Aucun message portant le libellé dubia. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé dubia. Afficher tous les messages

vendredi 15 décembre 2017

Le prêtre canoniste sur EWTN :
Le Père Gerald Murray


Les Papes précédant François auraient rejeté
son enseignement sur le Mariage




Par Dorothy Cummings McLean

SOURCE : Life Site News
Jeudi le 14 décembre 2017 — 7 :12 pm EST


14 décembre 2017 (LifeSiteNews) — Un avocat Canoniste et prêtre de l'Archidiocèse de New York a déclaré lors d’une émission de télévision Catholique populaire qu'Amoris Laetitia n'aurait pas été accepté comme magistère authentique alors que François n'était qu'un Cardinal.

Le Père Gerald Murray a déclaré à Raymond Arroyo, animateur de l’émission World Over sur EWTN, qu'Amoris Laetitia ne pouvait pas supplanter la Doctrine Catholique.

« Il ne peut y avoir de rupture avec l'enseignement Catholique » a-t-il dit. « Qu'il soit correctement affirmé ou apparemment nié, il reste ce qu'il est ».

« Imaginons qu'Amoris Laetitia aurait été publié par le Cardinal Bergoglio lorsqu'il était Archevêque de Buenos Aires. Je suis certain que le document aurait été envoyé à Rome et que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi l'aurait regardé et aurait dit : « Ceci n'est pas en harmonie avec les enseignements authentiquement enseignés par ... le droit Canon, le Pape Jean-Paul II , [et] le Pape Benoît ».

« En d'autres termes » continua Murray, « ce dont nous parlons maintenant est quelque chose que le Pape a dit être son « magistère authentique » [mais] n'aurait pas été en harmonie avec l'enseignement Catholique s'il l'avait émis comme Évêque de Buenos Aires ».

Murray a dit à Arroyo qu'un Pape ne peut pas changer de Doctrine juste parce qu'il est le Pape.

« Au séminaire, ils nous disaient que le Pape ne pouvait pas se réveiller demain matin et dire qu'il y avait une quatrième personne à la Trinité » se souvient-il. « Maintenant, dans un enseignement moral, c'est une chose semblable ... Vous ne pouvez pas vous réveiller et dire qu'il y a une catégorie d'adultères que nous n'appelons plus adultères ».

L'enseignement de l'Église est conçu pour aider les gens à entrer au Ciel, pas pour qu'ils se sentent bien dans leur peau, a dit Murray.

« Vous voulez vraiment vous sentir bien dans votre peau ? Soyez en état de grâce et ne violez pas publiquement l'enseignement de l'Église. C'est le message que je pense qui se perd ici ».

Murray a dit que l'inclusion des Directives de l'Évêque Argentin concernant le Chapitre 8 d’Amoris Laetitia et la lettre privée du Pape François les confirmant au registraire officiel de l'Église [ Acta Apostolicae Sedis ] était la tentative du Pape de gagner l’acceptation de son point de vue personnel sur la Communion pour les divorcés/remariés.

« Je pense que cela fait partie de la tentative du Pape de faire accepter son point de vue, c'est-à-dire que la discipline précédente était trop dure et que nous devons aller vers ce qu'on appelle une « analyse au cas par cas ».

Cela, cependant, va à l'encontre des Paroles du Christ, a déclaré Murray.

« Pour moi, la Révélation, qui est précisément ce que sont les Paroles de Jésus, nous dit que, si un homme répudie sa femme et en épouse une autre, il commet un adultère — cela couvre tous les cas. Il n'y a pas d'exception au cas par cas » a-t-il affirmé.

L'avocat Canoniste a déclaré que la situation des divorcés/remariés n'est pas la même que celle des personnes qui ont reçu des décrets de nullité des tribunaux de nullités, car le premier groupe reconnaît avoir des mariages valides mais persiste dans des secondes relations.

« La Doctrine, la discipline, tout va de pair, c'est pourquoi c'est si troublant » a-t-il déclaré à Arroyo. « Je pense que les Cardinaux des dubia ont raison. Soit nous obtenons une précision morale dans l'enseignement de l'Église, soit nous sombrons dans le chaos ».

Lorsqu’on lui a présenté l'argument de l'avocat Canoniste Ed Peter selon lequel le Canon 915 empêche toujours les Pasteurs de donner le Saint Sacrement aux personnes divorcées et remariées sexuellement actives, Murray a convenu que le Canon demeure.

« La permission par le Pape dans Amoris Laetitia dans la célèbre note que l'accompagnement [des divorcés remariés] peut inclure les Sacrements n'est qu'une permission, pas un commandement » a-t-il dit. « Le Canon 915 reste. Ceux qui sont publiquement engagés dans de graves offenses morales devraient être privés des Sacrements parce que nous voulons préserver l'Église du scandale ».

Murray a indiqué que les différentes réactions d'Amoris Laetitia de la part des Évêques du monde entier ont rendu l'ordre légal de l'Église Catholique inintelligible.

« Le problème est que l'ordre juridique dans l'Église doit être une présentation unifiée pour être intelligible » a-t-il expliqué. « L'Archevêque de Lisbonne vient de faire une déclaration disant que les Catholiques divorcés/remariés de son diocèse recevront maintenant les Sacrements. Les Évêques de Malte ont dit la même chose et ils ont laissé le soin au peuple de décider par lui-même ».

Néanmoins, Murray a déclaré, le Canon 915 tient toujours et il guide sa propre pratique.


En anglais. Durée : 22 min

lundi 13 novembre 2017

L'Archevêque Américain Charles Chaput

Le Pape François fait face à des critiques de « substance »
qui « ne peuvent pas être écartés en toute justice »


ET AUSSI

L'Église des fidèles « sera probablement
plus petite, plus pauvre et vide de prestige »





Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.



SOURCE : Life Site News
Le 10 novembre 2017 - 10 :35 EST

TEXAS, 10 novembre 2017 (LifeSiteNews) — La « controverse évidente » entourant l'Exhortation du Pape François sur le Mariage et la Famille Amoris Laetitia ( la Joie de l'amour ) a « obscurci une bonne partie du bien qui est dans le document » a déclaré l'Archevêque Charles Chaput de Philadelphie dans une adresse mercredi.

Mais malgré « des passages de grande sagesse et de beauté sur le mariage et la vie de famille », Chaput a dit que « des personnes de fidélité et de substance » ont critiqué l'Exhortation sur des problèmes tels qu'ouvrir une porte aux divorcés remariés pour recevoir la Sainte Communion et qu’elles « ne peuvent pas en toute justice — être rejetées ».

L'Archevêque a peut-être fait référence aux Quatre Cardinaux des dubia et à d'autres tels que les signataires de la Correction filiale et le Père Thomas Weinandy. Il a fait ses remarques lors de la troisième Assemblée Nationale annuelle des prêtres Philippins à Houston, au Texas.

Chaput a déclaré que l'Exhortation a créé des « défis pastoraux » concernant ce que cela signifie pour les prêtres d'accompagner des Catholiques égarés et d'être miséricordieux envers eux, surtout quand il s'agit de l'enseignement Catholique sur le mariage et la sexualité.

« Ground Zero [ la base ] est ceci : pour les Chrétiens, l'intimité sexuelle en dehors d'un mariage valide ne peut jamais être moralement légitime. Et c'est l'Église qui détermine ce qu'est un mariage valide » a-t-il dit.

Il a dit que la clé pour interpréter l'Exhortation vient du paragraphe 2 qui se lit en partie ainsi : « La réflexion des pasteurs et des théologiens, si elle est fidèle à l’Église, si elle est honnête, réaliste et créative, nous aidera à trouver davantage de clarté » pour s’adresser aux problèmes des familles d'aujourd'hui.

Chaput a commenté : « Les mots clés sont « si elle est fidèle à l'Église ». La fidélité à la sagesse reçue et constante de l'enseignement Catholique est primordiale ».

L'Archevêque a dit que ses propres directives sur la mise en œuvre de l'Exhortation dans son Archidiocèse étaient basées sur ce passage clé. Les directives de Chaput, publiées en juillet 2016, déclarent sans équivoque que les Catholiques divorcés et remariés civilement ne peuvent recevoir la Sainte Communion que s'ils « s'abstiennent de toute intimité sexuelle ». L'un des partisans Américains les plus virulents du Pape François, le Cardinal Kevin Farrell, a critiqué les directives de Chaput comme provoquant la « division ».

Comme l'interprétation libérale tourbillonne un peu partout, suggérant que l'Église affaiblisse ses enseignements sur le mariage et la sexualité sous le Pape François, l'Archevêque a déclaré dans son discours aux prêtres que Jésus indique clairement dans les Évangiles qu'un mariage valide ne peut pas être rompu.

« Les paroles les plus claires de l'Écriture sur l'indissolubilité du mariage viennent de Jésus lui-même dans Matthieu 19. Elles ne peuvent pas être adoucies, ni être réinterprétées ou contextualisées. Le Mariage Chrétien est une alliance entre un homme et une femme. Lorsqu'il est valide, il dure jusqu'au décès de l'un ou l'autre des conjoints. Et notre tâche en tant que prêtres est de défendre et de promouvoir cette vérité comme un message de libération même quand c'est difficile » a-t-il dit.

La façon de procéder au milieu de la « confusion », a déclaré l'Archevêque, est d'interpréter le document et ses termes clés de manière à ce qu'il soit « conforme au Magistère des Papes précédents ».

L’« accompagnement » doit être interprété comme guidant les gens « dans la bonne direction — doucement mais aussi honnêtement, en disant la vérité avec amour ».

« Cela ne sert à rien si on « accompagne » quelqu'un au-dessus d'une falaise, ou pire encore, à une séparation fatale avec Dieu. Nous ne pouvons pas simplement confirmer les gens dans leurs erreurs. L'Écriture est très claire sur les relations et les comportements sexuels justes et mauvais. Nous sommes de très pauvres disciples si nous n'avons pas le courage de dire la vérité telle que l'Église l'a toujours comprise » a-t-il dit.

La « miséricorde », qui « dépend de l'existence de la justice et de la vérité », doit être interprétée comme n'excluant jamais « un raisonnement moral prudent sur le bien et le mal » a-t-il dit.

« Des vérités permanentes existent sur la nature humaine, la sexualité, le comportement et les relations. Ces vérités s'appliquent à nous tous, en toutes circonstances, et la justice implique de vivre selon ces vérités » a-t-il ajouté.

Le « mariage » ne doit jamais être interprété comme « simplement un« idéal » — qui « tend à ouvrir la porte à excuser puis à normaliser l'échec » — mais comme un « lien permanent et aimant entre un homme et une femme ouverts à une nouvelle vie ».

« Nous devons nous battre pour cela et ne pas nous écrouler — comme tant d'autres communautés Chrétiennes — dans la confusion d'une société basée sur des compromis, des mises en garde et des alibis. C'est le message que nous devons prêcher et enseigner » a-t-il dit.

L'Archevêque a terminé son discours en encourageant les prêtres, que même si l'Église des fidèles « sera probablement plus petite, plus pauvre et vide de prestige », ils ne devraient pas perdre espoir.

« Dieu ne nous demande pas de sauver l'Église ou de rectifier le monde. C'est entre ses mains. Ce qu'il demande est beaucoup plus simple et plus important. Il demande à chacun d'entre nous, en tant que prêtres, d'être fidèles et d'être sa présence guérissante auprès de Son — et de notre — peuple » a-t-il dit.

« Au milieu de la confusion, il nous demande de parler et de vivre la vérité. Au milieu des conflits, il nous demande d'être des artisans de la paix. Au milieu de la détresse, il nous demande d'être des sources d'espoir » a-t-il ajouté.

Chaput a dit que peu importe à quel point les problèmes d'un mariage ou d'une famille était insoluble ou impossible à résoudre, le prêtre qui écoute et conseille avec un esprit de miséricorde guidé par la vérité fait ce que Dieu l'a appelé : être l'amour de Dieu dans le monde ».

« Il n'y a pas de plus grande mission de miséricorde que celle-là et pas plus de joie dans la vie d'un prêtre » a-t-il dit.

samedi 1 juillet 2017

Ce n'est pas « tout noir ni tout blanc » dit-il

Un nouveau Cardinal critique les Quatre Cardinaux
demandant de la clarté au Pape




Par : Pete Baklinski

Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.



SOURCE : Life Site News
News Catholic Church
Vendredi le 30 juin 2017 — 2h55 pm HNE

ROME, 30 juin 2017 (LifeSiteNews) — L'un des Cardinaux nouvellement nommés par le Pape François critique déjà les Cardinaux qui remettent en question la nouvelle direction dans laquelle le Pape essaie de faire avancer l'Église.

L'Archevêque Juan José Omella, de Barcelone, en Espagne, a déclaré aux journalistes cette semaine, avant de devenir Cardinal, que les Quatre Cardinaux ne devraient pas faire ce qu'il appelle un « combat public » avec le Pape. Les Quatre Cardinaux ont demandé au Pape François de préciser si son Exhortation Amoris Laetitia est conforme à l'enseignement pérenne Catholique sur le Mariage, l'Eucharistie et la conscience.

« Lorsque vous êtes un conseiller du Pape, ce qu’est un Cardinal, et que vous n'êtes pas d'accord avec lui, vous devriez lui dire, mais je ne suis pas d'accord de faire un combat public avec lui » a déclaré Omella. « L'obéissance au Pape signifie marcher avec lui. Une lutte publique n'est ni appropriée ni édifiante pour le Peuple de Dieu ».

L'an dernier, les Cardinaux Carlo Caffarra, Walter Brandmüller, Raymond Burke et Joachim Meisner ont rendu publiques leurs questions, connues sous le nom de dubia, après que le Pape n'ait pas répondu à ceux-ci en privé pendant deux longs mois. Ils avaient espéré que le Pape, en répondant à leurs cinq questions composées de oui ou de non, dissiperait ce qu'ils appelaient « l'incertitude, la confusion et la désorientation parmi beaucoup de fidèles » découlant de l'Exhortation controversée.

Plus tôt ce mois-ci, les Quatre ont publié une lettre au Pape dans laquelle ils lui ont demandé sans succès une audience privée afin de discuter de la « confusion et désorientation » au sein de l'Église à la suite de l'Exhortation.

L'Exhortation a été utilisée par divers Évêques et groupes d’Évêques, y compris ceux de l'Argentine, de Malte, de l'Allemagne et de la Belgique, pour publier des lignes directrices pastorales qui permettent que la Communion soit donnée à des Catholiques divorcés et remariés civilement qui vivent dans l'adultère. Les Évêques du Canada et de la Pologne ont publié des déclarations en fonction de leur lecture du même document qui interdit à ces couples de recevoir la Communion.

Mais Omella a déclaré au site Crux lors de l'entretien du 27 juin que, selon lui, l'Exhortation développe l'enseignement et la pratique morale Catholiques, qu'elle est enracinée dans le Catéchisme et qu'elle est clairement en continuité avec Familiaris Consortio de Jean Paul II.

Il a loué Amoris pour avoir fait avancer l'Église « en avant » en enseignant que la situation de chacun est différente et ne peut être résolue avec une morale « tout en noir et en blanc ».

« Nous devons aller de l'avant dans l'accompagnement des gens dans leur processus dans lequel ils rencontrent Jésus-Christ et les Doctrines de l'Église et de l'Evangile ... Parce que ce n'est pas tout noir ni tout blanc » a-t-il dit.

vendredi 23 juin 2017

L’ancien chef de la Banque du Vatican

Le silence du Pape François est
un audacieux déni de la vérité objective



par : Ettore Gotti Tedesc
SOURCE : Life Site News
Le vendredi 23 juin 2017 — 11h42 HNE


Pourquoi le Pape ne répond-il pas aux dubia ? L'ancien directeur de la Banque du Vatican pense qu'il sait pourquoi. Dans un essai mordant dans le site/journal La Verità d’Italie, traduit ci-dessous, Ettore Gotti Tedeschi suggère que François envoie deux messages dans son silence : qu'il peut se contredire si ça lui plaît et qu'il veut imposer une « Nouvelle Morale Catholique » sur l'Église. Cette nouvelle morale ne reposerait pas sur la Doctrine, mais sur les opinions subjectives de la conscience individuelle. Pendant ce temps, le déni d'Amoris Laetitia concernant la condamnation éternelle contredit les affirmations de Jésus dans l'Évangile selon lesquelles les pécheurs sont en danger de ce sort. En fin de compte, le silence de François — qui permet aux doutes de continuer à prospérer — est un déni de la vérité objective.

23 juin 2017 (LifeSiteNews) — Je vois deux messages implicites dans l'échec du Pape à répondre aux dubia. Le premier message implicite est « je peux me contredire si je le veux ». Au début du Synode sur la Famille (octobre 2014), le Pape a invité les Cardinaux à parler ouvertement et franchement, sans crainte d'embarrasser le Pape (la fameuse Parrhésie). Et pourtant, depuis des mois, le Pape a refusé de répondre en privé ou en public aux dubia exprimés par Quatre Cardinaux qui représentent une grande partie des fidèles.

Le deuxième message implicite semble être une déclaration d'intention d'imposer une « Nouvelle Morale Catholique ». Cela se fondera sur les circonstances embarrassantes des nouvelles exigences éthiques (ou demandes) des nouvelles situations créées par le monde sécularisé et non sur les Commandements, le Catéchisme et le Magistère invoqués par l’« obsolète » Veritatis Splendor.

Dans le passé, l'inquiétude de l'Église était de garder les fidèles « forts dans la Vérité » afin de préserver la Foi. Elle a donc découragé une disposition pour interpréter la Doctrine et le Magistère d'une manière subjective et dangereusement trompeuse. En effet, à l'époque, la tâche des Pasteurs était de confirmer les certitudes de la Foi en « enseignant » et pas seulement en « écoutant ».

Aujourd'hui, on pourrait dire que vous devriez avoir des doutes subjectifs et non résolus pour démontrer que vous avez une « Foi authentique ». Vous ne devez pas essayer de les résoudre ni de trouver des réponses à des questions sur des points d'interprétation ambiguë parce que cela serait insolent et arrogant. Les doutes sont nécessaires car il semble que nous ne voulons pas affirmer une vérité unique, absolue et objective. Une vérité pluraliste et dialectique a pris sa place parce que cette dernière vérité, une vérité basée sur les conclusions d'une conscience individuelle « autodidacte », a remplacé la Doctrine en tant que juge des actions (praxis).

On pourrait dire que la morale traditionnelle a été supplantée par les circonstances (et non par l'idéal), et comme nous ne devons plus juger (c'est-à-dire évaluer objectivement les circonstances), l'Église semble vouloir renoncer à la possession de la vérité et de son enseignement ( à moins que ça ne concerne l'environnement, la pauvreté et l'immigration). Ainsi, un échec à répondre aux dubia confirme que la Doctrine est abstraite et qu'elle est inutile pour le salut parce que la vérité est transitoire, subjective et ouverte à différentes interprétations. Il est préférable de dialoguer que d'enseigner quelque chose qui n'est plus éternel.

Pendant des mois, les théologiens ont été forcés ou ont été obligés de ne souligner que quelques parties d'Amoris Laetitia, négligeant les parties qui laissent des doutes et génèrent des interprétations subjectives. Cela signifie qu’Amoris Laetitia ne semble pas être aussi « objectif » que certains le supposent. Mais les points controversés ne sont pas si marginaux, mineurs ou sans importance par rapport aux nombreuses bonnes parties. Je suggère aux lecteurs de lire eux-mêmes les paragraphes en question (Amoris Laetitia # 297, # 299, # 301, # 305, # 329 ...) et se poser les questions qui ont été posées par les Quatre Cardinaux et les Catholiques qui se réfèrent au Catéchisme, à l'Évangile et au Magistère spécifique (Casti Connubi, Veritatis Splendor, Familiaris Consortio ...).

Les dubia se préoccupent de ce qui est un péché grave (mortel) ici : à savoir la possibilité de recevoir l'absolution sacramentelle et la Sainte Eucharistie par ceux qui vivent illégitimement comme mari et femme et ne veulent pas s'arrêter. Les dubia demandent quelle est la chasteté conjugale et si des situations existent dans lesquelles nous devons pécher parce qu'il y a des tentations supérieures à notre force. Ils demandent si des situations existent dans lesquelles une forme d'ignorance justifie le péché.

Chers lecteurs, les dubia demandent si une nouvelle morale est ou n'est pas proposée et si l'aide de Dieu, qui ne manque jamais, vise à nous empêcher de pécher ou de nous empêcher de nous sentir coupables après avoir péché. Les dubia ne sont pas une démonstration bizarre ni méchante des Quatre Cardinaux.

Il faut se méfier ! Dans les Évangiles, Jésus dit 15 fois qu'il existe un risque de damnation éternelle si quelqu'un persiste dans un péché grave tandis que le paragraphe # 297 d’Amoris Laetitia affirme que personne ne peut être condamné pour toujours car ce n'est pas la logique de l'Évangile. Ainsi, la damnation éternelle semble devenir une hérésie. Cependant, le paragraphe # 304 d’Amoris Laetitia dit aussi que les règles générales dans leurs formulations ne peuvent pas embrasser toutes les situations particulières, admettant implicitement l'existence de tant de doutes laissés à une interprétation subjective et dangereuse.

L'échec du Pape à répondre aux dubia illustrerait le fait que les doutes doivent être résolus subjectivement parce que la vérité n'est plus objective. Ainsi, l'Église aujourd'hui semble déclarer qu'elle ne veut pas avoir une Doctrine à proposer au monde. Elle croit que la circonstance détermine la Doctrine plutôt que le contraire. Par conséquent, la nouvelle Église semble vouloir donner des suggestions morales mais sans préceptes, sans lois. Il est inutile de se demander si tel est le cas.