Aucun message portant le libellé sanctification. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé sanctification. Afficher tous les messages

samedi 18 juillet 2015

Les enfants à besoins spéciaux

aident à la sanctification des parents

Les enfants ayant des besoins spéciaux peuvent être des super-évangélisateurs. Une famille de Lafayette en Louisiane ainsi que d’innombrables autres qui ont lu ou qui ont entendu parler d'un enfant nommé Éli le savent de première main.



L'histoire commence quand Chad et Ashley Judice ont appris la nouvelle que le deuxième enfant qu'ils attendaient avait le spina bifida — i.e. la colonne vertébrale du bébé qui ne referme pas sur toute sa longueur — une condition qui, lorsqu'elle est identifiée in utero, conduit à l'avortement dans 80% du temps.

Même si Éli a été diagnostiqué avec la forme la plus grave et a subi des chirurgies majeures au cerveau et à la colonne vertébrale quand il avait à peine trois jours, c’est aujourd'hui un joyeux garçonnet de six ans; il est au-dessus de la moyenne en terme d'intelligence et tout un causeur — et, plus récemment, un marcheur aussi.

L'histoire d'Éli tient presque du miracle.

D'un diagnostic prénatal, on a vu une ouverture dans sa colonne vertébrale de la taille d’une balle de baseball mais après beaucoup de prières, elle était de la taille d'une pièce de 50 cents; et alors qu’il grandissait, il faisait des choses que la science médicale disait qu'il ne pouvait pas faire.

Puis, à la fin de la Semaine Sainte en 2011, il lui a fallu deux interventions chirurgicales consécutives sur un gros kyste, qui empêchait le tube qui draine le fluide protégeant son cerveau et sa moelle épinière de fonctionner correctement. Il a dû subir une troisième intervention chirurgicale majeure le lundi de Pâques, mais il avait déjà été sous anesthésie pendant 48 heures — et on craignait qu’il ne puisse plus en tolérer davantage.

Mais après de nombreuses prières par l'intercession du Bienheureux François Seelos, dont le sanctuaire était à un mile de l'hôpital, le kyste a diminué de 75% à 80% pendant la nuit éliminant la nécessité de l’opération et suscitant le chirurgien d’Éli à dire qu’il n’avait jamais vu quelque chose comme ça dans ses 40 ans de pratique comme un neurochirurgien pédiatrique.

Le père d'Éli dit que d'autres était juste un autre des nombreux miracles que l'histoire d'Éli a démontrés aux autres à commencer par lui-même.

Chad, un enseignant dans une école secondaire catholique a raconté ces histoires dans deux livres : « Dans l’attente d’Éli : le parcours d’un père de la Peur à la Foi » et « La portée d’Éli : Sur la valeur de la vie humaine et de la puissance de la prière (tous deux chez Acadian House Publishing) .

Chad a également raconté l'histoire sur la chaîne EWTN et dans de nombreux autres média catholiques — tout ça à cause d’Éli. (Tous les profits sont utilisés pour les soins médicaux d'Éli. Voir ChadJudice.com.)

« Dès que nous avons découvert sa condition, je me suis engagé à passer ma pause à l'école à prier pour Éli et à demander à Dieu de le guérir par l'intercession de la Vierge », a expliqué Chad. Il priait le rosaire tous les jours, qu’il continue toujours et beaucoup de ses élèves et de leurs parents l’ont rejoints.

« La plus grande opportunité que nous avons de grandir dans notre foi, c’est lors de nos épreuves, nos difficultés et nos souffrances » dit-il.

Chad a dit qu’auparavant son combat quotidien avait trait à la recherche de la perfection et du contrôle. « J’ai un enfant qui m’a dit que c’était une illusion » a-t-il expliqué. « Nous sommes tous brisés ou avons été brisés par une chose avec laquelle nous luttons ; et comment la traitons- nous ? De nos propres moyens ou en nous abandonnant à Dieu? Voilà ce qu’est l'histoire d'Éli ».

Maman Ashley, une infirmière néonatale, avait déjà une foi confiante et calme ainsi qu’une confiance face à tout que ce qui peut être difficile, donnant ses soucis à Dieu en suivant le conseil de Padre Pio : « Priez, espérez et ne vous inquiétez pas ».

« Il est difficile de savoir si votre enfant naîtra avec des problèmes » a-t-elle noté. « Ils peuvent ne pas avoir la vie que vous voudriez pour eux ». Les gens disent que l'enfant va souffrir « mais je pense qu’on pense plus à nous dans ce temps-là : comment ça affectera-t-il notre vie ? »

Plusieurs ne pensent pas à un fait fondamental, a-t-elle ajouté : « Il [Éli] sait qu’il a quelques limitations, mais tout le monde en a — une limitation pour quelque chose ».

« Nous avons tous des croix dans nos vies », a ajouté Chad. « Mettez votre croix à la place de ce petit garçon et vous allez correspondre à tout dans ce livre. Parfois, il faut un Éli, à savoir l'histoire de la souffrance de quelqu'un d'autre et comment ils l'embrassent pour que les gens puissent trouver le Christ et sa croix en leur propre milieu ».

Et la foi aide à voir les enfants ayant des besoins spéciaux dans une perspective divine. « Si vous les voyez avec les yeux de Dieu, ce n’est pas une tragédie. Vous voyez Sa victoire dans leur vie », dit-il. « Ce n’est pas facile tout le temps, mais les victoires qui viennent des luttes dépassent largement les luttes elles-mêmes ».

Judice a partagé comment les gens ont été émus dans leur foi et dans une reconnaissance plus profonde de Dieu. Elle dit que deux couples ayant reçu des diagnostics prénataux négatifs ont refusé des avortements et embrassé amoureusement leurs enfants spéciaux et il y a aussi un détenu qui n’avait pas prié depuis 30 ans qui est revenu à la prière et à Dieu.

Mais « vous n’avez pas besoin d'avoir un enfant ayant des besoins spéciaux ou d'être en crise de grossesse pour obtenir quelque chose de cette histoire et de grandir dans votre foi catholique » a dit Chad.

« Chad Judice a touché d'innombrables cœurs avec l'histoire d'Éli », a observé Randy Hain qui a inclus son histoire dans son nouveau livre intitulé : « Enfants spéciaux, Bienheureux pères : Encouragement aux pères d'enfants ayant des besoins spéciaux ». « Au cœur de tout ça, Chad et Ashley ont courageusement embrassé la vie et le plan de Dieu. Il y a beaucoup à apprendre de cette famille étonnante ».

Le Père Matthew Higginbotham, pasteur de l’Église du Coeur Immaculé de Marie à Crowley, Louisiane, croit que Chad Judice « a été rapproché du Seigneur d'une manière qui n’aurait pas pu arriver sans Éli ».

« La nature fragile de cet enfant l'a amené à une vie de prière et de spiritualité qui fut une révolution dans sa vie » a déclaré le Père Higginbotham.

« Personne ne peut nous enseigner l'amour et la compassion mieux que les enfants ayant des besoins spéciaux » a-t-il ajouté. « Le Seigneur a fait jaillir de nous un amour et une compassion que nous ne savions pas que nous avions. »

L’histoire d’Éli en est une preuve certaine.



SOURCE : National Catholic Register

VIDÉO ( en anglais, 20 min): Vous pouvez aussi voir une conférence de Chad ici.

vendredi 17 juillet 2015

Que faire quand nos prières ne sont pas exaucées ?

Une entrée en matière en lien direct à cet article
C'est une anecdote tirée de Valtorta
que je vous donne de mémoire


Jésus entre dans un village avec ses disciples. Les habitants, ayant été informés à l'avance de leur venue, étaient tous dehors pour les saluer.
À un moment donné, la troupe apostolique passe devant une maison avec un balcon assez élevé. Toute la famille était sur le balcon : cinq enfants, le papa et la maman.

La maman, très éplorée, crie sans aucune retenue à Jésus : « Fils de David, aie pitié de nous. Mon mari a perdu une jambe, il ne peut plus travailler et nous avons cinq enfants.

Jésus lève la main haut dans les airs, les salue et poursuit son chemin...
Rendus plus loin, certains apôtres étaient intrigués de la situation qui venait de se passer. Ils approchent Jésus et lui disent : « Seigneur, tu fais tant de miracles partout... Pourquoi n'as-tu pas guéri ce papa de famille ?

Et Jésus de répondre : « Si je l'avais guéri, il aurait recommencé à courir après les autres femmes et la condition de la famille aurait été pire qu'avant. Mais en les bénissant, je leur ai donné la grâce de la force pour qu'ils soient capables d'endurer leur situation. »



Les déceptions peuvent nous aider à grandir dans la confiance et l'humilité.


Sainte Thérèse d'Avila a déjà dit : « Vous faites à Dieu un grand compliment en Lui demandant de grandes choses ».

Ces paroles me vinrent à l'esprit quand j’ai lu récemment l’histoire d'un aveugle qui supplia Padre Pio de lui restaurer la vue « d'un œil ». L'homme s’en alla et revint voir Padre Pio quelques semaines plus tard en disant qu’il avait en effet recouvré la vue d’un oeil. En entendant cela, Padre Pio lui a écrié : « Ah ! Seulement d'un œil ? Que ce soit une leçon pour vous. Ne mettez jamais de limites à Dieu. Il faut toujours demander pour la grande grâce ! »

Certains pensent que ça a l’air arrogant de demander au Ciel de telles demandes énormes. Mais ça ne veut pas dire que nous devons prier avec un esprit orgueilleux comme si on y avait droit avec des têtes enflées qui sont convaincues que nous méritons certaines grandes faveurs et grâces de Dieu. La manière de prier est d'avoir l'état d'esprit opposé à la publicité de L'Oréal lorsque le modèle se vante en disant qu'« elle le vaux » ( I’m Worth It ) Padre Pio enseignait que cultiver la pureté et l'humilité forment la personne qui sera alors en mesure d’être agréable au Seigneur. « L'humilité et la pureté sont les ailes qui nous emmènent à Dieu » disait-il.

L'humilité et la confiance en Dieu vont main dans la main car quand nos prières ne sont pas exaucées, nous devons avoir confiance que Dieu le fait pour notre bien. Nous sommes des êtres émotionnels et l'on peut penser que nous serons heureux si une certaine prière est exaucée. Mais nous devons reconnaître que nous pouvons ne pas avoir raison. Nous devons avoir l'humilité de dire que nous ne savons pas mieux, Dieu seul sait mieux. Que notre prière ait été exaucée, elle pourrait nous apporter plus de souffrance que si elle ne l’était pas. Comme Sainte Thérèse est censée avoir dit : « Il y a plus de larmes versées pour des prières exaucées que pour des prières sans réponse ».

Le danger avec les prières exaucées est que nous commençons à penser que nous croyons plus être spécial aux yeux de Dieu que nous le sommes vraiment, gonflant ainsi notre orgueil et diminuant notre humilité ce qui nous rend moins susceptibles de croître en sainteté.



CS Lewis a fait valoir que l'orgueil était un cancer spirituel. Il a écrit que « l'orgueil est le plus grand mal. L’impudicité, la colère, l'avidité, l'ivresse, et tout ça, ne sont que des piqûres de puces en comparaison ».

Le fait d’offrir des prières d'action de grâces quand nos prières ne sont pas répondues peut être très bon pour notre âme car elle nous aide à faire plus confiance en Dieu. Le fait de développer le réflexe de remercier Dieu est peut-être l'une des habitudes les plus difficiles à acquérir, en particulier en temps de désolation, lorsque la souffrance nous rend réticents à le faire. Mais même si nous remercions Dieu avec difficulté, nous Le remercions tout de même.

La prière sous quelque forme est l'élévation de l'esprit et du cœur vers Dieu. Mais précisément, les prières de bénédiction et d'adoration, les prières d'intercession et les prières de louange sont essentielles pour le développement de l'humilité car ils nous aident à connaître notre place et nous empêcher de se prendre pour un autre.

>
SOURCE : CATHOLIC HERALD