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mardi 12 décembre 2017

La réponse de Pierantoni à Buttiglione

Voici pourquoi tout argument permettant la Communion
pour les divorcés « remariés » échoue finalement




par : Diane Montagna

SOURCE : Life Site News
Le 12 décembre 2017



Avant-propos

ROME, le 12 décembre 2017 ( LifeSiteNews ) — En tant qu'« amoureux de la Papauté », les critiques d’Amoris Laetitia souhaitent épargner au Pape François un sort pire qu’Honorius, le seul Pape à avoir été formellement condamné pour hérésie. Mais, en même temps, ceux qui ferment les yeux sur la situation actuelle ne font que « l'encourager sur cette voie ».

Ces remarques, du philosophe Italien et historien de l'Église, le Professeur Claudio Pierantoni, sont venues en réponse à la dernière interview de Rocco Buttiglione avec Vatican Insider.

Rocco Buttiglione est un philosophe et homme politique Italien, et auteur du livre récent Risques amichevoli ai critici di Amoris Laetitia (Réponses amicales aux critiques d'Amoris Laetitia).

Dans l’interview avec le journaliste Andrea Tornielli du Vatican Insider l'un des conseillers en matière de médias les plus proches du Pape François, Buttiglione a dit qu'il y a des cas où des Catholiques divorcés qui n'ont pas obtenu de nullité et qui vivent dans une seconde union sexuellement de façon active « peuvent être considérés comme étant dans la Grâce de Dieu » et « méritent donc de recevoir les Sacrements ».

« Cela semble une nouveauté choquante » a reconnu Buttiglione, « mais c'est une Doctrine qui est entièrement, et j'ose dire, solide comme le roc et traditionnelle ».

Dans l'interview, Buttiglione a également accusé les critiques d’Amoris Laetitia de tomber dans « l'objectivisme éthique » et a déclaré que ceux qui ont accusé le Pape de permettre la propagation d’une hérésie, au moins par omission, sont coupables de « calomnie, de schisme et d’hérésie ».

Le Cardinal Walter Kasper a repris les commentaires de Buttiglione jeudi dernier dans un commentaire de l'édition allemande de Radio Vatican : « L'admission des divorcés remariés aux Sacrements dans des cas individuels est basée sur l'enseignement de la Tradition, spécialement de Thomas d'Aquin et du Concile de Trente ».

« Ce n'est pas une nouveauté, mais le renouvellement d'une vieille tradition » a déclaré le Cardinal Kasper. La faille chez les critiques d’Amoris Laetitia, a-t-il ajouté, est « un objectivisme moral unilatéral qui sous-estime l'importance de la conscience personnelle dans un acte moral ».

Dans son commentaire, Kasper a salué l'approbation officielle par le Pape François des Directives des Évêques Argentins ( en les publiant dans les Acta Apostolicae Sedis ) et a déclaré qu'il espère que cela mettra fin au débat « fatiguant » sur Amoris Laetitia .

D'autres prélats de haut rang, comme l'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Gerhard Müller, ont suggéré au Pape François de nommer un groupe de Cardinaux pour débattre de ses critiques afin de sortir de l'impasse.

Claudio Pierantoni, l'un des laïcs qui a contribué à façonner la Correction Filiale , a été un contributeur principal au débat théologique sur le sujet au cours de la dernière année. Né à Rome, Pierantoni est actuellement Professeur de philosophie médiévale à la faculté de philosophie de l'Université du Chili ( Santiago ). Il a deux doctorats : en Histoire du Christianisme et en Philosophie.






Ici, le Professeur Pierantoni
répond à la dernière interview de Rocco Buttiglione
dans un rapport exclusif pour Life Site News.

La dernière interview de Rocco Buttiglione sur Amoris Laetitia me semble intéressante et utile, car elle exprime la pensée du philosophe d'une manière synthétique et linéaire sans complication ni digressions indues. Cela rend beaucoup plus facile d'identifier et de répondre brièvement aux principales erreurs qui l'affectent. Buttiglione commence par dire que, grâce à son livre et à la préface du Cardinal Müller :

« Pour la première fois, les critiques ont été forcés de répondre et ne peuvent nier un point : il existe des circonstances atténuantes en vertu desquelles un péché mortel ( un péché qui autrement serait mortel ) devient un péché plus léger, qui n'est que véniel ».

Ici, je voudrais souligner que les critiques ont déjà répondu, disant qu'ils n'ont jamais nié la Doctrine des circonstances atténuantes prises en général : je l'avais moi-même fait dans tous mes articles sur Amoris Laetitia, à partir de septembre 2016 ainsi que dans beaucoup lettres privées à Rocco Buttiglione. Ce que Buttiglione dit ici est donc manifestement faux. Cependant, ce que je veux surtout souligner ici, c'est la fausseté des conséquences que Buttiglione tire de cette déclaration, comme si ces conclusions étaient évidentes. Buttiglione écrit :

« Il y a donc des cas dans lesquels les divorcés remariés peuvent ( par l'intermédiaire de leur confesseur et après un discernement spirituel approprié ) être considérés comme étant dans la Grâce de Dieu et par conséquent méritent de recevoir les Sacrements. Cela semble une nouveauté choquante, mais c'est une Doctrine qui est entièrement, et j'ose dire, solide comme le roc et traditionnelle ».

Notez la précipitation et la superficialité ( certainement pas justifiée par la circonstance atténuante d'un manque d'intelligence ) avec laquelle Buttiglione saute à la double conséquence : dans le premier passage, il tire de la Doctrine générale des circonstances atténuantes la conséquence immédiate que « les divorcés remariés peuvent être considérés comme étant dans la Grâce de Dieu ». Avec cela, il ignore les fortes objections que nous avons soulevées sans même y répondre.

Les circonstances atténuantes seraient fondées, comme Amoris Laetitia l’énonce et comme le répète Buttiglione, sur une compréhension inadéquate de la norme. Amoris Laetitia propose maintenant un « discernement spirituel approprié ». Mais nous dirions que, pour que ce discernement spirituel soit « approprié », il doit nécessairement conduire à une bonne compréhension de la norme. Une mauvaise compréhension de la norme pourrait peut-être être invoquée par ceux qui, laissés à eux-mêmes, n'ont pas accès à un confesseur ou à un guide spirituel. Mais suggérer que cela serait invoqué par quelqu'un qui a accès à cette formation spirituelle est une contradiction.

Quand quelqu'un confesse un péché, même si le confesseur est capable d'évaluer qu'il y a eu des circonstances atténuantes dans le passé, la conséquence logique est que le pécheur renonce à commettre le péché dans le futur. Si ce n'était pas le cas, il ne serait pas en train de commettre un péché et il ne serait donc pas logique de parler de circonstances atténuantes. Si le pénitent pense pouvoir continuer à agir de la sorte, il affirme que « compte tenu de la situation », l'action n'était pas vraiment un péché, mais plutôt la bonne chose à faire. Et c'est précisément ce que dit l'éthique situationnelle que Buttiglione cherche en vain à séparer d’Amoris Laetitia. Dans ce cas, l'adultère ne serait pas intrinsèquement mauvais, comme le dit la théologie morale Catholique, mais le serait « selon les cas ».

En fin de compte, nous sommes confrontés à un dilemme évident : soit la situation irrégulière est pécheresse, soit elle ne l'est pas.

Si nous disons que c'est un péché, alors même qu’il pourrait être atténué par les circonstances dans le passé, il doit être abandonné à l'avenir. Si, au contraire, nous disons que ce n'est pas un péché, nous ne parlons plus de circonstances atténuantes, mais nous tombons de front dans l'éthique situationnelle qui stipule que l'adultère n'est pas toujours mauvais, mais seulement dans certains cas. Et si cela est vrai pour l'adultère, alors il n'y a aucune raison pour que cela ne puisse pas être vrai pour d'autres actions qui sont considérées comme intrinsèquement mauvaises selon la Doctrine Catholique. Ce serait l'effet de « bombe atomique » dont parlait Joseph Seifert.

Lorsque le confesseur détermine qu'il y a eu des circonstances atténuantes pour le péché commis, il ne s'ensuit pas, comme le prétend Buttiglione, que la personne « peut être considérée comme étant dans la Grâce de Dieu ». Il se peut qu'elle le soit devant Dieu et nous devrions jamais avoir l'audace de juger la vie intérieure d'une personne, comme Jésus nous l'enseigne. Mais il n'en résulte pas que le prêtre a le pouvoir de pénétrer le regard de Dieu et de décider positivement qu'une personne est en état de grâce. Le fait qu'une personne soit réellement dans la Grâce de Dieu ( dans le secret de son esprit et de son cœur ) est quelque chose de complètement différent du fait de pouvoir être ainsi considéré positivement par rapport à la discipline ecclésiastique. Cela crée une énorme confusion, comme l'ont souligné tous les meilleurs critiques d’Amoris Laetitia.

Et nous arrivons ici au deuxième point. Dans la deuxième conséquence, Buttiglione déclare :

« Et donc [ divorcés et les remariés ] méritent de recevoir les Sacrements ».

Or, devions-nous supposer que, dans certains cas, le prêtre, à travers un charisme surnaturel, aurait le pouvoir de pénétrer le regard divin pour décider qu'une personne est dans la Grâce de Dieu (ce que ni Amoris Laetitia. ni Buttiglione ne prétendent), il ne s’ensuit pas que les divorcés remariés mériteraient de recevoir les Sacrements. Ici aussi, Buttiglione saute à la conclusion sans se préoccuper de l'objection qui a été soulevée à plusieurs reprises depuis un an et demi par des dizaines, voire des centaines, de critiques. Cette objection est simple et consiste en ce que, selon le Magistère de l'Église, la raison pour laquelle les divorcés remariés ne peuvent être admis aux Sacrements n'est pas un jugement présumé sur le fait que leur âme est ou non en état de grâce devant Dieu.

Personne n'aurait rêvé de faire un tel jugement, avant ou après Amoris Laetitia. La raison en est leur situation objective (visible, vérifiable ) qui contraste avec la situation objective de la réception des Sacrements. La réception des Sacrements visibles dans une Église visible doit correspondre à une situation objective et visible. Sinon, l'ordre visible de l'Église cesse simplement d'exister. Nous n'aurions plus d'Église Catholique et Apostolique, mais une église « pneumatique », pseudo-charismatique ou gnostique, une « Église » dont la discipline extérieure, si l'on pouvait encore parler de la sorte, serait soumise à l'arbitraire le plus absolu. Ce serait « le chaos érigé en système » dont parlait Robert Spaemann en référence à Amoris Laetitia.

En fait, la déclaration du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs ( Déclaration concernant l'admission à la Sainte Communion des fidèles divorcés et remariés du 24 juin 2000 ) qui est citée par Amoris Laetitia précisément à propos de ce point, affirme qu’un jugement négatif sur une situation objective n'implique pas un jugement sur l'imputabilité ou la culpabilité de la personne impliquée » (Amoris Laetitia 302 et note 345), c’est la même chose qui nie l'accès au Sacrement, précisément parce que « le ministre de la Communion ne pourrait pas juger à partir d’une imputabilité subjective ». La même Déclaration ajoute ensuite avec une clarté absolue que « l'interdiction trouvée dans le canon cité [ CIC 915 ], par sa nature, dérive de la Loi Divine et transcende le domaine des lois ecclésiastiques positives : cette dernière ne peut pas introduire des changements législatifs qui s'opposeraient à la Doctrine de l'Église ».

Sur la base de ces observations, nous pouvons conclure que :

  • En ce qui concerne la théologie morale, ce que dit Buttiglione est faux ; à savoir, que ce que nous traiterions est une affirmation inoffensive de la Doctrine des circonstances atténuantes plutôt que sa déformation perverse, qui est l'éthique situationnelle.

  • En ce qui concerne la théologie sacramentelle, ce qu’énonce Buttiglione est faux ; à savoir, que nous avons affaire à un développement en continuité avec le Magistère précédent, alors qu'en fait, ils prétendent changer quelque chose qui, selon le Pape Jean-Paul II, appartient à la Loi Divine.

  • En ce qui concerne l'accusation selon laquelle les critiques sont coupables de tomber dans « l'objectivisme », il me semble tout à fait clair que c'est le fruit de l'imagination de Buttiglione. En fait, tous nos arguments présupposent nécessairement, comme nous l'avons vu, la distinction entre la dimension objective et l’imputabilité subjective.

  • Enfin, concernant les commentaires personnels adressés aux critiques des textes, des paroles et des actions du Pape, et en particulier envers les auteurs de la Correctio Filialis , que nous sommes des « calomniateurs, des schismatiques », etc., parce que nous avons accusé le Pape de propager l'hérésie, je signale que Buttiglione, dans toutes ses interventions, a systématiquement défendu le texte d’Amoris Laetitia en l'isolant de toutes les autres déclarations du Pape, comme si elles n'étaient pas pertinentes parce qu'elles n'étaient pas « magisterium ». Mais ce genre d'attitude est trop facile : c'est finalement l'attitude de l'autruche qui enfouit sa tête dans le sable. En réalité, tous les actes du Pape ont évidemment un impact extrêmement puissant sur l'Église et le monde entier. Or, ces affirmations non seulement confirment et clarifient la tendance hérétique présente dans Amoris Laetitia, mais soutiennent aussi d'autres hérésies nombreuses : il suffit de penser à la récente exaltation hagiographique de Luther par le Saint-Siège, qui donne en soi le feu vert à toute une foule d'erreurs ( mais elles ne sont pas les seules : pour une liste plus complète, voir l'article récent du théologien anglican Gerald McDermott : « Le Pape François est-il un protestant libéral ? ) ».

  • Le Pape Honorius a été anathématisé par le Troisième Concile Oecuménique de Constantinople (680) pour beaucoup moins que cela. L'anathème a ensuite été confirmé par le Pape Léon II : « Car il n'a pas éteint immédiatement la flamme de l'enseignement hérétique comme devrait le faire l'autorité apostolique, mais par sa négligence, il l'a encouragée » ( voir mon intervention à la conférence récente ) Apporter de la clarté-La cohérence nécessaire du Magistère avec la Tradition : exemples de l'histoire , « Rome, 22 avril 2017 ».

    Nous, les critiques, en tant qu'amoureux sincères de la Papauté, souhaitons épargner le sort d’Honorius à François ( ou peut-être même pire ). Ceux qui ferment les yeux sur la situation actuelle l'encouragent dans cette voie. Nous ne présumons pas juger le for interne de quiconque. Mais malheureusement, d'un point de vue objectif, nous ne pouvons pas déceler de circonstance atténuante dans ce comportement.

    samedi 21 octobre 2017

    Des chercheurs/académiciens soulèvent des préoccupations
    concernant les remarques du Pape François
    sur la façon dont la Doctrine se développe





    Par : Pete Baklinski

    Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.



    SOURCE : Life Site News
    Le 20 octobre, 2017

    20 octobre 2017 ( LifeSiteNews )— Le Pape François exposait sa compréhension du développement de la Doctrine Catholique dans un récent discours dans lequel il a considéré la peine de mort comme « contraires à l'Évangile ». Les propos du Pape ont alarmé un certain nombre de professeurs et d'universitaires Catholiques qui prétendent que sa compréhension de la Doctrine et de son développement semble s'écarter de ce que l'Église enseigne à ce sujet.

    Au cours de son discours du 11 octobre au Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, le Pape a parlé d'une « nouvelle compréhension de la vérité Chrétienne » qui peut maintenant affirmer que la peine de mort est « en soi contraire à l'Évangile ».

    Il a ensuite présenté sa compréhension de la façon dont la Doctrine se développe.

    Un « développement harmonieux de la Doctrine exige que nous cessions de défendre des arguments qui apparaissent maintenant clairement contraires à la nouvelle compréhension de la vérité Chrétienne » a-t-il dit.

    « La Tradition est une réalité vivante et seule une vision partielle considère le « Dépôt de la Foi » comme quelque chose d'immuable » a-t-il dit. « La Parole de Dieu ne peut être enfouie dans des boules de naphtaline comme une vieille couverture dans le but de la protéger des insectes.

    « La Doctrine ne peut être préservée sans lui permettre son développement, elle ne peut pas non plus être liée à une interprétation rigide et immuable sans humilier l'action du Saint-Esprit » a-t-il ajouté.

    Sur la base de sa compréhension de la Doctrine et de son évolution, le Pape a suggéré que la peine capitale pouvait désormais être comprise comme « contraire en soi à l'Évangile » et « inadmissible ». Il a ajouté qu'il aimerait voir le Catéchisme de l'Église Catholique modifié selon cette « nouvelle » compréhension.

    Le site LifeSiteNews a interviewé cinq universitaires Catholiques sur la façon dont l'Église Catholique a compris le développement de la Doctrine. Les cinq sont :

    • Dr. Josef Seifert, recteur fondateur de l'Académie Internationale de Philosophie du Liechtenstein
    • Dr. Joseph Shaw, professeur d'Oxford
    • Dr. Claudio Pierantoni, Professeur de Philosophie Médiévale à l'Université du Chili
    • John Paul Meenan, professeur de théologie et de sciences naturelles au Collège Our Lady Seat of Wisdom
    • Dr. Scott M. Sullivan, Président de l'École de Théologie et de Philosophie d'Aquin

    Shaw a suggéré que l'une des raisons pour lesquelles le Pape a proposé un « développement » de l'enseignement sur la peine capitale est que « cela peut sembler le sujet le plus facile à utiliser pour persuader un groupe important de Catholiques conservateurs que la Doctrine de l'Église peut être renversée ».

    « Une fois qu'ils seront convaincus de cela, ils ne pourront pas résister à aucun autre revirement doctrinal » a-t-il dit.

    LifeSiteNews : Peut-il y avoir une « nouvelle compréhension » de la vérité Chrétienne qui soit contraire à une compréhension antérieure ?

    « Bien sûr que non, si nous parlons d'une véritable compréhension et pas seulement d'une nouvelle opinion » a déclaré Seifert.

    Seifert a souligné comment l'enseignement d'Arius dans l'Église primitive équivalait à une « nouvelle compréhension » de Jésus-Christ qui était contraire à la Foi des Apôtres et à la Tradition.

    « Le déni Arien de la vraie Divinité de Jésus-Christ est précisément ceci : une hérésie, une énorme erreur dirigée contre les deux dogmes les plus centraux de la Sainte Trinité et l'Incarnation de l'Homme-Dieu » a-t-il dit.

    Seifert dit que si une « nouvelle compréhension » se développe qui nie la vérité de la Foi et est « contraire aux Évangiles et à l'enseignement de l'Église », alors elle ne pourrait jamais « devenir vraie ni constituer un « développement de la Doctrine ».

    Pierantoni était d'accord avec Seifert, ajoutant que le « principe de non-contradiction », lorsqu'il est appliqué à la Doctrine, signifie que ce qui était antérieurement vrai sur le plan doctrinal ne peut soudainement pas devenir faux.

    Meenan a convenu que « la vérité ne peut pas contredire la vérité », ajoutant que la compréhension de la vérité est « toujours plus complète et explicite, et plus la vérité (la Trinité, la sexualité humaine) est profonde, plus la vérité peut se développer. Selon lui, c’est seulement dans ce sens qu’il est possible d'avoir une « nouvelle » compréhension de la vérité en ce sens qu'une compréhension antérieure est rendue plus complète et plus explicite.

    Shaw a dit que la compréhension correcte d'une Doctrine ne peut pas changer radicalement avec le temps, comme si ce qui est vrai à une époque n'est pas vrai dans une autre.

    « Une telle vision est incompatible non seulement avec une vision de bon sens de ce que cela signifie pour que quelque chose soit vrai, mais aussi en rapport avec la fidélité de l'Église au Christ. C'est ce que le Christ a donné aux Apôtres et les Apôtres l’ont donné à toute l'Église, ce qui est la base de ce que l'Église doit enseigner » a-t-il dit.

    LifeSiteNews : En quoi consiste le Dépôt de la Foi ?

    « Le Dépôt de la Foi est tout ce corps de vérité révélée dans sa plénitude par le Christ, logée dans l'Écriture et la Tradition et que le Concile du Vatican a appelé « la source divine » a dit Meenan.

    « Le Christ n'a pas donné aux Apôtres un catéchisme ou un livre, mais plutôt la vérité vivante, qui sera rendue plus explicite par leurs successeurs dans le Magistère au fil du temps » a-t-il ajouté.

    Seifert a dit que le Dépôt de la Foi « signifie le trésor de la vérité révélée, telle qu'elle est contenue dans les Saintes Écritures, dans la Tradition orale conservée depuis les temps apostoliques et dans les Dogmes déclarés par l'Église ainsi que dans la Tradition orale ».

    Pierantoni a noté que le mot « Dépôt » a une signification juridique qui ne doit pas être négligée lorsqu'on considère le Dépôt de la Foi en ce qui concerne sa continuité.

    « Faire un dépôt, légalement, signifie un accord par lequel la personne qui reçoit la chose déposée doit la garder fidèlement, la retourner et la livrer (tradere, traditio) exactement de la même manière si on la lui demande » a-t-il dit.

    « Alors quand le Nouveau Testament se réfère à ce concept (par exemple 1 Timothée 6,20 : « Cher Timothée, garde soigneusement ce qui t'a été confié. (depositum custodi) Évite les bavardages vides et contraires à la foi (antithéseis), les objections d'une soi-disant connaissance (pseudonymou) gnóseos) », ça souligne précisément le point de garder fidèlement son contenu » a-t-il ajouté.

    Pierantoni dit qu’alors que l'ennemi du dépôt de quelque chose de matériel, comme de l'argent, est un voleur, le « premier et le plus important ennemi » du Dépôt de la Foi est « précisément la contradiction avec le contenu du Dépôt ».

    Les Catholiques doivent garder le Dépôt de la Foi, a-t-il dit.

    « Sinon, nous tombons dans une « fausse science » (pseudónymos gnosis). La soi-disant « gnose » ( que les historiens modernes appellent pour la plupart le « gnosticisme » ) était en fait déjà un mouvement de pensée qui tentait d'introduire dans le Dépôt de la Foi des significations contraires aux significations originelles, faisant appel aux « révélations secrètes » a-t-il dit.

    LifeSiteNews : Le Dépôt de la Foi est-il statique ou peut-on en ajouter ?

    Seifert a déclaré que « la Révélation Divine générale s'est terminée par la mort du dernier Apôtre » de sorte que « rien d'autre ne peut être ajouté à la Foi de tous les Catholiques ».

    « En ce sens, il est statique, non seulement parce que la vérité ne peut jamais changer, mais aussi parce que Dieu a choisi que la Révélation Divine générale se termine par la mort du dernier Apôtre » a-t-il dit.

    « Cela n'exclut pas que jamais de nouveaux trésors ne puissent être découverts dans ce Dépôt de la Foi, ni n'exclut que Dieu puisse révéler, dans des révélations privées, comme à Fatima, dans des événements, par des demandes de Notre Dame, etc. qui ne font pas partie de la Révélation générale » a-t-il ajouté.

    Pierantoni a déclaré que le Dépôt de la Foi « est en soi parfait et définitif ».

    « Donc, rien ne peut vraiment être ajouté à cela. Ce que l'Église fait est de clarifier et de rendre explicite son contenu à travers le Magistère. Mais ce doit être une clarification de ce qui est déjà là » a-t-il dit.

    « C'est pourquoi, dans la Tradition Chrétienne, la « nouveauté » est pratiquement synonyme d’« hérésie » » a-t-il ajouté.

    Meenan a déclaré que « strictement parlant, on ne peut pas « ajouter » à ce Dépôt, mais le Magistère peut déballer, expliquer et appliquer ces vérités pour chaque époque particulière de l'histoire jusqu'à la fin des temps ».

    Pierantoni a noté que la Parole de Dieu ne peut pas « croître », car elle est parfaite et nous a été donnée en Christ une fois pour toutes.

    « Ce qui progresse et grandit, c'est notre compréhension de cela. Et cela ne peut être en contradiction avec la compréhension passée sinon il serait faux que l'Église dans son ensemble soit fidèle et infaillible pour rendre témoignage à la Parole de Dieu » a-t-il dit.

    Shaw a ajouté que, pour supposer que le Dépôt de la Foi lui-même soit changeable, cela revient à dire que les Paroles du Christ, adressées aux Apôtres et consignées dans les Écritures ou transmises dans la Tradition, peuvent être changées après l'événement.

    LifeSiteNews : En quoi consiste la Doctrine ?

    Shaw a déclaré que la Doctrine est décrite dans le Catéchisme de l'Église Catholique comme « les vérités contenues dans la Révélation Divine » et « les vérités ayant un lien nécessaire avec celles-ci », qui sont proposées par l'Église pour la croyance des Catholiques : c'est-à-dire de façon contraignante ».

    Seifert appelle la Doctrine l’« enseignement solennel de l'Église sur les vérités divinement révélées ».

    « La Doctrine est avant tout l'enseignement officiel et infaillible de l'Église de ce que Dieu a infailliblement révélé dans la Sainte Écriture elle-même ou dans ses enseignements oraux conservés dans la Tradition orale de l'Église » a-t-il dit.

    « Et dans ce sens primaire, la Doctrine de l'Église est infailliblement vraie, que ce soit par l'infaillibilité générale de l'Église dans son ensemble, auquel chaque Catholique, par la grâce de la Foi et le sensus fidelium ( sensus fidei ) peut acquérir un certain accès, que ce soit plus explicitement par des formulations dogmatiques des Conciles ou par des Papes qui définissent cette Doctrine avec précision et clarté » a-t-il ajouté.

    Pierantoni a souligné que les déclarations doctrinales de l'Église sont « rationnellement ordonnées et liées les unes aux autres ».

    « Les Pères Grecs ont utilisé le mot « akolouthía » ( du même mot que le mot liturgique acolyte, « celui qui suit » ) pour exprimer l'importance fondamentale de la cohérence et de l'harmonie entre les différentes affirmations de la Doctrine Chrétienne. Les vrais éléments de la Doctrine Chrétienne sont transmis du Christ lui-même à travers la Succession apostolique » a-t-il dit.

    Meenan a déclaré que l'Église Catholique a finalement une Doctrine pour aider les disciples du Christ à aller au ciel.

    « Nous avons la Doctrine, comme le dit le Catéchisme, qui est une « lumière pour notre chemin » , pour nous guider sur le chemin de notre fin éternelle ainsi que pour toutes les fins subsidiaires de cette vie qui en découlent ( morale, politique, social ) » a-t-il dit.

    « L'orthodoxie a pour but premier d'être orthopraxique, de nous apprendre à faire la bonne chose, ce qui nous rend en retour bons et « aptes » au paradis comme dirait Saint Thomas » a-t-il ajouté.

    LifeSiteNews : Comment la Doctrine se développe-t-elle réellement ?

    « La Doctrine se développe véritablement quand une vérité qui était déjà là est explicitée dans une autre déclaration, sans rien ajouter ou soustraire à la vérité originelle » a déclaré Pierantoni.

    Shaw a dit que l'Église au fil du temps « affine et développe les vérités qui lui ont été confiées et, ce faisant, utilise des distinctions et des termes techniques non utilisés auparavant ».

    « Par exemple, le Premier Concile d'Éphèse ( en 431 ) a déterminé que Jésus-Christ possédait « deux natures », humaine et divine. Ce n'est pas un langage que l'on trouve dans le Nouveau Testament, mais son but n'était pas d'établir une nouvelle Doctrine, mais plutôt de saisir ce qui était prévu dans le Nouveau Testament et par d'autres premiers témoins de la Tradition ».

    Seifert a noté comment la Doctrine peut se développer à partir de « vérités révélées qui n'ont pas été énoncées dans les Écritures Sacrées elles-mêmes mais qui ont néanmoins été transmises par la Tradition orale sacrée de l'Église ».

    « N'étant nulle part fixées par écrit, certaines de ces Doctrines ont été refusées même par de grands docteurs de l'Église et n'ont donc pas été explicitement retenues par tous les fidèles. Ainsi, du fait qu’une vérité soit fixée dans un dogme constitue un développement de la Doctrine » a-t-il dit.

    Seifert a donné l'exemple de la façon dont l'Immaculée Conception, qui a été niée par Saint Thomas d'Aquin mais affirmée et défendue par le Bienheureux Duns Scot, n'a été définie dogmatiquement qu'en 1854.

    Ce dogme, déclaré par Pie IX, ou celui de l'Assomption corporelle de Marie solennellement définie par le Pape Pie XII, un Catholique est obligé de donner son assentiment à ces dogmes. La vérité de ces deux dogmes mariaux, cependant, n'est que « timidement suggérée » dans la Sainte Écriture, mais ils peuvent être identifiés dans la Tradition de l'Église ( spécialement des Pères ) et découler logiquement de la Révélation » a-t-il dit.

    Meenan a dit que Saint Vincent de Lérins donne l'exemple d'un corps vivant, qui « change » à mesure qu'il grandit, mais reste toujours le même, comme analogie à la Doctrine.

    « Comme le dit Vincent, dit Meenan, la religion des âmes devrait suivre la loi du développement des corps. Bien que les corps se développent et déploient leurs composants au fil des années, ils restent toujours ce qu'ils étaient ».

    « Ainsi, à mesure que croît la compréhension de ce Dépôt », il faut vraiment que le développement de la Foi, et non l'altération de la Foi, « continue » seulement selon sa propre ligne de développement, c'est-à-dire avec la même signification et la même teneur », a-t-il ajouté, citant Saint Vincent.

    Shaw a dit que la Doctrine est habituellement développée quand une incompréhension d'une certaine vérité de la Foi a surgi et doit être corrigée.

    « Les développements de la Doctrine deviennent généralement nécessaires en raison d'un malentendu ou d'une controverse — comme dans le cas du premier Concile d'Éphèse, c'était l'hérésie Nestorienne. C'est précisément pour préserver la véritable Foi apostolique que les Pères d'Éphèse ont adopté un nouveau langage sans ambiguïté » a-t-il dit.

    « L'espoir est toujours quand une Doctrine est « développée » que si l'on peut remonter dans le temps et demander aux auteurs bibliques ou aux Pères de l'Église : « Est-ce que c’est ça que vous vouliez dire ? », ils diraient : « Oui : bien que je n'ai pas utilisé ces termes, ce que vous dites maintenant est implicite dans ce que j'ai écrit » a déclaré Shaw.

    Sullivan a noté comment « une compréhension passée de l'Église peut être perfectionnée, mais jamais être contredite ».

    LifeSiteNews : Est-ce que cela fait partie de la Doctrine d'être lié à une interprétation qui est immuable ?

    « Oui, comme Pie XII a déclaré dans son encyclique 1950 Humani generis, la Doctrine doit toujours être comprise dans le sens que l'Église l’a définie » a déclaré Meenan.

    « Il y a, bien sûr, des niveaux de clarté, en accord avec la profondeur infinie de la réalité, mais, comme mentionné, il y a des contradictions évidentes et claires qui ne peuvent jamais être permises, comme changer un commandement pour rendre l'adultère maintenant permissible ou que le Christ n'était pas vraiment Dieu et ainsi de suite » a-t-il ajouté.

    « Les « homoousios » de Nicée, par exemple, ont fait valoir que tout ce que pouvait signifier d’être Dieu, que le Christ l’a été et l’est. Mais cela n'a pas épuisé la réalité de l'Incarnation et d'autres Conciles ont continué à déballer et développer cette Doctrine » a déclaré Meenan.

    Pierantoni a déclaré que l'interprétation d'une Doctrine est « une partie du Magistère » et est appelée une interprétation « Traditionnelle » si, par exemple, elle est « tenue à l'unanimité ou par la grande majorité des Pères de l'Église ».

    « Alors quand le Pape dit que quelque chose est supposément à « l’encontre de l'Évangile », nous avons le droit de demander ce que la Tradition dit à propos de ce sujet » a-t-il noté.

    Seifert a dit que « l'interprétation » peut aussi être vue comme signifiant « mieux expliquer la Doctrine, ajouter d'autres vérités, la relier à l'Écriture, etc. ».

    « Et tant que ces interprétations ne changent pas, ne nient pas ou ne rejettent pas la vérité de la Doctrine, elles peuvent être considérées comme des sermons sur la Doctrine et être différentes selon chaque interprète mais, bien sûr, elles ne doivent jamais contredire la Doctrine ou l'une de l'autre pour être des interprétations justes » a-t-il dit.

    « Par conséquent, dès que vous parlez d’« interprétations changeantes » et que vous les attribuez à l'Esprit Saint, comme nier la Doctrine du péché originel, prétendre que tous les enfants naissent en état de grâce sans être baptisés, ou nier le dogme de la réalité et de l'éternité de l'enfer, ou rejeter l'existence d'actes humains intrinsèquement mauvais en prétendant qu'il n'y a pas de règles générales selon lesquelles certaines actions sont objectivement, par leur nature et leur fin, moralement fausses, vous abusez du mot « interprétation » de la Doctrine en appelant des dénis de la Doctrine comme étant « de nouvelles interprétations » a ajouté Seifert.

    LifeSiteNews : Que pensez-vous qui se passe vraiment ici quand vous lisez entre les lignes du Pape ?

    « Le récent discours du Pape François n'a manifestement pas été stimulé par des développements concernant l'utilisation de la peine capitale que l'Église peut espérer influencer. Nous devons chercher d'autres motivations pour soulever le problème » a déclaré Shaw.

    « Une des raisons de proposer un « développement » de l'enseignement sur la peine capitale aujourd'hui est que cela peut sembler le sujet le plus facile à utiliser pour persuader un groupe important de Catholiques conservateurs que la Doctrine de l'Église peut être renversée. Une fois qu'ils seront convaincus de cela, ils ne pourront résister à aucun autre revirement doctrinal » a-t-il ajouté.

    Shaw a déclaré que les soi-disant Catholiques « conservateurs » seraient particulièrement sensibles à un changement dans l'enseignement Catholique sur la peine de mort.

    « Le Pape Jean-Paul II était clairement opposé à la peine capitale et a fait campagne pour son abolition. Bien qu'il ait pris soin de ne jamais prétendre que l'enseignement de l'Église ait exclu la peine capitale, ses opinions sont devenues fortement associées à l'Église Catholique et ont influencé de nombreux Catholiques conservateurs » a-t-il déclaré.

    « Cela peut sembler un pas relativement petit entre ce que le Pape Jean-Paul II affirmait—que la peine capitale n'était pas sage ou appropriée dans les conditions du monde moderne — et ce que le Pape François réclame maintenant — que la peine capitale n'est jamais« admissible » et que les Catholiques vivant dans des conditions très différentes de la nôtre avaient tort d'y recourir ».

    « Cependant, c’est évident que c'est un grand pas de dire que l'Église elle-même avait tort dans son enseignement cohérent, qui a toujours été que la peine capitale peut être légitime » a-t-il ajouté.

    Sullivan a déclaré que les paroles du Pape sur la façon dont la Doctrine se développe selon une « nouvelle compréhension de la vérité Chrétienne » semblent être en contradiction avec Vatican I.

    Le Premier Concile du Vatican ( 1869-1870 ), convoqué par le Pape Pie IX, a enseigné que « Si quelqu'un dit qu'il est possible qu'à un certain moment, étant donné l'avancement de la connaissance, un sens puisse être attribué aux dogmes proposés par l'Église qui est différent de ce que l'Église a compris et comprend : qu'il soit anathème ».

    Sullivan a commenté : « Si quelqu'un dit qu'il y a un nouveau sens de l'enseignement de l'Église qui est différent de ce que l'Église a toujours compris, le Vatican condamne ce point de vue ».

    Sullivan a dit que le Pape François dit beaucoup de choses qui « sentent l'hérésie », et quand on lui demande de clarifier ce qu'il veut dire, il refuse.

    « Un bon père ne laisse pas ses enfants devenir confus sur des questions importantes » a-t-il dit.

    Seifert était d'accord avec le commentaire de Sullivan sur les enfants « confus » sur des sujets importants, en disant que le Pape devrait clarifier ses commentaires selon les enseignements de l'Église.

    « Puisque beaucoup de ces « nouvelles interprétations » opposées aux Doctrines claires de l'Église sont attribuées au Pape François ou semblent être exprimées par lui dans des documents, des sermons ou des entrevues, nous pouvons seulement espérer que le Pape François clarifie bientôt qu'il veut dire quelque chose entièrement différent de ce que le « public Catholique ordinaire » est amené à comprendre comme étant ses « nouvelles interprétations » » a-t-il dit.

    « Espérons et prions que le Pape François ne laisse plus les Cardinaux des dubia et les autres Catholiques concernés attendre une réponse mais prononce rapidement la vérité Catholique dans toute sa splendeur et rassure ainsi le troupeau inquiet et effrayé des fidèles qui, en tant que Successeur de Saint Pierre et représentant du Christ, est vraiment le roc sur lequel le Christ a construit son Église » a-t-il ajouté.