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jeudi 3 mai 2018

Le Pape François demande aux Évêques Allemands
une décision « unanime » sur l'intercommunion avec les Protestants




par : Diane Montagna

SOURCE : Life Site News
Le jeudi 3 mai 2018 - 3:37 pm EST




CITE DU VATICAN ( Life Site News ) — Le Pape François a demandé aux Évêques d'Allemagne de décider « à l'unanimité » si un époux Protestant marié à un Catholique peut recevoir la Sainte Eucharistie dans des cas exceptionnels.

La nouvelle suit des rapports à l’effet que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avec l'approbation du Pape, avait déjà écrit une lettre aux Évêques Allemands rejetant leur proposition de permettre à certains conjoints Protestants de recevoir la Sainte Communion. Selon les rapports, le Pape François n'a pas souhaité que la lettre soit rendue publique parce qu'elle ne correspondait pas au récit et à la direction de ce Pontificat.

Mgr Luis Ladaria, SJ, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a expliqué dans un communiqué publié ce soir que le Pape François « apprécie l'engagement œcuménique des Évêques Allemands et leur demande de trouver, dans un esprit de communion ecclésiale, un résultat unanime si possible ».

Au cours des entretiens, qui ont été convoqués à 16h dans les locaux de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, des « points de vue variés » ont été discutés, dont « la relation de la question [ de l'intercommunion ] avec la foi et la pastorale, sa pertinence pour l'Église Universelle et sa dimension juridique » peut-on lire dans la déclaration.

Le communiqué a également noté que l'Archevêque Ladaria « informera le Saint-Père du contenu des conversations » et a déclaré que la réunion s'est déroulée « dans une atmosphère cordiale et fraternelle ».

Le Pape François n'était pas présent à la réunion.

Le Cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne et l'Évêque Rudolf Voderholzer de Ratisbonne assistaient aux entretiens d'aujourd'hui. Les deux Évêques font partie des sept signataires d'une lettre au Vatican qui s'oppose à cette proposition et à un dépliant pastoral approuvant l'intercommunion — pour laquelle les Évêques Allemands ont votés favorablement le 20 février, à la majorité des deux tiers.

Avec le vote, tenu lors de leur Assemblée plénière du printemps à Ingolstadt, les Évêques Allemands ont massivement décidé qu'une permission pourrait être accordée à un conjoint Protestant si, après avoir fait un « examen sérieux » de conscience avec un prêtre ou une autre personne ayant des responsabilités pastorales, il ou elle « affirme la foi de l'Église Catholique », souhaite mettre fin à une « détresse spirituelle sérieuse », et a un « désir de satisfaire une faim pour l'Eucharistie ».

À l'époque, le Cardinal Reinhard Marx, Président de la Conférence des Évêques Allemands, a précisé que la proposition n'exigeait pas que le conjoint Protestant se convertisse au Catholicisme.

Dans une lettre du 22 mars au Vatican, sept Évêques ont déclaré qu'ils ne considéraient pas que le vote était « juste », car la question de l'intercommunion n'est pas « pastorale », mais « une question de foi et d'unité de l'Église qui n'est pas soumise à un vote ».

Mgr Voderholzer, vice-président de la Commission Doctrinale de la Conférence des Évêques Allemands et seul membre Allemand de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a été invité le 30 avril par le Pape François à assister aux pourparlers.

Trois Évêques Allemands soutenant la proposition étaient également présents : le Cardinal Reinhard Marx, l'Évêque Karl-Heinz Wiesemann de Speyer et l'Évêque Gerhard Feige de Magdeburg, Président de la Commission Épiscopale pour l'Oecuménisme.

Le Père Jésuite Hans Langendörfer, Secrétaire de la Conférence des Évêques Allemands — qui serait le cerveau derrière la proposition d'intercommunion des Évêques Allemands — a également assisté à la réunion.

Du côté du Vatican, Mgr Luis Ladaria, SJ, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a participé ; le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens ; le Canoniste Salésien Mgr Markus Graulich, sous-secrétaire du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs ; et le Père Hermann Geissler, chef de la section doctrinale de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Tous sont considérés comme sympathiques à la lettre des sept Évêques.

Le Pape Émérite Benoît XVI est également connu pour s'opposer à la proposition d'intercommunion des Évêques Allemands et pour soutenir l'initiative des sept Évêques.

Le Pape François, pour sa part, aurait des sympathies pour la proposition des Évêques Allemands, ayant semblé soutenir l'idée lors d'une rencontre avec les Luthériens à Rome en novembre 2015. Peu de temps après, le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, a réaffirmé que « l'intercommunion n'est pas permise entre Catholiques et non-Catholiques ».

« Vous devez confesser la foi Catholique. Un non-Catholique ne peut pas recevoir la Communion. C'est très, très clair. Il ne s'agit pas de suivre votre conscience » a déclaré le Cardinal Sarah.

Comme l'a rapporté Edward Pentin du National Catholic Register, la récente proposition des Évêques Allemands sur l'intercommunion a suscité beaucoup d'inquiétude à Rome. Les Cardinaux François Arinze, Gerhard Müller, Walter Brandmüller et Paul Cordes ont tous décrié le mouvement.

Le Cardinal Müller a qualifié la proposition de « ruse rhétorique » jetée sur les croyants, ajoutant que le mariage interconfessionnel n'est « pas une situation d'urgence ».

Pour sa part, le Cardinal Brandmüller a qualifié la faible opposition des Évêques Allemands à la proposition d'un « scandale » incontestable.

samedi 3 mars 2018

Le Cardinal Müller critique le plan des Évêques Allemands
permettant la Communion aux époux Protestants




Rédigé par : Dr Maike Hickson

SOURCE : Life Site News
Le 28 février 2018 — 5 :32 pm EST


28 février 2018 (Life Site News) — Le Cardinal Gerhard Müller s'oppose à la décision des Évêques Allemands de permettre la Communion aux époux Protestants des Catholiques dans certains cas.

Dans une nouvelle interview publiée jeudi dans le journal Catholique Die Tagespost, l'ancien responsable de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi affirme que les Évêques Allemands abusent du Droit Canonique pour supporter leur décision.

Le site Web des Évêques Allemands — Katholisch.de — a publié un rapport sur l'interview aujourd'hui.

Selon le rapport, Müller décrit l'expression « dans des cas individuels » comme une « jeu de rhétorique ».

Alors que le Code de Droit Canon ( dans le Canon 844 § 4 ) permet une telle intercommunion en cas de « grave nécessité », Müller suggère qu'il n'est « pas juste » pour les Évêques Allemands d'invoquer cette disposition du Code dans cette circonstance.

Le Code de Droit Canonique n'est pas applicable ici, selon Müller, puisque les exceptions canoniques traitent du salut éternel des âmes et du danger de mort. D'autre part, un mariage mixte n'est pas une situation d'urgence.

La préoccupation du Cardinal est soutenue par le Jurisconsulte Ed Condon qui s'est également opposé à la nouvelle proposition d'intercommunion Allemande dans un article paru le 23 février dans le Catholic Herald.

Condon dit que « ces directives [ Allemandes ] sembleraient aller bien au-delà du Droit Canonique, qui fixe des limites très précises au sujet de qui peut recevoir la Communion et quand ». Il insiste, comme le Cardinal Müller, sur le « Danger de mort » ou la comparable « nécessité grave »... qui ne doivent être envisagés que comme une occasion unique. Les intentions des Évêques Allemands semblent aller bien au-delà et prévoir une sorte d'arrangement stable — à savoir recevoir la Communion semaine après semaine — ce qui est complètement en dehors de ce que l'Église prévoit ».

Dans sa nouvelle interview, le Cardinal Müller insiste sur le fait que dans le cas où quelqu'un partage la Foi Catholique dans l'Eucharistie — comme condition préalable à recevoir la Sainte Communion, il doit également rejeter les enseignements des communautés non-Catholiques qui s'y opposent. Il met en garde les Évêques Allemands de ne pas traiter, dans leur prochain document concernant l'intercommunion, « trop vaguement » des principes théologiques qui sont en cause dans ce cas. Sinon, on pourrait avoir à faire face à « d'autres conséquences indésirables » qui pourraient découler de ce type d'approche. Le Cardinal Müller salue les progrès dans le domaine de l'œcuménisme comme « souhaitables et nécessaires », mais insiste sur le fait que cela ne peut pas conduire à une « protestantisation de l'Église Catholique ».

La résistance du Cardinal Müller contre la pression Allemande pour l'intercommunion vient à la suite d'une déclaration faite par le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Comme Life Site News l’a rapporté, Sarah a écrit une préface à un nouveau livre sur une réception digne de la Sainte Communion dans laquelle il déclare : « Les Communions sacrilèges, non reçues en état de grâce de Dieu, ou ne professant pas la Foi Catholique ( je me réfère à certains formes de la soi-disant « intercommunion » ), sont aussi des outrages ».

Dans l'interview de Die Tagespost, le Cardinal Allemand critique de nouveau la suggestion des Évêques Allemands d'offrir une bénédiction aux couples homosexuels. Il avait auparavant qualifié ces bénédictions d'« atrocité ». Ce serait une « présomption sacrilège » de condamner les personnes ayant des inclinations homosexuelles, dit-il maintenant, « mais personne ne peut demander la bénédiction de Dieu ici puisque les actes homosexuels sont contraires à la Volonté de Dieu »

« L'assistance pastorale a un aspect différent et ne peut que servir la paix de l'âme que si elle reste fondée sur la Vérité » ajoute-t-il.

mardi 27 février 2018

Plus de 140 000 Catholiques Polonais exhortent les Évêques
à défendre la Foi dans la controverse Amoris Laetitia




Par Dorothy Cummings McLean

SOURCE : Life Site News
Lundi 26 février, 2018 - 7:48 pm EST




KRAKOW, Pologne, 26 février 2018 (Life Site News) — Plus de 140 000 Polonais ont signé une pétition demandant aux Évêques de la nation de défendre l'enseignement Catholique sur le Mariage à la suite de l'Exhortation controversée du Pape, Amoris Laetitia.

Polonia Semper Fidelis, un groupe parrainé par l'Institut Piotr Skarga de Cracovie, a publié la pétition en janvier 2018, demandant à l'Archevêque Stanisław Gądecki, Président de la Conférence Épiscopale Polonaise, de préserver la Foi en Pologne des « erreurs Allemandes ».

Plus précisément, il appelle les Évêques à affirmer l'indissolubilité du Mariage et l'inadmissibilité des Catholiques divorcés et remariés aux Sacrements.

La lettre avertit que les interprétations problématiques d'Amoris Laetitia, promulguées spécialement par les Évêques Allemands, ajoutent à l'immense confusion déjà rencontrée par les croyants au milieu de la culture relativiste d'aujourd'hui.

« Dans cette situation exceptionnellement difficile dans laquelle se sont retrouvés les mariages et les familles Chrétiennes, l'absence d'un document officiel confirmant clairement la position actuelle de l'Église sur ces questions, exprimée ... par le Saint Père Jean-Paul II dans le Familiaris Consortio, contribue à de plus en plus de doutes et de déviations par rapport aux siècles d'étude et de pratique en relation avec le Sacrement du Mariage et de l'Eucharistie » indique la lettre.

« Compte tenu de la position résolue des Évêques Polonais qui, lors des Synodes dédiés à la Famille, se sont levés pour défendre l'enseignement de l'Église et l'héritage spirituel du Pape Polonais, j'attends la confirmation de cet enseignement par la Conférence Épiscopale Polonaise avec amour et confiance » ajoute-t-il.

Parmi les signataires de la pétition figure Darius Kowaski, un célèbre acteur Polonais qui a déclaré que ce n'était « pas seulement un honneur, mais une obligation » de soutenir la pétition.

« Je considère que c'est mon devoir parce que je suis un père — peut-être que je serai un grand-père — [et] je suis un homme » a déclaré Kowalski dans une présentation vidéo. « Je sais que la famille est le fondement le plus important de toute vie humaine. Grâce à la famille, la personne peut pleinement se développer. Elle peut embrasser pleinement l'amour, et ensuite elle peut le donner en retour ».

Kowalski loua le Pape Jean Paul II comme le Pape de la Famille, en disant qu'il a rempli ce rôle non seulement pendant son pontificat, mais aujourd'hui.

« Dans son document Familiaris Consortio, [ le Pape défunt ] a écrit que le Mariage entre les baptisés est l'un des sept Sacrements de la Nouvelle Alliance » a poursuivi l'acteur. « Nous sommes dans une Alliance avec Dieu ».

Les interprétations libérales de la tristement célèbre Note 351 d'Amoris Laetitia, telles qu'elles ont été développées par les Évêques Allemands et Maltais, ont été accusées de contredire Familiaris Consortio, qui stipule que les couples divorcés et remariés qui continuent à vivre ensemble ne doivent pas être sexuellement actifs s’ils souhaitent recevoir les Sacrements de la Réconciliation et de la Communion.

Kowalski a noté que la Pologne a beaucoup de monuments physiques commémorant Jean-Paul II et a exhorté les Polonais à considérer s'ils ne devraient pas en soulever un de plus « de nos coeurs » en signant la pétition.

Parmi les autres Polonais de haut niveau qui ont signé la pétition figurent le politicien et cinéaste Grzegorz Braun et Jacek Kotula, qui a introduit en Pologne la prisonnière de conscience canadienne pro-vie Mary Wagner et le rédacteur en chef Tomasz P. Terlikowski.

« Polonia semper fidelis » ( La Pologne pour toujours fidèle ) est une devise vieille de plusieurs siècles qui exprime la conviction que la Pologne est définie par sa Foi Catholique millénaire et ne trahira jamais le Christ, même si la nation souffre.

Voici la lettre complète, traduite du Polonais :

Vénérable Prince Archevêque

En tant que laïc fidèle, préoccupé par le sort des mariages et des familles Catholiques dans notre pays, je demande avec ferveur à l'Archevêque une confirmation par la Conférence des Évêques Polonais de l'enseignement de l'Église sur l'indissolubilité du mariage, ainsi que sur la réception [ de la Sainte Communion ] par des personnes vivant dans des relations dites non-sacramentelles.

Après que le Pape François eut annoncé l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia, des interprétations troublantes apparurent — en particulier de l'Épiscopat Allemand — qui furent publiées par les médias et qui ont ravi certains Catholiques comme preuve que l'enseignement de l'Église sur les questions mentionnées avait changé.

Malheureusement, la diffusion de ce type d'opinion contribue à la confusion croissante dans l'âme de nombreux croyants qui, malgré les pressions de la révolution sexuelle et la relativisation des principes moraux, continuent de persévérer dans la fidélité à l'enseignement du Christ sur le Mariage.

Dans cette situation exceptionnellement difficile dans laquelle se sont retrouvés les mariages et les familles Chrétiennes, l'absence d'un document officiel confirmant clairement la position actuelle de l'Église sur ces questions, exprimée ... par le Saint-Père Jean-Paul II dans le Familiaris Consortio, contribue à nombre de doutes et de déviations par rapport aux siècles d'étude et de pratique en relation avec le Sacrement du Mariage et de l'Eucharistie » indique la lettre.

« Compte tenu de la position résolue des Évêques Polonais qui, lors des Synodes dédiés à la Famille, se sont levés pour défendre l'enseignement de l'Eglise et l'héritage spirituel du Pape Polonais, j'attends la confirmation de cet enseignement par la Conférence épiscopale Polonaise avec amour et confiance » ajoute-t-il.


vendredi 18 décembre 2015

Déclaration de Munich : 200 théologiens signent

pour des changements fondamentaux dans l'Église



par : Maike Hickson
SOURCE : Life Site News


Cardinal Marx

MUNICH, le 17 Décembre 2015 (LifeSiteNews) - Un Cardinal Catholique avec une grande influence sur François s’est adressé à une conférence, en début de ce mois, où environ 200 théologiens ont publié une déclaration commune appelant à des changements fondamentaux dans l'Église — dans l'intérêt, selon eux, de mettre pleinement en œuvre le Concile Vatican II.

Le Cardinal Reinhard Marx de l’Archidiocèse de Munich a agi comme hôte de la conférence les 6-8 décembre de ce mois dont le thème était « Pour s’ouvrir au Concile — Théologie et l'Église à la Lumière du Concile Vatican II ». La conférence a aussi bénéficié d’une allocution du Cardinal Karl Lehmann, ancien président de la Conférence des Évêques Allemands.

La Déclaration de la conférence, se référant aux « impulsions du Concile Vatican II » en cours a proposé des réformes à être réalisées dans de nombreux domaines de l'Église :

DÉCLARATION DE MUNICH
200 Théologiens
Les 6-8 décembre 2015


  • « Tant que la liberté de conscience, la liberté d'expression et les droits de participation des laïcs ne seront pas pleinement reconnus au sein de l'Église Catholique, le caractère de la Foi en tant qu’un acte de la volonté libre ne sera pas pleinement pris en compte ».

  • Par conséquent, les Droits de l'Homme doivent être encore pleinement mis en œuvre dans l'Église Catholique.

  • La théologie doit être capable de revendiquer sa pleine liberté.

  • La théologie — parallèle au Magistère des Évêques — doit maintenant devenir aussi « dans le sens de la Tradition, un Magistère académique indispensable dans l'Église ».

  • « Le Concile Vatican II a mis en œuvre de manière exemplaire la tâche d'un Magistère des Évêques pastoralement défini afin de modérer le processus d'interprétation de la Tradition et de l'expérience vécue de la foi. La théologie joue un rôle important dans ce processus, qui implique lui-même une auto-relativisation [sic] — pour inclure le courage de réviser les déclarations du Magistère ».

  • Le discours entre le Magistère des Évêques et la théologie— qui implique une certaine tension — en ce qui concerne l'interprétation de la Foi doit être « dirigé d'une manière qui est ouverte à ce que le résultat du discours peut être ».

  • La voix du Peuple de Dieu, dans sa diversité, doit être entendue.

  • Dans la perspective d'une « herméneutique qui est attentive aux Droits de l'Homme », l'image d'une « Église comme Peuple de Dieu » et d’une « Collégialité » doivent être remises les deux à la fois au centre de l'attention. En outre, la « Synodalité doit devenir à nouveau le principe de structuration au sein de l'Église ». Ce Synodalité « doit être juridiquement mise en œuvre, applicable de façon fiable et doit être aussi implantée à tous les niveaux ecclésiastiques ».

  • Le Concile Vatican II a fait des développements étonnants à l'égard de l'œcuménisme. Ainsi l'Église elle-même s’est ouverte au dialogue avec d'autres « églises », « après qu'elle ait eu renoncé à son exclusivisme d’auto-conception ». « Cette prise de conscience s’est aussi installée, non pas au sujet d’une unité [parmi les« églises » ] mais, plutôt au sujet de préserver la scission. Les différences confessionnelles « ne jouent plus un rôle important dorénavant ».

  • L'ouverture oecuménique doit aussi influencer la Liturgie et le Droit Canon plus pleinement.

  • La Conférence se distancie explicitement « de toute forme de fondamentalisme religieux ou d’auto-isolement ».

  • Une liturgie vivante exige « une forte participation des Églises locales » ainsi que « une réflexion continue avec l'aide d'une théologie assimilée ».


Parmi les signataires de cette longue déclaration, il se trouvent plusieurs noms qui sont peut-être déjà connus des lecteurs de LifeSiteNews : le Professeur Eva-Maria Faber de Coire, Suisse — une oratrice controversée au « Concile des ombres » ( Synode parallèlle à Rome avant le vrai Synode) tenu le 25 mai à la Université Grégorienne de Rome ; le Professeur Eberhard Schockenhoff de Freiburg, Allemagne — un autre participant du « Concile des ombres » ; et le Professeur Allemand Michael Sievernich, SJ, qui fut nommé spécialement par le Pape lors du récent Synode des Évêques sur la Famille qui a défendu l'idée d'admettre les « divorcés/ remariés » à la Sainte Communion. Un des organisateurs de la conférence était le professeur Stephan Goertz qui a fait la nouvelle en déclarant publiquement qu’une relation homosexuelle doit même être considérée comme ayant un caractère sacramentel.

Alors que les signataires sont tous des théologiens professionnels, le Cardinal Lehmann a servi comme Président d'honneur de la Conférence. Dans son discours, le Cardinal a salué le Pape François lui-même pour avoir redonné une plus grande liberté au Synode des Évêques, d’après un compte rendu sur le site Web des Évêques allemands. Il a dit que la mise en œuvre et l'extension du principe de la Synodalité sont maintenant plus importantes qu’un Troisième Concile Vatican. Selon le National Catholic Reporter, Lehmann a dit lors de sa conférence que l'un des plus grands échecs de l'Église au cours des décennies récentes a été le fait que « que nous n’avons pas pris les changements sociétaux qui ont eu lieu après le Concile Vatican II et plus particulièrement ceux de 1968, et de l'effet profond qu'ils avaient causé sur les gens, suffisamment au sérieux ». Il pourrait être utile de se rappeler que le Cardinal Lehmann lui-même était un membre dirigeant du « Groupe de Saintt Gallen » qui s’est rencontré régulièrement dans les années 1990 et 2000 et qui est connu pour son désir des changements moraux et doctrinaux dans l'Église.

Le Cardinal Marx, l'actuel président de la Conférence des Évêques Allemands, a déclaré dans son allocution que les textes du Conseil devraient être une « impulsion » pour la réforme dans l'Église. « Ils sont une impulsion à penser plus loin et à reprendre le fil à nouveau » a-t-il dit, selon le National Catholic Reporter.

« Quand nous nous retournons pour regarder les textes du Concile, à l'esprit de Concile et aux débats théologiques qui ont eu lieu, nous devons évidemment être profondément reconnaissants mais nous ne devons pas arrêter là. ... Le Concile nous a donné le don de nouveaux départs que nous pouvons et devons relever d'une manière nouvelle d'aujourd'hui » a-t-il dit.

« L'Église est non seulement une Église Enseignante mais Elle est Apprenante. Elle est ouverte à l'histoire et aux signes des temps » a-t-il ajouté.

Le Cardinal Marx est membre du Conseil de neuf Cardinaux qui a été fondé par François pour l'aider dans ses réformes proposées pour l'Église.

Steve Jalsevac, co-fondateur de LifeSiteNews, a fait un lien éclairant dans son blog entre les développements actuels dans l'Église et certains des mouvements réformistes et révolutionnaires antérieurs des années 1980. Ces mouvements d’alors avaient aussi essayé de modifier fondamentalement les positions morales et doctrinales de l'Église. Jalsevac cite, par exemple, les paroles candides de l'un de ces réformateurs et activistes, et ces paroles sonnent encore très familières, en effet, surtout dans le contexte de cette Déclaration de la Conférence de Munich citée ci-dessus :

« Je déteste et je crains le dogme ».
« Le dogme est l'ennemi de la liberté humaine ».
« Un organisateur travaillant dans et pour une société ouverte est dans un dilemme idéologique. Pour commencer, il n'a pas une vérité fixe — la vérité lui est relative et changeante ; tout lui est relatif et changeant ... Il doit constamment examiner la vie, y compris la sienne, pour avoir une idée de ce que se passe... L’irrévérence, essentielle dans un questionnement, est une condition nécessaire ».