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mardi 22 mai 2018

Le Cardinal Sarah

« Ordonner les hommes mariés serait
une « rupture » avec la Tradition Apostolique »



Le Cardinal Robert Sarah prononce une homélie
à l'issue du pèlerinage de Pentecôte de Chartres, le 21 mai 2018


Par Dorothy Cummings McLean

SOURCE : Life Site News
Mardi 22 mai 2018 - 3:49 pm EST




CHARTRES, France, 22 mai 2018 (Life Site News) — Ordonner des hommes mariés au sacerdoce Catholique serait une rupture avec la Tradition Apostolique, a déclaré un prélat Catholique.

Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a déclaré que « des conséquences graves » se produiraient dans l'Église si elle admettait des hommes mariés de bonne réputation, ou « viri probati » dans le sacerdoce.

Le Cardinal, qui a 72 ans, a fait ces remarques dans une homélie qu'il a prononcée lundi à la Messe célébrant la conclusion du pèlerinage annuel de la Pentecôte depuis la Cathédrale Notre-Dame de Paris jusqu'à la Cathédrale Notre-Dame de Chartres.

S'adressant aux prêtres au sein d’une foule massive qui se déversait dans l'avant-cour de la Cathédrale, le Prélat Guinéen les supplia de se souvenir de la signification de leur célibat :

« Chers collègues prêtres, gardez toujours cette certitude : être avec le Christ sur la Croix est ce que le célibat sacerdotal proclame au monde » a-t-il dit.

« Le plan, encore avancé par certains, de détacher le célibat du sacerdoce en conférant le Sacrement de l'Ordre à des hommes mariés (« viri probati ») pour, disent-ils, « des raisons pastorales ou des nécessités », aurait des conséquences graves ; en fait, ça romprait définitivement avec la Tradition Apostolique » a-t-il ajouté.

Sarah a laissé entendre que l'ordination des hommes mariés ne « perpétuerait » pas le sacerdoce du Christ.

« Nous fabriquerions un sacerdoce selon notre dimension humaine, mais sans perpétuer, sans étendre le sacerdoce du Christ, obéissant, pauvre et chaste » a-t-il dit.

« En effet, le prêtre n'est pas seulement un « alter Christus », mais il est vraiment un « ipse Christus », il est le Christ lui-même » a déclaré le Cardinal. « Et c'est pourquoi, à la suite du Christ et de l'Église, le prêtre sera toujours un signe de contradiction ! »

Bien que l'Église Catholique ait autorisé des ministres Anglicans mariés devenus Catholiques à être ordonnés prêtres, il s'agit d'une concession pastorale qui n'a pas pour but de créer un précédent pour l'Église Occidentale. Même dans l'Église Orientale, le célibat est considéré comme un état supérieur pour un prêtre, le libérant pour servir son troupeau de tout son cœur : les prêtres mariés de l'Église Orientale ne sont pas, par exemple, choisis comme Évêques.

Dans la pénurie de vocations qui a suivi le Concile Vatican II, le Pape François a déclaré que l'Église doit envisager d'ordonner des hommes mariés à la prêtrise.

Tout en rejetant l'idée du célibat volontaire dans le sacerdoce, le Pontife était ouvert à l'option d'un sacerdoce marié dans les régions reculées où la pénurie de prêtres est particulièrement grave.

« Nous devons réfléchir à la possibilité de créer des viri probati » a déclaré le Pape François au quotidien Allemand Die Zeit. « Ensuite, nous devons également discerner quelles tâches ils peuvent prendre, par exemple, dans les communautés délaissées ».

« On parle beaucoup de célibat volontaire, surtout là où le clergé fait défaut » a déclaré le Pape. « Mais un célibat volontaire n'est pas une solution ».

On croit que François peut donner aux Évêques Brésiliens en particulier la permission d'ordonner des hommes mariés.

Dans son homélie à Chartres hier, le Cardinal Sarah a supplié les foules de distinguer entre le monde qu'ils doivent aimer — le monde des gens, en particulier les pauvres, à servir — et le monde qu'ils ne doivent pas aimer — le monde comme il est devenu sous « la règle de Satan et du péché ».

Il a notamment mis en garde contre « le monde des idéologies qui nient la nature humaine et détruisent la famille ».

lundi 13 novembre 2017

Cardinal Muller

Donner aux Évêques le dernier mot sur les traductions
de la Messe « détruirait » l'unité de l'Église





Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.



SOURCE : Life Site News
Le 10 novembre, 2017

10 novembre 2017 (LifeSiteNews) — L'unité de l'Église serait « détruite » si les Conférences Épiscopales, et non le Vatican, avaient le dernier mot sur la traduction des textes liturgiques, a déclaré le Cardinal Gerhard Müller dans une récente interview.

L'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a émis des réserves dans un entretien avec Passauer Neue Presse publié mercredi sur la récente réforme liturgique du Pape François qui a permis aux Évêques de superviser et d'approuver les traductions.

« L'autorité ultime en cas de doute ne peut pas résider dans les Conférences Épiscopales, qui détruiraient l'unité de l'Église Catholique dans la Foi, la confession de la Foi et la prière » a déclaré le Cardinal, selon le Catholic Herald.

Muller a fait le commentaire malgré que le Pape François ait publiquement corrigé le Cardinal Robert Sarah, le chef de la Liturgie du Vatican, pour faire une déclaration semblable le mois dernier.

Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, avait affirmé dans un article que les nouvelles directives du Pape sur la Liturgie ne permettaient pas aux Conférences Épiscopales, mais au Vatican, d'avoir le dernier mot sur les traductions de la Messe. Il lisait simplement les directives du Pape à travers l'objectif d'une instruction de 2001 intitulée Liturgiam Authenticam.

Mais le Pape a dit à Sarah que ces normes avaient été abrogées et que le Cardinal avait mal compris les directives du Pape.

Muller a déclaré dans l'interview qu'il a « souvent expérimenté que les traducteurs utilisés par les Évêques ont dilué les textes bibliques et liturgiques sous prétexte d'une meilleure compréhension ».

mardi 18 avril 2017

Un Évêque Américain demande au diocèse de commencer
à recevoir la communion « sur la langue et à genoux ».





Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

SOURCE : Life Site News
NEWS CATHOLIC CHURCH, jeudi, le 13 avril, 2017 - 16 h 25 HNE



MADISON, Wisconsin, le 13 avril 2017 (Life Site News) - L'Évêque Robert Morlino du diocèse de Madison, Wisconsin, a demandé à tout son diocèse de commencer à recevoir la Sainte Communion sur la langue, en s'agenouillant, d'ici l'automne prochain afin d’intensifier la « vénération » de la Présence Réelle du Christ dans l'Eucharistie.

L'Évêque a fait sa demande à la fin de son homélie à la Messe chrismale du 11 avril, lorsque les huiles sont consacrées lors de l’utilisation des sacrements administrés dans les paroisses du diocèse.

« Je vais demander que nous nous mobilisions ensemble vers une plus grande vénération lorsque nous recevons la Sainte Communion. Je vais demander à ce que les gens soient encouragés à recevoir la communion sur la langue et à genoux », a-t-il déclaré, vers la fin de son homélie.

« Il ne fait aucun doute que la communion sur la langue est plus révérencieuse. Et elle ne se prête pas à un comportement occasionnel. Je vais demander, à partir de l'automne, que nos étudiants apprennent à recevoir la communion sur la langue », a-t-il ajouté.

Jusqu'en 1960, les catholiques du monde entier recevaient la communion à genoux et sur la langue. La pratique de la communion dans la main est issue d'une désobéissance qui remonte au pays de la Hollande. En raison de l'abus répandu de recevoir la communion dans la main, le Pape Paul VI a accordé un indult pour cette pratique, selon une lettre de 1969 de la Congrégation Sacrée du Culte Divin.

Brent King, le directeur des communications du diocèse de Madison, a déclaré à Life Site News que recevoir la Communion de manière traditionnelle, à genoux et sur la langue, augmente la vénération en raison d’une « posture extérieure » d’abaissement du corps qui peut se traduire par une « disposition intime » d’humilité devant Dieu.

Dans sa lettre aux Philippiens, Saint Paul a écrit que « au nom de Jésus, tous les genoux devraient s'incliner ».

King a déclaré que si « nous nous agenouillons, nous démontrons une vénération à ce que nous croyons réellement, c'est-à-dire que le corps, le sang, l'âme et la divinité du Christ sont présents dans l'Hôte ».

Il a également déclaré que personne ne serait refusé à la Communion s'ils choisissaient de continuer à recevoir l’hostie dans la main.

Au cours de son homélie, Morlino a fait allusion à une allocution du 31 mars du Cardinal Robert Sarah, dans lequel le préfet de la Congrégation pour le Culte Divin a parlé d'une « sérieuse crise de foi » qui se passe actuellement dans l'Église en raison d'une liturgie qui s’appauvrie.

Le Cardinal Sarah a déclaré que la crise qui est « non seulement au niveau de la foi chrétienne mais aussi et surtout parmi plusieurs prêtres et Évêques, nous a rendu incapables de comprendre la liturgie eucharistique en tant que sacrifice, comparable à un acte accompli une fois, et pour tous par Jésus-Christ, rendant présent le Sacrifice de la Croix d'une manière non sanglante, dans toute l'Église, à travers différents âges, lieux, peuples et nations ».

« Il y a souvent une tendance sacrilège à réduire la Sainte Messe à un simple repas convivial, à la célébration d'une fête profane, à la célébration d’une communauté par elle-même, ou voire pire, à une diversion terrible de l'angoisse d'une vie qui n'a plus de signification ou, encore, de la peur de rencontrer Dieu face à face, parce que son regard nous dévoile et nous oblige à nous regarder sincèrement et nous exposant, d’une façon inébranlable, à la laideur de notre vie intérieure. Cependant, la Sainte Messe n'est pas une distraction. C'est le sacrifice vivant du Christ qui est mort sur la croix dans le but de nous libérer du péché et de la mort, afin de nous révéler l'amour et la gloire de Dieu le Père », a ajouté le Cardinal.

L'Évêque Morlino a déclaré que, pendant que l'Église catholique avait excellé dans les problèmes sociaux à tous les niveaux, elle n'a pas transmis une foi vivante aux générations futures. Il a dit que nous pouvons relater ce fait par le constat que moins de 25% des catholiques assistent maintenant à la Messe.

Selon ce que Sarah suscite, Morlino a déploré à quel point les affaires de la vie courante se sont infiltrées dans la liturgie, où chacun éprouve le besoin d'être occupé à « faire quelque chose » durant la Messe. Il a dit que l'appel du Conseil Vatican II à la « actuosa participatio » par les fidèles dans la liturgie a plus à faire avec « la participation réelle » que « la participation active ».

L'Évêque a dit qu'il est plus important pour les participants à la Messe de contempler profondément ce qui se passe à la Messe, à savoir que Dieu se fait présent (Corps, Sang, Âme et Divinité). Cela devrait brasser l'âme de ceux qui vont et suivent la Messe et la suivent afin de les combler de stupéfaction et d'émerveillement, mais souvent les fidèles sont trop occupés à se faire remarquer, a-t-il ajouté.

Le Frère John Zuhlsdorf, prêtre du diocèse de Madison, a écrit sur son père. Z's Blog que ce que l'Évêque Morlino fait est « tout à fait exact ».

« Il est temps de grandir plus sérieusement, de plus en plus, dans un culte liturgique sacré et transformateur en tant qu'individus et en tant que communautés de l'Église, petites et grandes, familles, paroisses, diocèses, nations », a-t-il déclaré.

« Par conséquent, ce que l’Évêque Morlino est tout à fait bien. Il a fourni un exemple personnel. Il a fait preuve de leadership. Il a prudemment autorisé une période de temps congruente pour l'enseignement ainsi que le dialogue avec les prêtres et les fidèles. C'est une grande bénédiction pour la sainte Église, car il remplit fidèlement son lourd mandat. Que son exemple soit pris par de nombreux pasteurs d'âmes », a-t-il ajouté.

L'an dernier, lorsque le Cardinal Sarah a demandé au clergé d'adopter le « ad orientem » - en regard à l'Est - positionnant la Messe à temps pour l'avènement, Morlino fut l'un des premiers Évêques de l'Église à répondre à l'appel.

Avant cette même année, Morlino a demandé que les tabernacles reviennent en avant et au centre de chaque Église de son diocèse.

L'Évêque Morlino est arrivé au tout début au diocèse de Madison en 2003. À l’époque, on l'appelait souvent un bastion du libéralisme politique et spirituel. Il n'y avait que six hommes qui étudiaient pour être prêtres. Sous le leadership de Morlino, le nombre a augmenté de six fois d'ici 2015.


jeudi 21 juillet 2016

De rejeter les conseils du Cardinal Sarah

Imaginez si les laïcs faisaient cela !





Par : John-Henry Westen
Éditorialiste en chef de Life Site News
Jeu 21 juillet, 2016 - 15 :12 EST


SOURCE : Life Site News




21 juillet 2016 (LSN) - L'encouragement du Cardinal Robert Sarah aux prêtres de faire face au Tabernacle avec les fidèles pendant la Messe et, pour les fidèles, de recevoir la Sainte Communion à genoux a créé tout un émoi ! Le Vatican, qui est célèbre pour ses silences ou pour « réagir après des siècles » devant certains des scandales les plus sévères concernant même des Cardinaux, a réagi cette fois avec une rapidité foudroyante.

Le jour ouvrable immédiat après que le Cardinal Sarah revint de son voyage où il fit sa suggestion pour le culte traditionnel, le porte-parole du Vatican, le Père Federico Lombardi a émis un communiqué de presse. Le lendemain, la Conférence épiscopale des États-Unis émettait leur propre communiqué de presse s’en référant au Vatican qui dit aux prêtres il n'y a pas de « nouveau mandat pour le célébrant de s’écarter de la face de l'assemblée ». (Note : c’est sans compter l’Archevêque Nichols d’Angleterre qui était l’hôte du Cardinal Sarah quand ce dernier a prononcé cette suggestion et qui a écrit à tous les Évêques Anglais de ne pas donner suite aux propos du Cardinal Sarah le lendemain de son départ ! )

Le Cardinal Sarah n'a jamais dit que c’était un ordre, ne vous en déplaise. Il a humblement demandé à ses frères prêtres et Évêques de mettre en œuvre cette pratique, suggérant le 27 novembre — i.e. le premier dimanche de l'Avent (Où l’on tous supposer attendre la venue de Jésus lors de l’Avent ) — comme une date initiale possible. Il n’a pas insisté même s’il est le chef liturgiste de l'Église.

Imaginez si les Catholiques ne faisaient que ce qui nous en mandaté de faire dans l’Église. Combien plus pauvre serait notre Église si, par exemple, les Catholiques allaient seulement à la messe le dimanche, qui est l’exigence minimale ? Que si nous nous confessions une seule fois par année tel qu’il est exigé ? Et si nous recevions la Sainte Communion une seule fois par année pendant la saison de Pâques ?

Il n'y aurait plus personne pour retourner les crêpes et faire cuire le bacon et les saucisses à ces petits déjeuners de l'Église parce qu'il n'y a pas d’exigence pour cela. Eh ! il n'y aurait plus de soupers ni de petits déjeuners à l’église du tout ! Aucun contributeur pour les pauvres et pas de repas-partage qui bénéficieraient aux organismes de bienfaisance ni aux hôpitaux pour enfants. Il n'y aurait pas des Chevaliers de Colomb ou de groupes de femmes Catholiques. Les bonnes dames volontaires qui cuisent des recettes pour vendre et les bénévoles qui s’occupent des vêtements disparaîtraient. Oubliez les groupes de prière, les soupes populaires, les classes de catéchisme et même les écoles Catholiques.

Personne n'est mandaté pour devenir un prêtre — ça aussi bien sûr deviendrait une chose du passé.

Nous sommes tous appelés à faire des choses au-delà de ce qui est exigé. Nous sommes appelés à être généreux avec notre Seigneur. Donc, alors que nous, les fidèles, nous avons promis d’être généreux avec nos dons et nos talents au service de l'Église en dépit de la stigmatisation que le monde attache à cela, les prêtres courageux et Évêques ont fait la même chose et sont prêts à se sacrifier de l'admiration du monde pour honorer Notre Seigneur.

Il appartient aux fidèles d'encourager leurs propres prêtres et Évêques d'adopter les suggestions du Cardinal Sarah pour la liturgie. Certains de vos propres frères prêtres et Évêques qui préfèrent la liturgie du style des années 1970 vous regarderont probablement de haut à vous voir franchir cette étape.

Mais nous pouvons les encourager avec les paroles de la tête dirigeante de la Congrégation de l'Église responsable de la liturgie. Le Cardinal Sarah a dit que cette pratique devrait être appliquée avec « la confiance que le prêtre devrait avoir que c’est quelque chose de bon pour l'Église, quelque chose de bon pour notre peuple ».

« Chers Pères » a-t-il dit « nous devrions écouter à nouveau la lamentation de Dieu proclamée par le Prophète Jérémie : « Ils m’ont tourné le dos » (2 :27). Tournons-nous à nouveau vers le Seigneur ! »

Un Évêque en France a accepté déjà le défi du Cardinal Sarah.

L’Évêque Français Dominique Rey du Diocèse de Fréjus-Toulon a annoncé qu’il célèbrera la Messe « ad orientem » au dernier dimanche de l'Avent » et en d'autres occasions où c’est considéré approprié. « Avant l'Avent » a-t-il ajouté « j'adresserai une lettre à mes prêtres et au peuple sur cette question pour expliquer mon action. Je les encouragerai à suivre mon exemple ».

Que Dieu vous bénisse, Évêque Rey ! Et Que Dieu vous bénisse tous !

vendredi 1 juillet 2016

Cardinal Sarah

« Ceux qui veulent éradiquer la pauvreté
font du Christ un menteur
Ils se trompent et mentent »



Par : Steve Jalsevac
SOURCE : Life Site News









1er juillet 2016 (LSN) - Ceci est la partie 2 des extraits du livre du Cardinal Sarah «Dieu ou rien». Voir la partie 1: Le Cardinal Sarah : les ambiguïtés peuvent conduire à la doctrine sur les opinions dangereuses.

1 juillet 2016 (LSN) - Ceci est mon second article des extraits du livre du Cardinal Sarah en raison des excellents enseignements pour notre époque qu'il contient. Ils sont À LIRE ABSOLUMENT en autant que je suis concerné et ils fournissent des orientations claires en ce moment de confusion et de distorsion de la vérité.

La pauvreté est une valeur chrétienne

Les commentaires du Cardinal Sarah s’adressent clairement ici aux efforts très malencontreux, fortement politisés et idéologiques de nombreux organismes d'aide internationale Catholiques ainsi qu’aux gouvernements et d'autres organismes qui ont tendance à mettre l'accent sur l'élimination des pauvres grâce à la contraception et à détruire les cultures de la famille.

Il dit :

page 140 Je me souviens d’avoir été dégoûté quand j'ai entendu le slogan publicitaire d'une organisation caritative Catholique qui était presque insultant pour les pauvres : « Battons-nous pour la pauvreté zéro » ... pas un saint — et Dieu seul connaît le nombre énorme de saints de la charité que l'Église a suscités en deux mille ans — qui n’ont jamais osé parler de la pauvreté et des pauvres de cette façon.

— Jésus lui-même n’avait aucune prétention de ce genre. Ce slogan ne respecte ni l'Évangile, ni le Christ. Depuis l'Ancien Testament, Dieu a été avec les pauvres ; et l’Écriture Sainte parle sans cesse « du pauvre de Yahvé ». Une personne pauvre se sent dépendante de Dieu ; ce lien est le fondement de la spiritualité.

— Oui, la pauvreté est une valeur chrétienne. Le pauvre est celui qui sait que, par lui-même, il ne peut pas vivre. Il a besoin de Dieu et de d'autres personnes afin d'être, de prospérer et de croître. Au contraire, les gens riches n’attendent rien de personne. Ils peuvent subvenir à leurs besoins sans en appeler soit à leurs voisins ou à Dieu. En ce sens, la richesse peut conduire à une grande tristesse et à une vraie solitude humaine ou juste à une horrible pauvreté spirituelle. Si pour manger et prendre soin de lui-même, un homme doit se tourner vers quelqu'un d'autre, cela se traduit nécessairement par un grand élargissement de son cœur. Ceci est la raison pour laquelle les pauvres sont les plus proches de Dieu et vivent une grande solidarité entre eux ;

page 141 L'Église ne doit pas lutter contre la pauvreté mais plutôt mener une bataille contre la misère, en particulier la misère matérielle et spirituelle. C’est essentiel de prendre un engagement afin que tous les hommes puissent avoir le minimum requis pour vivre. « L'esprit de pauvreté et de charité est la gloire et le témoignage de l'Église du Christ »

— Mais nous n'avons pas le droit de confondre la misère et la pauvreté parce que, ce faisant, nous irions sérieusement à l'encontre de l'Évangile. Rappelons ce que le Christ nous a dit : « Vous aurez toujours des pauvres avec vous , mais Moi, vous ne m'aurez pas toujours avec vous ». (Jean 12, 8) Ceux qui veulent éradiquer la pauvreté font du Fils de Dieu un menteur. Ils se trompent et mentent.

page 142 Le langage de l'ONU et de ses agences, qui veulent supprimer la pauvreté, qu’ils confondent avec la misère, n’est pas celui de l'Église du Christ. Le Fils de Dieu n’est pas venu parler aux pauvres avec des slogans idéologiques ! L'Église doit bannir ces slogans de son langage. Car ils hébètent et détruisent les peuples qui ont essayé de rester libres en conscience.

La vérité est charité

Ci-dessous il s’adresse aux nombreux critiques influents ou mesquins qui insistent que nous devons simplement prier et garder le silence sur les programmes et les déclarations préjudiciables que nous voyons et entendons et ne pas parler dans le but de protéger la vie, la famille, la foi et la vérité.

page 143 C’est un manque de charité de fermer les yeux. Il y a un manque de charité de rester silencieux face à des paroles et des slogans confus !

L'Occident athée met en danger le monde entier

Le Cardinal Sarah est au courant des grands dangers pour le monde entier de la situation actuelle en particulier l'Union Européenne, les États-Unis et le Canada.

page 146 Je pense que l'immense influence économique, militaire, technologique et des médias d'un Occident athée pourrait être un désastre pour le monde. Si l'Occident ne se convertit pas au Christ, il pourrait finir par rendre le monde entier païen ; la philosophie de l'incroyance cherche fiévreusement des adeptes dans de nouvelles régions du globe. En ce sens, nous sommes confrontés à un athéisme qui pratique le prosélytisme de plus en plus. La culture païenne est déterminée à étendre le domaine de sa lutte contre Dieu. Afin de susciter leur renaissance, les anciens pays de l'ancienne tradition Chrétienne doivent se redynamiser en se lançant dans une nouvelle évangélisation.

page 148 À la suite de Benoît XVI, je suis convaincu que l'une des tâches les plus importantes de l'Église est de faire redécouvrir le visage rayonnant de Jésus à l'Occident. Si le Vieux Continent se coupe de ses racines définitivement, je crains que ça causera une crise majeure dans l'humanité tout entière et j’en vois des débuts de celle-ci ici et là.

La nécessité absolue de défendre les Traditions et la Doctrine du Catholicisme

page 147 Nous avons une obligation urgente, disait Saint Athanase, d’étudier « la tradition ancienne, l'enseignement et la foi de l'Église Catholique qui ont été révélés par le Seigneur, proclamés par les Apôtres et gardés par les Pères. C’est sur cette Foi que l'Église est construite et si quelqu'un devait s’écarter d'elle, il ne serait plus un Chrétien ni de fait ni de nom ».

La prière est l'outil pour réformer le monde

page 150 La prière est le plus grand besoin du monde contemporain ; elle reste l'outil pour réformer le monde.

page 153 Le début de la réforme doit se concentrer sur les écoles Catholiques et les séminaires.

mercredi 20 janvier 2016

Le Cardinal Sarah et notre apostasie silencieuse


par : Père Gerald E. Murray

SOURCE : Life Site News


19 janvier 2016 (The Catholic Thing) - Le livre « Dieu ou Rien », un vaste interview avec le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, par le journaliste français Nicolas Diat, est l'une des choses les plus rafraîchissantes publiées de mémoire récente. Je ne peux pas faire l'éloge de ce livre assez. Il exhale la sagesse, la perspicacité et une foi profonde d'un véritable serviteur dévoué à l’Église. C’est un témoignage prophétique à la Vérité. Sarah va à la racine de ce qui est en difficulté dans le monde aujourd'hui et propose le remède immuable à l'Église : la foi en Dieu tel que révélé par son Fils Jésus Christ. En cours de route, il réprimande également les autres ecclésiastiques et les fidèles pour les fois où leur abandon à l'esprit du monde a apporté beaucoup de tort à l'Église.

On a demandé au Pape Saint Pie X après son élection quel serait le programme de son pontificat. Il a pointé le Crucifix et a dit : « C’est mon programme ». Dans la même veine, interrogé sur la situation actuelle : « Est-ce une crise de l'Église ou est-ce un crise de Dieu ? », Sarah répond : « Contrairement à ce que nous pouvons penser, la plus grande difficulté des hommes n’est pas de croire à ce que l'Église enseigne au niveau moral ; la chose la plus difficile pour le monde postmoderne est de croire en Dieu et en son Fils Unique ».

La racine du problème dans la société occidentale — et dans l'Église — se résume à ceci : les niveaux d'incrédulité en Dieu et en Sa Révélation. Ça part de l'incrédulité de l'athéisme ( théorique et pratique ) à l'agnosticisme ( souvent le fruit de l'ignorance, de la paresse ou de la cécité spirituelle ) jusqu’à faire du tri dans le Catholicisme. Lorsque nous ne parvenons pas à adhérer sans réserve au Christ et à Son enseignement, nous sommes laissés à nous-mêmes — et ce n’est pas une pensée heureuse.

Sarah déclare : « Si le lien entre Dieu et les Chrétiens est affaibli, l'Église devient une structure simplement humaine, une seule société parmi d'autres. Avec cela, l'Église devient sans importance ; Elle fait alors partie du monde et est corrompue au point de perdre sa nature originelle. En effet, sans Dieu, nous créons une Église à notre propre image, pour nos petits besoins, pour nos goûts et nos dégoûts. Les modes prennent le dessus sur l'Église et l'illusion du sacré devient périssable, une sorte de médication périmée ».

Considérez les choses remarquables telles que la louange récente de Feu David Bowie par L'Osservatore Romano. Cela fait suite à l’éloge funèbre de Michael Jackson plus tôt et à l'utilisation récente de la Basilique Saint-Pierre comme écran de projection pour différentes images profanes. Plus significatif encore, la foi a été banalisée par la campagne relative à l’admission à la Sainte Communion des divorcés remariés. La simple répétition des Paroles du Seigneur : « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère » (Luc 16-18) est rejetée comme étant sévère, peu charitable, et morose.

La réception de la Sainte Communion par ceux vivant dans un deuxième mariage invalide est considérée par les innovateurs comme une question de justice — un remède pour les avoir exclus injustement de la communauté des fidèles, les exposant à une honte injustifiée et les frustrant de leur désir louable d'être nourris par le Seigneur. Les innovateurs stigmatisent en dérision plus de 2000 ans d'enseignement Catholique comme étant une lecture des Paroles du Seigneur qui soit dépassée, rigoriste et fondamentaliste. Une telle intransigeance empêche prétendument l'Église de mener à bien « l'intention réelle » du Seigneur : à savoir que tout le monde qui veut recevoir la Sainte Communion est invité à participer au Banquet de Son Corps et de Son Sang.

Mais les Paroles du Seigneur sont claires et ont été fidèlement appliquées dans la vie de l'Église depuis le début. Elles ne peuvent pas être rejetées sans porter atteinte à la force qui lie tout le reste de ce qu’Il a dit. La campagne visant à ouvrir la voie de la Sainte Communion aux divorcés remariés est une corruption, refaisant l'Église en un rassemblement sentimental dans lequel seulement certaines parties de ce que le Seigneur a dit sont prêchées et vécues.

Voici la nouvelle manœuvre : si nous trouvons quelque chose d’offensant dans l’Évangile à l’égard de nos nouvelles sensibilités, alors ignorons-le et réécrivons effectivement l’enseignement de l'Église en changeant sa pratique sacramentelle. Pour nous calmer les nerfs, prétendons que la doctrine reste inchangée. Nous ne croyons vraiment pas ça bien sûr, mais c’est le camouflage nécessaire à l'innovation doctrinale révolutionnaire jusqu'à ce que nous puissions nous débarrasser de ce prétexte. Ensuite, nous pouvons tout simplement annoncer que tout ce qu'on a pensé de ce que signifiait l'enseignement du Christ dans le passé, cela signifie maintenant quelque chose de tout à fait différent grâce au don des « voix prophétiques de notre époque ».

Comment en sommes-nous arrivés à ce point ? Le Cardinal Sarah nous fournit la réponse : « Les sociétés occidentales sont organisées et vivent comme si Dieu n'existait pas. Les Chrétiens eux-mêmes se sont installés à plusieurs reprises dans une apostasie silencieuse ». Le caractère sacré des Sacrements a été englouti dans une vision humaniste qui voit l'Église comme un distributeur de confort personnel et de consolation ainsi qu’un promoteur de la solidarité de groupe et de l'action sociale.

Dans un tel schéma, ne pas permettre à quelqu'un qui veut recevoir la Sainte Communion de le faire est intolérable. N’est-ce pas une apostasie silencieuse lorsque certains hommes d'Église nous disent que la réception indigne du Corps et du Sang du Seigneur ne doit pas être perturbé en rappelant aux fidèles ce que le Seigneur a réellement dit ?

Notre culture occidentale largement toxique possède le réflexe hostile envers les revendications de la Vérité qui sont en conflit avec la révolution sexuelle. L'Église a la mission de proclamer la Vérité sur le mariage tel que c’est enseigné par Notre Seigneur et non pas de mettre de côté cet enseignement afin de se conformer au monde. Le Cardinal Sarah vise de nouveau bien la cible quand il dit : « L'Église proclame la Parole de Dieu et célèbre les Sacrements dans le monde. Elle doit faire cela avec la plus grande honnêteté, avec une véritable rigueur, avec un respect miséricordieux pour les misères humaines qu'elle a le devoir de conduire vers la « splendeur de la Vérité » pour reprendre les paroles d'ouverture d'une encyclique de Jean-Paul II ».

« Ainsi soit-il »