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lundi 19 février 2018

Un acteur majeur de Vatican II
avoue avoir dissimulé sa vie homosexuelle



par : John-Henry Westen
Co-fondateur et rédacteur en chef de LifeSiteNews.com


SOURCE : Life Site News
Le 16 février 2018





17 février 2017 (Life Site News) — Grégory Baum, un ancien prêtre Catholique Canadien âgé de 93 ans, a révélé dans son dernier livre qu'il a mené secrètement une vie homosexuelle active depuis des décennies.

Baum, qui était un expert au Concile Vatican II, aurait composé le premier projet du document conciliaire Nostra Aetate, la Déclaration sur la relation de l'Église avec les religions non-Chrétiennes. Baum a plaidé pour l'élimination des efforts de l'Église pour encourager les Juifs à reconnaître le Christ comme le Messie et a depuis poussé la justice sociale et la théologie de la libération.

Ce clerc influent révèle candidement dans son livre « The Oil Has Not Run Dry » [L’huile n’est pas à sec ] : « Je ne professais pas ma propre homosexualité en public parce qu'un tel acte d'honnêteté aurait réduit mon influence en tant que théologien critique ». « J’étais désireux d'être entendu comme un théologien confiant en Dieu comme salvator mundi [ Sauveur du monde ] et engagé dans la justice sociale, la théologie de la libération, et la solidarité mondiale ».

Baum était également influent dans l'Église Catholique au Canada malgré ses positions ouvertement hérétiques sur la sexualité, qu'il a publiées dans diverses revues. Sa dissidence publique à la déclaration de l'Église de 1968 qui maintenait l'interdiction de la contraception — Humanae Vitae — a joué un rôle déterminant dans la dissidence des Évêques Canadiens par rapport à l'Encyclique du Pape Paul VI. En tant que premier expert sur la dissidence des Évêques Canadiens, Monseigneur Vincent Foy a écrit : « Si ce n'était de l'ombre de Baum sur Winnipeg, de son influence sur certains Évêques, sur l'establishment théologique Canadien et les groupes de pression, la Déclaration de Winnipeg des Évêques Canadiens sur Humanae Vitae n'auraient pas refusé d'approuver l'enseignement de l'Encyclique comme ça a été fait ».

Dans son nouveau livre, Baum écrit : « J'avais 40 ans quand j'ai eu ma première relation sexuelle avec un homme. Je l'ai rencontré dans un restaurant à Londres. C'était excitant et en même temps décevant, car je savais ce que l'amour était et ce que je voulais vraiment, c'était partager ma vie avec un partenaire ».

Il dit qu’il a envisagé de démissionner du sacerdoce, mais n'a pas suivi la formalité, préférant plutôt l'annoncer dans le journal national. Plus tard, il épousa une ex-religieuse divorcée qui, dit-il, « ne s'en préoccupa pas lorsque, à notre arrivée à Montréal en 1986, je rencontrai Normand, un ancien prêtre dont je suis tombé amoureux ». Normand, explique-t-il, « est gay et a accueilli mon étreinte sexuelle ».

Le Dr Michael Higgins, Vice-Président pour la mission et l'identité Catholique à l'Université Sacred Heart de Fairfield, Connecticut, dans un hommage à Baum publié dans Commonweal en 2011, a souligné son rôle clé au cours du Concile Vatican II. « Le Concile était la création de Gregory Baum » écrit-il. « Il a occupé diverses fonctions au sein des commissions chargées de préparer les documents. ... Commençant son travail en novembre 1960, il le conclut avec la fin du Concile en décembre 1965, un apprentissage qui aboutit à la rédaction de la première version de Nostra Aetate ».

Le prêtre Catholique de Toronto, et maintenant consultant du Vatican bien noté, le Père Thomas Rosica a été l'invité controversé de Baum au Catholic Newman Centre de l'Université de Toronto en 1996 et, en 2012, il a été l'invité de sa chaîne de télévision Catholique Canadienne Salt and Light Television.

Le Père Rosica, pendant l'entrevue faussée avec Baum, a professé avoir connu Baum pendant longtemps. « J'ai certainement beaucoup admiré votre théologie, vos écrits mais aussi votre amour de l'Église, votre amour du Christ, et vous avez contribué à maintenir en vie non seulement l'esprit du Concile Vatican II mais aussi l'enseignement authentique du Concile » a dit le Père Rosica de Baum.

« Vous restez un Catholique fidèle, profondément dévoué, aimez Jésus, l'Église, l'Eucharistie » a-t-il ajouté.

D'autre part, Mgr Foy considère que Baum a « fait plus que quiconque pour nuire à l'Église au Canada ».

samedi 18 juillet 2015

Dix ans de « mariage gay » au Canada

Faut-il fêter ou pleurer ?





OTTAWA - Le 20 Juillet 2005 le mariage de même sexe devenait légal au Canada. Dix ans plus tard, le Canada a connu une érosion constante de la liberté religieuse et de la liberté de conscience, a subi des changements négatifs dans l'éducation sexuelle et les droits parentaux tout en voyant aussi un changement dans les droits de l'enfant selon plusieurs observateurs.

La Loi sur le mariage civil a été présentée comme une tentative d'équilibrer les droits de ceux qui prônent le mariage de même sexe avec ceux défendant le mariage traditionnel, mais de plus en plus de voix du second groupe sont marginalisées et même réduites au silence… plusieurs craignent.

Le fait de défendre le mariage traditionnel est « devenu rapidement un discours de haine maintenant », a déclaré Ray Pennings, le co-fondateur et vice-président du groupe de réflexion chrétienne Cardus. « Cette façon de pensée n’est pas basée sur des faits en termes de droit; c’est un mythe qui devient de plus en plus culturellement accepté ».

M Pennings dit qu’il y a 10 ans le Canada a connu un véritable débat sur le mariage, mais maintenant, la discussion a donné lieu à un climat de poursuites, à une perte de la liberté religieuse et, potentiellement, à la perte de l'exonération d'impôt pour les institutions qui ne parviennent pas à passer le nouveau « test d’orthodoxie pour la laïcité à savoir que, sans une pleine affirmation des droits des LGBT (Lesbiennes- Gay- Bisexuels – Transgenres) en tant que bien public, c’est considéré suffisant pour vous disqualifier d’une pleine participation publique ».

« C’est un temps assez préoccupant », a convenu l'avocat constitutionnel Iain Benson. « Je me demande un peu si les principes de diversité et du respect des différences qui font clairement partie du cadre de la Loi sur le mariage civil se mettront en marche pour nous faire survivre à l'assaut implacable de l'homogénéisation ».

Un exemple type pour Benson concerne l’Université Trinity Western (TWU) qui est une école chrétienne privée qui demande aux élèves et aux professeurs de signer un engagement de comportement qui comprend l'abstention de rapports sexuels en dehors du mariage traditionnel. Cette université a l'intention de lancer une école de droit, mais plusieurs barreaux ont déjà décrété inéligibles leurs diplômés à pratiquer le droit dans leurs provinces.

M Benson affirme que le cas de l’Université Trinity Western représente une « attaque de grande envergure sur une institution à dimension privée et publique », une « guerre de culture à grande échelle ».

Le Président de la Ligue Catholique des Droits Civils, M Phil Horgan voit aussi le cas de l’Université Trinity Western comme une illustration de ce qui arrive quand le mariage de même sexe est imposé dans une culture. Avec l'état qui s’introduit maintenant dans l'éducation religieuse des institutions, s’introduira-t-il après dans l’enseignement à la maison ?

« Ce ne sont pas des avancées modestes » dit-il. « Il en va de la notion de l'autonomie de la famille et si elle aura place dans la société civile pour maintenir de telles notions au charme désuet qu’est le mariage traditionnel ».

Tous les points de vue dissidents qu'ils soient fondés sur la religion ou non sont menacés, a dit Benson.

Dans la dernière décennie, les commissaires aux mariages provinciaux ont perdu leur emploi pour avoir refusé d'officier des mariages de même sexe ; le chapitre des Chevaliers de Colomb a été contraint de payer une amende après avoir refusé de laisser sa salle à être utilisée pour une célébration de même sexe. Christian Horizons, un organisme de bienfaisance de l'Ontario qui se soucie des adultes ayant une déficience intellectuelle, a dû abandonner son code de moralité après qu’une employée lesbienne l’ait contesté.

La redéfinition du mariage a créé « ce qui équivaut à une institution complètement différente », a déclaré Douglas Farrow, professeur à l'Université McGill de l’organisme Pensée Chrétienne (Christian Thought). M Farrow estime que la famille biologique naturelle était le rempart naturel au pouvoir de l’État, mais en redéfinissant le mariage à deux personnes quelconque, même si ce sont de même sexe, ça a comme « effet de priver de leurs droits l'unité de la famille naturelle en tant qu’élément de retenue sur l'état et sur le pouvoir de l'État sur le citoyen ».

Il dit que le processus a commencé il y a plus de 10 ans.

« Il n’aurait jamais été pensable d’en arriver au mariage de même sexe sans avoir d'abord embrassé une approche contraceptive au sexe et une approche aux mariages successifs — le divorce et la culture du remariage » dit-il.

La montée de la transsexualité est un autre exemple d'une société en mutation.

« Nous nous éloignons de traiter le corps comme élément essentiel à la nature même de l'être humain et nous nous engageons à le considérer comme quelque chose de vraiment accessoire et sujet à manipulations » a déclaré Mia Farrow.

Mde Margaret Somerville, éthicienne de l'Université McGill, a dit que sa préoccupation n’était jamais avec les adultes et leurs relations mais avec les droits des enfants. Il y a une nécessité pour la société d'avoir une norme de base de la famille composée d'une mère et d’un père qui sont les parents biologiques des enfants et que les enfants grandissent dans la structure de la famille immédiate de la mère, du père, des frères et sœurs et de leur famille élargie, a-t-elle dit. Il y aura toujours des exceptions, mais « il y a une différence si les exceptions restent des exceptions ou bien que les exceptions deviennent la règle ».

Les tenants du mariage homosexuel affirment qu'il n'y a pas de différence pour un enfant d'être élevé par sa mère et son père biologiques ou par deux parents du même sexe.

Pour Mde Gwen Landolt, vice-présidente national de REAL Women of Canada, le développement le plus problématique dans le sillage du mariage de même sexe est son impact sur l'éducation et « l'enseignement de l'homosexualité dans les écoles ».

« La Loi sur le mariage civil a été adoptée sur la base que les relations homosexuelles sont égales aux relations hétérosexuelles » a dit Mde Landolt.

« Maintenant ils enseignent cela dans les écoles. Ça a conduit à l'endoctrinement homosexuel dans le système scolaire ».


SOURCE : écrit par Deborah Giapong,The Catholic Register