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mardi 14 juillet 2015

Pape François ?

L'humanité est en deux camps ou non ?




Qu'est-il arrivé aux deux camps ?
par Christopher A. Ferrara
13 juillet 2015




Aujourd'hui, nous sommes au sommet de la crise dont Pie XII nous a avertis en 1951 :

« Vénérables Frères, vous êtes bien conscients que presque toute la race humaine se laisse entraînée aujourd'hui en deux camps opposés : pour le Christ ou contre le Christ. La race humaine est aujourd'hui engagée dans une crise suprême qui résultera soit dans son salut par le Christ, soit dans sa destruction désastreuse ».

Remarquez les éléments de l'avertissement du Pape: d'abord, que la race humaine toute entière est divisée en deux camps. Deuxièmement, dans un camp sont les disciples du Christ et Ses ennemis dans l'autre. Troisièmement, la crise résultante prendra fin soit dans le salut de l'humanité par le Christ ou soit dans une destruction catastrophique.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Remarquez aussi que cet avertissement a été donné onze ans seulement avant le début du Concile Vatican II.

Qu'est-il arrivé de ce réalisme papal sur l'état du monde depuis la clôture du Concile ? Il a soudainement et mystérieusement disparu pour être remplacé par une « ouverture » au monde moderne et un optimisme vraiment stupide au sujet des perspectives morales et spirituelles de l'humanité. Si bien que maintenant la seule crise considérée par le Pape comme ayant le potentiel de provoquer la destruction du monde est une « crise écologique » découlant de l’usage excessif des combustibles fossiles et de certains éléments d'injustice sociale.

Dans Laudato Si, François présente la nouvelle mentalité selon laquelle le monde ne se divise pas en deux camps à savoir « pour ou contre le Christ », mais plutôt que toute l'humanité est engagée dans un projet commun de « renouveau » qui ne dépend pas de la Foi en Christ ni de l'adhésion à la Loi de l'Évangile telles qu'annoncées par Son Église.

Ainsi, dans Laudato Si, François dit simplement que « le riche patrimoine de la spiritualité chrétienne, le fruit de vingt siècles d'expérience personnelle et communautaire, a une contribution précieuse à faire pour le renouvellement de l'humanité ». La suggestion est que le « renouveau de l'humanité » est un vaste mouvement mondial auquel le Christ et son Église — que François ne mentionne même pas dans sa référence à « la spiritualité chrétienne » — sont simplement des contributeurs. C’est le contraire de la Vérité. C’est plutôt le monde qui doit contribuer à l'Eglise dans sa tâche divinement assignée d'amener le renouvellement de l'humanité de la seule manière possible : dans le Christ et par le Christ. Voilà pourquoi Pie XII a averti qu’en l’absence de salut dans le Christ, le sort de l'humanité de notre temps est une « destruction désastreuse ».

Dans Ubi Arcano Dei, le prédécesseur de Pie XII, Pie XI, a énergiquement énoncé pleinement cette vérité qui a été complètement oubliée et totalement abandonnée depuis Vatican II :

« Parce que l'Église est par institution divine la seule dépositaire et interprète des idéaux et des enseignements du Christ, Elle seule possède le sens complet et exact du pouvoir pour lutter efficacement contre cette philosophie matérialiste qui a déjà fait et menace encore d’un tel tort immense les foyers et l'État. Seule l'Église peut introduire dans la société et y maintenir le prestige d'une vraie et solide spiritualité, la spiritualité du christianisme, qui, à la fois du point de vue de la Vérité et de sa valeur pratique, est bien supérieure à toute théorie philosophique particulière. L'Église est l'enseignante et l’exemple de la bonne volonté dans le monde, car elle est capable d'inculquer et de développer dans l'humanité le « véritable esprit de l'amour fraternel » ». ...

Un des aspects les plus étonnants de la crise actuelle dans l'Église, sans doute prédite dans le Troisième Secret intégral de Fatima, c’est la perte soudaine de la part de la direction de l'Église de tout sens de sa véritable Mission dans le monde et de la centralité absolue de la transformation dans le Christ pour le salut de l'humanité. Une perte qui a eu lieu dans le cadre de Concile Vatican II et immédiatement après.

Et maintenant, François s’inquiète non pas de la destruction catastrophique de l'humanité en raison de son apostasie mais plutôt des dommages à l'environnement, de l'égalité sociale, économique et politique, et même de l'utilisation excessive de l'air conditionné. L'Église a été réduite à être contributrice à des régimes utopiques d'un Nouvel Ordre Mondial contrôlé par les ennemis mêmes du Christ dont le camp en croissance a si alarmé le Pape Pie XII dès 1951 quand les horreurs que nous connaissons aujourd'hui n’auraient pas pu avoir été imaginées par Pie XII dans son pire cauchemar.

Que Dieu nous aide. Notre-Dame de Fatima, intercédez pour nous !

samedi 11 juillet 2015

François sur les Prophètes de Malheur



Dans Evangelii Gaudium, François a déclaré (citant Jean XXIII) que « nous pensons que nous devons être en désaccord avec ces prophètes de malheur qui sont toujours en train de prédire des catastrophes comme si la fin du monde était à portée de main ».

Juste un an et demi plus tard, François déclare dans l’Encyclique Laudato Si que « les prédictions apocalyptiques ne peuvent plus être considérées avec ironie ou dédain ».

Un changement de position ? Peut-être une contradiction personnelle pure et simple ? Ce n’est ni l’un ni l’autre.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Les deux déclarations se rapportent à différentes sortes de prophètes. La première déclaration fait écho à l'optimisme vraiment stupide de Jean XXIII qui se moquait des « prophètes de malheur » catholiques traditionnels — y compris une longue lignée de papes avant Vatican II, qui ont averti de la destruction à venir de l'ensemble de notre civilisation en raison de son rejet du Christ et de l'Autorité de Son Église.

Par exemple, dans son encyclique Evangelii Praecones (1951), le Pape Pie XII — en ligne avec Pie XI, Pie X, Léon XIII, Pie IX et Pie VII — résume la prophétie de malheur que François, qui se joint à Jean XXIII, rabaisse :

« Vénérables Frères, vous êtes bien conscients que presque toute la race humaine se permet aujourd'hui de se laisser entraîner en deux camps opposés : pour le Christ ou contre le Christ. La race humaine est aujourd'hui engagée dans une crise ultime qui résultera soit dans son salut par le Christ soit dans sa destruction désastreuse »

.

François n’affirmera jamais ce genre de chose qui signifie que les hommes doivent réellement croire en Christ et obéir à Son Enseignement telle qu'elle est expliquée et défendue par le Magistère pérenne afin d'éviter non seulement la perte de leurs âmes mais la descente de la colère divine sur toute la race humaine. Cela signifierait aussi que le monde est menacé par des ennemis du Christ qui doivent être combattus. Ce n’est pas exactement de la musique aux oreilles pour quelqu'un qui prie à la Mosquée Bleue en Turquie et qui se sent compétent pour déclarer que « l’Islam authentique et une bonne lecture du Coran sont opposés à toute forme de violence ». Il ne semble pas que François croit que le Christ et son Église n’aient un seul ennemi dans le monde.

D'autre part, tandis que François se moque des « prophéties de malheur » proférées par ses propres prédécesseurs, il est tout ouïe quand il en vient aux scénarios catastrophistes qui lui sont présentés par les athées, les pro-avortement, les fanatiques du changement climatique qui prônent le contrôle de la population et les « droits à la reproduction » comme Jeffery Sachs et le loufoque que François a nommé à l'Académie Pontificale des Sciences, Hans Joachim Schellnhuber.

Tenant compte de l'avis de ces personnes, l’Encyclique Laudato Si emploie le mot « crise » 23 fois, « destruction » 10 fois, « détruire » 9 fois, et « danger » ou « dangereux » à neuf reprises, « menace » à six reprises et « menacés » 3 fois. Ces expressions terribles ne concernent pas les conséquences de l'apostasie et du péché dans le monde, mais plutôt « la détérioration de l'environnement global ».

Donc, il n'y a pas du tout de contradiction. François est tout à fait cohérent. Par conséquent, il ne pense rien des prophéties de malheur relatives au sort éternel des âmes, mais il est très préoccupé par « l'augmentation croissante de l’utilisation et de l’intensité des climatiseurs » (Laudato Si, ¶ 55). Maintenant ça, c’est une menace que nous devons prendre au sérieux !

Ironiquement, un pape qui raille les prédictions de ses propres prédécesseurs sur les terribles conséquences de la rébellion de la société contre le Christ est en fait un signe de l'accomplissement à venir des mêmes prophéties dont il se moque.

Ainsi le Troisième Secret de Fatima continue à se dérouler sous nos yeux.