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jeudi 30 mars 2017

Cardinal Marx

Les laïcs peuvent diriger des paroisses



par : Lisa Bourne
SOURCE : Life Site News

MUNICH, Allemagne, le 28 mars 2017 (LSN) - Le Cardinal Allemand Reinhard Marx envisage de permettre à des laïcs dans son Archidiocèse de diriger des paroisses en réponse à la pénurie de prêtres et il est également ouvert à la possibilité de prêtres mariés.

Le Cardinal Marx a dit que des paroisses dans l'Archidiocèse de Munich devront être réorganisées et que les exigences actuelles d'admission à la prêtrise doivent être reconsidérées. L'Archidiocèse a une population Catholique de plus de 1,7 millions, mais il y a eu un seul candidat à la prêtrise cette année.

« Nous vivons un grand bouleversement dans l'Église en ce moment » a dit le Cardinal.

Marx, âgé de 63 ans, qui est Président de de la Conférence des Évêques Allemands et membre du Conseil des Cardinaux du Pape François ainsi qu'un proche conseiller du Pape, a récemment annoncé un projet pilote cet automne avec des modèles de leadership paroissiaux.

Le Cardinal Marx a dit que toutes les possibilités ne sont pas encore conçues complètement. Il a cité le « sacerdoce de tous les fidèles » et a fait référence au Concile Vatican II (chapitre 2, Lumen Gentium : « Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique sont cependant ordonnés l’un à l’autre »).

Une église presque vide à Munich.

Ses commentaires étaient faits aux 180 membres du conseil diocésain de Munich — son principal corps de laïcs — à l'assemblée plénière du groupe le 18 mars, selon un rapport de La Croix Internationale et qui a été repris par CatholicCulture.com.

Le Cardinal a reconnu que lorsque le Pape François a récemment évoqué la possibilité d'un sacerdoce marié — ou viri probati — à l’hebdomadaire Allemand Die Zeit, il ne faisait pas référence à l'Allemagne mais aux diocèses dans les régions éloignées.

Le Cardinal Marx a dit que son propre projet pilote était en fait une réponse à la pénurie de prêtres « mais aussi au fait que ce sont pas tous les prêtres qui sont en mesure de diriger des paroisses ».

Il a dit qu'il était important de préserver les paroisses individuelles pour garantir la présence locale de l'Église et a catégoriquement rejeté de fusionner des paroisses. Le Cardinal a déclaré plus précisément que des bénévoles laïcs à temps plein pourraient reprendre des paroisses. Il a dit qu'il y avait une base canonique pour une plus grande participation laïque.

« L'église locale est des plus importantes » a déclaré le Cardinal Marx. « Nous perdrions beaucoup de possibilités si nous nous retirerions de nos racines territoriales. C’est une question de rester visible localement ».

« Des milliers de gens m’ont fait savoir qu’ils sont sûrs qu'il vaut la peine de se joindre et de faire un travail pastoral dans leurs paroisses » a poursuivi le Cardinal, ajoutant que les vocations de ces paroissiens auraient maintenant besoin d’être regardées de plus près.

En plus d'être un proche collaborateur du Pape et de siéger sur son Conseil des 9, le Cardinal Marx est coordonateur du Conseil du Vatican pour l'Économie.

Les vocations au sacerdoce ont plongé ces dernières années en Allemagne. La baisse a coïncidé avec la montée de la réforme libérale dans l'Église par une grande partie de sa hiérarchie là-bas.

Seulement un peu plus de la moitié des prêtres du pays se prévaut du Sacrement de la Confession et il y a une action concertée pour un assouplissement de la loi de l'Église sur la Communion pour les Catholiques divorcés et remariés civilement.

La Conférence des Évêques Allemands a également encouragé les unions homosexuelles comme étant un sacrement, a publié du matériel à l'appui de l'idéologie du genre et a avancé des justifications pour le « mariage » de même sexe. La Conférence a voté en 2015 pour permettre à ses employés de défier publiquement l'enseignement moral de l'Église sans mettre leur emploi en danger.

Le Conseil permanent de la Conférence des Évêques Allemands a publié une déclaration officielle en février approuvant l'accès à la Communion pour les Catholiques qui vivent en union adultère sans s'abstenir de rapports sexuels. La déclaration a formalisé la dissidence de l'Église Allemande en rapport avec l'enseignement Catholique sur la Communion, le Mariage et la Pénitence.

Au cours des deux derniers Synodes sur la Famille, en réponse à la question brûlante et contestée de la Communion pour les Catholiques vivant objectivement dans le péché, le Cardinal Marx a déclaré sans équivoque que l'Allemagne ne serait pas liée par les diktats de la direction de l'Église.

« Nous ne sommes pas une filiale de Rome » a déclaré le Cardinal Marx. « Le Synode ne peut pas prescrire en détail ce que nous devrions faire en Allemagne ».

Le Cardinal Marx a rejeté les dubia présentés par les Quatre Cardinaux demandant des éclaircissements concernant Amoris Laetitia sur la base que ce document « n’est pas aussi ambigu comme certains le prétendent ».

Le Cardinal Marx a également dit récemment qu’il était à la fois clair que Amoris Laetitia permet la Communion pour les personnes divorcées et civilement remariées et que c’était l’intention du Pape François.

samedi 3 décembre 2016

Sous François, la « théologie de la dissidence » a-t-elle triomphé ?



Écrit par : Père Peter Mitchell, Docteur en Histoire de l'Église

Le Père Peter Mitchell, H.E.D., est un prêtre du diocèse de Green Bay. Il a reçu son doctorat en histoire de l'Église à l'Université Pontificale Grégorienne en 2009. Il est l'auteur de « Le coup à l'Université Catholique : La révolution de 1968 dans l'enseignement Catholique Américain » (Ignatius Press, 2015).


SOURCE : Life Site News



1 décembre 2016 (LSN) - Je suis un curé, le pasteur d'une paroisse américaine typique de banlieue qui tente, aussi gentiment et patiemment que je peux, d’aider les gens qui ne sont pas souvent bien formés dans leur foi Catholique à comprendre ce que l'Église enseigne et pourquoi. Mon expérience répétée est que les gens sont reconnaissants quand un prêtre leur explique l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique d’autant plus qu’en tant que Catholiques aujourd'hui la plupart des adultes admettent volontiers qu'ils n'ont pas été généralement bien catéchisés.

Comme beaucoup de mes frères prêtres, je suis préoccupé par les deux Synodes sur la Famille (2014 et 2015) et l'Exhortation post-synodale Amoris Laetitia (avril 2016) parce que l'enseignement provenant des Synodes semble parfois confondre l'enseignement clair du Catéchisme et même saper le travail du pasteur à catéchiser une paroisse. Selon le langage des plus ambivalents d’Amoris, un pasteur n’est plus capable d’expliquer aux gens tout simplement que certaines actions sont des péchés mortels — comme l'Église l’a toujours enseigné — et que ceux qui les commettent doivent se repentir et recevoir le Sacrement de Pénitence avant de recevoir la Sainte Communion (AL 301). Au lieu de cela, on me conseille maintenant d'exercer du « discernement pastoral » et de reconnaître que « les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes » (AL 300). Le travail difficile mais gratifiant que j'ai fait durant mon sacerdoce — enseigner patiemment les lois morales claires de l'Église aux gens et trouvant que quand je l'ai fait ces gens ont été reconnaissants profondément — a été maintenant décrit, semble-t-il, comme « lancer des pierres à la vie des gens » et« se cacher derrière les enseignements de l'Église » avec un coeur fermé (AL 305).

Dans le même temps, les communications officielles de l'Église et les médias Catholiques sont toujours désireux d'exalter François comme le « Pape de la Miséricorde », un visionnaire qui a révolutionné l'Église Catholique avec sa nouvelle approche incarnée au début de son pontificat par sa déclaration des plus caractéristiques : « Qui suis-je pour juger ? » François propose supposément une approche soi-disant nouvelle et miséricordieuse de « discernement »et d’« accompagnement » de ceux dont la vie n’est pas conforme aux enseignements moraux de l'Église, critiquant ceux qui verraient les questions morales comme en « noir et blanc ». Depuis 2013, j'ai écouté attentivement les paroles de François aux prêtres et j’ai essayé de discerner quel est mon rôle maintenant que j'essaie de suivre ses conseils en tant que professeur de morale aux fidèles. J'ai aussi essayé de comprendre les nombreux laïcs éclairés et pieux, mes enfants spirituels, qui partagent avec moi qu'ils ont été eux aussi désorientés par les paroles et le ton du Saint-Père.

Ma confusion n'a que seulement augmenté lorsque François a récemment conseillé à la Congrégation Générale des Jésuites de louanger Bernard Haring comme un véritable mentor, même comme « le premier à commencer à chercher une nouvelle façon d’aider la théologie morale à prospérer à nouveau » (La Civiltà Cattolica, 24 octobre , 2016). Dans cette recommandation, le Saint-Père proclame un théologien qui a passé des décennies à proposer et à faire la promotion de ce que l'on appelait la « théologie de la dissidence».

Haring, professeur Allemand de théologie morale au Alfonsianum à Rome de 1950 à 1986, a été l'influence déterminante sur Charles Curran et la génération entière de théologiens qui se sont définis eux-mêmes en 1968 avec leur « Déclaration de Dissidence » contre la lettre encyclique Humanae Vitae du Pape Paul VI. En effet, c’est le soutien de Haring pour la Déclaration de Dissidence qui fut un facteur crucial dans la dissidence théologique de Curran pour qu’elle gagne la légitimité théologique et forme une génération d'autres théologiens au même point de vue dissident. Dans les années suivant 1968, cette théologie de la dissidence s’est propagée et est devenue la caractéristique de la majeure partie de l'Église Catholique aux États-Unis et en particulier des salles d'enseignement supérieur Catholique. Haring, Curran, et d'autres théologiens Catholiques ont encouragé les Catholiques à penser pour eux-mêmes et à résister à l'enseignement de Jean-Paul II comme Pape comme étant rigide et anti-personnel. En louant Haring comme un pionnier, le Pape François semble louanger ceux qui ne proclament pas l'enseignement moral définitif du Catéchisme. Il est difficile d'en arriver à une autre conclusion.

Tout cela est profondément déroutant pour les Catholiques, comme moi de la « Génération JP2 » qui a été attiré à l'Église Catholique précisément à cause du témoignage courageux et de l'enseignement moral clair qui nous fut donné par Saint Jean-Paul II. J’ai fait mon séminaire et j’ai été ordonné dans les années 1990 ; Jean-Paul II a inspiré ma vocation. Il a démontré clairement qu’il était le « Pape de la Miséricorde » en canonisant Saint Faustina Kowalska et en promouvant le message de la Divine Miséricorde à travers le monde. Au fil de mes années de séminaire, j’ai lu ses encycliques et j’ai été formé pour enseigner aux autres comment embrasser le beau défi de notre Foi Catholique dans un monde qui était souvent confus au sujet du sens de la vérité et de l'amour. La publication du Catéchisme de l'Église Catholique et des encycliques Veritatis Splendor et Evangelium Vitae, entre autres, furent des moments déterminants dans ma formation. Ces magnifiques documents enseignent clairement que les actions qui violent les Dix Commandements sont intrinsèquement mauvaises ; autrement dit, elles ne peuvent jamais être justifiées moralement en toutes circonstances. Comme l’a expliqué Jean-Paul II, dans l'Évangile, Jésus dit au jeune homme riche : « Si tu veux entrer dans la vie, obéis aux Commandements » (Mt 19 :17), et ainsi « un lien étroit est fait entre la Vie Éternelle et l'obéissance aux Commandements de Dieu : les Commandements de Dieu montrent à l'homme le chemin de la vie et y mènent » (VS 12). Ses paroles étaient difficiles, elles avaient un sens et elles nous ont inspirés. Bien que c’était certainement difficile d'être Catholique dans une culture qui a favorisé le matérialisme, le plaisir effréné et « faire ce que je veux », comme étant l'expression ultime de la liberté, heureusement nous avions un chef pasteur qui nous a soutenus dans notre mission et nous a invités à montrer la Miséricorde de Dieu aux autres en leur parlant de la vérité avec amour et clarté. Jean-Paul II nous a inspiré de vivre et de partager avec d'autres le don de l'Amour Miséricordieux de Jésus en présentant au Peuple de Dieu le don de l'enseignement moral de l'Église à un moment de l'histoire où « nous sommes confrontés à un conflit énorme et dramatique entre le bien et mal » (EV, 28).

Durant ces mêmes années, moi et beaucoup de mes confrères du séminaire qui étaient au courant qu'il y avait un élément dans l'Église qui rejetait l'enseignement de Jean-Paul II comme étant simple. Les théologiens dissidents ont été autorisés à exister côte à côte dans les Institutions Catholiques avec des théologiens qui enseignaient en conformité avec le Catéchisme et le Magistère. Les raisons pour cela n’ont jamais été claires pour moi et ne le sont toujours pas. Encouragés directement par le Pape Jean Paul II aux Journées Mondiales de la Jeunesse à être « inconditionnellement pro-vie » (EV 28), nous avons persévéré dans la prière du Rosaire en dehors des cliniques d'avortement et, souvent, nous avons été subtilement ridiculisés comme étant des facteurs de « division » par certains des théologiens qui nous enseignaient. Malgré cette persécution interne, nous avons toujours été encouragés par la conviction que le Saint-Père nous supportait et, finalement, nous avons été ordonnés et avons commencé le travail d'enseignement et de prédication à deux générations de Catholiques qui connaissaient très peu les contenus de la foi. Souvent, nous nous sommes retrouvés dans la situation d'être au mieux tolérés dans l'Église par ceux qui avaient retenu une piètre opinion de Jean-Paul II et étaient beaucoup plus favorables à l'enseignement de Haring, Curran et des théologiens dissidents au même esprit.

Maintenant, il semble que ce que l'on avait l’habitude d’appeler la théologie de la dissidence a émergé triomphante au sein de l'Église — et le clergé qui lui est sympathique ont été favorisés et se sont retrouvés promus par le Saint-Père. Nous avons vu des Évêques ambivalents envers des témoins pro-vie être élevés au rang de Cardinal tandis que des Cardinaux qui se sont enquis de la confusion causée par le Synode sur la Famille ont été mis à l'écart. Les dubia respectueusement soumis par quatre Cardinaux au Saint-Père ont résumé la vraie confusion qui existe pour ceux à qui il apparaît que l'enseignement de Amoris Laetitia a renversé l'enseignement effectif du Catéchisme et de Veritatis Splendor. Il semble que ceux qui souhaitent enseigner ce qui est enseigné par le Catéchisme sont maintenant condamnés comme facteurs de division et manquant d'obéissance au Magistère. Ceux qui s’écarteraient du Catéchisme sont désormais salués comme étant en union avec le Magistère et les promoteurs de l'unité. Tout semble avoir été renversé. L'Église exige que chaque curé de paroisse prenne un « Serment de Fidélité » au Magistère au moment de son installation en tant que pasteur, mais il est maintenant extrêmement difficile en tant que prêtre de savoir ce que signifie exactement une telle fidélité. J’ai fait le serment plus tôt cette année et vraiment je me suis senti confus quant à l'autorité à laquelle je promettais d'adhérer surtout quand j’ai engagé ma « soumission religieuse de ma volonté et de mon intelligence » à l'enseignement du Pape et des Évêques car il semble que l'enseignement d'une Exhortation apostolique de 2016 a apparemment invalidé l'enseignement d'une Encyclique de 1993 ainsi que le Catéchisme de l'Église Catholique.

Lors d’un autre moment de confusion dans l'histoire de l’Église, lors de son procès avant son exécution en 1581, Saint Edmund Campion a déclaré à ceux de l’« Église d’Angleterre » qui l'avaient condamné pour trahison à cause de sa Foi Catholique : « En nous condamnant, vous condamnez tous vos ancêtres ... Car ce que nous avons enseigné, vous pouvez cependant le qualifier du nom odieux de trahison, ne l’ont-ils pas uniformément enseigné ? D’être condamné avec ces vieilles lumières — non seulement de l'Angleterre, mais du monde — par des descendants dégénérés, c’est à la fois allégresse et joie pour nous ». Il semblerait que l'autre tel moment de « rectitude politique » est sur nous. Les deux Synodes sur la Famille semblaient être remplis avec des Évêques désireux d’ignorer ou de rejeter l'enseignement magistériel de Jean-Paul II, donnant ainsi l'apparence de légitimité ecclésiale à la théologie de la dissidence. Les Évêques ascendants et les Cardinaux qui affirment maintenant avec véhémence l'interprétation approuvée par François d’Amoris Laetitia indiquent que l'enseignement de Jean-Paul II n’est plus applicable dans l '« Église de François ». En mettant à l'écart l'enseignement de Jean-Paul II sur le mariage, ils condamnent beaucoup d'autres grandes lumières de la Tradition. La révision a été formulée en des termes comme le « discernement », « l'accompagnement » et, plus que tout, la « miséricorde », mais la vérité contenue dans l'enseignement pérenne de l'Église ne peut pas être changée par un vote majoritaire d'un synode ou quelqu'un d'autre. Prions avec ferveur certains de nos Évêques qui peuvent avoir la simplicité et l'humilité enfantine qui est nécessaire en ce moment de crise, de défendre les enseignements infaillibles moraux intemporels de notre Église et de protéger le Peuple de Dieu de la confusion en cours.

dimanche 31 juillet 2016

En vitesse vers la structure Protestante

Le Pape a parlé de décisions « décentralisatrices »
pour la Communion aux divorcés/ remariés



Par : Pete Baklinski
SOURCE : Life Site News
Le 29 juillet, 2016 - 16:42 EST





Le Pape a parlé de décisions « décentralisatrices » pour la Communion aux divorcés/ remariés : selon l’Archevêque en chef des Évêques Polonais.

CRACOVIE, Pologne, le 29 Juillet 2016 (Life Site News) - L’Archevêque en chef des Évêques Polonais a dit que le Pape François, dans le cadre d’une rencontre privée qu’il a tenue cette semaine avec les Évêques du pays, a parlé de permettre aux Conférences Épiscopales locales de prendre des décisions sur la pratique controversée de donner la Communion à ceux qui sont divorcés et remariés.

« Le Saint-Père dit que des lois générales sont très difficiles à appliquer dans chaque pays et qu’il a parlé de la décentralisation » a déclaré l’Archevêque Stanislaw Gadecki aux journalistes après une rencontre à huis clos le 27 juillet avec le Pape à Cracovie. Le Pape a voyagé en Pologne pour les Journées Mondiales de la Jeunesse.

Le Pape a relaté que, dans une Église décentralisée, les Conférences Épiscopales « pourraient de leur propre initiative non seulement interpréter des Encycliques papales mais de prendre en considération leur situation culturelle propre et que ça pourrait aborder certaines questions spécifiques d'une manière appropriée » a dit l’Archevêque Gadecki.

C’était en octobre 2015 que François a invité à une Église plus décentralisée où il pourrait être confié aux Conférences des Évêques une autorité même sur des questions Doctrinales. Les critiques ont vu cette orientation comme contraire au Credo apostolique dans lequel les Catholiques professent la croyance dans une Église qui est « Une, Sainte, Catholique et Apostolique ».

Le Cardinal François Arinze, Préfet Émérite de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, avait dit à cette époque que sur les questions de foi et de morale, il serait impossible pour les églises locales d'enseigner quoi que ce soit de différent de Rome parce que ce serait compromettre l'unité du Église. Voici ce qu’il disait :

« Les Dix Commandements ne sont pas soumis à des frontières nationales. Une Conférence des Évêques dans un pays ne peut pas accepter que le vol d'une banque ne soit pas un péché dans ce pays, ou que les personnes divorcées qui sont remariées peuvent recevoir la Sainte Communion dans ce pays, mais lorsque vous traversez la frontière et allez dans un autre pays, ça devient alors un péché » a-t-il dit dans une interview à l'époque avec Life Site News.

Une suggestion d'une Église décentralisée est aussi apparue dans l’Exhortation Apostolique Amoris Laetitia du Pape en avril.

Le Pape écrit: « Je voudrais réaffirmer que tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des des interventions magistérielles ... Dans chaque pays ou région, peuvent être cherchées des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux ».

Aux États-Unis, le Père Gerald Murray, avocat expert en Droit canon, a appelé ce passage comme étant une « déclaration dangereuse » en ce qu'elle indique qu'il pourrait y avoir des lois différentes et même contraires dans différents pays en ce qui concerne, par exemple, qui peut être admis au Sacrement de la Communion.

« C’est très inquiétant. Les Sacrements ne sont pas la possession de quelque culture que ce soit, ainsi donc, leur règlementation est confiée aux gardiens de l'Église, c’est-à-dire au Pape et aux Évêques. Or, que l'inculturation soit un thème très populaire parce que nous pensons, eh bien, que ça rend les gens se sentir plus à l'aise avec leur religion, mais je dis tout le contraire : quand la religion est transmise avec précision à partir du centre, vous vous sentez alors plus à l'aise » a-t-il dit dans une interview à la chaîne EWTN en avril.

Lors de la même émission, Robert Royal, le Président de l'Institut Foi et Raison, était d’accord.

« Nous aurions cette situation absurde [dans une Église décentralisée] où vous pouvez embarquer dans votre voiture et vous rendre en Pologne et, rendu là, vous recevez la Communion si vous êtes divorcés et remariés, c’est un sacrilège et c'est une rupture avec la Tradition, c’est une gifle au visage de Notre Seigneur ... vous traversez ensuite en Allemagne et tout à coup c’est cette nouvelle effusion de [ soi-disant ] miséricorde » a-t-il dit.

L’Archevêque Gadecki a déclaré aux journalistes après la rencontre avec le Pape que l'Église en Pologne refusera la Communion aux divorcés et remariés Catholiques. Alors qu’il disait cela, il a reconnu la nécessité pour lui-même d’un « discernement constant » pour les divorcés et remariés et il a ajouté qu'il pourrait y avoir un « choc théologique » sur la « nécessité de la foi et de recevoir les Sacrements ».

La Communion pour les divorcés et remariés n’est « pas quelque chose qui se résout dans le confessionnal en deux minutes ou en deux ans » a-t-il dit. « C’est un chemin que les prêtres et les laïcs doivent marcher ensemble, sachant que, si un mariage a été validement conclu, il n'y a pas lieu de donner la Sainte Communion si la personne est divorcée et remariée ».

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

vendredi 29 juillet 2016

L’éducation sexuelle du Vatican
« se rend » à la révolution sexuelle


Des leaders militants pro-vie et pro-famille réagissent



Par : Pete Baklinski
SOURCE : Life Site News






29 juillet 2016 (LSN) - Trois dirigeants internationaux militant pour la vie et la famille qui ont défendu l'enseignement Catholique sur le mariage, la sexualité et la vie pendant des décennies, ont appelé le programme d’éducation sexuelle pour les adolescents récemment publié par le Vatican de « complètement immoral », d’« entièrement inapproprié » et de « tout à fait tragique ».

« Je trouve monstrueux qu’un organisme officiel de l'Église ne créerait pas seulement un programme d'éducation sexuelle pour les adolescents mais un qui contourne les parents en tant que premiers éducateurs de leurs enfants » a déclaré le Dr Thomas Ward, fondateur et président de l'Association nationale des Familles Catholiques ainsi qu'un membre correspondant de l'Académie Pontificale pour la vie.

Le programme, intitulé « LIEU DE LA RENCONTRE : Un projet pour l’éducation sexuelle et affective », a été publié la semaine dernière par le Conseil Pontifical pour la Famille et il sera présenté cette semaine aux jeunes aux Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne.

Lisez ici une analyse critique détaillée de ce programme ici.

Bien que le programme ait été en processus de développement par des couples mariés en Espagne depuis un certain nombre d'années, il semble avoir reçu une impulsion à être complété suite à l’Exhortation sur le Mariage et la Famille, Amoris Laetitia ,du Pape François en avril dernier. Dans son Exhortation, le Pape parle du « besoin d'éducation sexuelle » qui a besoin d’être adressé par les « établissements d'enseignement », un mouvement qui a inquiété l’ensemble des dirigeants pro vie et pro famille du monde puisque l'Église Catholique a toujours reconnu et enseigné — souvent face à l’opposition des puissances mondiales — que l'éducation sexuelle est le « droit fondamental et le devoir des parents ».

Ward considère que c’est « malhonnête » pour quiconque de penser que le programme ne sera pas utilisé comme une excuse par les différents pouvoirs et autorités afin d’« ignorer et même de rejeter les préoccupations des parents protestataires qui essaient de protéger leurs enfants ».

« Cela pourrait être le programme le plus pur dans le monde mais le fait qu’il se dépolie alors qu’on met les parents de côté, ça ouvre une boîte de Pandore à l'éducation sexuelle de toutes sortes. En écartant les parents, les créateurs du programme ont effectivement enlevé la sauvegarde qui a été mise en place par Dieu pour protéger les enfants des influences corruptrices » a-t-il dit à Life Site News.

À titre indicatif, voyez certaines images et des activités suggestives sexuellement explicites dans les cahiers de cours (déroulez les pages) (ici, ici, et ici).

Le programme d’éducation sexuelle du Vatican pour les Jeunes a été créé pour être utilisé principalement dans une salle de classe par les éducateurs.

Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil Pontifical, a déclaré lors d'une présentation sur le programme d’éducation sexuelle que le « caractère unique du projet » consiste en ce qu'il « combine l’attention des enseignants avec celle de l'adolescent ou du jeune ».

Mgr Carlos Simon Vazquez, sous-secrétaire du Conseil, est allé encore plus loin dans son introduction au programme, en mettant l'accent sur le fait que d’instrumenter l’« éducateur ou l'enseignant » comme étant un « développement exceptionnel ».

« En fait, une articulation pédagogique interne entière est imprégnée par le dialogue enseignant-élève, présenté comme l'un des atouts de ce projet qui peut être introduit à différents stades de la vie des jeunes » a-t-il écrit.

Le Monseigneur manifeste un intérêt de pure forme pour le rôle des parents, déclarant que le cours peut être aussi utilisé par les familles, ce qui « enrichit » les foyers par ce projet .

Dans les 518 pages du programme, la participation des parents survient une fois, à savoir lorsque on invite les élèves à « demander à vos parents et vos grands-parents de vous montrer des photos quand ils étaient enfants et jeunes adultes et de regarder les changements ensemble. Ça peut être une expérience vraiment agréable ».

Les enseignants, toutefois, sont chargés — plus de 40 fois — d’expliquer, de décrire, de discuter, de superviser, de modérer la discussion et de réviser la documentation avec les étudiants.

À un moment donné, le manuel indique aux enseignants de susciter chez les étudiants des réponses aux questions qui seraient semblables aux conseils que les parents pourraient donner aux jeunes en parlant de chasteté. « C’est ici où nous essayons d'obtenir [des étudiants] de dire les mêmes choses que leurs parents disent eux-mêmes : soyez prudents dans votre relation, valorisez votre corps, évitez la tentation et vous échapperez au danger » comme l’énonce le programme.

À un autre endroit, le manuel indique aux enseignants d’inviter dans la salle de classe un « professeur de biologie » qui peut aider les jeunes à identifier les « caractéristiques sexuelles primaires et secondaires en observant la différence entre mâle et femelle ».

Ward a appelé ce programme « complètement immoral » ajoutant qu'il équivaut à une « rupture complète de l'enseignement de l'Église à travers les âges concernant les parents comme premiers éducateurs ».

« Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, notamment en ce qui concerne la transmission de valeurs morales et sexuelles. Eux, et eux seuls, savent quand leur enfant est prêt pour ces renseignements » a-t-il dit, ajoutant que de la « bonne information au mauvais moment pourrait causer des dommages catastrophiques à un enfant ».

« Je dis que si ce programme a confié la formation sexuelle des jeunes aux soi-disant experts et n'a pas impliqué les parents d'une manière significative, alors ce programme a usurpé les droits et devoirs des parents auprès de leurs enfants. Une fois que les parents sont enlevés, qui va protéger les enfants ? »
En 1937, le Pape Pie XI a écrit l'Encyclique Mit Sorge Brennender dans laquelle il dénonçait le gouvernement national-socialiste en Allemagne. Il exhortait les parents Catholiques dont les droits parentaux étaient sapés par la politique nazie, de ne pas renoncer à leur devoir moral d'instruire leurs enfants.

« Les parents ... ont un droit fondamental à l'éducation des enfants que Dieu leur a donné dans l'esprit de leur Foi et selon ses prescriptions. Les lois et les mesures qui, dans les [situations] scolaires, ne parviennent pas à respecter la liberté des parents vont à l’encontre de la loi naturelle et sont immorales » a écrit le Pape.

Le Pape à cette époque a prévenu les parents des conséquences d’abandonner leur devoir donné par Dieu.

« Pourtant, n’oubliez pas ceci : nul ne peut vous libérer de la responsabilité que Dieu vous a donnée sur vos enfants. Aucun de vos oppresseurs qui prétendent vous soulager de vos devoirs peuvent répondre en votre nom devant le Juge Éternel quand Il demandera : « Où sont ceux que Je vous ai confiés ? » Que chacun de vous soit en mesure de répondre « Parmi ceux qui Vous m’avez donnés, je n’en ai perdu aucun ».

Réfléchissant sur le passage ci-dessus, le Dr Ward a commenté que même un Conseil Pontifical ne peut pas relever les parents de leur devoir en tant que premiers éducateurs de leurs enfants en matière sexuelle ni de répondre au nom des parents quand les parents feront face au « Juge éternel ».

« Voilà pourquoi ce sujet est si important » a-t-il dit. « Bien qu'il soit le cas que nous parlons présentement de l'éducation sexuelle, c’est encore plus le cas quand nous parlons du salut des âmes ».

John Smeaton, chef de la direction de la Société pour la Protection des Enfants à naître et co-fondateur de la Voix de la Famille, a dit à Life Site News que le programme du Vatican menace les enfants.

« Dans l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia, François comprenait une section intitulée « Oui à l’éducation sexuelle ». Les dirigeants pro-vie et pro-famille ont averti à ce moment-là que la formulation de l'appel du Pape et son incapacité à faire respecter les droits des parents dans cette section, risquaient de jouer dans les mains de puissants organismes internationaux qui poussent des programmes d'éducation sexuelle nuisibles. Maintenant, trois mois plus tard, nous voyons le propre Conseil Pontifical du Pape pour la Famille publié un programme rempli de problèmes ».

Smeaton partage la préoccupation de Ward à savoir que ce programme a violé le droit des parents Catholiques sur l'éducation de leurs enfants.

« En encourageant les enseignants et autres éducateurs à exposer les enfants à un tel programme, le Vatican ne respecte pas les droits des parents Catholiques d'être les premiers éducateurs de leurs enfants en matière de sexualité. C’est tout à fait inapproprié pour les enfants d'être exposés à des images sexuellement explicites telles que contenues dans ce cours et d'être encouragés à discuter de questions sexuelles dans un environnement de classe ».

Smeaton dit que les parents ne devraient pas sous-estimer la menace du programme pour les enfants.

« Les parents ne doivent pas se faire d'illusions : le pontificat du Pape François marque la capitulation des autorités du Vatican à la révolution sexuelle dans le monde entier et menace directement leurs propres enfants » dit-il.

Christine Vollmer, membre fondatrice de l'Académie Pontificale du Vatican pour la Vie, ainsi que le fondateur de l'Alliance latino-américaine pour la vie, a appelé « problématique » le fait que le programme contourne les parents.

« C’est tout à fait tragique que le Conseil pontifical pour la Famille doive contourner les parents quand cela a été le problème qui a amené les problèmes sexuels des adolescents dont nous souffrons » a-t-elle dit à Life Site News.

Elle a noté que, si le programme a utilisé une bonne base philosophique, il est également « tombé dans le piège de penser que l'utilisation de matériaux d'une variété assez grossière et « sexy » éveillerait l'intérêt des adolescents ».

« Malheureusement, ceux-ci auront soit l'effet d’exciter ou d'éteindre les enfants et de nombreux parents se sentent déçus ou même trahis par cette erreur surprenante dans le programme » a-t-elle ajouté.

L'éducation sexuelle publique pour les jeunes a été décriée par un certain nombre de penseurs Catholiques de renom au fil des décennies.

Le célèbre penseur Catholique Dietrich von Hildebrand, appelé par Jean-Paul II « l'un des grands éthiciens du XXe siècle » et par le Pape Benoît XVI comme étant l'une des figures « les plus importantes » dans l'histoire intellectuelle de l'Église au cours du siècle dernier, a jugé que toute forme d’éducation sexuelle en classe pour les jeunes est dommageable :

« La nature du sexe, elle-même, doit d'abord être saisie si l'on veut estimer les dommages causés à l'âme des enfants par la soi-disant éducation sexuelle dans la salle de classe — des dommages non seulement du point de vue moral, mais aussi de l'intégrité humaine et de la santé spirituelle » a-t-il écrit dans un essai publié en 1969, huit ans avant sa mort »

« Protéger la «sainte pudeur » des jeunes tout en transmettant la « signification morale » et le « caractère mystérieux » du sexe ne peut être fait que par les parents » a-t-il écrit.

« Pour développer la bonne attitude et vision de la personne humaine vers cette sphère du sexe, il existe une seule possibilité : à savoir, l'information à propos du mystère du sexe doit être divulguée dans un grand respect et un dialogue personnel strictement à deux par le père ou la mère avec son enfant. Absolument exclu est l'enseignement pseudo-scientifique sur le sexe dans une salle de classe — c’est-à-dire dans une atmosphère neutralisante et saturée de publicité » a-t-il écrit.

Les parents sont « responsables de l'éducation sexuelle dans son vrai sens d'éducation » a-t-il écrit, ajoutant qu'ils « doivent protéger l'enfant contre toutes les discussions neutralisantes sur ce terrain ».



Le penseur Catholique a terminé son essai citant les paroles de Jésus que l’on trouve dans l'Évangile de Matthieu : « Celui qui fait tomber dans le péché un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache au cou une grosse pierre et qu'on le noie au fond de la mer ».



Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

mercredi 27 juillet 2016

Aux Journées Mondiales de la Jeunesse

Le Vatican publie un programme
d’éducation sexuelle pour les adolescents
qui laisse de côté les parents et le péché mortel


Par : Pete Baklinski
SOURCE : Life Site News




ROME, le 27 Juillet 2016 (LSN) - « Plus d'âmes vont en enfer à cause des péchés de la chair que pour toute autre raison » a averti Notre-Dame de Fatima aux trois jeunes voyants en 1917. Mais ce message, malheureusement, est tout à fait absent de la nouvelle version du programme d’éducation sexuelle du Vatican pour les adolescents. Au lieu de cela, les péchés sexuels ne sont pas mentionnés du tout. Les 6ème et 9ème Commandements sont ignorés alors que des images et des vidéos sexuellement explicites et immoraux sont utilisés comme tremplins pour fins de discussion.

Le programme intitulé « LIEU DE LA RECONTRE — — — Un projet pour l'éducation affective et sexuelle » ( voir le programme ici en français ) a été publié la semaine dernière par le Conseil Pontifical pour la Famille et il sera présenté cette semaine aux jeunes aux Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne.

Bien que le programme ait été en processus de développement par des couples mariés en Espagne depuis un certain nombre d'années, il semble avoir reçu une impulsion à être complété suite à l’Exhortation sur le Mariage et la Famille, du Pape François Amoris Laetitia en avril dernier. Dans son Exhortation, le Pape parle du « besoin d'éducation sexuelle » qui a besoin d’être adressé par les « établissements d'enseignement », un mouvement qui a inquiété l’ensemble des dirigeants pro vie et pro famille du monde puisque l'Église Catholique a toujours reconnu et enseigné — souvent face à l’opposition des puissances mondiales — que l'éducation sexuelle est le « droit fondamental et le devoir des parents ».

Le programme d’éducation sexuelle du Vatican se décompose en six unités à être enseignés sur une période de quatre ans (niveaux 9-12 ans) à des étudiants masculins et féminins dans des classes mixtes.

Le nouveau programme mis de l'avant par le Conseil Pontifical pour la Famille semble être un écart de ce que le Magistère de l'Église a longtemps enseigné sur l'éducation sexuelle. Par exemple :

Le Pape Pie XI, dans son Encyclique de 1929 sur l'éducation chrétienne, Divini Illius Magistri, parle de l'éducation sexuelle dans un cadre privé par les parents, et non pas dans des salles de classe, indiquant qu’« une instruction individuelle devient nécessaire, en temps opportun, et de la part de qui a reçu de Dieu mission d'éducateur et grâce d'état, il reste encore à observer toutes les précautions que connaît si bien l'éducation chrétienne traditionnelle... Il importe donc extrêmement qu'un père digne de ce nom, qui a à traiter avec son fils de matière aussi dangereuse, se tienne pour bien averti de ne pas descendre dans le détail des choses ». Il ajoute : « Généralement parlant d'ailleurs, tant que dure l'enfance, il conviendra de se contenter de ces moyens qui, par eux-mêmes, font entrer dans l'âme la vertu de chasteté et ferment la porte au vice ».

Le Pape Pie XII, dans son adresse en 1951 aux pères de famille, met en garde contre la propagande, même de « sources Catholiques », qui « exagèrent outre mesure l'importance et la portée, dans la vie, de l'élément sexuel... leur façon d'exposer la vie sexuelle est de nature à lui donner, dans l'esprit du lecteur moyen et dans son jugement pratique, le sens et la valeur d'une fin en soi. Elle fait perdre de vue la vraie fin primordiale du mariage, qui est la procréation et l'éducation de l'enfant, et le grave devoir des époux vis-à-vis de cette fin, que les écrits dont Nous parlons laissent par trop dans l'ombre ».

Le Saint Pape Jean-Paul II, dans son Exhortation apostolique Familiaris Consortio de 1981, déclare que : « L'éducation sexuelle - droit et devoir fondamentaux des parents - doit toujours se réaliser sous leur conduite attentive, tant à la maison que dans les centres d'éducation choisis et contrôlés par eux.». Il ajoute : « Les parents chrétiens réserveront une attention et un soin particuliers à discerner les signes de l'appel de Dieu pour l'éducation de la virginité comme forme suprême du don de soi qui constitue le sens même de la sexualité humaine ».

La Sacrée Congrégation pour l'Éducation Catholique, dans ses Directives éducatives sur l'amour humain de 1983, écrit que le « fait demeure toujours valide en ce qui concerne les aspects plus intimes [de l'éducation sexuelle] que ce soit biologiques ou affectifs, un enseignement individualisé doit être accordé de préférence dans la sphère de la famille ».

Alors que le nouveau programme du Vatican a plusieurs qualités positives, ses défauts ne peuvent pas être sous-estimés. Ceux-ci comprennent :

     
  • Remise de la formation sexuelle des enfants aux éducateurs tout en laissant les parents hors de l'équation.

  • Un défaut de nommer et de condamner les comportements sexuels tels que la fornication, la prostitution, l'adultère, le sexe protégé par la contraception, l'activité homosexuelle et la masturbation comme des actions objectivement pécheresses qui détruisent la charité dans le cœur et éloignent de Dieu.

  • Absence de mise en garde des jeunes sur la possibilité d’une séparation éternelle de Dieu (damnation) pour avoir commis des péchés sexuels graves. L'enfer n’est pas mentionné une seule fois.

  • Absence de distinction entre le péché mortel et le péché véniel.

  • Absence de parler des 6ème et 9ème Commandements ou de tout autre Commandement.

  • Absence d’enseignement au sujet du Sacrement de la confession comme moyen pour rétablir la relation avec Dieu après avoir commis un péché mortel.

  • Aucune mention d’une saine pudeur ( une sainte honte ) quand il en vient au corps et à la sexualité.

  • Enseignement aux garçons et aux filles ensemble dans la même classe.

  • Demander aux garçons et aux filles de partager ensemble dans la même classe leur compréhension de phrases comme : « Qu'est-ce que le mot sexe te suggére ? »

  • Demander à une classe mixte de « souligner où est située la sexualité chez les garçons et les filles ».

  • Parler du « processus d'excitation ».

  • Utiliser des images et des activités suggestives sexuellement explicites dans les cahiers de cours (ici, ici, et ici).

  • Recommander divers films explicites sexuellement comme tremplins pour la discussion (voir plus de détails ci-dessous).

  • Ne pas parler de l’avortement comme un mal grave, mais qu'il provoque seulement de « fort dommages psychologiques ».

  • Confondre les jeunes en utilisant des phrases telles que : « relation sexuelle » en n’indiquant pas l'acte sexuel mais l'ensemble de la relation centrée sur toute la personne.

  • Parler de l’« hétérosexualité » comme quelque chose à « découvrir ».

  • En utilisant l'icône gay d’Elton John (sans mentionner son activisme) comme un exemple d'une personne douée et célèbre.
  • Approuver le paradigme « dating » ( i.e. « entretenir une liaison amoureuse » ) comme une étape vers le mariage.

  • Aucune mention du célibat comme la forme suprême du don de soi qui constitue le sens même de la sexualité humaine.

  • Absence de mention de l'enseignement du Christ sur le mariage.

  • On traite de la sexualité comme un sujet distinct et non comme quelque chose intégrée dans les enseignements doctrinaux et moraux de l'Église.
Les qualités positives comprennent :
  • Des dessins des enseignements de Saint Jean Paul II de la Théologie du Corps et de l'Amour et de la Responsabilité pour la compréhension de la personnalité, le langage du corps, la dimension conjugale du corps et l'unité corps / âme de la personne.

  • Enseignement que la personne humaine est mâle ou femelle. Aucune théorie du genre ici.

  • L'enseignement que les hommes et les femmes se complètent mutuellement par la différence sexuelle.

  • Enseignement que les hommes et les femmes sont égaux en dignité, mais sont différents physiquement et émotionnellement. Pas de féminisme radical ici.

  • Enseignement sur la pudeur et la chasteté comme des vertus mais bien loin dans les unités étudiées. La chasteté est définie comme la « lumière qui nous guide pour donner un amour inviolé ».

  • Enseignement de l'importance de la liberté dans la vie morale. La liberté est définie comme étant la « capacité de faire ce qui est bon ».

  • On parle de la « concupiscence» comme une « obscurité qui nous empêche de voir la plénitude de la personne d'une manière appropriée et complète ».

  • Brève mention comment l'amour peut être séparé de la procréation, mais pas d'explication sur le mal spécifique.

  • Enseignement sur l'importance du « contrôle de soi » et de la « maîtrise de soi » afin de se donner vraiment à une autre personne.

  • On parle de « l'amour déplacé » qui se manifeste comme un « narcissisme » et la « masturbation » mais aucune mention du péché.

  • On parle de la pureté comme la « vertu qui nous dispose à traiter notre corps avec « sainteté et honneur » ».

  • On mentionne brièvement la « sainteté de la vie ».

  • On parle de la virginité comme d’une façon « répondre à l'appel de l'amour ». On fait la promotion de la chasteté avant le mariage.

Une préoccupation pressante avec ce programme constitue le nombre de films recommandés par le programme comme un tremplin pour les fins de discussion avec les jeunes et qui ne peuvent qu’être interprétés que comme impudiques. Par exemple :

  • L’Unité 4 recommande le film de 2013 coté R ( accès aux seules personnes âgées de 18 ans et plus ) « À la Merveille » pour discuter de l’« Appel au don de soi-même ». Le site Focus on the Family décrit le contenu sexuel de cette façon [AVERTISSEMENT-EXPLICITE] : « Ainsi, alors que l'amour est le centre d’attention principal de « À la Merveille », le sexe devient une partie intégrante de son expression. Les deux Neil et Jane, et Neil et Marina, se livrent à des rapports sexuels explicitement rendus. La nudité arrête juste sur le bord de son plein accomplissement ; les mouvements et les sons sont passionnés, érotiques, titillants et prolongés — le mélange des corps suggère une intimité complète. Il y a la suggestion visuelle que Neil et Marina ont des rapports sexuels dans le compartiment d’un train. Une (presque) scène de sexe oral est utilisée pour exprimer de la distance et de l'insatisfaction ».

  • L’Unité 6 recommande le film de 2010 coté R « Love & autres drogues » pour « Réfléchir sur la formulation par laquelle un homme et une femme expriment leur consentement mutuel à contracter un mariage ». Le site Focus on the Family décrit le contenu sexuel de cette façon [AVERTISSEMENT-EXPLICITE] : « Pour une bonne partie du film, Jamie et Maggie semble être dans un état constant de copulation Ils se fracassent dans les armoires, se tordent sur le sol, halètent et gémissent, se livrent à des relations sexuelles orales et expriment bruyamment leurs réponses orgasmiques. Les auditoires voient les deux complètement nus. ( seules leurs régions pubiennes échappent au cadre ) C’est assez explicite ... Plus tard, après Maggie et Jamie enregistre une de leurs escapades sexuelles, Josh trouve l’enregistrement et le regarde. C’est sous-entendu qu’il se masturbe tout en regardant ainsi. Et il passe le reste du film en faisant des commentaires grossiers à propos de l'anatomie de son frère ».

  • L’Unité 2 recommande le film de 2013 « Stockholm » afin de soulever la question : « Est-ce vraiment la peine de me donner à la première personne qui m’approche ? » Le site Hollywood Reporter décrit le film comme un jeu « du chat et de la souris » où l'homme « habille habilement son désir sexuel pour elle avec un sentiment qui semble réel » tandis qu’elle « le pistonne à propos de ses motifs réels de son intérêt pour elle ». Après « s’être engagés sexuellement », ce qui semble être représenté graphiquement dans la bande-annonce, les deux commence à savoir « qui ils sont vraiment et qu'ils recherchent différentes choses entièrement ».

La sélection des films révèle un étonnant manque de boussole morale chez les créateurs du programme d’éducation sexuelle, quelque chose qui devrait inquiéter tout parent qui penserait permettre à leur enfant d'être formé par ce programme.

Un militant pro-famille qui milite contre la version explicite du programme d’éducation sexuelle de Planned Parenthood ( plus grande organisation d'avortements au monde ) a donné ce commentaire, sous couvert de l'anonymat, au sujet du programme d’éducation sexuelle du Vatican : « J'ai eu un mal difficile à me décider pour savoir si les auteurs ont essayé de dissimuler habilement un mauvais programme ou s’ils étaient juste bien incompétents. Ils ont essayé d'entrelacer des films modernes pour soutenir des concepts vagues qu’ils tentent de faire passer mais comment se fait-il que ça soit si peu efficace. Pourquoi les photos érotiques qui frisent la porno ? Je pense que tout cela est une source de confusion pour les jeunes et franchement une perte de temps ».

Dans une activité, les jeunes sont invités à regarder une image d'un couple de personnes âgées qui sont assises en face d'une image d'un « jeune homme et d’une femme unissant leurs corps demi-nus dans une étreinte ». On demande alors aux jeunes : « Lequel des deux couples est en train d'avoir une relation sexuelle ? » Le guide du formateur indique : « L'objectif ici est pour le jeune de se sentir « provoqué » en face de ces deux images ou même confondu par le titre du sujet et de l'image présentée ». Et c’est le problème essentiel avec ce programme : les jeunes gens vont tout simplement être confondus par les messages contradictoires, les images et les films explicites et le manque de directives morales.

En fin de compte, le programme d’éducation sexuelle du Vatican pourrait être décrit au mieux comme un mélange d’un peu de tout et, au pire, comme un effort malavisé qui tombe très loin en bas de la coche. Alors que le lecteur occasionnel peut souligner différents textes qui suggèrent que le programme vise à promouvoir la modestie, l'abstinence et de garder les relations sexuelles pour le mariage, il y a quelque chose qui se passe d’assez troublant néanmoins entre les lignes.

En raison de l'échec du programme d’honorer le rôle donné par Dieu aux parents en tant que premiers éducateurs, en raison aussi de son incapacité totale de nommer et de condamner divers péchés sexuels et à cause de son utilisation de matériels sexuels explicites et de films, le programme échoue non seulement à atteindre son objectif, mais il pourrait sans doute avoir l'effet inverse d’un éveil de désirs sexuels désordonnés chez les jeunes en leur donnant l'impulsion d’agir à partir de leurs fantasmes sexuels. Le programme tente d'instruire les jeunes sur l'importance de la modestie, de la chasteté et de l'intimité et en fait il viole les valeurs mêmes qu'il essaie d'inculquer. De cette façon, il est auto-destructeur. En bref, le programme pourrait ne pas conduire les jeunes plus près de Dieu, mais plus loin de Lui.

On pourrait aller aussi loin que conjecturer que si Sainte Maria Goretti avait été formée par le programme d’éducation sexuelle du Vatican, il est peu probable qu'elle aurait eu des paroles de vertu héroïque à dire à son agresseur sexuel. Elle n’aurait pas été formée à dire : « Non ! C’est un péché ! Dieu ne veut pas ! » Elle n’aurait pas appris que ce que son agresseur voulait était d’offenser Dieu. Pas plus pour Saint Dominique Savio, dans la même veine, qui n’aurait été en mesure de dire : « Plutôt la mort que le péché » parce qu’il n'aurait pas appris l'horreur du péché. Un programme de morale sexuelle qui ne parvient pas à apprendre aux jeunes à vivre l'Évangile sans compromis est indigne d'être enseigné.

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

vendredi 10 juin 2016

Un célèbre philosophe Catholique

Comment peuvent Christ et Notre-Dame lire
Laetitia Amoris sans pleurer ?



SOURCE : Life Site News

9 juin 2016 (LSN) - Dans un article récent de la plate-forme de nouvelles italiennes « Corrispondenza Romana », le philosophe Catholique de renom, Josef Seifert, critique vivement François pour les déclarations dans sa récente Exhortation Apostolique Amoris Laetitia.

Seifert, un membre ordinaire de longue date de l'Académie Pontificale pour la Vie et un proche associé de Saint Jean-Paul II, explique qu’il critique le document parce qu’au lieu d’invoquer de la joie — comme indiqué dans le titre de l'Exhortation — le document papal ferait pleurer de Jésus et Sa Mère.

Bon nombre des passages qui semblent miséricordieux renversent les enseignements de l'Église sur leurs têtes, selon Seifert. « Pour moi, ils risquent une avalanche de conséquences très néfastes pour l'Église et les âmes » écrit-il.

Il continue en comparant des passages des Évangiles aux paragraphes d’Amoris Laetitia (AL).

Seifert commence par la rencontre de Jésus avec une femme adultère. Le Fils de Dieu ne condamne pas, elle aurait mérité la mort selon la loi mosaïque, mais Lui-Même se montre miséricordieux. Pourtant, Son pardon vient avec une condition : «Va et ne pèche plus ».

Seifert soutient : « En citant le Synode, Son successeur François dit à la femme adultère que même si elle continue à pécher gravement, elle ne devrait pas se sentir excommuniée et il ne juge pas nécessaire pour elle qu’elle se convertisse de ses voies pécheresses, mais qu’elle se sente comme « un membre vivant de l'Église » (AL, 299).

Ce que François dit ici, explique le philosophe, n’est pas faux et il peut être réconfortant pour les couples que la Miséricorde de Dieu soit présente pour eux. « Néanmoins » dit-il « le «Va et ne pèche plus » est complètement absent ».

Il fait donc valoir que le document laisse de côté le cœur : à savoir l'appel à la conversion.

Les paroles du proche collaborateur de François, le Père Jésuite Antonio Spadaro, a jeté une meilleure lumière sur ces déclarations. Spadaro dit : « François a supprimé toutes les « limites » du passé, même dans la « discipline sacramentelle » et pour les soi-disant couples« irréguliers » : et ces couples « deviennent bénéficiaires de l'Eucharistie ».

En outre, Seifert souligne explicitement que Jésus a mis en garde son troupeau 15 fois du péril de la damnation éternelle comme conséquence du péché mortel ; alors que son successeur sur la Chaire de Pierre déclare : « Nul ne peut être condamné pour toujours parce que c'est pas la logique de l'Evangile ! » (AL 297).

Alors que la lettre de Saint Paul aux Corinthiens (6 : 9) stipule que aucun fornicateur (qui ne s’est pas converti) n’entre dans le Royaume de Dieu et est donc damné à jamais, François « dit aux adultères qu'il est possible de vivre dans la grâce de Dieu ; à travers la Sainte Eucharistie, ils peuvent croître dans la grâce même sans se détourner de leur vie adultère par la conversion » explique Seifert.

Le philosophe rappelle la Lettre de Saint Paul aux Corinthiens (11 : 27-29) une fois de plus. Ici, la communion malgré l’état d'indignité de quelqu’un est liée clairement à la condamnation : « C'est pourquoi, celui qui mange le pain du Seigneur ou boit de sa coupe de façon indigne, se rend coupable de péché envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'examine soi-même et qu'il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu'un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui-même ».

« En d'autres termes, ceci est un acte sacrilège qui met l’âme de quelqu’un en danger » dit Seifert. « François, qui n'a même pas mentionné une seule fois la possibilité de sacrilège ou du péril pour l'âme d'une personne qui reçoit la Communion indignement, dit aux adultères que, dans certaines circonstances, qui doivent être considérées individuellement, il est possible pour les personnes qui vivent dans l'adultère ou dans d'autres unions « irrégulières » de recevoir la Sainte Communion sans changer leur vie, et ainsi de continuer à vivre comme des adultères » écrit Seifert.

Il note que François, dans le texte, interprète les Commandements donnés par le Christ — qui sont clairs en eux-mêmes — comme seulement des expressions d'un idéal que peu de personnes peuvent atteindre, comme si ce n’étaient que des suggestions Évangéliques, applicables uniquement à ceux qui cherchent une perfection supérieure plutôt que des Commandements valables pour tous.

« Le Pape dit que si la femme adultère ne peut pas se séparer de son conjoint adultère mais qu’elle vit ensemble avec lui comme frère et sœur, ils pratiqueraient un style de vie qui pourrait conduire à « l'infidélité » par elle ou par son partenaire. Selon le Pape, là où il y a une menace d'infidélité entre deux adultères qui vivent comme frère et sœur, il serait préférable pour la femme d'avoir des relations intimes avec l'homme. Dans ce cas, donc, il serait préférable de continuer de vivre dans l'adultère que comme « frère et sœur » conclut Seifert, citant AL 329 et une note connexe.

« Comment Jésus et Sa Très Sainte Mère peuvent lire et relier ces paroles du Pape avec celles de Jésus Lui-Même et de son Église sans pleurer ?, Pleurons donc avec Jésus, avec un profond respect et de l'affection envers le Pape et avec la douleur profonde qui naît de l'obligation de le critiquer dans ses erreurs » écrit Seifert.

Le philosophe ajoute que sa critique n’est pas injustifiée alors que le Pape lui-même a appelé à une discussion et à une arène ouverte pour exprimer des opinions.

« Quelqu'un pourrait-il me demander comment, moi, une personne laïque misérable, puisse critiquer le Pape. Je réponds : le Pape n’est pas infaillible s’il ne parle pas ex Cathedra. Divers Papes (comme Formose et Honorius I) ont été condamnés pour hérésie. Pour l'amour et la miséricorde de beaucoup d'âmes, il en est de notre devoir sacré de critiquer nos Évêques et, par conséquent, même notre cher Pape, s'ils errent loin de la vérité et s’ils nuisent à l'Église et aux âmes. Ce devoir a été reconnu par l'Église depuis le début ».

Il ajoute : « François lui-même nous exhorte à faire exactement cela : le critiquer au lieu de mentir ou de flatter le monde Catholique. Prenons ses paroles à cœur. Mais faisons-le avec humilité et amour de Jésus ainsi que de sa Sainte Église afin que nous séchions les larmes de Jésus et glorifions Dieu in veritate ».

Josef Seifert a grandi à Salzbourg, en Autriche. Il était recteur de l'Académie internationale de Philosophie à Irving, au Texas et directeur de l'Académie internationale de Philosophie au Liechtenstein. De 2004 à 2011, il fut directeur de l'Université Catholique du Chili. Il est marié et a six enfants.