pour ceux qui sont appelés à la vie conjugale sont tout à fait claires ».

En tant que l'un des canonistes de l'Église Catholique les plus solides, Burke a passé une bonne partie de sa carrière au Vatican travaillant sur des cas de validité du mariage. En d'autres termes, Burke a défendu des unions conjugales comme étant des mariages valides et a examiné des cas quand l'Église a déclaré que le mariage n'a jamais existé et donc qui était nul.

Le Pape François a fait des vagues en juin quand il dit que la « grande majorité » des mariages Catholiques sont « nuls ». Le Vatican a modifié par la suite ses remarques dans la transcription officielle de son discours et de nombreux avocats et théologiens en droit canon ont réagi en disant que ses remarques étaient erronées.

Bien que d'Alançon ne mentionne pas les remarques du Pontife explicitement, il a demandé à Burke si « beaucoup de mariages » sont « effectivement nuls dès le début ».

« Il est difficile de dire combien de mariages sont nuls à partir du moment où le consentement est échangé. ... Il n'y a pas de justification pour dire qu'un certain pourcentage des mariages sont nuls » a dit Burke. « Cela ouvrirait la porte à une mentalité favorisant le divorce qui dissoudrait certains mariages valides parce que personne ne chercherait à savoir s'il y a des motifs pour une demande de déclaration de nullité ».

Une pauvre catéchèse et une liturgie « méconnaissable » ont contribué à la crise de l'Église

Tout au long du livre, Burke a parlé avec affection de l'amour pour la Foi Catholique que ses parents lui ont instillé quand il était enfant.

Il a déploré la « sécularisation envahissante de la culture » qu’il trouve qu’elle « est entrée aussi dans la vie de l'Église » comme le plus grand obstacle à son ministère comme Évêque.

Les mauvaises catéchèses et les changements à la liturgie faussement soupçonnés d'avoir été approuvés par le Concile Vatican II ou par l '« esprit » de celui-ci ont contribué à cette crise, a dit Burke.

« Je me souviens que, dans les années après 1968, j’ai assisté à des célébrations liturgiques qui n'avaient rien de ce que pouvait être une Messe » a rappelé le Cardinal. « J'étais allé aux Pays-Bas, à cette époque, et j’ai été témoin d’une Messe où le prêtre est arrivé en vêtements civils. Toute la célébration était totalement méconnaissable en tant que Messe ».

« L'homme est devenu se plus en plus son propre idole, faisant de ses impressions subjectives le juge du bien et du mal » a-t-il dit. « Très souvent, il a oublié ou nié le sens du mystère et donc il ne peut plus désormais s’en émerveiller. Parallèlement au sens du mystère, le sens de la Foi et du Sacré a progressivement disparu. Et en même temps, les gens ont cruellement souffert d'un manque de formation et, au mieux, ont maintenu un formalisme déraciné soit dans leurs relations humaines ou dans leur pratique liturgique ».

« Le culte centré sur l'homme est une auto-contradiction et c’est ce qui a conduit beaucoup de gens à cesser de participer à la Messe du dimanche et à d'autres célébrations sacramentelles » a noté le Cardinal.

Burke a dit qu’il a remarqué que la jeune génération aspire plus aux formes traditionnelles du culte et ont « soif d'entendre les Vérités de la Foi ». Le fait de grandir dans une culture sécularisée, plutôt que dans une culture Chrétienne comme celle dans laquelle le prélat a été élevé, a étouffé et, dans de nombreux cas, blessé les jeunes. Le divorce des parents, la pornographie et la « libération » de la morale » contribuent à ces blessures, mais beaucoup néanmoins sont encore « à la recherche de l'amour vrai » et de Dieu.

« Je constate aussi que beaucoup de ces jeunes, qui vivent dans ce monde où Dieu est exclu, sentent un grand attrait pour une belle et sainte liturgie qui est célébrée avec la dignité qui sied au Saint Sacrifice, que ce soit dans la Forme Extraordinaire ou dans la Forme Ordinaire du Rite Romain, à condition qu'il y ait une grande dévotion et un sens de transcendance qui indique que nous sommes tournés vers le Seigneur et que le Sacrifice sur le Calvaire soit renouvelé » a dit Burke.

Il a aussi fait écho au sentiment du Cardinal Robert Sarah, le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, à savoir que recevoir la Sainte Communion à genoux et sur la langue favorise le respect de l'Eucharistie, que l'Église Catholique enseigne être le Corps littéral, le Sang, l'Âme et la Divinité de Jésus-Christ.

Les femmes ayant avorté « m'ont dit qu'ils entendaient la nuit les cris de leur enfant à naître ».

En plus de la restauration de la liturgie, Burke dit que les gens doivent rejeter « l'individualisme narcissique », redécouvrir le sens de la vie familiale et promouvoir la vertu en vue de régler les crises profondes du monde moderne auxquelles il est confronté.

« Le manque de vie morale » est plus grave que la pauvreté matérielle, a dit Burke, et il a noté la « fragilité émotionnelle » que beaucoup de jeunes gens éprouvent après avoir eu de multiples partenaires sexuels.

« L’instabilité émotionnelle est une forme terrible de pauvreté » a-t-il dit.

Burke a encouragé les Catholiques à ne jamais cesser de défendre la vie et la famille et à se tourner vers des exemples comme la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta qui sera bientôt canonisée, comme le professeur Jérôme Lejeune et des gens comme l’Évêque Austin Vaughan, un Évêque auxiliaire de New York « qui est allé en prison pour son engagement au service de la vie ».

Les témoins pro-vie « calmes et courageux » « portent fruit » a dit Burke, et les militants pro-vie ferait bien de se tourner vers les convertis pro-vie comme l'ancien avorteur Bernard Nathanson et aussi le demanderesse plaignante dans la cause Roe v. Wade ( note : cause de la Cour Suprême des USA il y a 40 ans qui a légalisé les avortements ), madame Norma McCorvey, qui est devenue une militante pro-vie.

Et les défenseurs pro-vie ne doivent jamais oublier de faire preuve de compassion et de miséricorde envers ceux qui ont participé à un avortement, a-t-il dit.

Burke a dit qu’il a rencontré tout au long de son sacerdoce beaucoup de gens qui souffrent de l'avortement et plusieurs femmes ayant avorté « m'ont dit qu'ils entendaient la nuit les cris de leur enfant à naître ».

« Nous devons comprendre et écouter la grande souffrance des femmes qui ont subi un avortement et être à leurs côtés en tant que témoins de la miséricorde divine, de l'amour insondable de Jésus, qui ouvre les richesses de Son Cœur à ceux qui, en dépit de leur péché, osent se tourner vers Lui avec confiance » a-t-il dit.

Burke a aussi révélé dans son livre qu'un médecin a fait pression sur sa mère pour qu’elle avorte de lui après être tombée gravement malade pendant sa grossesse, mais ses parents croyaient que « le Christ leur donnerait l'aide nécessaire » et il est né en bonne santé.