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mercredi 25 octobre 2017

Conférence de Rome

À la défense de « l'enseignement inébranlable »
de Humanae Vitae contre la contraception



par : Lisa Bourne
SOURCE : Life Site News
Le 25 octobre 2017





ROME, Italie, le 25 octobre 2017 ( LifeSiteNews ) — Avec une préoccupation croissante que « l'enseignement inébranlable de l'Église » est ciblé alors que le 50ème anniversaire approche de Humanae Vitae, une coalition pro-famille a rassemblé une liste mondiale d'experts pour préciser la nature importante du document en ce qui concerne le salut humain.

« Humanae Vitae à 50 ans: Définition du contexte , » est prévu pour samedi à l'Université Pontificale Saint-Thomas d’Aquin, Angelicum, à Rome.

Le Pape Paul VI a prédit avec précision dans le document historique de l'Église Catholique sur la contraception et la vie humaine comment une multitude de maux moraux et sociaux affligeraient la société si la contraception artificielle était acceptée.

Ces troubles incluaient la sexualisation de la culture, la promiscuité, l'avortement légalisé, l'effondrement du mariage et le grave préjudice à la famille.

Nonobstant la nature prophétique de Humanae Vitae le document a été assiégé par de la résistance depuis le début et l’opposition à l'enseignement de l'Église qu'il contient persiste même au plus haut niveau de l'Église.

Cet élément est parmi ceux qui doivent être adressés lors de « Humanae Vitae à 50 ans : Définition du contexte » présenté par Voice of The Family [ La voix de la famille ], la conférence a neuf conférenciers, parmi eux des théologiens, des philosophes, un Cardinal, un Archevêque et d’autres experts.

Le présentateur de la conférence Père Serafino Lanzetta, Ph.D., professeur de théologie dogmatique de l'Université de Lugano en Suisse, a souligné l'importance de la discussion sur la nature de Humanae Vitae qui fait autorité à ce moment critique.

« L’année prochaine, nous célébrerons le 50ème anniversaire de Humanae Vitae et il est important de souligner sa grande et toujours actuelle valeur magistérielle sur la régulation des naissances » a-t-il dit. «Humanae Vitae est de première importance car il a été émis afin de combler un vide magistériel laissé par Gaudium et Spes de Vatican II ».

Le Père Lanzetta a souligné qu'une note de bas de page n ° 51 du document de Vatican II sur l'« Église dans le Monde Moderne » avise le lecteur qu'une commission pour l'étude de la population, de la famille et des naissances a entrepris d'étudier soigneusement ces sujets afin que le Souverain Pontife puisse peut-être rendre jugement.

« Ce jugement est venu » a déclaré le Père Lanzetta, « et doit être considéré comme l'authentique et est — dans les mêmes mots du Pape Paul VI (HV 31) — « le fondement de l'enseignement de l'Église, dont le successeur de Pierre est, avec ses frères dans l'épiscopat, le dépositaire et l'interprète ».

Il a ajouté qu'une déclaration clé de Humanae Vitae se trouve au n ° 11 dans le document : « L'Église, rappelant les hommes à l'observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie ».

« Bien que la critique et l'insatisfaction à l'égard de cet enseignement restent encore dans une partie cohérente de l'Église » a déclaré le Père Lanzetta, « c'est pourtant ce qui a toujours été maintenu et cru. »

Le médecin britannique Dr Thomas Ward, un autre présentateur de la conférence, a souligné le lien entre Humanae Vitae, la vertu et le salut.

« La vérité centrale de Humanae Vitae est le mal de la séparation artificielle de la procréation de l’union physique, de la vie de l’amour et de l’amour de la vie » a déclaré Ward. « Sa véritable signification est notre salut éternel avec Dieu, la Source de la Vie, en ce sens qu'il enseigne la nécessité de la chasteté aux mariés et aux célibataires ».

Il a dit qu'il est important de discuter de l'importance de Humanae Vitae maintenant « parce que l’amour chaste et le mariage sont si méprisés dans le monde d'aujourd'hui où l'agression sexuelle de la culture est aggravée par la perte de la Foi et le silence de tant de nombreux successeurs des Apôtres ».

Ward, fondateur de l'Association des Familles Catholiques et ancien membre de l'Académie Pontificale pour la Vie, a également déclaré que la première conséquence de « réinterpréter » Humanae Vitae — comme cela a été suggéré de ce faire si l’on s’en tient à Amoris Laetitia — « est que le Magistère de l'Église aurait fait ce qui est impossible au vrai Magistère de faire en ce qu'il aurait formellement sanctionné le péché grave de la contraception interdit par tous les précédents Magistère ».

John-Henry Westen, cofondateur et rédacteur en chef de LifeSiteNews, est également présentateur à la conférence.

Westen a déclaré que le problème potentiel à « réinterpréter » Humanae Vitaeà la lumière d’Amoris Laetitia est que la même justification dans le document controversé de François qui est utilisée pour permettre aux Catholiques divorcés et remariés de recevoir les Sacrements pourrait être utilisée dans les cas de Catholiques qui utilisent la contraception.

« Cette approche pourrait alors logiquement être appliquée à tous les actes intrinsèquement mauvais » a déclaré Westen, « ce qui permettrait donc toujours des exceptions dans les cas difficiles. »

Maria Madise, responsable de Voice of the Family, a expliqué à Life Site News à la fois l'objectif et la raison historique du besoin de la conférence.

« Dans Humanae Vitae, Paul VI a prédit que les conséquences de l’acceptation contrôle artificiel des naissances comprendrait un abaissement général des normes morales dans toute la société ; une augmentation de l'infidélité ; une diminution du respect des femmes par les hommes ; et des politiques gouvernementales coercitives concernant les technologies de reproduction » a déclaré Madise. « Près de 50 ans après, non seulement ces prédictions se sont concrétisées, mais, de plus, nous en sommes arrivés au point où la société accepte largement que le mariage puisse être séparé des relations sexuelles et que les relations sexuelles puissent être séparées d'avoir des enfants ».

« Afin d'épargner aux générations futures les effets destructeurs de la mentalité contraceptive et d'aider à restaurer une culture authentiquement Chrétienne, l'enseignement Catholique sur la chasteté et l'ouverture à la vie conjugale doit être défendu et enseigné avec audace ». « Avec la conférence à venir, nous souhaitons offrir la possibilité d'étudier Humanae Vitae dans le contexte de son temps ainsi que sa juste place dans la continuité de l'enseignement pérenne de l'Église et dans la vie des Catholiques aujourd'hui ».

« Humanae Vitae à 50 ans : Définition du contexte » fait suite à des rapports en cours de ces derniers mois d'un Pape François — ayant approuvé un « groupe d'étude » — dont l'existence a été initialement niée — et ensuite confirmée avoir été constitué pour « réinterpréter » Humanae Vitae.

Malgré les démentis, les craintes persistent que l'objectif de la Commission discrètement constituée est d’interpréter Humanae Vitae s’inspirant de l’Exhortation controversée du Pape Amoris Laetitia.

Les théologiens Catholiques tels que Josef Seifert et le Père George Woodall ont fourni des explications sur la façon dont Amoris Laetitia peut être utilisé pour invalider l'enseignement Catholique contre la contraception. Seifert est un autre présentateur pour la conférence Humanae Vitae de Voice of the Family.

L'événement survient également alors que le Pape François a annoncé le mois dernier qu’il remplaçait le célèbre Institut Jean-Paul II pour les Études sur le Mariage et la Famille avec un institut axé sur la mise en œuvre d’Amoris Laetitia .

Le défunt Cardinal Carlo Caffarra a fondé l'Institut Jean-Paul II à la demande du Pape Jean-Paul II après la clôture du Synode sur la Famille de 1980. Le Cardinal Caffarra — l’un des quatre Cardinaux ayant soumis les dubia au Pape pour demander des éclaircissements sur l'intention d’Amoris Laetitia — avait dit que la « tâche spécifique » de l'Institut était de maintenir Humanae Vitae.

« Humanae Vitae à 50 ans : Définition du contexte » a également lieu alors que l'Université Pontificale Grégorienne débute une série de discussions à compter de ce mois jusqu’à mai prochain afin de prendre un nouveau regard sur Humanae Vitae « dans le contexte d'une période de changement » et parce que les difficultés sont devenues « plus complexes ».

L'Université Grégorienne a également été le site d'un « synode secret » en 2015 au cours de laquelle un certain nombre de théologiens ont collaboré pour influencer le Synode sur la Famille afin d'approuver les unions de même sexe, éliminer le terme « intrinsèquement mauvais » et présenter la très controversée idée de la « Théologie de l’amour », en un apparent remplacement de la « Théologie du corps » du Pape Jean-Paul II qui suggère que les actes corporels ne sont pas pertinents en matière d'amour.





lundi 27 mars 2017




Par John-Henry Westen

SOURCE : Life Site News
Mon 27 mars 2017 - 13h03 EST


Life Site News - Pendant des mois, le Vatican a envoyé aux Catholiques un flot constant d'indications que le Pape François est d'accord avec l'opinion des Modernistes permettant la Communion des Catholiques divorcés et remariés.

Nous avons eu sa signature sur une lettre d'appui à l'interprétation des Évêques de Buenos Aires concernant Amoris Laetitia. Nous avons eu le témoignage de l'opinion du Pape par le Cardinal Marx d’Allemagne, l'un du Conseil des Neuf Cardinaux du Pape. Nous avons eu les Évêques Maltais dire ainsi. Nous avons eu l'interprète principal des textes législatifs au Vatican dire ainsi. Et nous avons vu de nombreux articles publiés dans le journal du Vatican prônant cette rupture avec la Tradition.

Il y a eu quelques voix opposées comme celle du Cardinal Muller, le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et plus récemment les Évêques Chiliens.

Alors que les déclarations du Cardinal Muller semblaient plus être son opinion que celle du Pape, les Évêques Chiliens ont fait récemment des commentaires à l'un des principaux journaux du Chili qui semblaient indiquer que le Pape François lui-même leur a donné une interprétation conservatrice de son Exhortation à l’effet qu’il interdisait la Communion des divorcés et remariés Catholiques. En outre, certains blogueurs Catholiques ont interprété les déclarations des Évêques Chiliens pour indiquer que le Pape François s’oppose aussi à ce que la Communion soit donnée aux hommes politiques Catholiques qui soutiennent l'avortement. Certains ont même retenu des remarques des Évêques que le Pape rejette un sacerdoce des prêtres mariés, contredisant ce qu'il a dit au journal Allemand Die Zeit dans une interview seulement peu de temps après leur rencontre.

De trier tout ça n'est pas facile. Une clé vient de Dan Hitchens du Catholic Herald. Il souligne à juste titre que le journaliste qui a interviewé les Évêques Chiliens et ceux qui commentent les remarques de ces Évêques, peuvent effectivement être engagés à prendre leurs désirs pour des réalités.

L'article original dans El Mercurio entremêle les déclarations personnelles des membres de la Conférence des Évêques du Chili avec des compte rendus de tierces personnes au sujet de ce que le Pape a dit à ces mêmes Évêques. Pour une grande part, les seules déclarations imputables au Pape sont des anecdotes vagues.

Mais comme nous l'avons établi ci-dessus, il y a une confusion massive dans l'Église à savoir où exactement le Pape se positionne sur la question. Même si une évaluation approfondie démontre clairement le soutien du Pape en faveur de la Communion aux divorcés et remariés Catholiques, il y a des Cardinaux et des Évêques qui suggèrent que le Pape signifie le contraire.

Pour ceux qui ont connu le Cardinal Jorge Bergoglio avant son élection au pontificat, ce n’est rien de nouveau. J'ai parlé à quelques prêtres de Buenos Aires qui ont travaillé avec le Cardinal Bergoglio dans différentes fonctions et j’ai appris d’eux que la confusion est emblématique de son ministère. Une anecdote en particulier a été très instructive. On m'a dit que des gens de camps opposés seraient tous les deux sortis de rencontres avec le Cardinal Bergoglio en croyant qu'il soutenait leur position. « Il est avec nous, mais il ne peut pas le dire publiquement » rapportent-ils, tout comme ceux qui se sont réunis avec lui du camp adverse.

Alors que dans un archidiocèse cela peut fonctionner pendant un certain temps, ce savant prêtre m'a dit qu’au Vatican, où à peu près tout ce que le Pape dit est claironné au monde, ce genre de divergence se manifeste plus rapidement. François, m'a dit le prêtre, est très Péroniste — du nom de l'ancien Président Juan Domingo Perón d’Argentine. Comme Perón, le Pape François joue à la fois les factions de gauche et de droite. Le prêtre m’a raconté une histoire à propos du président Peron qui aide à comprendre François. Une fois que Peron était en voiture, son chauffeur, à une bifurcation de la route, lui a demandé de de quel bord aller, auquel Peron a répondu : « Clignotez à droite, mais prenez la gauche. » Une dernière note sur Bergoglio , rapportée par le prêtre, c’est que lorsqu'il est poussé dans ses retranchements, il s’identifiera avec la gauche ayant une grande crainte d'être étiqueté de l’aile droite par les médias.

Peu de temps après la publication de Amoris Laetitia, un critique visionnaire a averti que ça deviendrait impraticable pour l'Église si les Évêques en Allemagne faisaient un clin d'oeil au divorce et au remariage alors que ce serait mortellement péché à la frontière avec la Pologne. Mais qui aurait pu prévoir que nous verrions des Évêques et des Cardinaux exprimant des opinions opposées sur ce que le Pape lui-même croit et enseigne ?

La dichotomie est une preuve claire que le Pape lui-même, en refusant de préciser malgré la demande formelle et publique des Quatre Cardinaux et d’autres suppliques associées par d'innombrables autres membres du clergé Catholique et des laïcs, est coupable de trahir toute l'Église. En laissant cette mascarade continuer, il a semé la confusion dans le cœur des fidèles. Cette confusion pourrait conduire au péché mortel et donc à la damnation éternelle.

Le Pape François joue en effet avec le feu. Avec le feu de l’enfer.

samedi 25 mars 2017

Le Pape François a-t-il raison d'appeler la crise migratoire
« la plus grande tragédie depuis la Seconde Guerre Mondiale » ?




Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

SOURCE : Life Site News
Le vendredi 24 mars 2017 - 16h17 EST

24 mars 2017 (Life Site News) - Le Pape François a déclaré que les problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés et les migrants représentent la « plus grande tragédie depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Au cours de son Audience générale du 22 mars, il a accueilli une association Italienne qui offre des services et de l'aide aux migrants et aux réfugiés à leur arrivée et leur a dit : « Il ne faut pas oublier que ce problème d'aujourd'hui des réfugiés et des migrants est la plus grande tragédie depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Oui, les migrants et les réfugiés ont certainement besoin de compassion et d'aide. Qui n'est pas profondément ému lors de la visualisation des photos des cadavres, y compris des enfants, lavés par des vagues sur le rivage après que des bateaux surchargés à destination de l'Europe eurent chaviré dans la mer Méditerranée ? Qui n'est pas affecté après avoir vu les images des camps de migrants surpeuplés dans des conditions presque impossibles ou des longues files de personnes marchant n'importe où ils pourraient trouver refuge ?

Oui, tout cela est une tragédie. Mais est-il vrai que c'est la « plus grande » tragédie au cours des 72 dernières années ?

Alors que le déplacement des personnes touchées par la guerre et les troubles civils atteint probablement des millions et a sûrement pris des vies, je peux penser rapidement d'une autre tragédie qui provoque encore plus de souffrance, de destruction et de détresse.

Cette tragédie est l'avortement.

Les chercheurs ont estimé cette année qu’un milliard d'êtres humains (un millier de millions) ont été tués par l'avortement dans le monde entier au cours du siècle dernier.

La tragédie de l'avortement a non seulement détruit des êtres humains à naître, mais dévaste aussi la vie des mères qui les ont vécus. Pensez à la tragédie de millions de femmes qui vivent aujourd'hui et qui sont devenues spirituellement et psychologiquement abîmées par l'avortement. Comment peuvent-elles s'aimer elles-mêmes ou ceux qui les entourent, y compris leurs enfants survivants alors qu’elles luttent avec la culpabilité qui provient d’avoir tué des innocents ? Pensez aux millions de pères qui se sentent bons à rien pour avoir failli à protéger leur enfant d'une mort horrible ? L'effet d'entraînement de l'avortement est stupéfiant. Il ne laisse personne indifférent.

L’attachée de langue anglaise de François, le Père Thomas Rosica, a tweeté un lien vers le commentaire du Pape, à savoir « la plus grande tragédie » selon le Pape.

Le Cardinal Burke a dit dans une interview en septembre dernier que la priorité de la défense de la vie ne doit pas changer dans l'Église si les Catholiques désirent que d'autres questions soient traitées correctement telles que le droit à l'immigration.

« Nous devons donner la première priorité au respect de la vie humaine et de la famille afin d'avoir la bonne orientation dans la lutte contre toutes les autres questions qui sont impliquées dans la pauvreté, l'immigration et les nombreux défis que tout être humain fait face dans la vie » a-t-il dit à ce moment-là.

« Il ne fait pas de sens du tout de se préoccuper de l'immigration ou de la pauvreté si la vie humaine elle-même n’est pas protégée dans la société. C’est une contradiction absolue. La première justice accordée à tout être humain est de respecter le don de la vie elle-même qui est reçue de Dieu. Et donc, l'enfant à naître devrait être protégé et en même temps ceux dont la vie sont accablés soit par des années avancées ou des besoins spéciaux ou une maladie grave, leur vie devrait être aussi protégée » a-t-il ajouté.

Burke a suggéré qu’à moins qu'il n’y ait un respect « fondamental » pour la vie, la question de ce qui devrait être fait au sujet de la crise des réfugiés pourrait se transformer en une sorte d’« ingénierie sociale » qui « peut être, à la fin, très dangereuse pour la société et par conséquent aux individus ».

Les commentaires de François rappellent les commentaires qu'il avait faits en 2013 quand il a déclaré que le chômage des jeunes et la solitude des personnes âgées comme étant problèmes « les plus urgents » auxquels l'Église fait face et le « plus grave des maux qui affligent le monde ces jours-ci. »

samedi 3 décembre 2016

Sous François, la « théologie de la dissidence » a-t-elle triomphé ?



Écrit par : Père Peter Mitchell, Docteur en Histoire de l'Église

Le Père Peter Mitchell, H.E.D., est un prêtre du diocèse de Green Bay. Il a reçu son doctorat en histoire de l'Église à l'Université Pontificale Grégorienne en 2009. Il est l'auteur de « Le coup à l'Université Catholique : La révolution de 1968 dans l'enseignement Catholique Américain » (Ignatius Press, 2015).


SOURCE : Life Site News



1 décembre 2016 (LSN) - Je suis un curé, le pasteur d'une paroisse américaine typique de banlieue qui tente, aussi gentiment et patiemment que je peux, d’aider les gens qui ne sont pas souvent bien formés dans leur foi Catholique à comprendre ce que l'Église enseigne et pourquoi. Mon expérience répétée est que les gens sont reconnaissants quand un prêtre leur explique l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique d’autant plus qu’en tant que Catholiques aujourd'hui la plupart des adultes admettent volontiers qu'ils n'ont pas été généralement bien catéchisés.

Comme beaucoup de mes frères prêtres, je suis préoccupé par les deux Synodes sur la Famille (2014 et 2015) et l'Exhortation post-synodale Amoris Laetitia (avril 2016) parce que l'enseignement provenant des Synodes semble parfois confondre l'enseignement clair du Catéchisme et même saper le travail du pasteur à catéchiser une paroisse. Selon le langage des plus ambivalents d’Amoris, un pasteur n’est plus capable d’expliquer aux gens tout simplement que certaines actions sont des péchés mortels — comme l'Église l’a toujours enseigné — et que ceux qui les commettent doivent se repentir et recevoir le Sacrement de Pénitence avant de recevoir la Sainte Communion (AL 301). Au lieu de cela, on me conseille maintenant d'exercer du « discernement pastoral » et de reconnaître que « les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes » (AL 300). Le travail difficile mais gratifiant que j'ai fait durant mon sacerdoce — enseigner patiemment les lois morales claires de l'Église aux gens et trouvant que quand je l'ai fait ces gens ont été reconnaissants profondément — a été maintenant décrit, semble-t-il, comme « lancer des pierres à la vie des gens » et« se cacher derrière les enseignements de l'Église » avec un coeur fermé (AL 305).

Dans le même temps, les communications officielles de l'Église et les médias Catholiques sont toujours désireux d'exalter François comme le « Pape de la Miséricorde », un visionnaire qui a révolutionné l'Église Catholique avec sa nouvelle approche incarnée au début de son pontificat par sa déclaration des plus caractéristiques : « Qui suis-je pour juger ? » François propose supposément une approche soi-disant nouvelle et miséricordieuse de « discernement »et d’« accompagnement » de ceux dont la vie n’est pas conforme aux enseignements moraux de l'Église, critiquant ceux qui verraient les questions morales comme en « noir et blanc ». Depuis 2013, j'ai écouté attentivement les paroles de François aux prêtres et j’ai essayé de discerner quel est mon rôle maintenant que j'essaie de suivre ses conseils en tant que professeur de morale aux fidèles. J'ai aussi essayé de comprendre les nombreux laïcs éclairés et pieux, mes enfants spirituels, qui partagent avec moi qu'ils ont été eux aussi désorientés par les paroles et le ton du Saint-Père.

Ma confusion n'a que seulement augmenté lorsque François a récemment conseillé à la Congrégation Générale des Jésuites de louanger Bernard Haring comme un véritable mentor, même comme « le premier à commencer à chercher une nouvelle façon d’aider la théologie morale à prospérer à nouveau » (La Civiltà Cattolica, 24 octobre , 2016). Dans cette recommandation, le Saint-Père proclame un théologien qui a passé des décennies à proposer et à faire la promotion de ce que l'on appelait la « théologie de la dissidence».

Haring, professeur Allemand de théologie morale au Alfonsianum à Rome de 1950 à 1986, a été l'influence déterminante sur Charles Curran et la génération entière de théologiens qui se sont définis eux-mêmes en 1968 avec leur « Déclaration de Dissidence » contre la lettre encyclique Humanae Vitae du Pape Paul VI. En effet, c’est le soutien de Haring pour la Déclaration de Dissidence qui fut un facteur crucial dans la dissidence théologique de Curran pour qu’elle gagne la légitimité théologique et forme une génération d'autres théologiens au même point de vue dissident. Dans les années suivant 1968, cette théologie de la dissidence s’est propagée et est devenue la caractéristique de la majeure partie de l'Église Catholique aux États-Unis et en particulier des salles d'enseignement supérieur Catholique. Haring, Curran, et d'autres théologiens Catholiques ont encouragé les Catholiques à penser pour eux-mêmes et à résister à l'enseignement de Jean-Paul II comme Pape comme étant rigide et anti-personnel. En louant Haring comme un pionnier, le Pape François semble louanger ceux qui ne proclament pas l'enseignement moral définitif du Catéchisme. Il est difficile d'en arriver à une autre conclusion.

Tout cela est profondément déroutant pour les Catholiques, comme moi de la « Génération JP2 » qui a été attiré à l'Église Catholique précisément à cause du témoignage courageux et de l'enseignement moral clair qui nous fut donné par Saint Jean-Paul II. J’ai fait mon séminaire et j’ai été ordonné dans les années 1990 ; Jean-Paul II a inspiré ma vocation. Il a démontré clairement qu’il était le « Pape de la Miséricorde » en canonisant Saint Faustina Kowalska et en promouvant le message de la Divine Miséricorde à travers le monde. Au fil de mes années de séminaire, j’ai lu ses encycliques et j’ai été formé pour enseigner aux autres comment embrasser le beau défi de notre Foi Catholique dans un monde qui était souvent confus au sujet du sens de la vérité et de l'amour. La publication du Catéchisme de l'Église Catholique et des encycliques Veritatis Splendor et Evangelium Vitae, entre autres, furent des moments déterminants dans ma formation. Ces magnifiques documents enseignent clairement que les actions qui violent les Dix Commandements sont intrinsèquement mauvaises ; autrement dit, elles ne peuvent jamais être justifiées moralement en toutes circonstances. Comme l’a expliqué Jean-Paul II, dans l'Évangile, Jésus dit au jeune homme riche : « Si tu veux entrer dans la vie, obéis aux Commandements » (Mt 19 :17), et ainsi « un lien étroit est fait entre la Vie Éternelle et l'obéissance aux Commandements de Dieu : les Commandements de Dieu montrent à l'homme le chemin de la vie et y mènent » (VS 12). Ses paroles étaient difficiles, elles avaient un sens et elles nous ont inspirés. Bien que c’était certainement difficile d'être Catholique dans une culture qui a favorisé le matérialisme, le plaisir effréné et « faire ce que je veux », comme étant l'expression ultime de la liberté, heureusement nous avions un chef pasteur qui nous a soutenus dans notre mission et nous a invités à montrer la Miséricorde de Dieu aux autres en leur parlant de la vérité avec amour et clarté. Jean-Paul II nous a inspiré de vivre et de partager avec d'autres le don de l'Amour Miséricordieux de Jésus en présentant au Peuple de Dieu le don de l'enseignement moral de l'Église à un moment de l'histoire où « nous sommes confrontés à un conflit énorme et dramatique entre le bien et mal » (EV, 28).

Durant ces mêmes années, moi et beaucoup de mes confrères du séminaire qui étaient au courant qu'il y avait un élément dans l'Église qui rejetait l'enseignement de Jean-Paul II comme étant simple. Les théologiens dissidents ont été autorisés à exister côte à côte dans les Institutions Catholiques avec des théologiens qui enseignaient en conformité avec le Catéchisme et le Magistère. Les raisons pour cela n’ont jamais été claires pour moi et ne le sont toujours pas. Encouragés directement par le Pape Jean Paul II aux Journées Mondiales de la Jeunesse à être « inconditionnellement pro-vie » (EV 28), nous avons persévéré dans la prière du Rosaire en dehors des cliniques d'avortement et, souvent, nous avons été subtilement ridiculisés comme étant des facteurs de « division » par certains des théologiens qui nous enseignaient. Malgré cette persécution interne, nous avons toujours été encouragés par la conviction que le Saint-Père nous supportait et, finalement, nous avons été ordonnés et avons commencé le travail d'enseignement et de prédication à deux générations de Catholiques qui connaissaient très peu les contenus de la foi. Souvent, nous nous sommes retrouvés dans la situation d'être au mieux tolérés dans l'Église par ceux qui avaient retenu une piètre opinion de Jean-Paul II et étaient beaucoup plus favorables à l'enseignement de Haring, Curran et des théologiens dissidents au même esprit.

Maintenant, il semble que ce que l'on avait l’habitude d’appeler la théologie de la dissidence a émergé triomphante au sein de l'Église — et le clergé qui lui est sympathique ont été favorisés et se sont retrouvés promus par le Saint-Père. Nous avons vu des Évêques ambivalents envers des témoins pro-vie être élevés au rang de Cardinal tandis que des Cardinaux qui se sont enquis de la confusion causée par le Synode sur la Famille ont été mis à l'écart. Les dubia respectueusement soumis par quatre Cardinaux au Saint-Père ont résumé la vraie confusion qui existe pour ceux à qui il apparaît que l'enseignement de Amoris Laetitia a renversé l'enseignement effectif du Catéchisme et de Veritatis Splendor. Il semble que ceux qui souhaitent enseigner ce qui est enseigné par le Catéchisme sont maintenant condamnés comme facteurs de division et manquant d'obéissance au Magistère. Ceux qui s’écarteraient du Catéchisme sont désormais salués comme étant en union avec le Magistère et les promoteurs de l'unité. Tout semble avoir été renversé. L'Église exige que chaque curé de paroisse prenne un « Serment de Fidélité » au Magistère au moment de son installation en tant que pasteur, mais il est maintenant extrêmement difficile en tant que prêtre de savoir ce que signifie exactement une telle fidélité. J’ai fait le serment plus tôt cette année et vraiment je me suis senti confus quant à l'autorité à laquelle je promettais d'adhérer surtout quand j’ai engagé ma « soumission religieuse de ma volonté et de mon intelligence » à l'enseignement du Pape et des Évêques car il semble que l'enseignement d'une Exhortation apostolique de 2016 a apparemment invalidé l'enseignement d'une Encyclique de 1993 ainsi que le Catéchisme de l'Église Catholique.

Lors d’un autre moment de confusion dans l'histoire de l’Église, lors de son procès avant son exécution en 1581, Saint Edmund Campion a déclaré à ceux de l’« Église d’Angleterre » qui l'avaient condamné pour trahison à cause de sa Foi Catholique : « En nous condamnant, vous condamnez tous vos ancêtres ... Car ce que nous avons enseigné, vous pouvez cependant le qualifier du nom odieux de trahison, ne l’ont-ils pas uniformément enseigné ? D’être condamné avec ces vieilles lumières — non seulement de l'Angleterre, mais du monde — par des descendants dégénérés, c’est à la fois allégresse et joie pour nous ». Il semblerait que l'autre tel moment de « rectitude politique » est sur nous. Les deux Synodes sur la Famille semblaient être remplis avec des Évêques désireux d’ignorer ou de rejeter l'enseignement magistériel de Jean-Paul II, donnant ainsi l'apparence de légitimité ecclésiale à la théologie de la dissidence. Les Évêques ascendants et les Cardinaux qui affirment maintenant avec véhémence l'interprétation approuvée par François d’Amoris Laetitia indiquent que l'enseignement de Jean-Paul II n’est plus applicable dans l '« Église de François ». En mettant à l'écart l'enseignement de Jean-Paul II sur le mariage, ils condamnent beaucoup d'autres grandes lumières de la Tradition. La révision a été formulée en des termes comme le « discernement », « l'accompagnement » et, plus que tout, la « miséricorde », mais la vérité contenue dans l'enseignement pérenne de l'Église ne peut pas être changée par un vote majoritaire d'un synode ou quelqu'un d'autre. Prions avec ferveur certains de nos Évêques qui peuvent avoir la simplicité et l'humilité enfantine qui est nécessaire en ce moment de crise, de défendre les enseignements infaillibles moraux intemporels de notre Église et de protéger le Peuple de Dieu de la confusion en cours.

mardi 5 juillet 2016

Cardinal Reinhard Marx vs. Cardinal (et Saint) Pierre Damien
Les unions homosexuelles ont-elles une « valeur » ?



Par : Matthew Cullinan Hoffman
Lundi, le 4 juillet, 2016 - 15 :36 EST
SOURCE : Life Site News





28 juin 2016 (LifeSiteNews.com) - Selon le Cardinal Reinhard Marx, les relations homosexuelles ont « une valeur », une valeur qui doit être reconnue par l'Église Catholique.

« Nous devons respecter les décisions des gens », a dit Marx aux médias la semaine dernière à Dublin après avoir prononcé un discours au Trinity College, selon un récent compte rendu dans le Irish Times.

« Nous devons respecter les décisions des personnes. Nous devons respecter également, comme je l'ai dit lors du premier Synode sur la Famille et certains en ont été choqués mais je pense que c’est normal, vous ne pouvez pas dire qu'une relation entre un homme et un homme et s’ils sont fidèles [que] ce n'est rien, que ça n’a pas de valeur » a-t-il dit.

Par conséquent, selon Marx, l'Église leur doit des excuses pour son traitement historique des homosexuels. « Comme l’Église et la société, nous avons à dire « Désolé, Désolé » a dit Marx. Il a ajouté que l'Église devrait soutenir les partenariats homosexuels qui s’« autorégulent ». « Nous, comme Église, ne pouvons pas être contre cela ».

Les déclarations de Marx semblent aller à l'encontre des affirmations répétées par certains des documents qui font le plus autorité en cette matière par l'Église Catholique, y compris le Catéchisme de l'Église Catholique, qui appelle les actes sexuels homosexuels des « actes de dépravations graves » qui sont « intrinsèquement désordonnés » et « qui ne peuvent pas être approuvés ». Ses déclarations contredisent également l’instruction de 2003 du Vatican sur les unions homosexuelles qui interdit tout support à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles de toute nature.

Saint Pierre Damien ( né vers 1007 à 1072), un Cardinal qui a écrit le traité le plus élaboré sur la question des unions homosexuelles dans l'histoire de l'Église, avait une compréhension très différente de la valeur des relations homosexuelles par rapport au Cardinal Marx.

Selon l’oeuvre de Damien sur le sujet intitulé le « Livre de Gomorrhe » ( en anglais « Book of Gomorrah ») écrit au 11ème siècle en réponse à un fléau de vices homosexuels parmi les prêtres et le clergé, les unions homosexuelles ne sont en aucune manière bénéfique à leurs participants ; au contraire, elles sont tout à fait destructrices pour eux, spirituellement, psychologiquement et même physiquement, les jetant dans une confusion émotionnelle et spirituelle qui les rendent sujets à la manipulation démoniaque.

Damien écrit que « ce vice, qui surpasse la sauvagerie de tous les autres vices, doit être comparé à aucun autre. Car ce vice est la mort des corps, la destruction des âmes, pollue la chair, éteint la lumière de l'intellect, expulse le Saint-Esprit du temple du cœur humain, introduit l’incitateur diabolique de la luxure, jette dans la confusion et enlève la vérité complètement de l'esprit trompé ».

Damien reconnaît que la logique du vice homosexuel conduit à des actes de plus en plus dégradants et autodestructeurs, une réalité qui a été confirmée par ceux qui sont sortis du mode de vie gay. La relation homosexuelle « viole la sobriété, tue la modestie, tue la chasteté » a écrit Damien. « Ça abat la virginité avec l'épée d'une contagion des plus sales. Ça souille tout, ça salit tout, ça pollue tout, et pour elle-même ça ne lui permet rien de pur, rien d’étranger à la saleté, rien de propre ».

La relation homosexuelle supprime « les armes des vertus et, pour les frapper à terre, elle les expose aux fléchettes de tous les vices » a écrit Damien, ajoutant qu'elle « supprime le fondement de la Foi, amollit la force de l'espérance, rompt le lien de la charité, détruit la justice, porte atteinte à la force, bannit la tempérance et émousse la netteté de la prudence. Et que dirai-je de plus ? Depuis en effet que ça expulse chaque pierre angulaire des vertus de la cour du cœur humain, elle familiarise aussi à chaque barbarie des vices comme si les boulons des portes avaient été enlevés ».


Damien note que les individus qui s'impliquent dans des relations homosexuelles souffrent d'anxiété et d'autres troubles psychologiques, un fait qui a été confirmé à plusieurs reprises par de nombreuses études médicales évaluées par des pairs au cours des dernières décennies.

Pour ceux qui participent à de telles relations, Damien écrit : « Sa chair brûle avec la fureur de la luxure, son esprit glacial tremble de la rancœur de la suspicion et le chaos fait rage de manière infernale dans le cœur de l'homme malheureux alors qu’il est contrarié par le plus grand nombre d’inquiétudes comme s’il était torturé, pour ainsi dire, par les tourments de la punition. En effet, une fois que ce serpent le plus vénéneux a enfoncé ses dents dans une malheureuse âme, le sens est enlevé immédiatement, la mémoire est retirée, la netteté de l'esprit est obscurcie ; elle devient oublieuse de Dieu, elle s’oublie même elle-même ».

À certains égards, Damian semble prévoir le comportement du mouvement gay moderne. En utilisant une métaphore qui semble particulièrement appropriée, Damien désigne le mode de vie homosexuelle comme « la reine des sodomites » qui asservit et dégrade ses victimes, leur enlevant la paix et en leur inculquant une obsession frénétique du plaisir. Il note également que ceux qui s’impliquent eux-mêmes dans un tel comportement se sentent obligés d'attirer les autres dans la même misère, en devenant des « militants » homosexuels.

« Cette reine des plus pestilentielles des sodomites rend celui qui y est soumis aux lois de sa tyrannie indécent aux hommes et odieux à Dieu » écrit Damien.

« Afin de semer les guerres impies contre Dieu, elle exige un militantisme des plus misérables de l'esprit » continue-t-il. « Elle sépare l'âme malheureuse de la communion des anges, la retirant de sa noblesse pour la placer sous le joug de sa propre domination. Elle déshabille ses soldats des armes des vertus et, pour les frapper à terre, elle les expose aux fléchettes de tous les vices. . . . Elle ronge la conscience comme des vers, brûle la chair comme un feu et les rend haletant du désir de plaisir. Mais en revanche elle craint d'être exposée, de sortir en public, d’être connue par les autres ».

Contrairement au Cardinal Marx et à d'autres prélats Catholiques qui ont récemment préconisé l'affirmation des relations homosexuelles ou de leur tolérance, Pierre Damien écrit que nous devons éviter la « miséricorde cruelle » de rester silencieux face au mal et met même en garde que nous deviendrions le « meurtrier de l'âme d'autrui » si nous ne parlons pas contre l'immoralité de leur comportement.

« Qui suis-je pour regarder un tel crime nocif se propager parmi ceux qui sont dans les Ordres et garder le silence, pour oser attendre le jugement de la punition divine en tant que meurtrier de l'âme d'autrui et de commencer à devenir le débiteur de cette culpabilité dont je n’ai été nullement l'auteur ? » écrit Damien, ajoutant plus tard « Comment puis-je aimer mon prochain comme moi-même, si je laisse négligemment la plaie, par laquelle je ne doute pas qu'il en mourra d'une mort brutale à suppurer dans son âme ? En voyant les blessures spirituelles, devrais-je donc négliger de les guérir par la chirurgie des paroles ? »

Les écrits de Saint Pierre Damien ont été bien reçus par le Pape Saint Léon IX qui a déclaré : « Tout ce que ce petit livre contient a plu à notre jugement, étant de l'eau par opposition au feu diabolique ». Aujourd'hui, cependant, les avertissements de Damien sont de plus en plus ignorés par les prélats Européens et Américains en faveur d'une compréhension indifférente et même bénigne du péché de sodomie.


jeudi 16 juin 2016

La rhétorique du Pape
contre les Catholiques « Fondamentalistes »
pourrait aider à paver la voie à la persécution active




Par : John-Henry Westen
Éditorialiste en chef de Life Site News

Note : le lecteur peut également lire l'article précédent de cette série portant toujours sur le même thème : l'analyse du pontificat du Pape François.

Cet article est intitulé : « À en confondre même les dévots, les déclarations troublantes du Pape François »


15 juin 2016 (LifeSiteNews) – C’est l'un des points de discussion les plus fréquents de François. Ça explique certainement une partie de son attrait auprès des médias et en même temps l'une des choses les plus blessantes pour ceux à l'intérieur de l'Église pour qui la Foi signifie tout. Je parle du penchant du Pape à fustiger les adhérents fidèles à la Foi Catholique comme étant des « obsédés », des « docteurs de la loi », des « néo-pélagiens », des « égocentriques », des « restaurationnistes », des « fondamentalistes », des « rigides », des « idéologues », des« hypocrites », et bien plus encore.

L'effet de déferlement vraiment trop fréquent de la bouche du Pontife lui-même est potentiellement mortel. Elle confirme le préjugé du monde contre les Chrétiens fidèles comme les médias les dépeint constamment — comme des hypocrites et pire. De plus, ça permet la fausse catégorisation des adhérents Chrétiens avec les radicaux Islamiques radicaux qui ont besoin d’être supprimés afin d'assurer la sécurité publique.

Qui peut blâmer les médias pour de telles comparaisons quand le Pape lui-même les fait ? « Le fondamentalisme est une maladie que l'on trouve dans toutes les religions » a déclaré le Pape en novembre alors quand il rentrait à Rome de l'Afrique. « Parmi les Catholiques il y a beaucoup, pas un peu, beaucoup, qui croient détenir la vérité absolue » a-t-il ajouté. « Ils vont de l'avant en nuisant aux autres par la calomnie et la diffamation, et ils le font beaucoup de mal. ... Et ça doit être combattu ».

Compte tenu de la quantité excessive de temps qu'il passe à les condamner, il serait ridicule de suggérer que le Pape ne parle que du nombre infinitésimal de Catholiques pratiquants qui ont un penchant puritain dérangé.

Il a maintenant été librement admis par les autorités du Vatican qu'il y avait un groupe libéral extrême des Cardinaux connu sous le nom du groupe Saint-Gallen qui a soutenu l'élection papale du Cardinal Bergoglio. Mais même si François a une dispute idéologique avec les Cardinaux conservateurs comme le Cardinal Raymond Burke, ses critiques publiques répétées contre les Catholiques qui tiennent à la « vérité absolue » est potentiellement un grand danger pour les fidèles.

Outre le fait que les remarques du Pape François à ce propos contredisent ses prédécesseurs (voir à la fin de cet article), elles sont un grave danger parce que les autorités séculières sont trop disposées à écraser la liberté de religion aux Chrétiens sous prétexte qu'ils recèlent un fondamentalisme dangereux. Avec les propres paroles du Pape, ils peuvent assimiler les Catholiques qui détiendraient toutes les chaires d’enseignement de l'Église avec les fondamentalistes Islamiques ou Hindous qui emploient la violence et la torture comme moyen de conquête.

Rappelez-vous les paroles glaciales du Professeur Robert George de l’Université de Princeton dans son célèbre discours excellent discours qui nous fait réfléchir sur la persécution quotidienne que nous vivrons : « Plus de Catholicisme confortable ». Il a noté que le monde n'a pas d'animosité envers un Catholique nominal qui va juste à la Messe, mais c’est très différent quand il en vient à celui qui « croit réellement à ce que l'Église enseigne sur des questions telles que le mariage et la morale sexuelle et le caractère sacré de la vie humaine ».

Il a dit qu'il est encore possible d'être un Catholique en « sécurité » ou « confortable » aujourd'hui « si, en fait, quelqu’un ne croit pas à ce que l'Église enseigne ou, pour l'instant du moins, même s’il peut croire à ces enseignements, mais qu’il est prêt à être complètement silencieux à leur sujet ». Le Professeur George a mis en garde, cependant, qu'il y a des conséquences graves qui attendent ceux qui ne céderont pas à la pression ». Être un témoin de l'Évangile aujourd'hui, c’est de se faire un homme ou une femme marqué » a-t-il dit.

C’est exactement cette distinction — entre les Catholiques fidèles et ceux de nom seulement ( « les nominaux » ) — que le monde est en train de lire dans les harangues régulières du Pape François sur les « fondamentalistes » Catholiques par opposition aux autres. La fréquence des harangues est telle qu'elle dépasse la portée de cet article pour indiquer tous les cas au cours des trois dernières années du pontificat. Mais ces quelques exemples devraient illustrer le point ( l’emphase est mise par nous ) :

  • Le 19 septembre 2013 dans une interview exclusive au magazine Jésuite: « Si le Chrétien est un restaurationniste, un légaliste, s'il veut que tout soit clair et sûr, alors il ne trouvera rien ... Ceux qui, aujourd'hui, cherchent toujours des solutions disciplinaires, ceux qui aspirent à une « sécurité » doctrinale exagérée, ceux qui tentent obstinément de récupérer un passé qui n'existe plus — ils ont une vue statique et dirigée vers l'intérieur des choses. De cette façon, la Foi devient une idéologie parmi d'autres idéologies ».

  • Dans l’Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium (La joie de l'Évangile) publiée le 26 novembre, 2013 : « C’est une présumée sécurité doctrinale ou disciplinaire qui donne lieu à un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres, et, au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle... Du moment qu’elle est liée à la recherche de l’apparence, elle ne s’accompagne pas toujours de péchés publics, et, extérieurement, tout semble correct. Mais si elle envahissait l’Église, « elle serait infiniment plus désastreuse qu’une quelconque autre mondanité simplement morale ».

  • Juin 2014, lors de l’interview avec le magazine en langue espagnole La Vanguardia : « Dans les trois religions, nous avons nos groupes fondamentalistes, petits par rapport à tout le reste. Un groupe fondamentaliste, bien qu'il ne peut pas tuer quelqu'un, même s’il ne peut pas frapper quelqu'un, est violent. La structure mentale des fondamentalistes est la violence au nom de Dieu ».

  • Le 19 octobre 2014, dans son discours de clôture au Synode extraordinaire sur la famille, François a parlé des « traditionalistes » avec leur « inflexibilité hostile » et leur incapacité à se laisser « surprendre par Dieu ».

  • Dans le livre-entretien de janvier 2015 intitulé « Le Nom de Dieu est Miséricorde », François dit que les « savants de la loi » sont « l'opposition principale à Jésus; ils Le remettent en question au nom de la Doctrine ». Et il ajoute : « Cette approche est répétée tout au long de la longue histoire de l'Église ».

  • Dans une interview à la radio Radio Milenium, François dit en septembre 2015 : « Les fondamentalistes gardent Dieu éloigné pour qu’il ne puisse pas accompagner son peuple, ils détournent leurs esprits de Lui et Le transforme en une idéologie. Donc, au nom de ce dieu idéologique, ils tuent, ils attaquent, ils détruisent, ils calomnient. En pratique, ils transforment ce Dieu en un Baal, en une idole. ... Aucune religion n’est à l'abri de ses propres fondamentalismes. Dans toutes les religions, il y aura un petit groupe de fondamentalistes dont le travail est de détruire pour l'amour d'une idée, et non pas la réalité ».

  • Dans son discours de clôture du Synode sur la famille en octobre 2015, le Pape a condamné « les cœurs fermés qui se cachent souvent même derrière les enseignements de l'Église ou de bonnes intentions, pour s’asseoir dans la chaire de Moïse et juger, parfois avec la supériorité et la superficialité, les cas difficiles et les familles blessées ».

  • L'homélie de François le 18 janvier, 2016 se lit comme suit : « Les Chrétiens qui disent « ça a toujours été fait de cette façon » et s’arrêtent là ont des cœurs fermés aux surprises de l'Esprit Saint. Ils sont des idolâtres et des rebelles qui n’arriveront jamais à la plénitude de la vérité ».

  • Le rapport de la radio officielle du Vatican sur son homélie du 9 juin 2016 se lit comme suit : « François a mis en garde jeudi contre une rigidité excessive, en disant que ceux au sein de l'Église qui nous disent « ça ou rien », sont hérétiques et non Catholiques ».

  • François a reconnu lui-même l'augmentation ou la « persécution « polie » ou « éduquée » qui vise à restreindre les droits à la liberté de religion et de l'objection de conscience. Ce qu'il ne voit évidemment pas, c’est que sa rhétorique contre les Catholiques qu'il perçoit comme « fondamentalistes » fournit du fourrage pour les ennemis de la vérité afin d’opprimer les fidèles Catholiques, même violemment. Prions avec urgence pour que François puisse avoir sa vue restaurée.


    Citations de documents de l'Église et de ses prédécesseurs qui vont à l'encontre des sentiments exprimés par le Pape François (accent mis par nous) :

  • Écrit Saint Paul dans 2 Thessaloniciens 2 :15 : « Ainsi, frères, demeurez fermes et retenez les enseignements que nous vous avons transmis soit oralement, soit par notre lettre ».

  • Le canon de la messe dans la forme extraordinaire tel que prié depuis plus de 1000 ans a noté que la Messe était offerte pour la hiérarchie de l'Église et pour « tous les croyants orthodoxes de la Foi Catholique et apostolique ».

  • En parlant aux Évêques d'Amérique Latine en 1979, le Pape Saint Jean-Paul II a dit : « D’être vigilant pour la pureté de la Doctrine qui est la base dans la construction de la communauté Chrétienne, est donc, en même temps que l'annonce de l'Évangile, le devoir primaire et irremplaçable du Pasteur, du Maître de la Foi. Combien de fois Saint Paul a souligné cela, convaincu que c’était extrêmement important d’accomplir ce devoir (cf. 1 Tm 1 : 3 -7; 18 -20; 4 :11, 16; 2Tim 1 : 4-14). Au-delà de l'unité dans l'amour, l'unité dans la vérité est toujours urgente pour nous ».

  • En 1984, le Pape Saint Jean-Paul II a dit aux Évêques du Chili : « Notre fermeté viendra de cette base solide, puisque l'Église d'aujourd'hui, en dépit de toutes les difficultés qui l'entourent, ne peut pas parler d'une manière différente de celle que le Christ a parlé. Pour cette raison, l'Église, en particulier les Pasteurs, devraient être unis autour de la vérité absolue qui est Dieu et de le proclamer dans toute son intégrité et sa pureté ».

  • Le Pape Saint Jean-Paul II a écrit dans 1993 encyclique Veritatis Splendor : « Une attitude de ce genre (celui qui fait de sa propre faiblesse le critère de la vérité au sujet du bien) corrompt la moralité de toute la société, parce qu'elle enseigne le doute sur l'objectivité de la loi morale en général et le refus du caractère absolu des interdits moraux portant sur des actes humains déterminés, et elle finit par confondre tous les jugements de valeur ».

  • Dans un discours prononcé dans la Basilique du Vatican à la veille de son élection à la papauté, le Cardinal Joseph Ratzinger a déclaré : « Aujourd'hui, avoir une Foi claire selon le Credo de l'Église est souvent étiqueté comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c’est-à-dire se laisser « ballotté ici et là, emporté à tout vent de doctrine », semble la seule attitude qui peut faire face aux temps modernes. Nous construisons une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et dont le but ultime est composé uniquement de son propre ego et de ses désirs ».

  • Sous le Pape Benoît en 2007, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a enseigné : « Pendant longtemps, la raison de l'évangélisation n'a pas été claire pour beaucoup d'entre les fidèles Catholiques. Il est même précisé que la prétention d'avoir reçu le don de la plénitude de la révélation de Dieu masque une attitude d'intolérance et un danger pour la paix ».