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vendredi 11 novembre 2016

Pape
Les membres de l’Académie Pontificale pour la Vie
ne sont plus tenus de signer la déclaration pro-vie






         Jan Bentz


SOURCE : Life Site News

ROME, Italie, le 10 novembre 2016 (LSN) — Les membres de l'Académie pontificale pour la Vie ne seront plus tenus de signer une déclaration par laquelle ils défendent les enseignements pro-vie de l'Église.

Dans les nouveaux statuts pour cette institution du Vatican promulgués le 4 novembre, François a aussi élargi sa mission pour inclure un focus sur l'environnement.

François a approuvé les statuts le mois dernier comme le site web du Vatican l’a annoncé.

Les lois antérieures ont été émises en 2004 et énumèrent les « tâches spécifiques » (paragraphe § 2) de l'Académie en trois points : étudier « les questions et les enjeux liés à la promotion et à la défense de la vie humaine dans une perspective interdisciplinaire », « éduquer dans une culture de la vie » et « informer l'Église et le public [...] à propos des résultats les plus pertinents de ses études et de ses activités de recherche ».

Dans les nouveaux statuts, le paragraphe §3 a reçu une addition : ce paragraphe énonçait précédemment que la recherche à caractère scientifique doit « être orientée vers la promotion et la défense de la vie humaine », le nouveau paragraphe se lit comme suit :

« L'Académie a une primauté de tâche de nature scientifique, orientée vers la promotion et la défense de la vie humaine (cf. Mysterium Vitae, 4). En particulier, elle étudie les différents aspects qui ont trait à la prise en charge de la dignité de la personne humaine aux différents âges de l'existence, au respect mutuel entre les genres et les générations, à la défense de la dignité de chaque être humain, à la promotion d'une qualité de vie humaine qui intègre les valeur matérielles et spirituelles, en vue d'une « écologie humaine » authentique qui peut aider à retrouver l'équilibre d’ origine de la Création entre la personne humaine et de l'univers entier (cf. Chirographe, le 15 août 2016) ».

La surprise est l'inclusion du mot « genre » au lieu du mot plus précis et moins chargé « sexe », ainsi que la prise en compte de la qualité de la vie humaine dans une relation de dépendance avec l ' « univers entier ». Cela laisse la porte ouverte à toutes sortes de tendances modernes telles qu’élever la vie animale à un statut égal à la vie humaine ou à mettre la notion du genre sociologique de l’avant par rapport au sexe naturel d'une personne. Dans le même temps, il y a l'ambigüe équilibre « origine de la Création » qui est introduit et qui a besoin d’un exposé plus théologique afin que ce ne soit pas confondu avec une notion païenne du cosmos.

Un autre changement radical pour l’Académie Pontificale pour La Vie est la suppression de l'obligation pour les membres de signer une « Déclaration des Serviteurs de la Vie », une déclaration adaptée aux membres qui sont des médecins et des chercheurs médicaux qui rend explicite la volonté des membres à suivre l’enseignement de Église sur le caractère sacré de la vie humaine et sur l'obligation de ne pas effectuer de « recherche destructrice sur l'embryon ou le fœtus, ni sur les avortements électifs ou l'euthanasie ».

La suppression d'une telle déclaration ne peut guère être considérée comme le fait d’enlever quelque chose de superflu. La fondation même de l’Académie Pontificale pour La Vie visent à contrer les tendances culturelles de la « culture de la mort » comme le Pape Saint Jean-Paul II a appelé la culture sécularisée moderne.

Historiquement, l’Académie Pontificale pour La Vie a été connue principalement pour son adhésion aux Catholiques Orthodoxes qui défendent les enseignements pro-vie de l'Église, mais d'autres académies pontificales ont été critiquées dans le passé pour accueillir des membres qui s'opposent aux enseignements de l'Église.

Cependant, la direction de l’Académie Pontificale pour la Vie a elle-même essuyé les feux de l’opinion au cours des dernières années. En 2009, le Président d’alors, Mgr Rino Fisichella, a publié un article dans L'Osservatore Romano, le journal du Vatican, s’opposant à un Archevêque Brésilien qui avait excommunié les médecins pour avoir commis un avortement sur une fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux. Cet article avait déclenché une révolte de plus de la moitié des membres de l'Académie.

En 2012, la direction de l’Académie Pontificale pour la Vie a fait face à la critique de ses membres lors d’une conférence sur l’infertilité au cours de laquelle ils ont accueilli des orateurs qui ont suggéré que la reproduction artificielle des procédures comme la fécondation in vitro étaient « naturelles » et acceptables.

Un autre changement dans les nouveaux statuts — possiblement le plus significatif — est que les membres ne seront plus nommés à vie. Ils seront nommés pour un mandat renouvelable de cinq ans se terminant lorsque le membre atteint 80 ans.

Les nouveaux statuts, qui ont été en préparation depuis plusieurs années, sont censés « permettre à l'Académie de répondre plus efficacement aux nombreux défis que l'Éthique de la Vie présente aux croyants et à tous les hommes et les femmes qui se demandent ce que cela signifie de vivre une vie vraiment humaine » comme son site Web l’énonce.

Mgr Vincenzo Paglia, le président récemment nommé à l’Académie, a expliqué que les nouveaux statuts aideront à coordonner les travaux de l'Académie avec les autres organes de la Curie, mais se ne se limiteront pas à cela. Il a ajouté que l’Académie collaborera désormais aussi avec « ... d'autres institutions académiques, y compris celles qui reflètent des croyances dans des systèmes et des cultures différentes de la nôtre, qui sont actives dans comme nous dans ce domaine d'étude très sensible et en développement ».

Mgr Renzo Pegoraro, chancelier de l'Académie, a ajouté que l'Académie poursuivra ses travaux. « Dans le même temps, cependant, ce développement dans la vie de l'Académie est destiné à répondre à la nécessité d'une approche élargie pour les questions pressantes et complexes face à la vie elle-même d’aujourd'hui — une approche qui assure que la vie est toujours prise en charge, protégée et respectée ».

Les nouveaux statuts entreront en vigueur le 1er janvier.

samedi 20 août 2016

Première chose à faire
pour sortir l'Église de la crise actuelle



Rédigé par : Tous les éditorialistes de Life Site news
SOURCE : Life Site News

19 août 2016 (LSN) - Dans son livre « L’Autorité Magistérielle, le Père Tchad Ripperger, Ph.D, dit que « l'Église ne sortira pas de cette période tumultueuse » sans inverser la « pratique datant du Concile Vatican II et depuis de ne pas rétablir de l’ordre dans l’intégrité doctrinale » parmi les Évêques, les prêtres et les théologiens. L'observation cruciale vient à la fin de près de cinquante ans de clémence destructive qui, sous le pontificat de François, a pris de nouvelles dimensions.

Même si, sous les pontificats de Saint Jean-Paul II et de Benoît XVI, des Évêques dissidents ont été en effet nommés, ceux-ci comprenaient encore qu'ils devaient à garder la tête basse. Si leurs erreurs doctrinales devaient devenir trop manifestes, ils savaient qu'ils seraient corrigés. Des prêtres fidèles et doctrinalement orthodoxes pouvaient faire appel à Rome pour de l'aide contre les pressions d’agir contre leur conscience et pouvaient s’attendre au moins à une certaine assistance. La situation est maintenant très différente.

Ce qui était considéré autrefois comme de la dissidence ouverte semble maintenant être vue comme être avant-gardiste et les Évêques qui s'y engagent ne sont pas avertis par le Vatican, mais plutôt promus et sont présentés comme des exemples à suivre. Et ce qui a émergé est une nouvelle et inquiétante tendance dans l'Église qui menace la croyance et la pratique orthodoxes d'une manière que nous avons rarement connue dans notre histoire en 2000 ans.

Il y a des plans qui sont actuellement en cours pour des synodes nationaux et diocésains sur le mariage et la famille sur la base de l’Exhortation Apostolique controversée, Amoris Laetitia. Alors que ces synodes pourraient prendre, d’une part, des orientations d’un côté comme de l’autre compte tenu de l'ambiguïté dans l'exhortation papale, et à voir aussi, d’autre part, qui a initié cette proposition de tenir des synodes nous donne la preuve de l’émergence d'un développement très préoccupant.

L’Évêque Robert McElroy de San Diego (USA) et l’Archevêque Mark Coleridge de Brisbane (AUS) se sont lancés tous deux dans la voie des synodes avec McElroy planifiant son synode diocésain pour octobre et Coleridge planifiant un synode national pour toute l'Australie en 2020. Coleridge a dit qu’il s’attend que le synode national s’adresse au « mariage » homosexuel et à « à l’ordination des ministres » (une référence probable aux membres féminins du clergé) ainsi qu’à toutes autres questions d'intérêt. Il ajoute la mise en garde que ces sujets ne devraient pas « porter atteinte à la foi, aux enseignements ou à la morale de l'Église » mais ce que ça veut signifier exactement Coleridge n’est pas clair alors qu’il esquive la compréhension traditionnelle des enseignements Catholiques sur les questions sexuelles.

Au cours du Synode sur la Famille en 2015, Coleridge a argumenté contre l'utilisation des termes « intrinsèquement désordonné » ou « mal » pour décrire les actes homosexuels. De plus, il a fait valoir que la compréhension Catholique traditionnelle d'aimer le pécheur tout en haïssant le péché « ne se communique plus » « dans le monde réel » où la sexualité est « une partie de [votre] être tout entier ».

La modification du langage de l'Église est également à l'ordre du jour au Synode de San Diego. « Au cours du synode diocésain en octobre prochain, les règles et les pratiques existantes qui sont aliénantes doivent être examinées » a dit McElroy dans une déclaration. En réponse aux massacres de juin dans le club gay d’Orlando, McElroy a dit que la tragédie Orlando « est un appel pour nous en tant que Catholiques à lutter plus vigoureusement que jamais contre le préjugé anti-gay qui existe dans notre communauté Catholique et dans notre pays ». Le fait d’étiqueter les actes homosexuels comme « intrinsèquement désordonnés », comme le Catéchisme le fait, est un « langage très destructeur que je pense que nous ne devrions pas utiliser pastoralement » a déclaré McElroy dans une interview avec le magazine America.

Les amendements au Catéchisme sur cette question est une possibilité réaliste. Déjà le Pape François a mis en place une commission pour étudier la révision du Catéchisme sur la peine de mort. En outre, les attentes à l’effet que des Évêques conservateurs ne permettraient jamais un tel changement radical dans le langage de l'Église pour décrire des comportements sexuels qui mènent à la mort physique et spirituelle, devraient être tempérées avec les réalités malheureuses de ces dernières années.

Dans une interview avec Crux, l’Archevêque Charles Chaput a exprimé son soutien pour faire disparaître le langage de l'Église relatif à l’expression « intrinsèquement désordonné ». « Je pense que c’est probablement bon pour l'Église de la mettre sur la tablette pendant un certain temps jusqu'à ce que nous en ayons terminé avec la négativité qui lui est associée » a dit Chaput à Crux. « Ce langage provoque automatiquement les gens et n’est probablement plus utile ». La concession de Chaput est troublante étant donné que le langage du Catéchisme est faible en comparaison avec le langage utilisé dans les Écritures pour condamner les actes homosexuels tels que les termes « gravement dépravés » et « abominables ».

Le synode de McElroy est susceptible d'aller bien au-delà de changer le langage de l'Église. Il a souligné à plusieurs reprises qu’il faut changer les priorités de l'Église et a le soutien du fils protégé et favori du Pape François, Mgr Blase Cupich de Chicago. McElroy a créé un tollé à la réunion de la Conférence des Évêques des États-Unis en novembre dernier au sujet d’un document indiquant aux Catholiques Américains comment voter aux prochaines élections nationales. McElroy a présenté un argument sans équivoque à savoir que le document n’était pas en phase avec les priorités du Pape François — plus précisément, que le document mettait trop l'accent sur l'avortement et l'euthanasie et pas assez sur la pauvreté et l'environnement. Cupich a félicité plus tard l'intervention de McElroy comme un « vrai moment fort » de la conférence et a soutenu le mouvement pour mettre la dégradation de l'environnement et la pauvreté globale au même pied d’égalité avec l'avortement et l'euthanasie.

Pour comprendre le vaste écart de l'Église Catholique comme elle a été connue à travers des siècles avec ce qui est proposé, il suffit de regarder les déclarations du Cardinal Raymond Burke et du Pape Benoît XVI sur ces sujets. Le Cardinal Raymond Burke a dit : « C’est une hérésie d’enseigner que les relations homosexuelles ... ne sont pas désordonnées, d'enseigner également ce qu'ils ont des éléments positifs ».

Le Pape Benoît juste avant son élection au pontificat a écrit : « Ce ne sont pas toutes les questions morales qui ont le même poids moral comme l'avortement et l'euthanasie. ... Il peut y avoir une diversité d'opinions légitimes même entre Catholiques concernant un engagement à mener une guerre et ou à appliquer la peine de mort, mais cependant il n’y a pas de diversité du tout en ce qui concerne l'avortement et l'euthanasie ».

Dans son encyclique L'Évangile de la Vie, le Pape Saint Jean-Paul II s’est adressé précisément aux Évêques quand il a dit : « Dans l'annonce de cet Évangile, nous ne devons pas craindre l'hostilité ou l'impopularité, refusant tout compromis et toute ambiguïté qui nous conformeraient à la mentalité de ce monde ». (cf. Rm 12, 2)

L'appel du Père Ripperger à « rétablir de l’ordre dans l’intégrité doctrinale » des Évêques, des prêtres et des théologiens est donc un moyen nécessaire et crucial pour bien de sortir de la crise de l'Église d'aujourd'hui. C’est une œuvre de miséricorde et de charité qui est requise maintenant plus que jamais. Nous devons prier pour que François entreprenne ce devoir essentiel ou, à défaut, que son successeur éventuel le fasse.

dimanche 31 juillet 2016

En vitesse vers la structure Protestante

Le Pape a parlé de décisions « décentralisatrices »
pour la Communion aux divorcés/ remariés



Par : Pete Baklinski
SOURCE : Life Site News
Le 29 juillet, 2016 - 16:42 EST





Le Pape a parlé de décisions « décentralisatrices » pour la Communion aux divorcés/ remariés : selon l’Archevêque en chef des Évêques Polonais.

CRACOVIE, Pologne, le 29 Juillet 2016 (Life Site News) - L’Archevêque en chef des Évêques Polonais a dit que le Pape François, dans le cadre d’une rencontre privée qu’il a tenue cette semaine avec les Évêques du pays, a parlé de permettre aux Conférences Épiscopales locales de prendre des décisions sur la pratique controversée de donner la Communion à ceux qui sont divorcés et remariés.

« Le Saint-Père dit que des lois générales sont très difficiles à appliquer dans chaque pays et qu’il a parlé de la décentralisation » a déclaré l’Archevêque Stanislaw Gadecki aux journalistes après une rencontre à huis clos le 27 juillet avec le Pape à Cracovie. Le Pape a voyagé en Pologne pour les Journées Mondiales de la Jeunesse.

Le Pape a relaté que, dans une Église décentralisée, les Conférences Épiscopales « pourraient de leur propre initiative non seulement interpréter des Encycliques papales mais de prendre en considération leur situation culturelle propre et que ça pourrait aborder certaines questions spécifiques d'une manière appropriée » a dit l’Archevêque Gadecki.

C’était en octobre 2015 que François a invité à une Église plus décentralisée où il pourrait être confié aux Conférences des Évêques une autorité même sur des questions Doctrinales. Les critiques ont vu cette orientation comme contraire au Credo apostolique dans lequel les Catholiques professent la croyance dans une Église qui est « Une, Sainte, Catholique et Apostolique ».

Le Cardinal François Arinze, Préfet Émérite de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, avait dit à cette époque que sur les questions de foi et de morale, il serait impossible pour les églises locales d'enseigner quoi que ce soit de différent de Rome parce que ce serait compromettre l'unité du Église. Voici ce qu’il disait :

« Les Dix Commandements ne sont pas soumis à des frontières nationales. Une Conférence des Évêques dans un pays ne peut pas accepter que le vol d'une banque ne soit pas un péché dans ce pays, ou que les personnes divorcées qui sont remariées peuvent recevoir la Sainte Communion dans ce pays, mais lorsque vous traversez la frontière et allez dans un autre pays, ça devient alors un péché » a-t-il dit dans une interview à l'époque avec Life Site News.

Une suggestion d'une Église décentralisée est aussi apparue dans l’Exhortation Apostolique Amoris Laetitia du Pape en avril.

Le Pape écrit: « Je voudrais réaffirmer que tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des des interventions magistérielles ... Dans chaque pays ou région, peuvent être cherchées des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux ».

Aux États-Unis, le Père Gerald Murray, avocat expert en Droit canon, a appelé ce passage comme étant une « déclaration dangereuse » en ce qu'elle indique qu'il pourrait y avoir des lois différentes et même contraires dans différents pays en ce qui concerne, par exemple, qui peut être admis au Sacrement de la Communion.

« C’est très inquiétant. Les Sacrements ne sont pas la possession de quelque culture que ce soit, ainsi donc, leur règlementation est confiée aux gardiens de l'Église, c’est-à-dire au Pape et aux Évêques. Or, que l'inculturation soit un thème très populaire parce que nous pensons, eh bien, que ça rend les gens se sentir plus à l'aise avec leur religion, mais je dis tout le contraire : quand la religion est transmise avec précision à partir du centre, vous vous sentez alors plus à l'aise » a-t-il dit dans une interview à la chaîne EWTN en avril.

Lors de la même émission, Robert Royal, le Président de l'Institut Foi et Raison, était d’accord.

« Nous aurions cette situation absurde [dans une Église décentralisée] où vous pouvez embarquer dans votre voiture et vous rendre en Pologne et, rendu là, vous recevez la Communion si vous êtes divorcés et remariés, c’est un sacrilège et c'est une rupture avec la Tradition, c’est une gifle au visage de Notre Seigneur ... vous traversez ensuite en Allemagne et tout à coup c’est cette nouvelle effusion de [ soi-disant ] miséricorde » a-t-il dit.

L’Archevêque Gadecki a déclaré aux journalistes après la rencontre avec le Pape que l'Église en Pologne refusera la Communion aux divorcés et remariés Catholiques. Alors qu’il disait cela, il a reconnu la nécessité pour lui-même d’un « discernement constant » pour les divorcés et remariés et il a ajouté qu'il pourrait y avoir un « choc théologique » sur la « nécessité de la foi et de recevoir les Sacrements ».

La Communion pour les divorcés et remariés n’est « pas quelque chose qui se résout dans le confessionnal en deux minutes ou en deux ans » a-t-il dit. « C’est un chemin que les prêtres et les laïcs doivent marcher ensemble, sachant que, si un mariage a été validement conclu, il n'y a pas lieu de donner la Sainte Communion si la personne est divorcée et remariée ».

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

vendredi 29 juillet 2016

L’éducation sexuelle du Vatican
« se rend » à la révolution sexuelle


Des leaders militants pro-vie et pro-famille réagissent



Par : Pete Baklinski
SOURCE : Life Site News






29 juillet 2016 (LSN) - Trois dirigeants internationaux militant pour la vie et la famille qui ont défendu l'enseignement Catholique sur le mariage, la sexualité et la vie pendant des décennies, ont appelé le programme d’éducation sexuelle pour les adolescents récemment publié par le Vatican de « complètement immoral », d’« entièrement inapproprié » et de « tout à fait tragique ».

« Je trouve monstrueux qu’un organisme officiel de l'Église ne créerait pas seulement un programme d'éducation sexuelle pour les adolescents mais un qui contourne les parents en tant que premiers éducateurs de leurs enfants » a déclaré le Dr Thomas Ward, fondateur et président de l'Association nationale des Familles Catholiques ainsi qu'un membre correspondant de l'Académie Pontificale pour la vie.

Le programme, intitulé « LIEU DE LA RENCONTRE : Un projet pour l’éducation sexuelle et affective », a été publié la semaine dernière par le Conseil Pontifical pour la Famille et il sera présenté cette semaine aux jeunes aux Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne.

Lisez ici une analyse critique détaillée de ce programme ici.

Bien que le programme ait été en processus de développement par des couples mariés en Espagne depuis un certain nombre d'années, il semble avoir reçu une impulsion à être complété suite à l’Exhortation sur le Mariage et la Famille, Amoris Laetitia ,du Pape François en avril dernier. Dans son Exhortation, le Pape parle du « besoin d'éducation sexuelle » qui a besoin d’être adressé par les « établissements d'enseignement », un mouvement qui a inquiété l’ensemble des dirigeants pro vie et pro famille du monde puisque l'Église Catholique a toujours reconnu et enseigné — souvent face à l’opposition des puissances mondiales — que l'éducation sexuelle est le « droit fondamental et le devoir des parents ».

Ward considère que c’est « malhonnête » pour quiconque de penser que le programme ne sera pas utilisé comme une excuse par les différents pouvoirs et autorités afin d’« ignorer et même de rejeter les préoccupations des parents protestataires qui essaient de protéger leurs enfants ».

« Cela pourrait être le programme le plus pur dans le monde mais le fait qu’il se dépolie alors qu’on met les parents de côté, ça ouvre une boîte de Pandore à l'éducation sexuelle de toutes sortes. En écartant les parents, les créateurs du programme ont effectivement enlevé la sauvegarde qui a été mise en place par Dieu pour protéger les enfants des influences corruptrices » a-t-il dit à Life Site News.

À titre indicatif, voyez certaines images et des activités suggestives sexuellement explicites dans les cahiers de cours (déroulez les pages) (ici, ici, et ici).

Le programme d’éducation sexuelle du Vatican pour les Jeunes a été créé pour être utilisé principalement dans une salle de classe par les éducateurs.

Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil Pontifical, a déclaré lors d'une présentation sur le programme d’éducation sexuelle que le « caractère unique du projet » consiste en ce qu'il « combine l’attention des enseignants avec celle de l'adolescent ou du jeune ».

Mgr Carlos Simon Vazquez, sous-secrétaire du Conseil, est allé encore plus loin dans son introduction au programme, en mettant l'accent sur le fait que d’instrumenter l’« éducateur ou l'enseignant » comme étant un « développement exceptionnel ».

« En fait, une articulation pédagogique interne entière est imprégnée par le dialogue enseignant-élève, présenté comme l'un des atouts de ce projet qui peut être introduit à différents stades de la vie des jeunes » a-t-il écrit.

Le Monseigneur manifeste un intérêt de pure forme pour le rôle des parents, déclarant que le cours peut être aussi utilisé par les familles, ce qui « enrichit » les foyers par ce projet .

Dans les 518 pages du programme, la participation des parents survient une fois, à savoir lorsque on invite les élèves à « demander à vos parents et vos grands-parents de vous montrer des photos quand ils étaient enfants et jeunes adultes et de regarder les changements ensemble. Ça peut être une expérience vraiment agréable ».

Les enseignants, toutefois, sont chargés — plus de 40 fois — d’expliquer, de décrire, de discuter, de superviser, de modérer la discussion et de réviser la documentation avec les étudiants.

À un moment donné, le manuel indique aux enseignants de susciter chez les étudiants des réponses aux questions qui seraient semblables aux conseils que les parents pourraient donner aux jeunes en parlant de chasteté. « C’est ici où nous essayons d'obtenir [des étudiants] de dire les mêmes choses que leurs parents disent eux-mêmes : soyez prudents dans votre relation, valorisez votre corps, évitez la tentation et vous échapperez au danger » comme l’énonce le programme.

À un autre endroit, le manuel indique aux enseignants d’inviter dans la salle de classe un « professeur de biologie » qui peut aider les jeunes à identifier les « caractéristiques sexuelles primaires et secondaires en observant la différence entre mâle et femelle ».

Ward a appelé ce programme « complètement immoral » ajoutant qu'il équivaut à une « rupture complète de l'enseignement de l'Église à travers les âges concernant les parents comme premiers éducateurs ».

« Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, notamment en ce qui concerne la transmission de valeurs morales et sexuelles. Eux, et eux seuls, savent quand leur enfant est prêt pour ces renseignements » a-t-il dit, ajoutant que de la « bonne information au mauvais moment pourrait causer des dommages catastrophiques à un enfant ».

« Je dis que si ce programme a confié la formation sexuelle des jeunes aux soi-disant experts et n'a pas impliqué les parents d'une manière significative, alors ce programme a usurpé les droits et devoirs des parents auprès de leurs enfants. Une fois que les parents sont enlevés, qui va protéger les enfants ? »
En 1937, le Pape Pie XI a écrit l'Encyclique Mit Sorge Brennender dans laquelle il dénonçait le gouvernement national-socialiste en Allemagne. Il exhortait les parents Catholiques dont les droits parentaux étaient sapés par la politique nazie, de ne pas renoncer à leur devoir moral d'instruire leurs enfants.

« Les parents ... ont un droit fondamental à l'éducation des enfants que Dieu leur a donné dans l'esprit de leur Foi et selon ses prescriptions. Les lois et les mesures qui, dans les [situations] scolaires, ne parviennent pas à respecter la liberté des parents vont à l’encontre de la loi naturelle et sont immorales » a écrit le Pape.

Le Pape à cette époque a prévenu les parents des conséquences d’abandonner leur devoir donné par Dieu.

« Pourtant, n’oubliez pas ceci : nul ne peut vous libérer de la responsabilité que Dieu vous a donnée sur vos enfants. Aucun de vos oppresseurs qui prétendent vous soulager de vos devoirs peuvent répondre en votre nom devant le Juge Éternel quand Il demandera : « Où sont ceux que Je vous ai confiés ? » Que chacun de vous soit en mesure de répondre « Parmi ceux qui Vous m’avez donnés, je n’en ai perdu aucun ».

Réfléchissant sur le passage ci-dessus, le Dr Ward a commenté que même un Conseil Pontifical ne peut pas relever les parents de leur devoir en tant que premiers éducateurs de leurs enfants en matière sexuelle ni de répondre au nom des parents quand les parents feront face au « Juge éternel ».

« Voilà pourquoi ce sujet est si important » a-t-il dit. « Bien qu'il soit le cas que nous parlons présentement de l'éducation sexuelle, c’est encore plus le cas quand nous parlons du salut des âmes ».

John Smeaton, chef de la direction de la Société pour la Protection des Enfants à naître et co-fondateur de la Voix de la Famille, a dit à Life Site News que le programme du Vatican menace les enfants.

« Dans l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia, François comprenait une section intitulée « Oui à l’éducation sexuelle ». Les dirigeants pro-vie et pro-famille ont averti à ce moment-là que la formulation de l'appel du Pape et son incapacité à faire respecter les droits des parents dans cette section, risquaient de jouer dans les mains de puissants organismes internationaux qui poussent des programmes d'éducation sexuelle nuisibles. Maintenant, trois mois plus tard, nous voyons le propre Conseil Pontifical du Pape pour la Famille publié un programme rempli de problèmes ».

Smeaton partage la préoccupation de Ward à savoir que ce programme a violé le droit des parents Catholiques sur l'éducation de leurs enfants.

« En encourageant les enseignants et autres éducateurs à exposer les enfants à un tel programme, le Vatican ne respecte pas les droits des parents Catholiques d'être les premiers éducateurs de leurs enfants en matière de sexualité. C’est tout à fait inapproprié pour les enfants d'être exposés à des images sexuellement explicites telles que contenues dans ce cours et d'être encouragés à discuter de questions sexuelles dans un environnement de classe ».

Smeaton dit que les parents ne devraient pas sous-estimer la menace du programme pour les enfants.

« Les parents ne doivent pas se faire d'illusions : le pontificat du Pape François marque la capitulation des autorités du Vatican à la révolution sexuelle dans le monde entier et menace directement leurs propres enfants » dit-il.

Christine Vollmer, membre fondatrice de l'Académie Pontificale du Vatican pour la Vie, ainsi que le fondateur de l'Alliance latino-américaine pour la vie, a appelé « problématique » le fait que le programme contourne les parents.

« C’est tout à fait tragique que le Conseil pontifical pour la Famille doive contourner les parents quand cela a été le problème qui a amené les problèmes sexuels des adolescents dont nous souffrons » a-t-elle dit à Life Site News.

Elle a noté que, si le programme a utilisé une bonne base philosophique, il est également « tombé dans le piège de penser que l'utilisation de matériaux d'une variété assez grossière et « sexy » éveillerait l'intérêt des adolescents ».

« Malheureusement, ceux-ci auront soit l'effet d’exciter ou d'éteindre les enfants et de nombreux parents se sentent déçus ou même trahis par cette erreur surprenante dans le programme » a-t-elle ajouté.

L'éducation sexuelle publique pour les jeunes a été décriée par un certain nombre de penseurs Catholiques de renom au fil des décennies.

Le célèbre penseur Catholique Dietrich von Hildebrand, appelé par Jean-Paul II « l'un des grands éthiciens du XXe siècle » et par le Pape Benoît XVI comme étant l'une des figures « les plus importantes » dans l'histoire intellectuelle de l'Église au cours du siècle dernier, a jugé que toute forme d’éducation sexuelle en classe pour les jeunes est dommageable :

« La nature du sexe, elle-même, doit d'abord être saisie si l'on veut estimer les dommages causés à l'âme des enfants par la soi-disant éducation sexuelle dans la salle de classe — des dommages non seulement du point de vue moral, mais aussi de l'intégrité humaine et de la santé spirituelle » a-t-il écrit dans un essai publié en 1969, huit ans avant sa mort »

« Protéger la «sainte pudeur » des jeunes tout en transmettant la « signification morale » et le « caractère mystérieux » du sexe ne peut être fait que par les parents » a-t-il écrit.

« Pour développer la bonne attitude et vision de la personne humaine vers cette sphère du sexe, il existe une seule possibilité : à savoir, l'information à propos du mystère du sexe doit être divulguée dans un grand respect et un dialogue personnel strictement à deux par le père ou la mère avec son enfant. Absolument exclu est l'enseignement pseudo-scientifique sur le sexe dans une salle de classe — c’est-à-dire dans une atmosphère neutralisante et saturée de publicité » a-t-il écrit.

Les parents sont « responsables de l'éducation sexuelle dans son vrai sens d'éducation » a-t-il écrit, ajoutant qu'ils « doivent protéger l'enfant contre toutes les discussions neutralisantes sur ce terrain ».



Le penseur Catholique a terminé son essai citant les paroles de Jésus que l’on trouve dans l'Évangile de Matthieu : « Celui qui fait tomber dans le péché un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache au cou une grosse pierre et qu'on le noie au fond de la mer ».



Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

mercredi 27 juillet 2016

Aux Journées Mondiales de la Jeunesse

Le Vatican publie un programme
d’éducation sexuelle pour les adolescents
qui laisse de côté les parents et le péché mortel


Par : Pete Baklinski
SOURCE : Life Site News




ROME, le 27 Juillet 2016 (LSN) - « Plus d'âmes vont en enfer à cause des péchés de la chair que pour toute autre raison » a averti Notre-Dame de Fatima aux trois jeunes voyants en 1917. Mais ce message, malheureusement, est tout à fait absent de la nouvelle version du programme d’éducation sexuelle du Vatican pour les adolescents. Au lieu de cela, les péchés sexuels ne sont pas mentionnés du tout. Les 6ème et 9ème Commandements sont ignorés alors que des images et des vidéos sexuellement explicites et immoraux sont utilisés comme tremplins pour fins de discussion.

Le programme intitulé « LIEU DE LA RECONTRE — — — Un projet pour l'éducation affective et sexuelle » ( voir le programme ici en français ) a été publié la semaine dernière par le Conseil Pontifical pour la Famille et il sera présenté cette semaine aux jeunes aux Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne.

Bien que le programme ait été en processus de développement par des couples mariés en Espagne depuis un certain nombre d'années, il semble avoir reçu une impulsion à être complété suite à l’Exhortation sur le Mariage et la Famille, du Pape François Amoris Laetitia en avril dernier. Dans son Exhortation, le Pape parle du « besoin d'éducation sexuelle » qui a besoin d’être adressé par les « établissements d'enseignement », un mouvement qui a inquiété l’ensemble des dirigeants pro vie et pro famille du monde puisque l'Église Catholique a toujours reconnu et enseigné — souvent face à l’opposition des puissances mondiales — que l'éducation sexuelle est le « droit fondamental et le devoir des parents ».

Le programme d’éducation sexuelle du Vatican se décompose en six unités à être enseignés sur une période de quatre ans (niveaux 9-12 ans) à des étudiants masculins et féminins dans des classes mixtes.

Le nouveau programme mis de l'avant par le Conseil Pontifical pour la Famille semble être un écart de ce que le Magistère de l'Église a longtemps enseigné sur l'éducation sexuelle. Par exemple :

Le Pape Pie XI, dans son Encyclique de 1929 sur l'éducation chrétienne, Divini Illius Magistri, parle de l'éducation sexuelle dans un cadre privé par les parents, et non pas dans des salles de classe, indiquant qu’« une instruction individuelle devient nécessaire, en temps opportun, et de la part de qui a reçu de Dieu mission d'éducateur et grâce d'état, il reste encore à observer toutes les précautions que connaît si bien l'éducation chrétienne traditionnelle... Il importe donc extrêmement qu'un père digne de ce nom, qui a à traiter avec son fils de matière aussi dangereuse, se tienne pour bien averti de ne pas descendre dans le détail des choses ». Il ajoute : « Généralement parlant d'ailleurs, tant que dure l'enfance, il conviendra de se contenter de ces moyens qui, par eux-mêmes, font entrer dans l'âme la vertu de chasteté et ferment la porte au vice ».

Le Pape Pie XII, dans son adresse en 1951 aux pères de famille, met en garde contre la propagande, même de « sources Catholiques », qui « exagèrent outre mesure l'importance et la portée, dans la vie, de l'élément sexuel... leur façon d'exposer la vie sexuelle est de nature à lui donner, dans l'esprit du lecteur moyen et dans son jugement pratique, le sens et la valeur d'une fin en soi. Elle fait perdre de vue la vraie fin primordiale du mariage, qui est la procréation et l'éducation de l'enfant, et le grave devoir des époux vis-à-vis de cette fin, que les écrits dont Nous parlons laissent par trop dans l'ombre ».

Le Saint Pape Jean-Paul II, dans son Exhortation apostolique Familiaris Consortio de 1981, déclare que : « L'éducation sexuelle - droit et devoir fondamentaux des parents - doit toujours se réaliser sous leur conduite attentive, tant à la maison que dans les centres d'éducation choisis et contrôlés par eux.». Il ajoute : « Les parents chrétiens réserveront une attention et un soin particuliers à discerner les signes de l'appel de Dieu pour l'éducation de la virginité comme forme suprême du don de soi qui constitue le sens même de la sexualité humaine ».

La Sacrée Congrégation pour l'Éducation Catholique, dans ses Directives éducatives sur l'amour humain de 1983, écrit que le « fait demeure toujours valide en ce qui concerne les aspects plus intimes [de l'éducation sexuelle] que ce soit biologiques ou affectifs, un enseignement individualisé doit être accordé de préférence dans la sphère de la famille ».

Alors que le nouveau programme du Vatican a plusieurs qualités positives, ses défauts ne peuvent pas être sous-estimés. Ceux-ci comprennent :

     
  • Remise de la formation sexuelle des enfants aux éducateurs tout en laissant les parents hors de l'équation.

  • Un défaut de nommer et de condamner les comportements sexuels tels que la fornication, la prostitution, l'adultère, le sexe protégé par la contraception, l'activité homosexuelle et la masturbation comme des actions objectivement pécheresses qui détruisent la charité dans le cœur et éloignent de Dieu.

  • Absence de mise en garde des jeunes sur la possibilité d’une séparation éternelle de Dieu (damnation) pour avoir commis des péchés sexuels graves. L'enfer n’est pas mentionné une seule fois.

  • Absence de distinction entre le péché mortel et le péché véniel.

  • Absence de parler des 6ème et 9ème Commandements ou de tout autre Commandement.

  • Absence d’enseignement au sujet du Sacrement de la confession comme moyen pour rétablir la relation avec Dieu après avoir commis un péché mortel.

  • Aucune mention d’une saine pudeur ( une sainte honte ) quand il en vient au corps et à la sexualité.

  • Enseignement aux garçons et aux filles ensemble dans la même classe.

  • Demander aux garçons et aux filles de partager ensemble dans la même classe leur compréhension de phrases comme : « Qu'est-ce que le mot sexe te suggére ? »

  • Demander à une classe mixte de « souligner où est située la sexualité chez les garçons et les filles ».

  • Parler du « processus d'excitation ».

  • Utiliser des images et des activités suggestives sexuellement explicites dans les cahiers de cours (ici, ici, et ici).

  • Recommander divers films explicites sexuellement comme tremplins pour la discussion (voir plus de détails ci-dessous).

  • Ne pas parler de l’avortement comme un mal grave, mais qu'il provoque seulement de « fort dommages psychologiques ».

  • Confondre les jeunes en utilisant des phrases telles que : « relation sexuelle » en n’indiquant pas l'acte sexuel mais l'ensemble de la relation centrée sur toute la personne.

  • Parler de l’« hétérosexualité » comme quelque chose à « découvrir ».

  • En utilisant l'icône gay d’Elton John (sans mentionner son activisme) comme un exemple d'une personne douée et célèbre.
  • Approuver le paradigme « dating » ( i.e. « entretenir une liaison amoureuse » ) comme une étape vers le mariage.

  • Aucune mention du célibat comme la forme suprême du don de soi qui constitue le sens même de la sexualité humaine.

  • Absence de mention de l'enseignement du Christ sur le mariage.

  • On traite de la sexualité comme un sujet distinct et non comme quelque chose intégrée dans les enseignements doctrinaux et moraux de l'Église.
Les qualités positives comprennent :
  • Des dessins des enseignements de Saint Jean Paul II de la Théologie du Corps et de l'Amour et de la Responsabilité pour la compréhension de la personnalité, le langage du corps, la dimension conjugale du corps et l'unité corps / âme de la personne.

  • Enseignement que la personne humaine est mâle ou femelle. Aucune théorie du genre ici.

  • L'enseignement que les hommes et les femmes se complètent mutuellement par la différence sexuelle.

  • Enseignement que les hommes et les femmes sont égaux en dignité, mais sont différents physiquement et émotionnellement. Pas de féminisme radical ici.

  • Enseignement sur la pudeur et la chasteté comme des vertus mais bien loin dans les unités étudiées. La chasteté est définie comme la « lumière qui nous guide pour donner un amour inviolé ».

  • Enseignement de l'importance de la liberté dans la vie morale. La liberté est définie comme étant la « capacité de faire ce qui est bon ».

  • On parle de la « concupiscence» comme une « obscurité qui nous empêche de voir la plénitude de la personne d'une manière appropriée et complète ».

  • Brève mention comment l'amour peut être séparé de la procréation, mais pas d'explication sur le mal spécifique.

  • Enseignement sur l'importance du « contrôle de soi » et de la « maîtrise de soi » afin de se donner vraiment à une autre personne.

  • On parle de « l'amour déplacé » qui se manifeste comme un « narcissisme » et la « masturbation » mais aucune mention du péché.

  • On parle de la pureté comme la « vertu qui nous dispose à traiter notre corps avec « sainteté et honneur » ».

  • On mentionne brièvement la « sainteté de la vie ».

  • On parle de la virginité comme d’une façon « répondre à l'appel de l'amour ». On fait la promotion de la chasteté avant le mariage.

Une préoccupation pressante avec ce programme constitue le nombre de films recommandés par le programme comme un tremplin pour les fins de discussion avec les jeunes et qui ne peuvent qu’être interprétés que comme impudiques. Par exemple :

  • L’Unité 4 recommande le film de 2013 coté R ( accès aux seules personnes âgées de 18 ans et plus ) « À la Merveille » pour discuter de l’« Appel au don de soi-même ». Le site Focus on the Family décrit le contenu sexuel de cette façon [AVERTISSEMENT-EXPLICITE] : « Ainsi, alors que l'amour est le centre d’attention principal de « À la Merveille », le sexe devient une partie intégrante de son expression. Les deux Neil et Jane, et Neil et Marina, se livrent à des rapports sexuels explicitement rendus. La nudité arrête juste sur le bord de son plein accomplissement ; les mouvements et les sons sont passionnés, érotiques, titillants et prolongés — le mélange des corps suggère une intimité complète. Il y a la suggestion visuelle que Neil et Marina ont des rapports sexuels dans le compartiment d’un train. Une (presque) scène de sexe oral est utilisée pour exprimer de la distance et de l'insatisfaction ».

  • L’Unité 6 recommande le film de 2010 coté R « Love & autres drogues » pour « Réfléchir sur la formulation par laquelle un homme et une femme expriment leur consentement mutuel à contracter un mariage ». Le site Focus on the Family décrit le contenu sexuel de cette façon [AVERTISSEMENT-EXPLICITE] : « Pour une bonne partie du film, Jamie et Maggie semble être dans un état constant de copulation Ils se fracassent dans les armoires, se tordent sur le sol, halètent et gémissent, se livrent à des relations sexuelles orales et expriment bruyamment leurs réponses orgasmiques. Les auditoires voient les deux complètement nus. ( seules leurs régions pubiennes échappent au cadre ) C’est assez explicite ... Plus tard, après Maggie et Jamie enregistre une de leurs escapades sexuelles, Josh trouve l’enregistrement et le regarde. C’est sous-entendu qu’il se masturbe tout en regardant ainsi. Et il passe le reste du film en faisant des commentaires grossiers à propos de l'anatomie de son frère ».

  • L’Unité 2 recommande le film de 2013 « Stockholm » afin de soulever la question : « Est-ce vraiment la peine de me donner à la première personne qui m’approche ? » Le site Hollywood Reporter décrit le film comme un jeu « du chat et de la souris » où l'homme « habille habilement son désir sexuel pour elle avec un sentiment qui semble réel » tandis qu’elle « le pistonne à propos de ses motifs réels de son intérêt pour elle ». Après « s’être engagés sexuellement », ce qui semble être représenté graphiquement dans la bande-annonce, les deux commence à savoir « qui ils sont vraiment et qu'ils recherchent différentes choses entièrement ».

La sélection des films révèle un étonnant manque de boussole morale chez les créateurs du programme d’éducation sexuelle, quelque chose qui devrait inquiéter tout parent qui penserait permettre à leur enfant d'être formé par ce programme.

Un militant pro-famille qui milite contre la version explicite du programme d’éducation sexuelle de Planned Parenthood ( plus grande organisation d'avortements au monde ) a donné ce commentaire, sous couvert de l'anonymat, au sujet du programme d’éducation sexuelle du Vatican : « J'ai eu un mal difficile à me décider pour savoir si les auteurs ont essayé de dissimuler habilement un mauvais programme ou s’ils étaient juste bien incompétents. Ils ont essayé d'entrelacer des films modernes pour soutenir des concepts vagues qu’ils tentent de faire passer mais comment se fait-il que ça soit si peu efficace. Pourquoi les photos érotiques qui frisent la porno ? Je pense que tout cela est une source de confusion pour les jeunes et franchement une perte de temps ».

Dans une activité, les jeunes sont invités à regarder une image d'un couple de personnes âgées qui sont assises en face d'une image d'un « jeune homme et d’une femme unissant leurs corps demi-nus dans une étreinte ». On demande alors aux jeunes : « Lequel des deux couples est en train d'avoir une relation sexuelle ? » Le guide du formateur indique : « L'objectif ici est pour le jeune de se sentir « provoqué » en face de ces deux images ou même confondu par le titre du sujet et de l'image présentée ». Et c’est le problème essentiel avec ce programme : les jeunes gens vont tout simplement être confondus par les messages contradictoires, les images et les films explicites et le manque de directives morales.

En fin de compte, le programme d’éducation sexuelle du Vatican pourrait être décrit au mieux comme un mélange d’un peu de tout et, au pire, comme un effort malavisé qui tombe très loin en bas de la coche. Alors que le lecteur occasionnel peut souligner différents textes qui suggèrent que le programme vise à promouvoir la modestie, l'abstinence et de garder les relations sexuelles pour le mariage, il y a quelque chose qui se passe d’assez troublant néanmoins entre les lignes.

En raison de l'échec du programme d’honorer le rôle donné par Dieu aux parents en tant que premiers éducateurs, en raison aussi de son incapacité totale de nommer et de condamner divers péchés sexuels et à cause de son utilisation de matériels sexuels explicites et de films, le programme échoue non seulement à atteindre son objectif, mais il pourrait sans doute avoir l'effet inverse d’un éveil de désirs sexuels désordonnés chez les jeunes en leur donnant l'impulsion d’agir à partir de leurs fantasmes sexuels. Le programme tente d'instruire les jeunes sur l'importance de la modestie, de la chasteté et de l'intimité et en fait il viole les valeurs mêmes qu'il essaie d'inculquer. De cette façon, il est auto-destructeur. En bref, le programme pourrait ne pas conduire les jeunes plus près de Dieu, mais plus loin de Lui.

On pourrait aller aussi loin que conjecturer que si Sainte Maria Goretti avait été formée par le programme d’éducation sexuelle du Vatican, il est peu probable qu'elle aurait eu des paroles de vertu héroïque à dire à son agresseur sexuel. Elle n’aurait pas été formée à dire : « Non ! C’est un péché ! Dieu ne veut pas ! » Elle n’aurait pas appris que ce que son agresseur voulait était d’offenser Dieu. Pas plus pour Saint Dominique Savio, dans la même veine, qui n’aurait été en mesure de dire : « Plutôt la mort que le péché » parce qu’il n'aurait pas appris l'horreur du péché. Un programme de morale sexuelle qui ne parvient pas à apprendre aux jeunes à vivre l'Évangile sans compromis est indigne d'être enseigné.

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.