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vendredi 24 juillet 2015

24 pays ont légalisé le mariage « gay »...

Tous ont des origines chrétiennes
Pourquoi ? Quelle est la cause ?



Vous vous demandez pourquoi le mariage gai juridique est seulement dans les Nations post-chrétiennes ?


Écrit par Matt Briggs
The Remnant

Avez-vous remarqué que le mariage gai —tel que défini par le gouvernement comme mariage —est légal seulement dans les pays post-chrétiens ? Nous verrons pourquoi en est-il ainsi dans un instant mais tout d'abord voyons un bref aperçu de la situation actuelle.

Les Pays-Bas ont été le premier à prétendre que deux hommes (ou deux femmes) peuvent être mariés en en faisant une loi nationale en 2001. La Belgique a suivi sur ses talons en 2003, avec un envol hors de la réalité qui a pris de l'ampleur en 2005 avec le Canada et l'Espagne. Au moment de la rédaction de cet article, il y a vingt-quatre pays ayant légalisé le mariage gai avec comme derniers venus la Finlande, l'Irlande, le Mexique et les États-Unis.

Plusieurs autres pays vacillent comme la Suisse, la Colombie et l'Allemagne, et il y de plus en plus un soutien croissant même dans les pays traditionnellement non-chrétiens comme Taiwan et la Thaïlande mais jusqu'à présent on peut qualifier ce courant de seulement tiède à modeste.

Il y a quelques nations qui ont banni radicalement le mariage gai. Le Japon a défini correctement le mariage dans sa Constitution. La Russie tient non seulement au mariage, mais interdit même la propagande à connotation de même sexe. La Pologne et les pays de Europe de l'Est restent sur le côté de la vérité. Aucun pays à prédominance musulmane ne chuchotent quoi que ce soit à propos du mariage gai à l'exception de la Turquie où la minorité s’agite pour devenir plus mondaine. La Chine et les nations sous son aile, peut-être en raison des liens persistants au Confucianisme et à son insistance sur la notion de la famille tient bon contre le mariage gai. Le continent africain reste sain et sauf à l’exception de l'Afrique du Sud,

Maintenant, chacun des pays qui ont jusqu'à présent adopté le mariage gai l'ont fait pour une raison, et chacun était, à un moment donné de leur passé, à prédominance chrétienne, non seulement dans la profession de la religion, mais dans le respect et la croyance dans ses grands principes — bien sûr, en prenant en considération les différends entre les diverses sectes protestantes, le Catholicisme, et l'Orthodoxie. Que ces nations n’adhèrent plus au christianisme est évident.

Aux Pays-Bas, environ 42 à 45% de gens s’identifient comme chrétiens. Pourtant, seulement 17% sont aujourd'hui des croyants dans la notion d'un Dieu personnel et ceci comprend les Musulmans (environ 5%) et les Juifs (moins de 1%). Il reste donc environ 12% de fidèles chrétiens. Un énorme 25% est athée, 31% sont agnostiques et 27% sont « spirituels ».

La Belgique est un peu similaire bien qu’elle ait connu ses débuts comme majoritairement catholique : 57% de la population de disent Catholiques bien que la participation à la messe hebdomadaire soit seulement d'environ 5%. En 2010, environ 27% étaient athées. Au Canada aussi, c’est similaire avec environ 24% se déclarant sans religion.

Aux Etats-Unis, on dénombre 22% ou plus des personnes qui se considèrent comme « non affiliés », c’est-à-dire athées, agnostiques et « spirituelles ». Tous les pays qui ont légalisé le mariage gai ont des proportions importantes et croissantes de personnes qui ne sont plus désormais chrétiennes.

Ce qui importe, bien qu’il n’y ait pas d’enquête formelle qui existe, il y a peu de doute que le leadership dans tous les pays ayant des mariages gais juridiques sont dûs au caractère post-chrétien de ces pays. Ce n’est pas un hasard, par exemple, que des sectes les plus éloignées du noyau, mais toujours accrochées sur les bords, comme les Universalistes Unitariens, débattent de ce que signifie être « post-chrétien ».

Maintenant, la notion de « post-chrétien » est différente de celle de ne jamais avoir été chrétien ou d’être non-chrétien. La Chine n'a jamais été chrétienne et, en effet, a été officiellement athée militante pendant plus de la moitié d'un siècle mais le mariage gai n'y est pas légal alors qu'il l’est ici. On pourrait écrire un livre sur le sujet — être post-chrétien, c’est de conserver certains des attributs et des attitudes du christianisme tout en abandonnant les « paroles dures » de notre Seigneur et en corrompant les autres enseignements.

Une des corruptions malignes et omniprésentes est l'égalitarisme. L’égalitarisme a son origine du christianisme selon la vérité que tous sont égaux en dignité et en besoin de salut ; et de devenir tous égaux en tout, cette notion est devenue que tous devaient être faits ou rendus égaux. La soi-disant croyance du Siècle des Lumières a créé l’idée que la société « progresserait » vers une plus grande « égalité » et là où elle ne se réaliserait pas, elle devait être aidée par la force.

Les partisans du mariage gai l’appellent « l'égalité du mariage » ou le « mariage pour tous ». Égalité avec quoi ? Si on doit nous dire que le mariage gai est égal au mariage, c’est seulement parce que tout le monde sait que ce n’est pas vrai. Si ce qui vient d’être dit n'a pas de sens, pensez de la façon suivante : les femmes sont dites être « égales » aux hommes bien que tout le monde sache qu'elles ne le sont pas. Si elles l’étaient, alors nous ne saurions pas comment distinguer les sexes. Nous n’aurions même pas de mots pour « femme » et pour « homme » dans le vocabulaire. C’est seulement parce que tout le monde sait que la nature des hommes et des femmes est différente que nous sommes capables d'insister (faussement) qu’elle est la même.

Partout où l’on invoque l'égalité, le désir prend le dessus sur la vérité. En effet, on pourrait même dire que le désir pour l'égalité a été le premier péché. « Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ». L’égalité conduit à la conviction que l'interprétation personnelle de chaque personne de la Bible est « valide », que tout le monde peut être son propre prêtre, que tous les « chemins » à Dieu conduisent à la même destination, que d’être « spirituel » c’est la même chose que d'être religieux. La parabole des talents est tournée à l’envers : les gens n’ont pas des dons et des forces variés donnés par Dieu, mais tous doivent avoir l'égalité des chances. Et, éventuellement une égalité de résultats aussi. Comme ce sera inégal quand certains seront condamnés !

L'égalité doit effacer toutes les distinctions et les hiérarchies naturelles. Jusqu'à présent, elle a fait un travail formidable.

mercredi 22 juillet 2015

Un prêtre qui ne mâche pas ses mots


Note de l'éditeur

À chaque fois que j’entends dire que des prêtres catholiques venant de l'« establishment » continuent à servir notre Église déchirée par la guerre et qui jouent aux froussards pour ne pas se joindre à une Fraternité ou à une Société de Traditionalistes, mon sang commence à bouillir.

Ce qui suit est la transcription d'un sermon prononcé il y a quelques semaines par un prêtre diocésain ici à St. Paul, Minnesota,USA. Le Père Echert a dit quotidiennement des messes traditionnelles en latin dans cet archidiocèse depuis 2007 et avant qu’il ait ouvert son église volontairement et avec enthousiasme aux messes traditionnelles en latin, il était pasteur de l'Église Saint-Augustin dans le sud de St. Paul.

C’est relativement un jeune aumônier militaire qui a servi en Irak et en divers endroits dangereux au Moyen-Orient ; le courage de ce Père semble ne connaître aucune limite, incontestablement fidèle à l'Église, mais n’ayant absolument pas peur de dire la vérité, peu importe le prix personnel qu’il pourrait payer.

Alors la prochaine fois que vous êtes tentés de prétendre qu’il n’y a seulement que des prêtres qui essaient de « sauver leur peau » en restant et en servant notre Église occupée, s'il vous plaît, rappelez-vous le Père Echert et les nombreux bons autres prêtres comme lui qui ne peuvent se résoudre à abandonner leur troupeau aux prêtres Modernistes au cours de ce présent siège et qui se sont résolus à rester et à garder le phare Catholique quoiqu’il advienne.

Et pendant que vous lisez le sermon suivant, s'il vous plaît, considérez le courage face au mal qui est requis d'un prêtre pour dire un tel sermon dans le climat actuel et pour ensuite donner la permission à notre site Remnant « rad [ical]-trad [itionnel] » de le publier.

Que Dieu vous bénisse, Père ! Et, pour ce que ça vaut, quand ils viendront vous chercher, ce qui semble commencer maintenant de façon presque inévitable, nous sommes là pour vous ! Père Miguel Pro, priez pour nous et pour nos prêtres courageux.

Michael J. Matt

SOURCE : The Remnant



Mes amis dans le Christ,

Ça fait une semaine maintenant été depuis la décision diabolique de la Cour suprême qui fait maintenant du mariage de même sexe un droit universel pour les Américains. Quelle ironie que dans les jours qui ont précédé cette fête nationale qui célèbre l'Indépendance des États-Unis, le plus haut tribunal du pays ait abusé de son pouvoir dans un tel acte flagrant contre la vraie liberté et les droits humains tels que déterminés par Dieu.

Aucun de nous ne devrait être surpris par cette décision car elle est cohérente avec les sortes de décisions judiciaires qui ont été prises par ce Tribunal et d'autres tribunaux pendant des décennies, non seulement ici en Amérique mais dans de nombreux autres pays et des lieux aussi.

Alors même que les activistes homosexuels célèbrent leur victoire intéressée dans les rues et que la Maison Blanche est baignée dans des couleurs de la perversion morale, nous sommes d'autant plus sobres et en connaissance que, loin de célébrer la naissance de notre nation ce week-end, nous observons son déclin constant et sa disparition en phase terminale. Avec cette plus récente décision, nous avons maintenant fermement et formellement consacré dans nos politiques et pratiques nationales deux des quatre péchés qui crient vengeance au ciel: l’assassinat des innocents (par l'avortement) et de la perversion morale de la sodomie.

Aux moqueurs qui pourraient dire que « deux sur quatre, ce n’est pas si mal », cette nation est aussi coupable des deux autres péchés condamnables : l'oppression du juste et la fraude du travailleur salarié. Car, tout comme la vraie religion et les Israélites ont été opprimés dans l'Egypte ancienne, de même la vraie religion et les fidèles Catholiques font face à une oppression croissante en Amérique moderne. Pour ce qui est d’avoir fraudé des travailleurs, il suffit de demander aux boulangers/pâtissiers [voir cette histoire ici), aux photographes et aux fleuristes qui ont été poursuivis, mis à l'amende et qui ont dû fermer leur commerce perdant ainsi leurs moyens de subsistance à cause de leurs valeurs morales contraires au mariage de même sexe.

La semaine dernière, dans le sillage de la décision de la Cour suprême, un sondage national a été mené pour évaluer le soutien au mariage de même sexe parmi les Américains. Bien que je ne sois pas un fan des sondages, celui-ci est révélateur car il montre que les Américains soutiennent désormais par une légère majorité le droit des couples de même sexe de contracter le mariage. Il y a un an, un sondage identique a montré que, par une pareille légère majorité, les Américains étaient opposés au mariage de même sexe.

Imaginez que, dans une période d'un an, la majorité a basculé de l'opposition au soutien de cette perversion morale. Remontant encore plus loin dans le temps, des sondages montrent il y a dix ans ont été que seule une petite minorité d'Américains soutenaient les unions de même sexe ou le mariage de même sexe. Comment est-ce qu'une petite minorité est devenue une majorité, et dans un si court laps de temps ? L'Apôtre Saint Paul a averti les Chrétiens dans sa lettre aux Corinthiens de ce danger de l'acceptation généralisée de la perversion morale en utilisant l'image d'un petit peu de levain qui fait lever éventuellement tout le pain. Corinthe, en passant, était connu comme un « Sin City » (La ville du péché = Las Vegas) dans l'ancien monde d'immoralité et de temples païens généralisés. L’Amérique moderne mérite un titre similaire.

Mais nous n'avons à revenir à l'ancienne Corinthe pour trouver un exemple d'une minorité qui est devenue une majorité. Nous pouvons regarder à cinq cents ans à l’arrière le règne du Roi Henri VIII en Angleterre catholique. Face à la Révolte Protestante contre l'Église qui était comme un feu qui faisait rage dans une grande partie de l'Europe, le roi Henri se tenait fermement avec l'Église et a même été déclaré « Défenseur de la Foi » par le Pape Léon X. Mais, comme nous le savons, le Défenseur de la Foi s’est retourné finalement et est devenu un ennemi de l'Église sur la question du mariage. Il a lui-même déclaré au Parlement anglais qu’il était « le seul chef suprême sur terre de l'Église d'Angleterre ».

Henri lui-même ne s’est jamais compté parmi les hérétiques Protestants mais il entra en schisme avec l'Église Catholique et rallia sa Cour et la majorité des sujets avec lui. Donc on voit ici qu'une minorité d’une personne — dans ce cas un monarque —a été capable de transformer la majorité d'un royaume entier de personnes.

Bien que nous ne soyons pas une monarchie, devrions-nous nous attendre à la même chose — et nous y assistons déjà ; à savoir qu’une minorité perverse et immorale qui demeure incontrôlée devient une majorité assez rapidement. Cette année, la majorité privilégiant le mariage de même sexe est de 52 pour cent, l'année prochaine pourrait être 62 pour cent, l’année suivante 72 pour cent et ainsi de suite jusqu'à ce que nous nous retrouvions seulement une petite minorité restante avec qui ne s’est pas soumise au reste.

Nous devrions également anticiper tout comme un monarque corrompu qui a abusé du pouvoir de ses fonctions pour faire avancer sa cause égoïste sur le dos de son propre peuple, qu’une république aussi corrompue dans ses trois branches de gouvernement continuera à faire de même à ses propres citoyens avec une intensité croissante et les conséquences.

Alors, que devons-nous faire, en tant que citoyens de cette nation et comme membres de l'Église? Suivez l'exemple et les principes de Saint Thomas Moore, qui vécut et mourut sous le règne du roi Henri VIII. L'histoire a consigné non seulement les grandes œuvres et la vie de saint Thomas Moore mais aussi ses dernières paroles. Quand Thomas a placé sa tête sur le billot, il a tiré sa barbe de côté en disant : « Ça n’a pas offensé le roi ». Mais encore plus approprié à notre sujet, le courageux et le plus noble homme d’état et Saint a déclaré : « Je meurs bon serviteur du roi, mais Dieu en premier ».

Certes, nous ne sommes pas habitués dans ce pays à nous décrire comme des serviteurs de notre gouvernement ou des leaders, mais le principe est toujours valable : nous devons chercher à vivre en tant que bons citoyens de cette nation mais nous devons rester des citoyens du Ciel en premier. Si et lorsque cette double nationalité entre en conflit, comme cela est de plus en plus le cas, alors les exigences de notre citoyenneté dans le Ciel doivent l'emporter sur toute citoyenneté terrestre.

Saint Thomas Moore jouissait du privilège d'une position très élevée comme Lord Chancelier dans la cour royale, mais lorsque les circonstances ont changé et il ne pouvait plus continuer à servir son roi terrestre en toute bonne conscience. Il a montré par sa vie et sa mort être un serviteur de Dieu par dessus tout. Quel que soit notre propre rôle dans la vie et nos circonstances particulières, nous sommes appelés à faire de même : des serviteurs de Dieu par-dessus tout.

samedi 18 juillet 2015

Dix ans de « mariage gay » au Canada

Faut-il fêter ou pleurer ?





OTTAWA - Le 20 Juillet 2005 le mariage de même sexe devenait légal au Canada. Dix ans plus tard, le Canada a connu une érosion constante de la liberté religieuse et de la liberté de conscience, a subi des changements négatifs dans l'éducation sexuelle et les droits parentaux tout en voyant aussi un changement dans les droits de l'enfant selon plusieurs observateurs.

La Loi sur le mariage civil a été présentée comme une tentative d'équilibrer les droits de ceux qui prônent le mariage de même sexe avec ceux défendant le mariage traditionnel, mais de plus en plus de voix du second groupe sont marginalisées et même réduites au silence… plusieurs craignent.

Le fait de défendre le mariage traditionnel est « devenu rapidement un discours de haine maintenant », a déclaré Ray Pennings, le co-fondateur et vice-président du groupe de réflexion chrétienne Cardus. « Cette façon de pensée n’est pas basée sur des faits en termes de droit; c’est un mythe qui devient de plus en plus culturellement accepté ».

M Pennings dit qu’il y a 10 ans le Canada a connu un véritable débat sur le mariage, mais maintenant, la discussion a donné lieu à un climat de poursuites, à une perte de la liberté religieuse et, potentiellement, à la perte de l'exonération d'impôt pour les institutions qui ne parviennent pas à passer le nouveau « test d’orthodoxie pour la laïcité à savoir que, sans une pleine affirmation des droits des LGBT (Lesbiennes- Gay- Bisexuels – Transgenres) en tant que bien public, c’est considéré suffisant pour vous disqualifier d’une pleine participation publique ».

« C’est un temps assez préoccupant », a convenu l'avocat constitutionnel Iain Benson. « Je me demande un peu si les principes de diversité et du respect des différences qui font clairement partie du cadre de la Loi sur le mariage civil se mettront en marche pour nous faire survivre à l'assaut implacable de l'homogénéisation ».

Un exemple type pour Benson concerne l’Université Trinity Western (TWU) qui est une école chrétienne privée qui demande aux élèves et aux professeurs de signer un engagement de comportement qui comprend l'abstention de rapports sexuels en dehors du mariage traditionnel. Cette université a l'intention de lancer une école de droit, mais plusieurs barreaux ont déjà décrété inéligibles leurs diplômés à pratiquer le droit dans leurs provinces.

M Benson affirme que le cas de l’Université Trinity Western représente une « attaque de grande envergure sur une institution à dimension privée et publique », une « guerre de culture à grande échelle ».

Le Président de la Ligue Catholique des Droits Civils, M Phil Horgan voit aussi le cas de l’Université Trinity Western comme une illustration de ce qui arrive quand le mariage de même sexe est imposé dans une culture. Avec l'état qui s’introduit maintenant dans l'éducation religieuse des institutions, s’introduira-t-il après dans l’enseignement à la maison ?

« Ce ne sont pas des avancées modestes » dit-il. « Il en va de la notion de l'autonomie de la famille et si elle aura place dans la société civile pour maintenir de telles notions au charme désuet qu’est le mariage traditionnel ».

Tous les points de vue dissidents qu'ils soient fondés sur la religion ou non sont menacés, a dit Benson.

Dans la dernière décennie, les commissaires aux mariages provinciaux ont perdu leur emploi pour avoir refusé d'officier des mariages de même sexe ; le chapitre des Chevaliers de Colomb a été contraint de payer une amende après avoir refusé de laisser sa salle à être utilisée pour une célébration de même sexe. Christian Horizons, un organisme de bienfaisance de l'Ontario qui se soucie des adultes ayant une déficience intellectuelle, a dû abandonner son code de moralité après qu’une employée lesbienne l’ait contesté.

La redéfinition du mariage a créé « ce qui équivaut à une institution complètement différente », a déclaré Douglas Farrow, professeur à l'Université McGill de l’organisme Pensée Chrétienne (Christian Thought). M Farrow estime que la famille biologique naturelle était le rempart naturel au pouvoir de l’État, mais en redéfinissant le mariage à deux personnes quelconque, même si ce sont de même sexe, ça a comme « effet de priver de leurs droits l'unité de la famille naturelle en tant qu’élément de retenue sur l'état et sur le pouvoir de l'État sur le citoyen ».

Il dit que le processus a commencé il y a plus de 10 ans.

« Il n’aurait jamais été pensable d’en arriver au mariage de même sexe sans avoir d'abord embrassé une approche contraceptive au sexe et une approche aux mariages successifs — le divorce et la culture du remariage » dit-il.

La montée de la transsexualité est un autre exemple d'une société en mutation.

« Nous nous éloignons de traiter le corps comme élément essentiel à la nature même de l'être humain et nous nous engageons à le considérer comme quelque chose de vraiment accessoire et sujet à manipulations » a déclaré Mia Farrow.

Mde Margaret Somerville, éthicienne de l'Université McGill, a dit que sa préoccupation n’était jamais avec les adultes et leurs relations mais avec les droits des enfants. Il y a une nécessité pour la société d'avoir une norme de base de la famille composée d'une mère et d’un père qui sont les parents biologiques des enfants et que les enfants grandissent dans la structure de la famille immédiate de la mère, du père, des frères et sœurs et de leur famille élargie, a-t-elle dit. Il y aura toujours des exceptions, mais « il y a une différence si les exceptions restent des exceptions ou bien que les exceptions deviennent la règle ».

Les tenants du mariage homosexuel affirment qu'il n'y a pas de différence pour un enfant d'être élevé par sa mère et son père biologiques ou par deux parents du même sexe.

Pour Mde Gwen Landolt, vice-présidente national de REAL Women of Canada, le développement le plus problématique dans le sillage du mariage de même sexe est son impact sur l'éducation et « l'enseignement de l'homosexualité dans les écoles ».

« La Loi sur le mariage civil a été adoptée sur la base que les relations homosexuelles sont égales aux relations hétérosexuelles » a dit Mde Landolt.

« Maintenant ils enseignent cela dans les écoles. Ça a conduit à l'endoctrinement homosexuel dans le système scolaire ».


SOURCE : écrit par Deborah Giapong,The Catholic Register

vendredi 17 juillet 2015

Le son du silence au Vatican

par Christopher A. Ferrara
Le 16 juillet 2015

SOURCE : Fatima Network Perspectives

L’Irlande, autrefois un bastion de la foi, a voté pour adopter le « mariage gay » par référendum populaire, le premier pays au monde à le faire par ce moyen. Le Pape François n’a rien dit en opposition à la mesure ni avant le vote et ni après pour protester contre le résultat. Tout le Vatican était dans un même silence. Aux États-Unis, la Cour suprême a imposé le « mariage gay » aux cinquante états. Ni François ni le Vatican n’ont dit un mot d'opposition.

Au lieu de cela, François a publié une encyclique de 185 pages sur une prétendue « crise écologique » dans laquelle pas un mot n’est consacré à la contraception qui a sapé les fondements du mariage et facilité la fornication universelle et l'adultère ainsi que l'immoralité sexuelle effrénée qui détruit le tissu même de la société.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Les références à l'avortement se limitent à « l'embryon humain » et quant à la pratique actuelle de l'avortement — le meurtre brutal des êtres humains dans l'utérus jusqu’au point même de l’accouchement — elle est passée sous silence. Même le faible argument contre l'avortement est énoncé en termes « écologiques » : « Puisque tout est lié, le souci de la protection de la nature est également incompatible avec la justification de l'avortement ». De façon incroyable, l'assassinat en masse des enfants à naître est dépeint comme un manque de « préoccupation pour la protection de la nature ».



Un silence face aux horreurs indicibles morales mais 185 pages consacrées à « la protection de la nature » dont l’« embryon humain » est simplement une partie. Qu'est-ce qui explique ce refus bizarre de résoudre la crise réelle de notre temps : crise qui n'est pas écologique mais christologique, ce qui signifie la rébellion du monde contre le Christ et la Loi de l'Évangile ?

Dans son encyclique Rerum Communium (1909), Saint-Pie X a dénoncé un état d'immoralité pandémique déjà à son époque bien que ce ne soit rien en comparaison de la monstrueuse iniquité qui prévaut aujourd'hui. Il a averti que des « efforts de toutes sortes sont faites pour supplanter le royaume de Dieu par un règne de licence sous le nom mensonger de liberté. Un règne de licence qui sert à apporter par la règle des vices et des convoitises le triomphe du pire de tous les esclavages et d'amener les gens à corps perdu à leur ruine… ». Dans le même temps, il ajoute qu'une guerre interne était menée « par des enfants contre nature, nichés au sein même de l'Église afin de La réduire au silence ... » À propos de cette guerre, Pie X écrivait :

« Elle vise plus directement à la racine même et à l'âme de l'Église. Ils essaient de corrompre les sources de la Vie Chrétienne et de son enseignement, de disperser le Dépôt Sacré de la Foi, de renverser les fondements de la Constitution Divine par leur mépris pour toute autorité, pontificale, épiscopale ainsi que de revêtir l’Église d’une nouvelle forme avec de nouvelles lois, de nouveaux principes selon des principes de systèmes monstrueux; en bref, il s’agit de défigurer toute la beauté de l'Épouse du Christ pour le glamour vide d'une nouvelle culture ... »

Est-ce que ça vous est familier ? Ça devrait l'être pour tous ceux qui ont la moindre conscience de l'état de l'Église d'aujourd'hui. Les sons du silence du Vatican face à des maux que Saint Pie X n’aurait même pas pu imaginé représentent les dernières étapes de la guerre dans l'Église que ce grand Pape décrit.

Dans les années 1990, Soeur Lucie a écrit au Cardinal Carlo Caffara pour l'avertir que « la fin de la bataille entre le Seigneur et le règne de Satan sera à propos du mariage et de la famille ». Avec le Synode de 2015 qui approche rapidement et le Vatican qui demeure silencieux devant les avancées des militants homosexuels dans chaque nation, il est clair que nous sommes au milieu de cette bataille — de La Bataille Finale du Démon. Notre-Dame, Médiatrice de toutes grâces, peut nous assurer la victoire contre l'adversaire par la grâce de Dieu, mais Sa promesse de triomphe final reste subordonnée à l'obéissance de l'Église à Ses demandes à Fatima. Jusqu’à ce moment-là, nous ne pouvons pas commencer à calculer le tort dont l'Église va souffrir.

samedi 4 juillet 2015

St Pie X, lui, nous console du mariage gai


« Le silence ou l'indolence de notre part pourrait nous incriminer, nous aussi ... Au milieu de ces calamités publiques, il nous appartient de crier haut et fort et de faire connaître les grandes vérités de la foi »
.

St Pie X

Il y a maintenant onze jours depuis que la bombe de la décision de la Cour suprême a été publiée consacrant un droit au « mariage gay » dans la Constitution des États-Unis. Depuis cette nouvelle choquante et tragique, pas un seul mot n’a été prononcé jusqu'à présent par notre Suprême Pasteur volubile en condamnation de cette décision. De même, le Pape François, comme Pasteur Suprême des âmes, n’a donné absolument aucune consolation, ni encouragement ni directives à son troupeau des États-Unis, la seule super puissance restante du monde et, jusqu'à présent, l'un des derniers pays occidentaux n’ayant pas exigé la reconnaissance du « mariage gay ».

Devant ce triste état de choses vous pouvez imaginer ma surprise quand je suis tombé sur une lettre encyclique peu connue de Saint Pie X appelé Communium Rerum prononcée sur Place Saint-Pierre à Rome en la Fête de Saint Anselme, le 21 Avril 1909. Quand je lisais l'encyclique, c’était comme si Saint-Pie X lui-même parlait directement aux Catholiques Américains, tout en condamnant simultanément le silence de François. Dans cette encyclique qui pourrait être écrite presque mot pour mot pour aujourd'hui, Saint-Pie X parle à travers les âges à son troupeau des temps modernes, offrant une explication précise et une condamnation des problèmes plus profonds dans lesquels le « mariage gay » est enraciné tout en offrant de l'espoir, de la direction et de l’encouragement. En d'autres termes, il nous fournit précisément ce dont nous avons besoin en ce temps tragique et précisément ce que nous ne recevons pas de notre Pape actuel, qui est apparemment trop occupé à sauver la planète de l’air conditionné pour s’inquiéter des âmes immortelles d’environ 300 millions d'Américains.

Je souhaite que les extraits de cette encyclique providentielle ci-dessous que je vous propose ait le même sens de consolation et de leadership que ça a fait pour moi. Pour quelques brèves minutes, alors que je lisais ces mots, je sentais la présence aimante d'un vrai père spirituel qui possédait un souci pour le Christ, pour mon âme et pour les âmes de mes compatriotes dans cette heure de tristesse tragique. Malheureusement, je n’ai pas ressenti cela à la lecture de quelqu’encyclique papale que ce soit au cours des 50 dernières années. (ndlr :seuls les passages soulignés en gras dans l'encyclique par M. Jackson sont reproduits ici.

Chris Jackson

SOURCE : THE REMNANT

Extraits de l'Encyclique Communium Rerum
par Saint Pie X

Le 21 avril 1909

...Des efforts de toutes sortes sont faits pour supplanter le royaume de Dieu par un règne de licence sous le nom mensonger de liberté. Et par la règle des vices et de la luxure, on réalise le triomphe du pire de tous les esclavages et on amène les gens tête baissée à leur ruine « car le péché est la honte des peuples (Prov. XIV., 34) » ...

Des laïcs éminents qui professent ouvertement leur foi catholique ont été tournés en ridicule, persécutés, tenus à l'écart comme appartenant à une classe inférieure et sont exclus jusqu'à l'avènement du jour où tout ce qui est en cours se hâtera par des lois de plus en plus iniques et ils seront complètement mis à l'écart des affaires publiques.

Et les auteurs de cette guerre, rusée et impitoyable comme elle est, se vantent qu'ils la mènent au nom de l'amour de la liberté, de la civilisation et du progrès.

Mais la haine aveugle qui alimente leur plan fou vise à affaiblir l'Église et à l'exclure de la vie sociale.

Menée par des enfants dénaturés, nichés au sein même de l'Église, afin de l'amener au silence.

Mettre une nouvelle forme sur l'Église, de nouvelles lois, de nouveaux principes en conformité avec des principes de systèmes monstrueux; en bref, défigurer toute la beauté de l'Épouse du Christ pour le glamour vide d'une nouvelle culture ...

Par ce fruit de la fausse philosophie et cette érudition superficielle et fallacieuse, joint à un système plus audacieux de la critique, certains ont été séduits et « ils se sont égarés dans leurs pensées » (Rom. I. 21), « Cette conscience, quelques-uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. »(1 Tim i, 19 ..); Ils sont ballottés misérablement sur les ondes du doute.

Le modernisme se cache comme un poison dans les entrailles de la société moderne, séparée comme elle est de Dieu et de son Église, et il dévore sur son chemin comme un cancer tout spécialement les jeunes générations, naturellement, qui sont les plus inexpérimentées et insouciantes.

Et cette infection mortelle est davantage fomentée par un esprit d'incrédulité et de rébellion contre Dieu, saisi par la frénésie aveugle de la nouveauté.

Empruntant le nom et un semblant de Christianisme, mais avec rien de sa Vie ni de sa Vérité.

Un revêtement de piété fictive, une candeur ingénue et sérieuse dans les mains des factieux qui les utilisent pour concilier ce qui est absolument inconciliable, à savoir les extravagances d'une science humaine volage avec la foi divine et l'esprit d'un monde frivole avec la dignité et la constance de l'Église.

Mais si vous voyez tout cela, Vénérables Frères, et que vous le déploriez amèrement avec nous, vous n'êtes pas alors abattus ou sans espoir.

Au milieu de ces calamités publiques, il nous appartient de crier et de faire connaître les grandes Vérités de la Foi, non seulement pour les gens, pour les humbles, les affligés, mais pour les puissants et les riches, à ceux qui décident et gouvernent la politique des nations, de faire connaître à tous les grands les Vérités que l'histoire confirme par ses grandes et désastreuses leçons alors que «le péché est la honte des peuples » (Prov. xiv. 34), « qu'un jugement plus sévère sera pour eux que la règle normale » (Sap vi, 7 ..), avec l'avertissement du psaume ii:.« Et maintenant, vous les rois , comprenez, recevez une instruction, vous qui vous jugez la terre. Servez le Seigneur avec crainte, embrassez la discipline .... de peur que le Seigneur ne soit en colère et que vous ne périssiez de la manière juste ».

Et puisque le silence ou l'indolence de notre part qui est aussi malheureusement assez fréquent parmi les bons, nous incrimine aussi, que chacun des pasteurs sacrés prenne ce qui est dit pour lui-même afin de défendre le troupeau,

Même de ces maux, il en sortira du Bien.

Sous le prétexte de concilier les adeptes des nouveautés et de les ramener à l'Église, comme si toute composition était possible entre la lumière et les ténèbres, entre le Christ et Bélial. Cette hallucination est vieille comme le monde, mais elle est toujours moderne et toujours présente dans le monde tant qu'il y aura des soldats qui seront timides ou traîtres et, lors du premier assaut, sont prêt à baisser leurs bras ou à négocier ouvertement avec l'ennemi, qui est l'inconciliable ennemi de Dieu et de l'homme.

Résistez de toutes vos forces à cette tendance la plus mortelle de la société moderne à savoir se bercer dans une indolence honteuse alors que la guerre est menée contre la religion, à la recherche d'une neutralité frileuse constituée de régimes faibles et de compromis blessant les droits divins et humains, oubliant la phrase claire du Christ: « Qui n'est pas avec Moi est contre Moi. » (I Cor.. Ix 22.) ...

Car, même encore maintenant, ce poison continue à circuler, ce poison qui a été inoculé chez plusieurs, même parmi le clergé, et surtout chez les jeunes membres du clergé qui, comme nous l'avons dit, sont devenus infectés par l'atmosphère pestilentielle dans leur désir effréné de la nouveauté qui les entraîne dans l'abîme et les noie.

L'orgueil humain est puni par le fait de n'être jamais capable d'être cohérent avec lui-même et par le souffrant naufrage de ne jamais apercevoir le port de la Vérité.

Mais si les égarés continuent obstinément à disperser les graines de la discorde et d'erreur, à faire perdre le patrimoine de la Doctrine Sacrée de l'Église, à attaquer la discipline, à accabler de mépris les coutumes vénérées, « à détruire, qui est une espèce d'hérésie » (S . Anselme, le De consanguineorum, cap. 1), selon la phrase de Saint Anselme, et à détruire la Constitution de l'Église dans ses fondements mêmes, alors autant plus strictement devons-nous surveiller, Vénérables Frères, et garder notre troupeau, et en particulier la jeunesse, cette partie la plus tendre du troupeau loin d'une telle peste mortelle.