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jeudi 30 juillet 2015

Péché contre l'environnement ?

Voler une auto, est-ce un crime contre l'auto ?
Avez-vous pensé à votre « conversion écologique » ?


Est-ce la plus grande bombe de Laudato Si ?

Par Cristopher Ferrara
Fatima Network Perspectives
Le 24 juillet 2015

En retournant en 2003, l'auteur Michael Crichton a prononcé une allocution au Club du Commonwealth de San Francisco . Ce qu’il a présagé alors semble se réaliser, avec une précision déconcertante, ce que les experts appellent maintenant le « ré-enclycage » — c’est-à-dire Laudato Si . Voici ce que Crichton dit à cette occasion :

« Aujourd'hui, une des religions les plus puissantes dans le monde occidental est l'Environnementalisme. L’Environnementalisme semble être la religion favorite pour les athées urbains. Pourquoi dis-je que c’est une religion ? Eh bien, nous devons examiner les croyances.
Si vous regardez attentivement, vous voyez L’Environnementalisme est en fait une parfaite reconfiguration au 21ème siècle des croyances traditionnelles et des mythes judéo-chrétiens.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

« Il y a un Éden initial, un paradis, un état de grâce et une unité avec la nature ; ensuite il y a une chute de l'état de grâce dans un état de pollution en raison d’avoir mangé du fruit de l'arbre de la connaissance et , comme résultats de nos actions, il y a un jour du jugement à venir pour nous tous.

Nous sommes tous des pécheurs énergétiques, condamnés à mourir, à moins que nous cherchions le salut, qui est maintenant appelé la durabilité. La durabilité est le salut dans l'Église de l'Environnement. Tout comme les aliments biologiques sont sa communion, la gauffrette sans pesticides que les bonnes personnes, avec les bonnes croyances, ingurgitent ».

Les éléments que souligne Crichton sont tous dans Laudato Si même si le document emploie une certaine quantité de contenu chrétien en support à sa principale fonction qui est un manifeste écologiste adressé à « toute personne vivant sur cette planète » indépendamment de sa religion ou de son absence de religion (Laudato Si 3).

Il y a, tout d'abord, la notion de péché de l'environnement qui est mon sujet d’aujourd'hui. N’ayant pas de réel fondement biblique pour les nouveaux concept de « péchés contre la terre », que Laudato Si personnifie bizarrement comme « parmi les plus abandonnés et maltraités de nos pauvres (Laudato Si 2), la « ré-enclycage » cite les vues du Patriarche Orthodoxe de l'Orient Bartholomé. Le concept de schisme ayant été abandonné entièrement par la mentalité post-conciliaire — sauf quand ça en vient aux « traditionalistes extrêmes » — les Prélats Orthodoxes sont maintenant apparemment considérés comme des guides sûrs pour instruire des fidèles catholiques. Comme Laudato Si le déclare dès son introduction :

Le Patriarche Bartholomée a parlé en particulier de la nécessité pour chacun de nous de se repentir des moyens que nous avons pris pour léser la planète « dans la mesure où nous produisons tous des petits dommages écologiques », nous sommes tous appelés à reconnaître « notre contribution, plus ou moins grande, à la défiguration et à la destruction de la création ».... « Pour les êtres humains ... de détruire la diversité biologique de la création de Dieu ; pour les êtres humains de dégrader l'intégrité de la terre en provoquant des changements dans son climat, en dénudant la terre de ses forêts naturelles or en détruisant ses zones humides ; pour les êtres humains de contaminer les eaux de la planète, sa terre, son air et sa vie — Ce sont des péchés ». Car « de commettre un crime contre le monde naturel, c’est un péché contre nous-mêmes et un péché contre Dieu. »

Maintenant, bien sûr que c’est un péché de gaspiller ou de dépouiller sans raison les ressources dont Dieu a doté la terre comme Son don à l'homme, tout comme c’est un péché de gaspiller toute bénédiction que Dieu donne. Mais un gaspillage de ressources naturelles n’est pas plus un « crime contre le monde naturel » que le vol d’un voiture est un crime contre la voiture. Le monde naturel, qui a été divinement dévolu à l'homme, n’a pas la capacité d’être l'objet d'une offense morale. Pourtant, dans le jugement d'un religieux schismatique qui refuse la soumission au Pontife romain, il a présenté aux fidèles catholiques, comme s’il pouvait les contraindre, le fait que chaque homme pèche contre « l'intégrité de la terre », y compris chaque individu personnellement mais prétendument coupable de sa petite contribution « aux changements dans son climat. »

Donc, tout comme Crichton l’a suggéré il y a douze ans, le péché de l’environnement devient l'équivalent fonctionnel du Péché Originel, contaminant chaque membre de la race humaine. Et cette affirmation théologique absurde apparaît dans une encyclique papale sur la base de l '« autorité » d'un prélat schismatique qui ne reconnaît même pas l'existence de la fonction papale et dont l'église schismatique permet le divorce, n’accepte pas le Dogme Catholique du Péché Originel et de l'Immaculée Conception ou la Doctrine Catholique sur le Purgatoire.

Peut-être que cela est la plus grande bombe dans le document tout entier. Attendu que Notre Dame de Fatima est venu à la Cova da Iria pour appeler à la réunification de l'Église Orthodoxe avec Rome suite à la conversion de la Russie, François cite le « Pape » de l'Orthodoxie Orientale comme une autorité dont les catholiques doivent tenir compte. Nous rappelant les paroles immortelles de Mgr Lefebvre concernant la nouvelle messe quand il l'a vue : « Est-ce que c’est pour de vrai ? » C’est en effet pour de vrai. C’est vrai comme le Troisième Secret de Fatima échoué qui ne peut avoir échoué à tout prédire ce à quoi nous assistons maintenant au milieu de « la Révolution François. »

samedi 25 juillet 2015

À la Conférence du Vatican

Seulement des maires américains de gauche
Ils sont la « conscience de l'humanité »
dixit François


Le 24 juillet 2015

La dernière nouveauté absurde dans l'Église post-conciliaire — appelez cela l'œcuménisme de l'environnement — a déjà révélé ses contours. La Conférence des maires au Vatican qui vient tout juste de clore ont inutilement discuté de « développement durable » et de la « traite des êtres humains », ce dernier sujet étant la distraction politiquement correcte du Vatican en lieu et place de l'assassinat en masse des enfants à naître qui se produit dans toutes les villes où exercent leurs fonctions ces maires qui ont été convoqués pour cette rencontre de politiciens de la gauche dingue.

Comme Elizabeth Yore a dit : « Un autre trou de lapin dans lequel nous tombons ». Chacun des invités américains à ce rassemblement était un démocrate d'extrême-gauche. Pas un seul gouverneur républicain n’y a participé.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Pourtant, François, s’adressant à cette assemblée de cinglés de gauche les a appelés « La conscience de l'humanité ». Voici un aperçu des invités que François a vus comme la conscience de l'humanité :

  • Le gouverneur de Californie Jerry Brown : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».
  • Le maire de San Françoisco Ed Lee : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».
  • Le maire de Minneapolis Betsy Hodges : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».
  • Le maire de Portland, Oregon Charlie Hales : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».
  • Le maire de San José, en Californie, Sam Liccardo : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».
  • Le maire de La Nouvelle-Orléans Mitchell Landrieu : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».
  • Le maire de Boston Marty Walsh : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».
  • Le maire de New York Bill de Blasio : pro-avortement, pro « droits des homosexuels » pro « mariage de même sexe ».

Je détecte quelque chose qui ressemble à un modèle ici ! Pour être sérieux, non pas un modèle évident, mais plutôt une indication de celui que François a établi dans la première année de son pontificat quand il a déclaré au cours de l'infâme entretien avec la revue Civiltà Cattolica que « nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage gay et à l'utilisation des méthodes contraceptives. Ce n'est pas possible. Je n’en ai pas beaucoup parlé de ces sujets et je me suis fait réprimandé pour cela .... Les enseignements moraux et dogmatiques de l'Église ne sont pas tous équivalents. La pastorale de l'Église ne peut pas être obsédée par la transmission d'une multitude de doctrines disparates à être imposées avec insistance ».

Par conséquent, dans son encyclique Laudato Si, ce document qui a lancé l’« œcuménisme de l'environnement » comme si c’était un dirigeable, François déplore la perte des plantes et des animaux éteints ainsi que l'utilisation excessive de la climatisation avant qu’il ne se retourne pour mentionner la nécessité de « protéger un embryon humain » dans le contexte de « l'importance de la préoccupation pour les autres êtres vulnérables ...»

Jamais nulle part parle-t-il de la réalité que les innombrables millions de victimes de l'avortement à travers le monde ne sont pas « des embryons humains » mais des êtres humains avec un cœur battant, déchirés d’un membre à l’autre et même égorgés comme des porcs tout prêts de naître même. Et il n'y a une seule référence à la contraception qui est une défiance massive de la nature de la part d'un monde en rébellion contre Dieu, un monde qui abat les enfants qui échappent au filet mondial des contraceptifs. Apparemment, l'abandon du mal diaboliquement anti-naturel de la contraception ne figure pas dans la notion que se fait François de la « conversion écologique ».

Ce qui était important à François lors de la réunion des maires loufoques, cependant, était la signature d'une déclaration conjointe que le prochain « sommet sur le changement climatique » à Paris « pourrait être la dernière possibilité effective de négocier des arrangements pour garder le réchauffement induit par l’homme en dessous de 2 degrés centigrades ». Ici, encore une fois, François a abusé de ses fonctions en signant un document qui engage le Saint-Siège dans une science de pacotille du « changement climatique ». « Le changement climatique d'origine humaine est une réalité scientifique et son contrôle efficace est un impératif moral pour l'humanité ». Aucun pape n'a jamais endossé une déclaration purement scientifique, encore moins une déclaration aussi douteuse que celle-ci. L'inconséquence est renversante.

Il y avait aussi en haut de la liste de l'ordre du jour encore une autre allocution au Vatican par le pro-avortement, le fanatique du changement climatique Jeffrey Sachs, « l'expert du développement durable » qui « a appelé le monde à réduire les émissions de carbone à zéro d'ici 2070 » — à peu près aussi réaliste que l’objectif d’éliminer le péché originel par décret du gouvernement.

Qu'est-ce qu'une quelconque de ces absurdités a à voir avec la foi catholique et le rôle divinement désigné du Vicaire du Christ dans la préservation et la défense de celle-ci ? Absolument rien, bien sûr. Jamais dans l'histoire de l’Église un pape a travaillé si fort pour rendre l'Église et sa Chaire serviteurs de projets humains sans valeur conçus par des hommes qui rejettent la loi de l'Évangile et l'autorité de l'Église du Christ.

Le désastre de ce pontificat est résumé par le Père Thomas Rosica dans sa remarque hilarante par inadvertance mais aussi en même temps accablante ; c’est une variation que le Père Thomas Rosica a fait du mantra de François sur « l'odeur de la brebis ».

« L'Église devrait sentir comme le monde qu'elle pénètre ». Aujourd'hui, ça sent certainement. Et cette odeur mondaine — l'odeur de « la fumée de Satan » entrant dans l'Église que Paul VI a déploré trop tard et n'a rien fait pour la résoudre — c’est précisément tout ce qui concerne le Troisième Secret de Fatima.

mardi 21 juillet 2015

Le Vatican surpris !

Les chefs de police ne dépendent pas des Évêques...

Officiel du Vatican :

Les changements climatiques sont la cause
de la traite des êtres humains

Ce n'est pas parce qu'on rit que c'est drôle



La montée de l’hérésie du « Changement climatique »
par Christopher A. Ferrara
21 juillet 2015


N'y a-t-il pas de fin aux absurdités que nous sommes supposés d’avaler comme « Enseignement Catholique » à l'époque post-conciliaire ? Apparemment non. Avec l'avènement de Laudato Si une très grande nouveauté flotte comme un dirigeable en vue de rejoindre toutes les autres qui obscurcissent les enseignements pérennes de l'authentique Magistère (« dialogue », « œcuménisme », « dialogue interreligieux », « la nouvelle évangélisation », etc… à en donner la nausée). Sur le côté du dirigeable, arborant des lumières clignotantes, est écrit le dernier slogan pour distraire tout le monde de la Doctrine catholique : « conversion écologique » — pour ce que cela veuille dire.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Avec le monde qui tombe en chute libre dans un abîme de dépravation, tel que nous l’avons vu avec l’organisation de planning familial « Planned Parenthood (USA) » qui vend des parties de corps des bébés avortés, le Vatican a prévu une autre réunion somptueuse à Rome pour discuter de quelque chose qui n’a absolument aucune pertinence pour les crises morales et spirituelles qui menacent l'existence de notre civilisation. Du 21 au 22 juillet, le Vatican accueillera une réunion des maires des grandes villes du monde sous le titre : « Prospérité, Personnes et Planète : le développement durable dans nos villes ».

Prospérité. Personnes. Planète. Développement durable. Ce sont les éléments actuels de l'ordre du jour de ce qui est aujourd'hui — il faut le dire — un concept du Vatican ouvertement post-catholique. Dieu, Sa Loi et les Quatre Fins Dernières (la mort, le jugement, le Ciel, l’enfer ) ne sont évidemment plus à l'agenda du Vatican. En effet, ils n’y sont plus depuis près de cinquante ans.

Mais pourquoi une réunion des maires à Rome ? Voici l'explication officielle de Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, Chancelier de l'Académie Pontificale de l'Athéisme, communément connue comme l'Académie Pontificale des Sciences et des Sciences sociale. Sorondo, les lecteurs de cette colonne s’en rappelle, est un prélat catholique de gauche qui rabaisse l’opposition catholique qui conteste la collaboration du Vatican avec les Pro-Avortement, ces fanatiques du contrôle de la population, comme Ban Ki-moon et Jeffrey Sachs… Sorondo rabaisse donc cette opposition en les traitant de simples activistes du « Tea Party » ( parti d’extrême droite aux USA ).

D’après Sorondo, au cours d'un rassemblement de chefs de police au Vatican en 2014 pour discuter de la traite des êtres humains, il a expliqué que « les chefs de la police, affirmant qu’ils sont bien dédiés à leur travail, ont déclaré qu’ils répondaient d’autorité aux maires et aux gouverneurs et non pas aux évêques ». Apparemment, le Vatican a été surpris d'apprendre cela des chefs police à savoir qu’ils répondaient aux maires et aux gouverneurs. Qui aurait su cela ? Eh bien, ce fut une perte de temps et d'argent. Mais ne vous inquiétez pas : cette fois, le Vatican tiendra une réunion avec les maires !

Vous ne pouvez vraiment pas imaginer cela. La parodie est devenue réalité dans le cadre de la « conversion écologique » du Vatican. Et que vont-ils discuter à ce pow-wow des maires ? Comme le déclare Sorondo : « Après leurs conseil » — ce qui signifie que les chefs de police ne savaient apparemment pas ce qu'ils faisaient à Rome — « nous avons donc essayé de réunir les maires afin de déterminer les meilleures pratiques pour atténuer les changements climatiques et l'éradication de l'esclavage moderne ».

Croyez-le ou non ! Sorondo soutient que le changement climatique est lié causalement à l’« esclavage moderne ». Voici ce qu’il a lui-même déclaré le 28 avril dernier : « Le résultat désiré est une déclaration conjointe sur l'impératif moral et religieux du développement durable, en soulignant le lien intrinsèque entre le respect de l'environnement et le respect des personnes — surtout les pauvres, les exclus, les victimes de la traite des êtres humains et l'esclavage moderne, les enfants et les générations futures ». Notez l'absence manifeste de toute référence à l'assassinat en masse des enfants dans l'utérus ou la contraception, ultime expression d'un manque de « respect » pour la nature et la personne humaine.

Comme la redoutable Elizabeth Yore a pu le dire en réponse à cette absurdité : « Le climat, soit chaud ou froid, pluvieux ou sec, n’a absolument rien à voir avec l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C’est le péché, tout spécialement ce péché mortel [de traite des êtres humains] qui nourrit et qui pousse cette horreur inimaginable. Pourtant, le Vatican continue à perpétuer ce mythe absurde ». Et Yore parle avec autorité comme un avocat international des droits de l'enfant qui a traité des cas de traite des êtres humains et qui a même servi comme avocate pour l’enfant d’Oprah Winfrey en Afrique du Sud.

Quelqu'un a déjà dit que nous vivons dans une époque où la parodie est impossible parce que les absurdités qui prévalent sont incapables d’élargissement. Voilà ce que nous voyons de plus en plus du concept ridicule du Vatican, qui est devenu un slogan-générateur qui surpasse même les Partis Républicain et Démocrate (USA) en termes de pures distractions démagogiques de ce qui importe vraiment.

Nous pouvons seulement espérer et prier pour que le Ciel agisse, et bientôt, qu’il rétablisse le contrôle de l'élément humain de l'Église à des hommes qui professeront et défendront vraiment la Foi catholique. La Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie sera le signe certain que cette farce dégradante aura finalement pris fin.

lundi 20 juillet 2015

Encyclique Laudato Si

Bien beau mais pas de nos affaires...
Cardinal Pell
Préfet pour le Secrétariat de l'Économie (Vatican)




Dans une interview avec le « Financial Times », le Préfet pour le Secrétariat de l'Économie a déclaré : « L'Église n’a eu aucun mandat du Seigneur pour qu’elle se prononce sur les questions scientifiques ». Mais il a ajouté qu’« il y a des parties qui sont belles ».

Andrea Tornielli
Cité du Vatican


Source : The Catholic Register

Interviewé par le quotidien britannique Financial Times, le jour où le Saint-Siège a présenté un aperçu de ses états financiers, le Cardinal George Pell du Vatican, qui est « le ministre de l'Économie », a publié une brève déclaration au sujet de l'encyclique « Laudato Si » du Pape François qui a été publiée le mois dernier et qui se concentre sur les soins à prodiguer à la création.

Selon le Financial Times, le Cardinal Pell a apparemment « pris ses distances de l’encyclique révolutionnaire du Pape datant du mois dernier qui appelle à une action mondiale sur le changement climatique ». Ses paroles étaient comme suit : « Il y a beaucoup, beaucoup d'éléments intéressants. Il y a des parties de l’encyclique qui sont belles » a-t-dit. « Mais l'Église ne possède aucune expertise particulière dans la science. . . l'Église n’a eu aucun mandat du Seigneur pour se prononcer sur les questions scientifiques. Nous croyons en l'autonomie de la science ».

Le quotidien britannique rappelle aux lecteurs que le Cardinal Pell« a été critiqué dans le passé pour son scepticisme au sujet des changements climatiques ». Jusqu'à présent, le Cardinal Pell était resté silencieux vis-à-vis l'encyclique malgré une réputation qu’il s’était attirée en Australie en tant que négateur des changements climatiques. En 2011, il eut un désaccord avec Greg Ayers, directeur du Bureau australien de météorologie qui a dit que Pell était « induit en erreur » dans ses vues sur les changements climatiques. Cependant le Cardinal Pell, tout de suite après cette déclaration qui a pu avoir donné l'impression que l'Australien se distançait de l'encyclique du Pape François, a reconnu que « Laudato Si« a été « très bien reçu » et que le Pape avait « admirablement bien présenté nos obligations envers les générations futures et nos obligations envers l'environnement ».

jeudi 16 juillet 2015

L’homme pro-avortement de retour au Vatican

L’arnaque du Développement Durable
des Nations Unies en vedette


Article écrit par Elisabeth Yore le 16 juillet 2015

Elizabeth Yore est une avocate internationale spécialisée en matière des droits de l'enfant et un membre de l'Institut Heartland.

SOURCE : The Remnant





Cet article est en suite de celui du 13 juillet où l'auteur démontre clairement l'agenda caché de l'ONU en matière de réduction de population incluant les moyens comme l'avortement, la contraception. La Vatican ferme les yeux et collabore avec l'ONU.

Cliquez sur l'article qui suit...
Évêques Africains
prenez garde...

Voici que vient
le Développement Durable
de l'ONU



« Le vrai secret de la magie réside dans son éxécution. »

~ David Copperfield

Il est de retour !

Jeffrey Sachs, M. Développement Durable de l'ONU, revient pour sa 6ème sa performance environnementale consécutive à l'Académie Pontificale des Sciences Sociales (APSS) en tant que maître illusionniste de l’arnaque du Développement Durable des Nations Unies.

Le 22 Juillet, Sachs exécutera sa magie au dernier congrès politique du Vatican pour les politiciens de la gauche radicale, comme le maire Bill DeBlasio de New York (ami de Jeff Sachs) et le gouverneur Jerry « Rayon de Lune » Brown de Californie. Plusieurs autres maires américains sont attendus à ce théâtre politique alors que le Vatican accordera sa bénédiction finale sur les objectifs de Développement Durable de l'ONU.

Pareil à ses incursions précédentes au Vatican, Sachs commencera sa prestation avec des avertissements écologiques sinistres. Peut-être dépoussiérera-t-il un de ses slogans favoris: « Les dangers sont évidents dans chaque partie de la planète ».

À effrayer votre auditoire, ça fonctionne à chaque fois.

Pareil à un illusionniste intelligent, Sachs donne le ton comme il l’a fait dans ses précédentes apparitions en prédisant une catastrophe climatique mondiale complète due à la montée des océans, aux vagues de chaleur et aux ouragans. Écoutez attentivement comment Sachs réitère un thème fréquent quand il se présente sous les nouvelles lampes de théatre fluocompactes (LFC) à basse consommation klieg de l'Académie Pontificale qui est à souhaiter non-climatisée (Voir n ° 55 de l'encyclique) et quand il avertit d’une imposante voix prémonitoire :

« Je veux décrire ce que je crois être le drame central de notre époque. Maintenant, nous sommes acculés contre le mur. L'histoire de notre génération est la menace sans précédent à l'échelle planétaire d’une catastrophe environnementale ».

En faisant beaucoup de drame, en semant la peur et avec un langage apocalyptique, le magicien s’assure de captiver l'attention de l'auditoire papal crédule. Qui ne saurait pas écouter lorsque cet Magicien d’Oz autoproclamé avertit que nous sommes à court de temps, que le temps de l’horloge climatique est compté en ce qui trait à la disparition de notre environnement ? Le ciel non seulement tombe-t-il mais il est irrémédiablement pollué. Ne craignez pas, notre magicien va brandir sa baguette du Développement Durable et va tous nous sauver. Habituellement le Salut a une connotation différente au Vatican.

Dans ses précédentes apparitions au Vatican, Sachs a rassuré son auditoire captivé à l’effet que : « Le Développement Durable est le concept global qui répond à cette réalité assez pénible et unique de notre temps. Le Développement Durable exige une vision globale et intégrée qui mettra fin à l'extrême pauvreté et qui permettra d’atteindre nos objectifs environnementaux à savoir de stopper les changements climatiques, de contrôler la pollution et de protéger les écosystèmes ».

Parfois vous voyez une catastrophe imminente, d’autres fois vous n’en voyez pas.

Oh, remerciez Dieu pour notre sauveur laïc qui a la réponse pour nous sauver de la falaise écologique et de la fin du monde ! Ce n’est nul autre que le dernier remède de charlatan : le Développement Durable de l'ONU !

Cela n’est-il pas curieux que le Pape François fasse écho et emprunte le thème favori du Développement Durable de Sachs dans Laudato Si : « Le défi urgent de protéger notre maison commune comprend une préoccupation d’amener toute la famille humaine ensemble en vue de chercher un Développement Durable et Global car nous savons que les choses peuvent changer ». (LS # 13).

Pas étonnant que le Vatican invite Jeffrey Sachs à nouveau pour des représentations répétées de son jeu de passe magistral. Le Vatican n’est jamais assez rassasié de sa promesse de salut écologique.

Et il en fait des promesses !

Sachs promet d'éradiquer la pauvreté extrême mondiale en 2030 avec la magie du, vous l'aurez deviné, Développement Durable ! Oui, cela ressemble à un tour de passe-passe linguistique, mais Swami Sachs va accomplir ce que personne dans l'histoire de l'humanité a fait : éliminer l'extrême pauvreté globale en seulement 15 petites années ! Êtes-vous impatients de voir Sachs sortir ce lapin de son chapeau.

Mais il y a plus d'un tour dans le sac de Sachs sur le Développement Durable de l'ONU.

Sachant que la cause préférée du Pape François est la traite des êtres humains, Sachs s’est adressé l'Académie Pontificale le 15 avril 2015 et a fait une autre prévision audacieuse. Sachs a prédit que le Développement Durable peut éliminer la traite humaine en 2020 ! Oui, les gens, le trafic humain, le plus rapide entreprise criminelle croissante d'aujourd'hui sera éliminée en 5 ans ! Est-ce étonnant qu’il soit le conseiller favori du Pape François ? Pas de doute, le Sachs laïc espère en certains miracles catholiques afin de mettre fin à la traite des êtres humains. Voilà qui est tout à fait un acte de disparition relevant de la magie, non ? Imaginez, seulement cinq courtes années ... Abracadabra… et plus aucun trafic d'êtres humains !

Quelle est cette potion magique appelée Développement Durable dotée de pouvoirs miraculeux qui réhabilitera le monde surpeuplé, surchauffé, peu clément et inéquitable pour qu’il retourne au Jardin d'Eden ? Cette potion réside dans le dernier plan le plus radical de l’ONU qui est d'imposer des taxes et règlements sur le carbone au monde développé afin de réduire la population en très forte hausse du monde en développement, à savoir l'Afrique. Autrement dit, Sachs et ses sbires créent une fausse crise climatique, blâment les gens pour celle-ci, les taxent jusqu’à la soumission, et promettent l’utopie. Presto !

Chaque magicien espère un public naïf. Sachs et l'ONU les ont trouvés chez les éco-obsédés du Vatican.

Jeffrey Sachs est cédulé pour prendre la parole au Vatican la semaine prochaine sous la bannière du Réseau du Développement Durable des Nations Unies. Sans aucun doute, l’auditoire du Vatican s’attendra avec impatience à plus de prédictions et de promesses de sa part. Il brandira son mouchoir qui fait tout disparaître et POUF ! La faim, la pauvreté, le trafic humain, l'inégalité, la hausse des océans, l'air pollué, et oui, la surpopulation va disparaître.

Et sans doute, Jeffrey Sachs sera certainement capable d’effectuer le tour de magie que même le magicien David Copperfield ne pouvait pas faire. Copperfield a souvent déclaré : « J’attends juste que les gens commencent à me demander de faire disparaître la pluie ».

Nous nous défendons ... mais nous avons besoin de votre aide !

mardi 14 juillet 2015

Évêques Africains prenez garde...

Voici que vient le Développement Durable de l'ONU

Article écrit par Elisabeth Yore le 13 juillet 2015

Elizabeth Yore est une avocate internationale spécialisée en matière des droits de l'enfant et un membre de l'Institut Heartland.

Source : The Remnant

« La langue ne peut pas prétendre être
ignorante de ce que font les dents . »

~ Proverbe africain.




La bataille continue de faire rage entre les experts du contrôle de la population du Vatican qui soutiennent l’agenda environnemental du Pape François et le mouvement pro-vie catholique. L'Académie Pontificale des Sciences Sociales (APSS) sert de champ de bataille là où son Chancelier, Mgr Sanchez Sorondo, continue à défendre l’assujettissement de l'Académie aux féroces promoteurs de l'avortement, comme Jeffrey Sachs, Directeur du Réseau des Solutions pour le Développement Durable des Nations Unies. Mgr Sorondo a défendu le choix de ses experts en déclarant qu’ils participaient « aux questions du changement climatique et de l'esclavage moderne » et que l'avortement n'a pas été mentionné durant la conférence. Sa faible défense rappelle un proverbe africain : « Beaucoup de silence fait un puissant bruit. »


Le « puissant bruit » , promulgué par Jeffrey Sachs, gourou favori du Vatican résonne tout le long de ses livres, de ses discours et de ses conférences. Le grondement résonne dans le rôle intégral que les services de santé en matière d'avortement et de reproduction jouent tout au long des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD). C’est choquant de constater que chaque conférence de l'Académie Pontificale des Sciences Sociales du Vatican sur l’environnement (5 d'entre elles) au cours des deux dernières années a souligné l'importance de l'adoption et de l’implantation des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD) en mettant en vedette Jeffrey Sachs.

Alors que Jeffrey Sachs n'a pas mentionné l'avortement dans ses nombreux discours au Vatican, il préconise de façon routinière la légalisation globale de l'avortement et des services de santé reproductifs comme la référence pour la réussite des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD) . Pris en sandwich dans ses entretiens au Vatican, Sachs se promène à travers le monde et promeut l'importance de réduire la population du monde par le biais de cliniques légales d'avortement et de planification familiale. En février 2015, seulement deux mois avant sa quatrième allocution à l'Académie Pontificale, Jeffrey Sachs était le conférencier principal à l'Overseas Development Institute ( Institut du Développement Outre-Mer ) (IDO) du Royaume-Uni où il a bruyamment et vigoureusement dénoncé la population croissante en Afrique et la nécessité de réduire les Africains par souci des prochains Objectifs de Développement Durable :

« La population mondiale continue de croître trop rapidement surtout dans les pays pauvres, spécialement en Afrique, et cela est une menace sur de nombreux fronts. Tout d'abord, il faut mettre fin à l'extrême pauvreté elle-même en ces endroits qui ont une croissance rapide de la population. Ensuite, ils sont sous un stress énorme écologique, économique, financier et social. Selon les estimations de l'ONU, la population de l'Afrique est en voie de quadrupler en ce siècle. Non, merci. »

Le sage autoproclamé de la population mondiale, Jeffrey Sachs, exige que le succès des Objectifs de Développement Durable de l'ONU dépende de la réduction rapide de la croissance de la population de l'Afrique :

« Le taux moyen de fécondité de l'Afrique est au-dessus de 5,2 enfants. Ce taux de fécondité est incompatible avec le développement durable et nous avons besoin d'une réduction volontaire rapide des taux de fécondité ».

De quel « nous » royal parle Sachs ? Sont-ce les élites des mouvements mondiaux intellectuels de gauche que sont l'ONG ( Organisations Non Gouvernementales ) ? Est ce que c’est le « nous » des bureaucrates anonymes de l'ONU ou des États-Unis qui font miroiter leur aide humanitaire et leur aide étrangère à l'Afrique en échange de la légalisation de l'avortement ?

Comment le tsar de la population, Sachs, planifie-t-il de réduire ce fichu taux de fécondité africain ? Le plus proche collaborateur du Vatican précise son plan de réduction de la fécondité :

« Heureusement, « nous » (à saveur royale) savons comment faire. En maintenant les filles à l'école pour leur permettre de terminer l'école secondaire, en leur assurant l'accès aux services de planification familiale dotés d’une couverture universelle et vous aurez une transition démographique sur une base volontaire, comme « nous » (royal) avons besoin. »

Moins de deux mois après ce discours à l’Institut du Développement Outre-Mer, Sachs retourne encore, à nouveau, au Vatican pour sa 4ème allocution afin d’intégrer l’adoption des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies avec l’Encyclique Laudato Si du Pape. Effectivement, l'Encyclique appelle « les pays à soutenir les politiques et les programmes de développement durable.« (MS n ° 52). Mission Accomplie.

Comme toujours, le diplomate de l'ONU ne prononce jamais le mot commençant par « A » ( i.e. avortement) dans les murs léonins du Vatican. De façon astucieuse, Sachs ne mentionne pas la nécessité de donner à fond sur les services de planification familiale à dispenser aux filles africaines. Comme c’est judicieux de sa part de maintenir tant de silence.
Ne faites pas d'erreur. L'ONU et son Tsar du Développement Durable ont l’Afrique en ligne de mire. Cela n'a rien de nouveau. En 2007, Jeffrey Sachs s’est adressé au peuple du Nigeria avec un étonnant mais typique orgueil en leur enjoignant de limiter leur taille de la famille à trois enfants.

« J’ai vraiment peur de l'explosion de la population au Nigeria. Ce n’est pas sain. Le Nigeria devrait travailler à avoir un maximum de trois enfants par famille ».

Évêques du Nigeria, écoutez-vous ? Sachs, de concert avec d'autres experts de l'ONU cherchent à limiter les familles nigérianes à seulement 3 enfants. En tant que Directeur du Réseau des Solutions pour le Développement Durable des Nations Unies, Sachs exerce un énorme pouvoir pour mettre en œuvre ses objectifs triés sur le volet concernant la taille de la famille qui sont fondés sur la réduction de la population mondiale, tout particulièrement en Afrique.

Donc, l'homme blanc du couloir de l'élite au pouvoir de l’Est des USA ne veut pas que les Africains peuplent leur continent ! L'attitude élitiste de Sachs dans les propres mots du leader pro-vie nigériane, Obianuju « Uju » Ekeocha, est d’affirmer qu’il choque d’« impérialisme culturel. » Lisez la lettre ouverte de Uju à Melinda Gates, qui, avec les milliards de son mari, propage l’agenda anti-vie de l'ODD de l’ONU. La lettre de Uju peut être consultée à www.cultureoflifeafrica.com.

Le Pape Jean-Paul II avait compris le danger des politiques de la population démographique de l'ONU et il a combattu héroïquement pour vaincre l'ONU à chaque tournant. Dans son Evangelium Vitae, Jean-Paul II le Grand Saint a astucieusement mis en garde contre le discours et la tactique des critiques de la croissance démographique.

« Aujourd'hui, pas un peu des puissants de la terre agissent de la même manière. Eux aussi sont hantés par la croissance démographique actuelle et craignent que les peuples les plus prolifiques et les plus pauvres représentent une menace pour le bien-être et la paix de leur pays propres. Par conséquent, plutôt que de vouloir faire face et résoudre ces graves problèmes dans le respect de la dignité des individus et des familles et pour le droit inviolable de chaque personne à la vie, ils préfèrent promouvoir et imposer par tous les moyens un programme massif de contrôle des naissances. Même l'aide économique qu’ils seraient prêts à donner est injustement subordonnée à l'acceptation d'une politique anti-nataliste. »(EV n ° 16)

Le Saint Pape avait prévu en prémonition qu'un programme massif de contrôle des naissances des Nations Unies serait à l’oeuvre en Afrique, se faisant passer pour les nobles Objectifs de Développement Durable de l’ONU. Tout au long de son pontificat, il a résisté et combattu les Nations Unies. Après des années d'opposition du Vatican, l'ONU a enfin une papauté qui supportera leurs Objectifs de Développement Durable (ODD).
Voici le plan de Jeffrey Sachs de l'ONU pour réduire la population de l'Afrique, énoncé dans son livre de 2015 (qui a été distribué au Vatican), intitulé l'Ère du Développement Durable :

« Une des clés à une réduction volontaire rapide de la fécondité est donc d'abaisser le taux de mortalité des enfants, donnant ainsi confiance aux parents d'avoir moins d'enfants. La légalité de l'avortement joue aussi un rôle tout aussi évident. Différentes sociétés ont des vues radicalement divergentes sur l’avortement, mais les statistiques suggèrent que les pays ayant légalisé l'avortement ont tendance à avoir des taux observés de fécondité plus faibles que les pays où l'avortement est illégal. » P. 213

Ces paroles écrites par des experts du Vatican devraient être des paroles combattues par l'Épiscopat Africain. Le succès de l'initiative du Développement Durable de l'ONU dépend de la réduction du nombre d'Africains, clair et simple. Il n'y a rien de moins qu’une manipulation impériale effectuée par les gauchistes du gouvernement mondial des Nations Unies.

« Les dynamiques des populations sont très importantes pour le Développement Durable. Les chances de développement durable seront très différentes si la population mondiale atteint 10,8 milliards à la fin du siècle ou, à la place, fait une sommet en 2050 et décline à 6,8 milliards d'ici à 2100. » p. 214

Le continent africain est dans le collimateur des élites de l'Organisation des Nations Unies. Avec l'énorme augmentation et imposition de taxes sur le carbone et des amendes générées par la mise en œuvre du traité climatique de Paris en décembre prochain, l'ONU envisage d'envoyer un million de travailleurs communautaires de santé (TCS) armés de contraceptifs et, avec son Plan B, effacer les générations africaines futures de la face du continent.

Jeffrey Sachs et ses bureaucrates de l'ONU veulent universaliser la contraception sur tout un continent.

Le temps est compté pour l'Afrique. Les Évêques Catholiques de ce continent plein de ressources abondantes doivent faire entendre leur voix en opposition à l’agenda anti-vie et anti-Afrique de l'ONU. C’est le temps de faire un « puissant bruit.»

dimanche 12 juillet 2015

Déclaration à lac Garda (Italie) du Forum Romain

sur la crise ecclésiale et de la civilisation

SOURCE :The Remnant

Préambule

Parmi les fidèles Catholiques, la conviction grandit que la crise actuelle dans l'Église et la baisse drastique morale de notre civilisation sont entrées dans une nouvelle phase qui représente un point tournant dans l'histoire du monde.

Dans l'Église, un Synode sur la Famille a dégénéré en une bataille pour défendre l'indissolubilité du mariage à partir d'une attaque de l'intérieur, opposant Cardinaux contre Cardinaux et Évêques contre Évêques. Le Synode a produit un rapport ( Relatio ) de mi-parcours, approuvé par le Pape lui-même, qui appelle à l'admission des Catholiques divorcés et remariés à la Sainte Communion sur une base de « cas par cas » sans aucune renonciation à leurs relations adultères, contrairement à l'Enseignement explicite de Pape Jean- Paul II en ligne avec la discipline éternelle de l'Église. [1] Le même document parle de « valoriser » l’« orientation sexuelle gay » en reconnaissant le « soutien précieux pour la vie des partenaires » prétendument assuré par des « unions homosexuelles ». [2] Mgr Athanase Schneider relève à juste titre que « c’est la première fois dans l’Histoire de l'Église qu’un tel document si hétérodoxe a été effectivement publié en tant que document d'une réunion officielle des Évêques Catholiques sous la direction d'un Pape, même si le document avait seulement un caractère préliminaire ». [3]

En Irlande, un référendum populaire a légalisé le « mariage gay » dans ce pays Catholique autrefois exemplaire tandis qu’aux États-Unis une mince majorité de la Cour suprême a imposé le « mariage gay » à tous les cinquante États. Et pourtant, le Pape et le Vatican observent un silence retentissant. Au même moment, le Vatican organise une conférence sur le changement climatique avec des athées notoires qui prônent le contrôle de la population et des « Objectifs de Développement Durable » (ODD) qui ne feront qu’opprimer les gens ordinaires, y compris les pauvres, tout en laissant intacte l'hégémonie des sociétés multinationales qui, dans les faits, travaillent avec les Nations Unies pour façonner un régime de ODD dans le monde entier. Le Vatican lui-même a approuvé l’ODD appelant les pays membres à « Assurer la santé ainsi que les droits sexuels et de reproduction pour tous ». [4]

Comme les Nations descendent de plus en plus rapidement dans un abîme de dépravation, le Pape a publié une encyclique de 185 pages sur une crise écologique qui détourne l'attention de l'effondrement catastrophique de la morale sexuelle dans une civilisation rongée par le divorce, la contraception et l'avortement. Concernant l’avortement, l'encyclique parle de l’« embryon humain » dans le contexte d’une « préoccupation pour la protection de la nature » tout en déplorant plus tôt l'extinction d'espèces animales et végétales comme une perte pour nos enfants et une diminution de la Gloire due à Dieu. [5]

Faisant écho à la croyance de beaucoup de Catholiques, Mgr Schneider a déclaré que nous sommes au milieu de la « quatrième grande crise » de l’Histoire de l'Église qui implique « une formidable confusion au sujet de la Doctrine et de la Liturgie. Nous sommes dans ça depuis 50 ans ».[6] Dans ce contexte, le Forum Romain, fondé par feu Dietrich von Hildebrand, a décidé de publier cette Déclaration sur la crise ecclésiale et celle civilisationnelle, demandant à la direction de l'Église, surtout le Souverain Pontife, de revenir sur la voie de laquelle une grande partie de l'élément humain de l'Église a dévié depuis le Concile Vatican II. Parce que nous croyons que cette double crise est christologique et non écologique, nous en appelons en particulier à une reprise de l'Enseignement Traditionnel de l'Église sur le Règne Social du Christ Roi comme le seul remède sûr pour les maux temporels et spirituels qui menacent maintenant l'Église et la société humaine.

Introduction

Onze ans seulement avant le début du Concile Vatican II, le Pape Pie XII a publié une exhortation prophétique. Parlant de la longue histoire des membres de l'Église, il dit : « en utilisant tous les efforts pour convertir leurs concitoyens à la religion de Jésus-Christ et à façonner leurs mœurs en conséquence, de façon à protéger à la fois la religion et de l'état de danger imminent », Pie XII a alors exhorté à un renouveau de l'activité missionnaire face au spectre montant d'une apostasie civilisationnelle et de ses conséquences mortelles :

« Vénérables Frères, vous êtes bien conscients que presque toute la race humaine aujourd'hui se laisse entraîner en deux camps opposés : pour le Christ ou contre le Christ. La race humaine est aujourd'hui engagée dans une crise ultime qui résultera soit dans son salut par le Christ, soit dans sa destruction désastreuse. »[7]

L'évaluation de Pie XII, en ligne avec celle de ses prédécesseurs de l'Église longtemps en confrontation avec les erreurs du Modernisme, a été brusquement abandonnée après le Concile en faveur de l’« optimisme conciliaire » en regard à Gaudium et Spes qui décrit la situation comme la « tendance actuelle du monde ».

Dans l'Église, plus de plus, nous avons assisté durant l'époque post-conciliaire ce que le futur célèbre Pape Benoît XVI décrit comme « un processus continu de déclin qui s’est poursuivi en grande partie sur la base des appels du Concile, et qui a ainsi discrédité le Concile aux yeux de beaucoup de gens ».[8] Un œcuménisme mal défini favorise ce que le Pape Pie XI a appelé « une erreur très grave, par laquelle les fondements de la Foi Catholique sont complètement détruits » --- signifiant l'idée que l’unité des Chrétiens ne nécessite plus « le retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui sont séparés d’Elle » [9] — comme si l'appartenance à l'Église Catholique ne comptait plus pour le salut des âmes. Un perpétuel processus de « dialogue » remplace la proclamation franche de l'Église sur la nécessité de la conversion à l'unique vraie religion à la fois pour l'épanouissement humain dans cette vie et le bonheur éternel dans la vie à venir. En parallèle à ces développements, une réforme liturgique sans précédent conçue par un comité s’est terminée avec ce que le cardinal Ratzinger a appelé « l'effondrement de la liturgie » [10] et plus tard, en tant que Pape Benoît XVI, la « banalisation de la liturgie ». [11]

Bien que l’on trouve encore l'Enseignement Traditionnel dans les documents officiels de l'Église, les ecclésiastiques en pratique semblent répudier son statut divinement donné comme étant l'axis mundi (pilier du monde), selon lequel toutes les choses terrestres sont ordonnées à la Gloire de Dieu et au Bien commun transcendant de la béatitude éternelle . Cette tendance alarmante, décrite comme si elle était éminemment favorable en tant qu’« ouverture au monde », a eu des conséquences négatives sur tous les aspects de la vie de l'Église y compris l'accent sur cette Déclaration : l'Enseignement Social Catholique sur les devoirs des hommes et des Nations envers le Christ-Roi et les conséquences désastreuses de ne pas honorer ces devoirs dans la vie personnelle, civique et politique.

L'Enseignement Social authentique

L'Enseignement Social authentique de l'Église Catholique a constamment rappelé aux fidèles leur devoir divinement imposé de répondre aux besoins des pauvres selon la destinée universelle des biens de la terre et dans l'obéissance à l'injonction de Notre Seigneur : « En vérité Je vous le dis, dans la mesure où comme vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, vous l'avez fait à Moi ».[12] Il n’y a pas une organisation purement humaine qui n'ait jamais excellé comme l'Église dans sa charge pour les pauvres même si ce n’est pas sa mission primaire sur Terre. Mais nulle part, elle enjoint les fidèles à toute obligation de soumettre l'administration de la justice et de la charité ou bien à une « main invisible » ou bien à des bureaucraties réglementaires contrôlées par des personnes sans foi qui sont plus souvent qu’autrement des oppresseurs des pauvres agissant sous le couvert de la défense de leurs droits. Nous voyons les conséquences de cette soumission, par exemple, dans la misère en Amérique Latine où le capitalisme mondial a cyniquement exploité le travail et où la « théologie de la libération » a fomenté des révolutions violentes tout en ne libérant personne.

L'Enseignement Social Catholique nous oblige à reconnaître et à nous opposer au matérialisme capitaliste individualiste ainsi qu’au socialisme matérialiste collectiviste. Les deux manquent du sens propre catholique ainsi que de l'ordre naturel et les deux ont été brutalement irrespectueux de la morale chrétienne et de la terre de Dieu. Le capitalisme mondialiste (ou globaliste), permis par les privilèges et les protections gouvernementales ainsi que par des appels de partisans à « l'exceptionnalisme américain », a gagné beaucoup de faveur dans les milieux Catholiques conservateurs. D'autre part, les programmes socialistes millénaristes, portant sur des éléments comme les « Objectifs de Développement Durable », qui sont essentiellement des régimes mondiaux de réglementation, y compris les cadres juridiques intrinsèquement anti-chrétiens des Nations Unies, regagnent maintenant la faveur à l'aide du Pape actuel. Les deux sont tout aussi destructeurs pour une compréhension correcte de la façon de traiter les vrais problèmes de la famille, de l'ordre civil dans son ensemble, de la paix universelle et de l'environnement. Car les deux négligent également le contexte crucial de la destinée de l'homme comme la seule créature possédant une âme immortelle et rationnelle qui a besoin de la grâce pour son rachat, pour la persévérance dans l'évitement d’une conduite au mal grave et dans la réalisation ultime de la béatitude éternelle --- le plus grand bien auquel toutes les activités terrestres devraient être ordonnées. Ainsi, comme l'a souligné le Pape Léon XIII dans son encyclique sociale importante Rerum Novarum :

« La vie sur terre, quoique bonne et souhaitable en soi, n’est pas le but final pour lequel l'homme a été créé ; c’est seulement la manière et les moyens pour l’atteinte de la Vérité et de l'Amour de la Bonté qui est ce en quoi la vie complète de l'âme est composée. C’est l'âme qui est faite à l'image et à la ressemblance de Dieu ; c’est dans l'âme que réside la souveraineté en vertu de quoi il est commandé à l'homme de régner sur les créatures en dessous de lui et à utiliser toute la terre et l'océan à son profit et à son avantage. « Remplissez la terre et soumettez-la ; et dominez sur les poissons de la mer et les oiseaux du ciel et tous les êtres vivants qui se déplacent sur la terre» ».[13]

Vrai appel de l'Église
aux hommes de bonne volonté

Les Papes avant le Concile Vatican II, en respectant l’observance des principes moraux universellement applicables à la société énoncés dans l'Enseignement Social Catholique, n'ont jamais hésité dans leur insistance pour dire que, en vertu de la fondation divine et de la mission universelle de l'Église, celle-ci a la capacité unique d’établir la fraternité entre les hommes qui, autrement, est un rêve utopique destiné à produire des résultats dystopiques ( inimaginables et désastreux).

L'Église n'a jamais cessé de lancer un appel à tous les hommes de bonne volonté qui, par la lumière de la raison naturelle, cherchent le bien et déplorent les maux qui assaillent la société humaine de notre époque. Cet appel, toutefois, ne doit pas être confondu avec une collaboration sans discernement avec des dirigeants laïques dont les plans et les structures sociopolitiques et économiques se montrent si souvent être contraires aux valeurs éternelles que les hommes de bonne volonté reconnaîtront naturellement. C’est plutôt une invitation à entrer dans la voie de l'Église Catholique là où les chercheurs de vérité trouveront ce qu'ils cherchent en surabondance. Ceci n’est pas un simple « triomphalisme » mais plutôt une reconnaissance joyeuse des biens incomparables, à la fois naturels et surnaturels, que Dieu donne à l'humanité à travers son Église. L'Église ne rejette pas le monde, mais recherche plutôt sa perfection dans la grâce.

Comme le Pape Pie XI a déclaré dans Ubi Arcano Dei (1922), sa grande encyclique sur « la Paix du Christ dans le Royaume du Christ », la Sainte Église Catholique est « par institution divine la seule dépositaire et interprète des idéaux et des Enseignements du Christ » et « qu'elle seule possède, dans tout son sens complet et exact, le pouvoir de lutter efficacement contre cette philosophie matérialiste qui a déjà fait et menace encore un tort si immense aux ménages et à l'Etat». « En conséquence, c’est l'Église, et seulement elle, qui « est capable de définir à la fois la vie publique et privée sur la route de la Justice en demandant que toute chose et toutes les personnes deviennent obéissantes à Dieu ... » [14]

Comme le Pape Pie X a déclaré en ce qui concerne les efforts malavisés pour empêtrer l'Église dans les entreprises du monde pour la promotion d'une fraternité universelle, si « le plus haut sommet possible de bien-être pour la société et ses membres doit être atteint grâce à la fraternité ou, comme c’est aussi appelé, la solidarité universelle, tous les esprits doivent être unis dans la connaissance de la Vérité, toutes les volontés réunies dans la moralité et tous les cœurs dans l'amour de Dieu et de son Fils Jésus-Christ. Mais cette union est réalisable seulement par la Charité Catholique, et c’est pourquoi la Charité Catholique, seule, peut conduire les gens dans la marche du progrès vers la civilisation idéale ».[15]

Aujourd'hui, cependant, les dirigeants de l'Église actuelle présente son rôle comme simplement proposer une « contribution » à un vaste projet sans espoir de nature néo-pélagienne ( Pélage : l’homme seul sans Dieu peut se mériter le Ciel ) dont les Nations Unies ou quelqu’autre « autorité politique mondiale » serviraient de cadre juridique pour un ordre mondial solidaire dans lequel les « croyants », indépendamment de leur religion, ainsi que les incroyants seraient des co-participants égaux. Ce projet est dirigé non pas vers le haut, vers le Ciel pour le salut des âmes, mais de l’avant dans l'histoire vers La Ville de l’Homme sans Dieu, sans espoir, douloureusement banale et faussement saluée comme une « civilisation de l'amour » ou un « renouveau de l'humanité ».

Mais la Vérité est que l'Église Catholique, qui est le Corps Mystique du Christ, est le renouvellement de l'humanité, un renouveau rendu possible par la transformation des hommes déchus vers l'état de grâce sanctifiante et l'élévation conséquente de la société humaine à des hauteurs qu'elle ne pourrait atteindre par tout effort strictement humain. Ainsi, c’est le monde qui est tenu de contribuer à l’Oeuvre de l'Église. Pourtant, nous assistons avec stupéfaction à une inversion soudaine historique de l'ordre propre des choses dans l'approche de l'Église à sa mission dans la société humaine.

Où est la Royauté Sociale du Christ ?

Avec toutes ces considérations en vue, nous devons nous demander : qu'est-ce qui est arrivé à la certitude de l'Église concernant son rôle exclusif et divinement ordonné dans la bonne organisation des affaires humaines et l’encouragement à la vraie fraternité entre les hommes ? Est-ce que les dirigeants ont oublié que le Fondateur de l'Église est Dieu incarné ? Ils ont en quelque sorte déplacé le commandement divin de « faire des disciples de toutes les nations » ? [16] Croient-ils toujours au dogme défini par l'Église qui statue que l’Église est la seule arche de salut ? Sont-ils toujours conscients de l'avertissement de Notre Seigneur : « sans Moi vous ne pouvez rien faire »? [17] N’ont-ils plus désormais confiance en Sa Promesse : « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et Sa Justice et toutes les autres choses vous seront données par surcroît » ? [18]

Si l’effondrement de l'ordre social dans le monde entier pouvait à tout égard être caractérisé par une crise écologique, comment pourrait-il en être autre chose que la manifestation d'une crise profonde christologique — une mutinerie universelle contre le Christ et la Loi de l'Évangile déplorée pape après pape devant l'émergence de cet optimisme conciliaire inexplicable ? Dans un retour au réalisme sobre de ses prédécesseurs — qui sont maintenant rabaissés comme « prophètes de malheur » — le Pape Benoît a averti dans un discours au clergé de Rome, à moins de deux ans avant la fin abrupte de son pontificat, que le « consensus fondamental dérivé de l'Héritage Chrétien » a été perdu, que le « lieu du raisonnement moral ... s’est retourné en une rationalité instrumentale »,« que les règles les plus élémentaires de l'humanité s’effondrent » avec comme conséquence « la raison qui s’éclipse ... [l] L’avenir véritable du monde est en jeu ». [19]

Le destin du monde à toutes les époques depuis l'Incarnation a été lié avec l'état de l'Église. Le pouvoir de l'Église de renouveler la face de la terre implique non seulement une restauration de la foi, de l'espérance et de la charité dans les âmes des hommes, mais aussi la défense de la raison naturelle contre les assauts des sophistes à chaque âge. Elle seule a maintenu la synthèse correcte de la Foi et de la Raison [20] Le succès de l'Église à accomplir ce puissant travail à travers l'histoire a toujours dépendu sur sa vigueur pour avancer ce qu'elle appelle la Royauté Sociale du Christ. Mais c’est précisément le Règne Social du Christ que le « monde moderne » a rejeté tandis que les ecclésiastiques se taisent ce qui concerne les revendications du Christ-Roi sur les personnes et les nations. Aujourd'hui, l'Église se retire non seulement de toute confrontation avec « les dirigeants du monde de ces ténèbres » et « des esprits méchants dans les hauts lieux » [21], mais elle cherche obsessionnellement le dialogue et la collaboration avec les forces mêmes qui désirent rien de plus ardemment que la capitulation finale de l'Église à l'esprit du monde actuel.

Et pourtant, la Vérité demeure. Comme Pie X insistait à la fin du 20ème siècle : « La société ne peut pas être mise en place si l'Église ne jette pas les bases et ne supervise pas le travail ; non, la civilisation n’est pas quelque chose encore à trouver, ni la Nouvelle Ville à être construite sur des notions floues ; elle a été en existence et elle existe toujours : c’est la Civilisation Chrétienne, c’est la Ville Catholique. Il faut seulement la mettre en place et la restaurer continuellement contre les attaques inlassables des rêveurs insensés, des rebelles et des mécréants. Instaurare omnia in Christo. »[22]

Dans un contraste remarquable, la mentalité dominante qui est à la racine de la crise ecclésiale considère la croyance de ce Saint Pape à n’être rien d'autre qu'un fantasme idyllique --- même s’il reflète la forme et le modèle nourrissant et guidant l'ensemble de notre civilisation chrétienne. Perdus par les représentants de ce rejet facile de la Doctrine Sociale de Notre Roi, c’est l'ironie de leur propre poursuite idéologique de ce que Pie X a appelé « une simple construction verbale et chimérique dans laquelle nous verrons, brillants dans un fouillis et dans une confusion séduisante, les mots Liberté, Justice, Fraternité, Amour, Égalité, et l'exultation humaine, le tout reposant sur une dignité humaine mal comprise » et produisant, si jamais ça se réalise, « une démocratie qui ne sera ni Catholique, ni protestante, ni juive. Ce sera une religion ... plus universelle que l'Église Catholique, unissant toutes les personnes comme frères et camarades enfin dans le « Royaume de Dieu.... » [23]

Conclusion

La conversion des Nations au Christ et la confiance dans la Divine Providence sont les deux piliers de toute société véritablement juste. Pourtant, après cinquante ans d'un « renouveau » ecclésial imaginaire, la majorité des dirigeants de l'Église semblent avoir répudié en pratique le devoir de rechercher la conversion des Nations, comme s’ils croyaient que la metanoia (changement social universel heureux) sociale était désormais impossible, même pour Dieu. Derrière cette perte de militantisme, il y a un affaiblissement de la Foi elle-même. Dans son chef-d'oeuvre sur la crise post-conciliaire, Iota Unum, le grand Romano Amerio a observé que « la Foi dans la Providence proclame la possibilité que le monde pourrait s’élever et être guéri par une metanoia qu’il ne peut pas initier par lui-même mais dont il est capable d'accepter une fois que ça lui est offert. » [24] Cette offre doit venir de l'Église, comme ce fut le cas à chaque âge lorsque l'effondrement de la civilisation a été renversé d’une manière miraculeuse sous son influence surnaturelle.

La crise ecclésiale et la crise civilisationnelle qui lui est intimement liée prendra fin que lorsque l’offre de l'Église d’une metanoia sociale sera renouvelée une fois de plus. Mais seulement le Vicaire du Christ peut effectivement étendre cette offre au monde. Lui seul peut mettre fin à ce qui équivaut à une suspension de facto sans précédent de la vraie mission de l'Église au nom d'un Concile dont l’« esprit » agité se déplaçant bien loin au-delà des textes conciliaires problématiques, a produit ce que Benoît XVI a dit à peine quelques jours avant sa mystérieuse abdication de la papauté et qu’il a décrit comme « tant de désastres, tant de nombreux problèmes, tant de souffrances » dans l'Église. [25]

Par conséquent, nous implorons le Pontife Romain régnant d’inverser le cours de l'Église depuis ces cinquante dernières années, d’abandonner une « ouverture au monde » désastreuse, un « dialogue » sans fin et la collaboration infructueuse avec des adversaires implacables de l'Église. En ce qui concerne le Synode, nous demandons de toute urgence au Pape de mettre un terme à tous les autres efforts visant à utiliser le processus synodal pour miner l'indissolubilité du mariage — et ainsi l’ensemble de l'édifice moral de l'Église — par les moyens d'une disjonction sophistiquée entre la Doctrine et la Pratique, tournant en dérision non seulement les Paroles de Notre-Seigneur Lui-Même, mais aussi l'Enseignement de Jean-Paul II qui dit que c’est « seulement par l'acceptation de l'Évangile que sont les espoirs que l'homme place légitimement dans le mariage et dans la famille qui sont susceptibles d'être remplis. »[26]

Et enfin, nous supplions le Pontife Romain pour accomplir son devoir en tant que Vicaire du Christ et Pasteur Universel en menant la voie à une restauration de la continuité entre le Vénérable Enseignement de l'Église sur la Royauté Sociale du Christ — qui n’a jamais été abrogé — et la pratique des ecclésiastiques tant des hauts comme des bas échelons. Ceci est en accord avec le nouveau Catéchisme de l'Église Catholique, sacré qui rappelle l'obligation des Catholiques d’évangéliser leurs concitoyens et de travailler à la transformation de l'ordre social en harmonie avec la Royauté du Christ :

En évangélisant constamment les hommes, l'Église travaille à leur permettre « d'insuffler l'esprit chrétien dans leur mentalité et leurs mœurs, les lois et les structures des communautés dans lesquelles ils vivent. Le devoir social des Chrétiens est de respecter et d'éveiller en chaque homme l'amour de la Vérité et du Bien. Ça les oblige à faire connaître le culte de l'unique vraie religion qui subsiste dans l'Église Catholique et Apostolique. Les Chrétiens sont appelés à être la lumière du monde. Ainsi, l'Église montre la Royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines.» [27]

À ces intentions, nous faisons nôtre la prière de Notre Seigneur pour le premier Pape qui sûrement s’applique aussi à chacun de ses successeurs, en particulier en cette ère de désorientation diabolique inégalée : « Et le Seigneur dit : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais Moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas; et toi, quand tu seras revenu à Moi, affermis tes frères. » [28]

Marie, Secours des Chrétiens, priez pour nous !


Le 9 juillet 2015
Le 23ème Symposium annuel d'été du Forum Romain
Gardone Riviera



John C. Rao, D. Phil. (Oxford), Directeur, Le Forum Romain
Rev. Richard A. Munkelt, Ph.D., Membre du conseil, Le Forum Romain
Prof. Dr. Thomas Heinrich Stark, Membre de la Faculté, le Forum Romain
Christopher A. Ferrara, Prés., Président, Association des Avocats Catholiques Américains
Michael J. Matt, Editeur, The Remnant
John Vennari, Editeur, Catholic Family News
Sebastian Morello, Membre de faculté, Forum Romain


Références :
[1] Jean-Paul II, Familiaris Consortio (1981), n. 84.
[2] «Rapport après la discussion" (traduction officielle italienne), nn. 47, 50, 52 @ vatican.va.
[3] Entretien avec la vie du site Nouvelles, le 5 Novembre 2014.
[4] Voix de la famille, "l'approbation du Vatican des objectifs de développement de l'ONU menace les enfants à naître,« La vie du site Nouvelles, Avril 30 2014; consultée au https://www.lifesitenews.com/opinion/vatican-endorsement-of-un-development-goals-threatens-unborn-children.
[5] Francis, Laudato si (2015), nn. 33, 120.
[6] Sarah Atkinson, "évêque Athanase Schneider:« Nous sommes dans la quatrième grande crise de l'Eglise, «catholicherald.co.uk" 6 Juin 2014
[7] Pie XII, Evangelii Praecones (1951), n. 70. Nous soulignons ici et partout
[8] le cardinal Joseph Ratzinger, L'Osservatore Romano, le 9 Novembre 1984, plus tard connu sous le nom de Rapport Ratzinger
[9] Pie XI Mortalium Animos (1928), n. 10.
[10] le cardinal Joseph Ratzinger, Jalons, p. 148
[11] Benoît XVI, Discours au clergé de Rome, le 14 Février 2013.
[12] Matt. 25:40.
[13] Léon XIII, Rerum Novarum (1891), n. 40.
[14] Pie XI, Ubi Arcano Dei (1922), nn. 42-43.
[15] Pie X, Notre Charge Apostolique (1910)
[16] Matt. 28:19.
[17] Jn. 15: 5.
[18] Matt. 06h33.
[19] Benoît XVI, Voeux de Noël à la Curie romaine, le 20 Décembre 2010.
[20] Cf. Premier Concile Œcuménique Vatican II, Dei Filius DogmaticConstitution, Ch. 4: Sur Foi et la Raison; Jean-Paul II, Fides et Ratio, n. 6.
[21] Eph. 06h12.
[22] Pie X, Notre Charge Apostolique.
[23] Ibid.
[24] Iota unum, p. 761.
[25] Benoît XVI, Discours au clergé de Rome, le 14 Février 2013.
[26] Familiaris consortio, n. 3
[27] Catéchisme de l'Église catholique, § 2105.
[28] Lc. 22: 31-32.