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jeudi 30 juillet 2015

Péché contre l'environnement ?

Voler une auto, est-ce un crime contre l'auto ?
Avez-vous pensé à votre « conversion écologique » ?


Est-ce la plus grande bombe de Laudato Si ?

Par Cristopher Ferrara
Fatima Network Perspectives
Le 24 juillet 2015

En retournant en 2003, l'auteur Michael Crichton a prononcé une allocution au Club du Commonwealth de San Francisco . Ce qu’il a présagé alors semble se réaliser, avec une précision déconcertante, ce que les experts appellent maintenant le « ré-enclycage » — c’est-à-dire Laudato Si . Voici ce que Crichton dit à cette occasion :

« Aujourd'hui, une des religions les plus puissantes dans le monde occidental est l'Environnementalisme. L’Environnementalisme semble être la religion favorite pour les athées urbains. Pourquoi dis-je que c’est une religion ? Eh bien, nous devons examiner les croyances.
Si vous regardez attentivement, vous voyez L’Environnementalisme est en fait une parfaite reconfiguration au 21ème siècle des croyances traditionnelles et des mythes judéo-chrétiens.


L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

« Il y a un Éden initial, un paradis, un état de grâce et une unité avec la nature ; ensuite il y a une chute de l'état de grâce dans un état de pollution en raison d’avoir mangé du fruit de l'arbre de la connaissance et , comme résultats de nos actions, il y a un jour du jugement à venir pour nous tous.

Nous sommes tous des pécheurs énergétiques, condamnés à mourir, à moins que nous cherchions le salut, qui est maintenant appelé la durabilité. La durabilité est le salut dans l'Église de l'Environnement. Tout comme les aliments biologiques sont sa communion, la gauffrette sans pesticides que les bonnes personnes, avec les bonnes croyances, ingurgitent ».

Les éléments que souligne Crichton sont tous dans Laudato Si même si le document emploie une certaine quantité de contenu chrétien en support à sa principale fonction qui est un manifeste écologiste adressé à « toute personne vivant sur cette planète » indépendamment de sa religion ou de son absence de religion (Laudato Si 3).

Il y a, tout d'abord, la notion de péché de l'environnement qui est mon sujet d’aujourd'hui. N’ayant pas de réel fondement biblique pour les nouveaux concept de « péchés contre la terre », que Laudato Si personnifie bizarrement comme « parmi les plus abandonnés et maltraités de nos pauvres (Laudato Si 2), la « ré-enclycage » cite les vues du Patriarche Orthodoxe de l'Orient Bartholomé. Le concept de schisme ayant été abandonné entièrement par la mentalité post-conciliaire — sauf quand ça en vient aux « traditionalistes extrêmes » — les Prélats Orthodoxes sont maintenant apparemment considérés comme des guides sûrs pour instruire des fidèles catholiques. Comme Laudato Si le déclare dès son introduction :

Le Patriarche Bartholomée a parlé en particulier de la nécessité pour chacun de nous de se repentir des moyens que nous avons pris pour léser la planète « dans la mesure où nous produisons tous des petits dommages écologiques », nous sommes tous appelés à reconnaître « notre contribution, plus ou moins grande, à la défiguration et à la destruction de la création ».... « Pour les êtres humains ... de détruire la diversité biologique de la création de Dieu ; pour les êtres humains de dégrader l'intégrité de la terre en provoquant des changements dans son climat, en dénudant la terre de ses forêts naturelles or en détruisant ses zones humides ; pour les êtres humains de contaminer les eaux de la planète, sa terre, son air et sa vie — Ce sont des péchés ». Car « de commettre un crime contre le monde naturel, c’est un péché contre nous-mêmes et un péché contre Dieu. »

Maintenant, bien sûr que c’est un péché de gaspiller ou de dépouiller sans raison les ressources dont Dieu a doté la terre comme Son don à l'homme, tout comme c’est un péché de gaspiller toute bénédiction que Dieu donne. Mais un gaspillage de ressources naturelles n’est pas plus un « crime contre le monde naturel » que le vol d’un voiture est un crime contre la voiture. Le monde naturel, qui a été divinement dévolu à l'homme, n’a pas la capacité d’être l'objet d'une offense morale. Pourtant, dans le jugement d'un religieux schismatique qui refuse la soumission au Pontife romain, il a présenté aux fidèles catholiques, comme s’il pouvait les contraindre, le fait que chaque homme pèche contre « l'intégrité de la terre », y compris chaque individu personnellement mais prétendument coupable de sa petite contribution « aux changements dans son climat. »

Donc, tout comme Crichton l’a suggéré il y a douze ans, le péché de l’environnement devient l'équivalent fonctionnel du Péché Originel, contaminant chaque membre de la race humaine. Et cette affirmation théologique absurde apparaît dans une encyclique papale sur la base de l '« autorité » d'un prélat schismatique qui ne reconnaît même pas l'existence de la fonction papale et dont l'église schismatique permet le divorce, n’accepte pas le Dogme Catholique du Péché Originel et de l'Immaculée Conception ou la Doctrine Catholique sur le Purgatoire.

Peut-être que cela est la plus grande bombe dans le document tout entier. Attendu que Notre Dame de Fatima est venu à la Cova da Iria pour appeler à la réunification de l'Église Orthodoxe avec Rome suite à la conversion de la Russie, François cite le « Pape » de l'Orthodoxie Orientale comme une autorité dont les catholiques doivent tenir compte. Nous rappelant les paroles immortelles de Mgr Lefebvre concernant la nouvelle messe quand il l'a vue : « Est-ce que c’est pour de vrai ? » C’est en effet pour de vrai. C’est vrai comme le Troisième Secret de Fatima échoué qui ne peut avoir échoué à tout prédire ce à quoi nous assistons maintenant au milieu de « la Révolution François. »

samedi 18 juillet 2015

Russie : l'État et l’Église signent un accord

pour prévenir l'avortement



Le ministère de la Santé en Russie a signé un accord avec l'Église orthodoxe russe qui inclut la prévention de l'avortement et la fourniture de soins palliatifs. L'accord étant signé par le ministre de la Santé Veronika Skvortsova et le patriarche Kirill, le Patriarche de l’Église orthodoxe de Russie l’a publié sur le site du Département synodal de l’EOR [Église Orthodoxe Russe] — sous Charité et Service Social de l’Église.

L’article 9 des 21 articles de l'accord établit une coopération « sur la protection de la santé maternelle et infantile incluant la santé sur la reproduction et qui comprend aussi la promotion des valeurs familiales et la prévention de l'avortement ».

L'accord comprend des actions conjointes avec les institutions médicales pour la :

« Création de centres de crise sur les grossesses dans les hôpitaux avec la participation de psychologues et la participation de représentants des organisations religieuses de l'Église orthodoxe russe afin de conseiller les femmes qui ont l'intention d'interrompre leur grossesse dans les établissements médicaux. »

et pour la fourniture d'espace pour la :

« Publication d'informations des organisations religieuses de l'Église orthodoxe russe dans les stands des établissements médicaux ».

En outre, les deux parties s’engagent également :

« À joindre leurs efforts pour fournir une assistance et un soutien aux femmes enceintes dont le diagnostic prénatal indique une malformation du fœtus ainsi qu’aux mères qui donnent naissance à un enfant ayant une déficience intellectuelle. »

Selon l'article 5, l'Église orthodoxe coopérera avec le ministère de la Santé dans la préparation des professionnels de la santé en fournissant des formations sur les fondements spirituels des activités médicales et en facilitant l'interaction des organisations médicales avec les organisations de l'Église orthodoxe russe.

La loi vise à restreindre l'accès à l'avortement

La Douma (parlement) de l’État russe envisage une législation sur l'avortement qui inclut la limitation du financement de l'avortement seulement à ceux qui sont considérés comme médicalement nécessaires. Le projet de loi est conçu pour aider à réduire le nombre d'enfants russes décimés par la violence de l'avortement.

Selon le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, pour chaque tranche de 1 000 naissances, il y a 34 avortements en Russie d’où un taux de fécondité en dessous du seuil de remplacement de 1,53.

Le projet de loi interdirait les cliniques d'avortement privées et les médicaments en vente libre qui provoquent l'avortement afin qu’ils ne soient disponibles uniquement que sur ordonnance d'un médecin. On donnerait une session d’ultrasons à toute femme qui envisage d’avorter. L'une des auteurs de la loi, Yelina Mizulina, stipule que « jusqu'à 80 % des femmes envisageant l’avortement refusent l'avortement quand elles ont vu leur enfant sur l'écran ».

Le Patriarche Kirill, le chef de l'Église orthodoxe russe, recherche davantage une interdiction totale de l'avortement. Dans un discours à la Douma plus tôt cette année, une première jamais réalisée par un chef religieux, il a référé à l'avortement comme étant « le mal » et « un infanticide ». En ce qui concerne le présent projet de loi, il pense que « les contribuables ne doivent pas payer pour cela ».

En réponse à la législation proposée, l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe a introduit la Déclaration écrite #594 intitulée « Le droit des femmes à accéder aux services appropriés en matière de santé reproductive dans la Fédération de Russie » qui stipule :

Nous, soussignés, membres du Conseil de l’Assemblée Parlementaire de l'Europe sommes vivement préoccupés par les trois projets de loi soumis à la Douma de l’État de la Fédération de la Russie visant à limiter fortement l'accès des femmes à l'avortement. Ils visent :

  1. À exiger que les femmes visualisent et écoutent les battements de cœur du fœtus avant de leur donner la permission d’accéder à un avortement légal ;

  2. À exclure la couverture de l'avortement de l’assurance médicale obligatoire ;

  3. À interdire la vente de médicaments sécuritaires qui terminent les grossesses.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a clairement indiqué que « l’échographie n’est pas nécessaire pour l'avortement. » Ça ne sert qu'à manipuler émotionnellement les femmes. Selon l’OMS, l’exclusion de la couverture d'assurance pour un service que seules les femmes ont besoin est discriminatoire et aura une incidence sur les femmes en régions rurales pauvres aux prises avec des situations vulnérables. Le système médical de l’État doit en outre assurer la disponibilité de diverses méthodes appropriées de l'avortement à différents stades de la grossesse. Ces mesures proposées conduiront à des avortements clandestins et elles augmenteront la mortalité maternelle et les taux de morbidité ; c’est un affront aux droits des femmes.

Tous les individus ont droit de jouir du meilleur état de santé que l'État doit assurer. Nous en appelons aux parlementaires de Russie de refuser les projets de loi ci-dessus.

PNCI ( ?) note que les membres de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, dans leur précipitation à s’objecter aux dispositions pro-vie avec des arguments pro-avortement vétustes, oublient que le Programme d'action de la Conférence Internationale sur la Population et sur le Développement énonce à la section 8.2 que « Toute mesure ou changements liés à l'avortement à l'intérieur du système de santé ne peuvent être déterminés qu’à l'échelle nationale ou locale en conformité avec le processus législatif national. »

La Douma de l’État de Russie agit en sa qualité souveraine pour sauver la vie des enfants russes et offre à leurs mères une aide et un soutien réels. Une telle action devrait être applaudie, et sinon, on ne devrait pas s’y opposer car cette action est entièrement conforme aux normes internationales.



SOURCE : ORTHODOX CHRISTIANITY